L'Exposition des cités provisoires d'Outreau et du Portel du 18 octobre au 13 novembre 2008

  

Discours de Francis DUMONT le 18 octobre 08 lors de l' expostion des cités provisoires d'Outreau et Le Portel

 

Discours de Francis DUMONT Président de l'A.S.F.H.P.P lors de l'exposition des cités Provisoires d'Outreau et le Portel

 

           300 personnes aux conférences de Lionel LEPRETRE !     

     La conférence de Lionel LEPRETRE a été fort appréciée par le public il en était prévu une...c'est quatre qui auront lieu.

"La construction et la vie quotidienne dans les Cités Provisoires Le Portel-Outreau 1946-1990"    à la Médiathèque "Les Jardins du Savoir" rue du Général San Martin à Le Portel Plage. Lionel Leprêtre, auteur de l'ouvrage "Le Portel 1944 -1960 Des constructions provisoires à la reconstruction" rappelle  comment s'est effectuée la construction des préfabriqués américains (UK100), les demis lunes, les baraquements au Portel, la vie au quotidien et comment s'est terminé cette époque "provisoire". Diffusion sur grand écran d'un film d'actualités inédit de l'époque (archives INA) où l'on présente la construction des préfabriqués américains au Portel. Entrée gratuite. Places limitées.
   
 

 
 
 

                     

                      Article de la Voix du Nord sur l'expostion des cités provisoires le Portel et Outreau

            Les cités provisoires au coeur d'une expo à la médiathèque

samedi 18.10.2008 - La Voix du Nord

C'était en 1965...Michel LORIETTE Un enfant pose devant une «demi-lune». Certaines étaient en béton, d'autres en tôle ondulée.

| LE PORTEL |

Une grande exposition consacrée aux cités provisoires d'après-guerre du Portel et d'Outreau sera inaugurée aujourd'hui à 11 h à la médiathèque. L'événement devrait intéresser du monde.

PAR EMMANUELLE DUPEUX

boulogne@lavoixdunord.fr « Ce sujet plaît beaucoup. Quasiment 50 % de la population porteloise a vécu dans les cités provisoires ou a connu quelqu'un qui y a vécu ! » Le constat est de José Capez, secrétaire de l'Association de sauvegarde du fort de l'Heurt et du patrimoine portelois, à l'origine de la grande exposition programmée jusqu'au 8 novembre aux Jardins du Savoir.

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune du Portel n'est plus que l'ombre d'elle-même : détruite à plus de 90 % par les bombardements alliés.

Sinistrée. « Sur 1 800 maisons, 1 500 étaient totalement détruites, et quasiment 300 abîmées ». Pour reloger les habitants, dont nombre avaient fui en Angleterre, dans le Bordelais ou dans la Marne, l'architecte Pierre Vivien propose en 1946 un « plan pour la construction des cités provisoires Le Portel-Outreau ». Celles-ci poussent quelques mois après. Elles sont de trois types au moins. Les UK 100 américains - des petits bungalows de 50 m² avec tout le confort moderne : salle de bain, eau chaude, baignoire, WC et beau jardin - les chalets préfabriqués français et les cités « demi-lunes ». Alignées en longues rangées, formées en corons, ces dernières ont une forme étonnante : celle d'un tunnel. Bordées depetits jardinets, ce sont elles qui abriteront le plus de population.

Une grande entraide

Ces cités provisoires n'étaient pas forcément très jolies, mais elles n'ont pas laissé que de mauvais souvenirs, loin de là. Il y existait en effet « une très grande entraide entre voisins, et tout le monde se connaissait. On se prêtait des outils, on discutait encore dans les rues... » Et les gens n'étaient pas envieux, « car ils avaient tous la même chose. » Il subsiste donc encore actuellement une vraie nostalgie de cette vie solidaire. « J'ai personnellement habité dans un préfabriqué, témoigne José Capez. Un logement individuel avec un jardin autour... Tout le monde avait son potager, et beaucoup avaient des lapins ou des poules. » Alors, quand on a proposé aux gens d'aller vivre dans des HLM de plusieurs étages, certains étaient certes pressés de partir pour gagner un peu plus de confort et de salubrité, mais d'autres n'étaient guère enthousiastes... Plusieurs de ces cités dites provisoires ont en fait longtemps subsisté. Le dernier préfabriqué n'a disparu que dans les années 90. Le souvenir de ces logements reste donc bien ancré dans les mémoires. L'exposition proposée à la médiathèque devrait logiquement recueillir un beau succès et faire remonter beaucoup de souvenirs et d'émotions.

  Merci aux amis du Patrimoine Saint-Martinois de nous avoir inclus dans une page de leur site trés riche sur la culture de la région, le patrimoine, et d'une agréabilité à  "parcourir " et à découvrir. Le lien est

http://lesamisdupatrimoinesaint-martinois.over-blog.com/article-23851863.

Préambule: Des amoureux du Portel et d' Outreau vous offrent un fabuleux retour en arrière. Ils possèdent une collection incroyable de photos  sur les quartiers dit "provisoires". La démolition, et la reconstruction des quartiers édifiés aprés la seconde guerre mondiale pour palier au manque de logements détruits par les bombardements notamment des 4, 8 et 9 Septembre 1943, et la croissance de la démographie de nos cités : le baby boom !

  
Ces amoureux sont Pascal Bernard, José Capez. Grâce à eux, nous allons faire un bond dans le passé... .  En effet, ces baraquements, ces demi lunes , ces habitations alignées qui ressemblaient aux corons du Nord ont désormais disparus, et c'est certainement mieux ainsi. Mais il n'empêche que tout ceux qui y ont vécus (j'en fait partie) sont nostalgiques. Pourquoi ?
 Chaque génération a toujours envie de se raccrocher au passé car elle a l'impression que l'on vivait mieux. Mais rappelons nous:Pas d'eau courante ! La pompe au bout de l'allée était disponible 24/24, en libre service ! La seule limite de consommation était le courage qu'il fallait pour venir remplir les brocs, les seaux, et les ramener à la maison ! Pour l'eau chaude, c'était simple, les petites quantités (bouilloire, casserole) on les mettaient sur le poële, ou sur le petit gaz (pour ceux qui l'avait) , ou alors le trépied au gaz pour les lessiveuses. Les lessives à la main... J'en passe et des meilleures. Et cependant, on aimait notre vie, on prenait le temps de parler avec les voisins (et parfois beaucoup de temps ! ), trés souvent les amis, la famille restait manger à "l'improviste", à la fortune du pot. Un gamin allait chercher une bouteille de "perruche d'or" (vin blanc liquoreux) pour faire l'apéritif, deux gros saucissons de cheval (de chez Mezergue ), maman faisait des frites avec les invités et tout le monde mangeait joyeusement autour d'une table trop petite mais où la simplicité régnait Article de José CAPEZ
 
 
L'expo « Les cités provisoires du Portel et d'Outreau » fait resurgir les souvenirs

mardi 21.10.2008,  - La Voix du Nord 

 Suzanne, devant quelques panneaux de photos. Pour beaucoup, les cités furent un peu un âge d'or au niveau de la solidarité. Suzanne, devant quelques panneaux de photos. Pour beaucoup, les cités furent un peu un âge d'or au niveau de la solidarité.

L'exposition « les cités provisoires Le Portel Outreau, 1946 à 1990 » a été inaugurée samedi matin à la médiathèque. Premières réactions.

De 1946 à 1960, Suzanne a habité cité Bellevue, route de la Croix Rouge au Portel. Samedi, comme des dizaines d'autres personnes, elle est venue découvrir l'exposition concoctée par l'Association de Sauvegarde du Fort de l'Heurt et du patrimoine portelois (ASFH). « Je suis sur cette photo et aussi sur celle-ci » pointe-t-elle du doigt. Une jeune femme souriante entourée de sa famille posant devant leur maison, un bungalow préfabriqué américain. « On était bien, se souvient-elle, il y avait une bonne ambiance. La plupart du temps, on ne clôturait même pas nos jardins... pour que les voisins puissent passer. C'était calme, on avait tous confiance les uns dans les autres ! Et quand il y avait des problèmes, les gens s'aidaient. » La nostalgie exprimée par Suzanne imprègne les 250 photos accrochées dans la médiathèques. On y observe des visages heureux, des scènes de la vie ordinaire, et les fameuses cités provisoires classées par quartier. Cités du Calvaire, du Mont de Couppes, du Fort, de la Gare... et même de Terlincthun, de la Colonne et d'Equihen. 

Travail de mémoire

Agréable à parcourir, l'exposition est complétée par des plans du Portel, quelques maquettes de maisons et un diaporama. «  Beaucoup d'entre vous ont connu les cité provisoires... qui ont duré plus longtemps que certains HLM » a rappelé samedi le président de l'ASFH dans son discours. Le maire, Laurent Feutry, s'est pour sa part félicité de ce «  travail de mémoire qui trouve un écho fort dans la population porteloise ». •

E. DUPEUX

   Dans l'article de la Voix du Nord Suzanne décrit très bien la vie dans les cités, les conditions, et aussi l'entraide entre les familles ; une époque où la plupart des humains n'étaient  pas encore atteints par l'indifférence. Un temps passé où l'on prenait le temps de dialoguer alors que les tâches étaient rudes, qu'il n'y avait pas  le confort d'aujourd'hui. Une sénérité règnait dans les quartiers où chacun se respectait, où les parents portaient un intérêt particulier à l'éducation des enfants. La modestie des foyers n'empêchait pas d'avoir des tenues correctes et  d'être très stricte sur la propreté.

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