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Liturgie

Le service liturgique

La liturgie, c'est un mot qui veut dire action du peuple. C'est le service du culte adressé à Dieu, dans l'Eglise ; il aide les paroissiens à accueillir la vie de Dieu et à célébrer Jésus Vivant. La mission de l'équipe de liturgie est de préparer les célébrations et les différents temps forts de l'année et de les mettre en oeuvre afin de permettre à toute l'assemblée de vivre la rencontre avec le Christ et d’en rendre grâce à Dieu.

C'est un service communautaire et à Balma, il regroupe de multiples acteurs : · des équipes de 5 à 6 personnes qui préparent les messes d'un week-end et en assurent le bon déroulement. Préparer la messe d'un dimanche, c'est l'occasion de se retrouver pour méditer la Parole de Dieu, échanger et grandir spirituellement ; · des animateurs de chants qui invitent à participer et chanter ; · des organistes et musiciens, pour rendre belles nos cérémonies ; · des équipes de fleurissement qui embellissent nos lieux de culte ; · des équipes d'entretien qui font un travail important, mais qu'on ne voit pas ! Tous participent au bon déroulement de la liturgie et par leur action se mettent au service de la communauté paroissiale.

Cinq équipes liturgiques se répartissent la préparation et l'animation des messes, chacun se se chargeant d'un week-end à tour de rôle. Chacun peut les rejoindre!

Tous les mois, un samedi à 18h15 à Saint-Joseph, des messes sont animées par et pour les jeunes. Que les volontaires musiciens ou lecteurs de fassent connaitre. Une répétition a habituellement lieu dans l'église une heure avant. 

Pour la répartition des responsabilités dans les messes, cliquer sur le lien suivant qui ouvre un tableau:  planning liturgique.

Témoignage d’un animateur liturgique 

 Voici maintenant 7 ans que j’ai commencé à animer des messes. Je l’ai fait pour rendre service, mais aussi parce que la célébration de la messe du dimanche et des grandes fêtes est devenue centrale dans ma vie de foi. Ceci n’était pas le cas quand j’étais jeune. J’y voyais plus une tradition (certes très respectable) qu’un moment privilégié de ma vie, ce qu’elle est maintenant devenue. Et cela se réalise à un degré supérieur à l’occasion de mon service d’animation parce que je coopère avec le prêtre pour conduire la célébration, assurer autour de lui l’unité de la communauté assemblée, et permettre à celle-ci de s’exprimer pour la part irremplaçable qui lui revient (et qu’elle souhaite donner, c’est ce que je ressens) mais aussi parce que je suis alors situé dans le chœur, près de l’autel, particulièrement proche de cette liturgie eucharistique tant bienfaisante et de sa mise en œuvre par l’homme qui a été consacré pour cela. Certes, un service si honorable demande qu’on s’en rende digne par une préparation exigeante dans la maîtrise des chants et l’entente avec l’organiste ou autre musicien accompagnateur, ainsi que par une attention soutenue qui est toujours à maintenir qu’on soit « en forme » ou non sur le moment. Mais il est particulièrement gratifiant quand, comme c’est mon cas, l’animateur est l’exécutant d’une « composition » élaborée collectivement par la petite équipe liturgique dont il fait partie, laquelle, comme toutes les autres équipes ayant le même objet, permet l’expression de la diversité des souhaits de la communauté en la matière. J’espère que ces petites équipes seront assez nombreuses et dotées de suffisamment d’animateurs dans l’avenir pour continuer à subvenir aux besoins liturgiques de notre paroisse tout en ménageant les contraintes d’emploi du temps et la vie de famille des uns et des autres. Mais aussi que de nouveaux organistes ou d’autres musiciens viendront se porter volontaires pour soutenir, prolonger et parfaire le service des animateurs.
Nous devons aider la communauté à s’embraser d’un feu d’amour !

Mot à l'équipe liturgique, de Père Gérard Batisse, Curé de Balma-Lasbordes


Moïse compare Yahvé à un aigle qui veille sur son nid et plane au dessus de ses petits. Pour le plus faible, « il déploie ses ailes et le prend, il le soutient sur son pennage » (Dt, 32,11). Il nous faut expérimenter cette prévenance divine quand notre foi animée par l’amour donne accès à Dieu lui-même. C’est ainsi qu’il faut servir la liturgie et non point s’en servir.

Dieu nous blesse par son amour. Dieu nous touche par son Esprit. Dieu nous fait communier à son cœur. La prière de notre communauté devient alors un cœur à cœur, un échange mystérieux dans lequel Dieu nous entoure et nous garde « comme la prunelle de son oeuil » (Dt 32, 10).

Un an avant sa mort, en septembre 1896, Thérèse de Lisieux se rappelle cette image de l’Aigle divin lorsqu’elle évoque dans une prière sa vie d’oraison et la nuit de sa foi. Incapable de voler vers l’Aigle par ses propres forces, comme le font les grands oiseaux, elle se compare alors à un petit oiseau qui vole avec les ailes de l’Aigle divin qui connaît notre faiblesse. Un jour elle écrit à sa sœur et marraine, Marie du Sacré-Cœur : « Je ne suis pas un aigle, j’en ai simplement les yeux et le cœur, mais malgré ma petitesse extrême, j’ose fixer le Soleil Divin, le Soleil de l’Amour et mon cœur sent en lui toutes les aspirations de l’Aigle… Rien ne saurait l’effrayer, ni le vent ni la pluie, et si de sombres nuages viennent à cacher l’Astre d’Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par-delà les nuages, son soleil brille toujours et que son éclat ne saurait s’éclipser un seul instant… Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l’invisible lumière qui se dérobe à sa foi. » 

Dieu s’abaisse jusqu’à notre pauvre prière, il se laisse prendre par notre regard d’amour, si imparfait soit-il. Il nous guérit en nous blessant par le feu qui embrasse toute l’Eglise. Comme l’écrivait si bien, Thérèse, Dieu est le point d’appui qui soulève le monde, mais il a besoin de notre levier. Nous devons aider la communauté à s’embraser d’un feu d’amour !

 Père Gérard Batisse, Curé de Balma-Lasbordes

 
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