1915


Du 28 décembre 1914 au 05 avril 1915
La compagnie d'Etienne est positionnée en retrait des lignes à Somme-Tourbe.
Les hommes de sa compagnie sont presque tous des paysans. Ils sont affectés au génie pour effectuer des travaux de consolidation des routes afin de garantir l'acheminement du matériel près des lignes. Leur robustesse au travail est appréciée par les officiers qui dirigent ces travaux.

 
Somme-Tourbe - La place du Marché
 


Du 06 au 24 avril 1915
Etienne remonte près des lignes, pour tranquilliser Marie-Louise, dans ses lettres, il lui écrit : "pour faire du travail dans les tranchées". 




 
La place laissée par l'explosion d'une mine

 




Du 25 avril au 07 juin 1915
Etienne est toujours près des lignes du front, il est toujours affecté au génie mais à l'intendance. il est employé comme boucher pour découper la viande qui servira à préparer les repas.





 
Les tranchées
 
Du 07 juin au 08 juillet 1915
Etienne est toujours positionné près des lignes du front dans un secteur géographique qui constitue aujourd'hui le "camp militaire de Suippes" dans le département de la Marne. Le génie a quitté le secteur et il a été relevé de ses fonctions de boucher. 
Pendant cette période il alterne quatre jours en première ligne et quatre jours de repos un peu à l'arrière.
Le 10 juin 1915 sa vie de soldat va changer. Il va devenir l'ordonnance d'un lieutenant.

 

Village détruit par les troupes allemandes

 

Du 09 au 29 juillet 1915
C'est une période de repos. Tout en restant près des lignes, Etienne va occuper les positions suivantes :
Du 09 au 11 juillet, il sera à Cabanes-Suippes.
Du 12 au 22 Juillet, il sera à Laval-sur-Tourbe.
Du 23 au 27 juillet , il cantonnera "dans les bois".
Du 27 au 29 Juillet, il sera de retour à Cabanes-Suippes.

 

Localité incendiée par l'ennemi

 
Du 29 juillet au 13 août 1915
Son unité est de retour au front. Il alterne à nouveau quatre jours de tranchées et quatre jours de repos en retrait.

 
 

Du 15 au 22 août 1915
C'est la première permission
Etienne pour quelques jours rentre dans son village de Saint-Sorlin-de-Vienne dans le département de l'Isère et retrouve la douceur de son foyer.




 
Permission

 

Le 23 août 1915 
Sur le chemin du retour vers le front, Etienne fait une halte à Troyes pour changer de train.
Il profite de cet arrêt pour acheter une carte postale qu'il va envoyer à Marie-Louise.




 
Troyes - La rue Thiers

 


Du 23 au 26 août 1915
De retour de permission, Etienne rejoint sa compagnie qui est dans les tranchées près d'Hurlus dans la Marne.
C'est un moment extrêmement difficile pour Etienne.



 

Le secteur près d'Hurlus

 

Du 27 août au 18 septembre 1915
La compagnie d'Etienne est positionnée à Saint-Jean-sur-Tourbe toujours dans le département de la Marne.
Les hommes creusent des tranchées la nuit. Etienne est dispensé de ces corvées nocturnes. Il est chargé de la cuisine pour les officiers.

 
Saint-Jean-sur-Tourbe - Rue du calvaire


 
Du 20 septembre au 14 octobre 1915
La compagnie est cantonnée à Valmy. C'est un temps de repos pour les soldats.
Etienne en accompagnant son lieutenant a la chance d'être logé dans une maison du village. Il dispose d'un lit pour dormir. 
Depuis Valmy, il adresse une carte postale à Marie-Louise sur laquelle il peut approximativement indiquer l'emplacement où se trouve sa compagnie.


 

Valmy - Rue de Somme-Bionne

 


Du 16 octobre au 06 novembre 1915
La compagnie d'Etienne est de retour sur le front, dans un secteur qui se situe près de Perthes-lès-Hurlus.
Les hommes creusent des tranchées et nettoient le terrain reconquis.
Le 30 octobre, Marcel l'ami d'Etienne est fait prisonnier par les Allemands.



 

Entre Perthes et Hurlus

 
Du 7 novembre au 26 décembre 1915
Le 109ème est déplacé légèrement mais reste près des lignes dans un secteur compris entre Tahure et Hurlus. Les soldats ne combattent pas mais construisent des tranchées la nuit.
Etienne ne trouve pas forcément les cartes postales qu'il souhaiterait pour indiquer sa position à Marie-Louise. Alors il achète celle qu'il trouve des localités situées à proximité et puis le nom de Vienne-le-Château dans le département de la Marne lui rappelle sans doute sa bonne ville de Vienne dans le département de l'Isère.

 

Vienne-le-Château


Le 27 décembre 1915
Les troupes du 109ème régiment territorial d'infanterie sont déplacées  vers Vésigneul-sur-Marne au sud de Chalons-en-Champagne.

 

Le 28 décembre 1915
 
Le 109ème prend le train à Vitry-la-Ville jusqu'à Epernay dans le département de la Marne.

 

Le 28 décembre 1915
Dès son arrivée à Epernay, le 109ème se déplace jusqu'à Mancy dans le département de la Marne commune située au sud d'Epernay