HOMMAGE AUX POILUS,AUX FUSILLES POUR L'EXEMPLE

mondial
              voir aussi    La première guerre mondiale
 
 Soldats fusillés pour l'exemple en 1914-1918 : cliquez sur le lien  ci dessous : http://www.francegenweb.org/~wiki/index.php/Soldats_fusill%C3%A9s_pour_l%27exemple_en_1914-1918

Plus de 700 soldats ont été fusillés pour l'exemple pendant la guerre de 1914-1918. Joseph Dauphin, originaire du Puy-de-Dôme, était l'un d'eux. 



Par France 3                                       

Mis à jour le 07/11/2013 | 09:24 , publié le 07/11/2013 | 02:01                    

Les offensives du général Nivelle battent leur plein en 1917. Les régiments sont décimés par la mitraille et les hommes sont fatigués de ce sacrifice inutile. Les mutineries éclatent. La répression sera terrible. Des hommes sont désignés sous les prétextes les plus futiles. Quelque 700 soldats sont fusillés pour l'exemple par des bourreaux désignés d'office. Des destins croisés comme ceux du caporal Joseph Dauphin et du soldat François Brugière. 

En juin 1917, les survivants du régiment font une fête de tous les diables. L'alcool coule à flots et les chants sont contestataires. La voix du caporal Dauphin porte loin. Considéré comme un meneur, il est fusillé le 12 juin 1917. Son camarade François Brugière, lui, est désigné pour faire partie du peloton d'exécution. Il refuse. Le soldat sera condamné au bagne où il meurt d'épuisement. Les deux hommes sont originaires de Tauves, dans le Puy-de-Dôme. Aujourd'hui, pour leurs descendants, il faut aller plus loin qu'une simple réhabilitation pour les fusillés de la Grande Guerre. Ils demandent notamment l'ouverture des archives militaires. 
Si les noms de Joseph Dauphin et de François Brugière sont réunis sur les monuments aux morts, leur véritable histoire reste à écrire. Pour Tauves, la France doit reconnaître sa faute.
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Photo du général Nivelle
1917, et la bataille du Chemin des Dames, également nommée « Offensive Nivelle », se solda par un échec et fut très coûteuse en vies humaines : les Alliés perdirent 350 000 hommes (morts ou blessés) pour un gain de terrain minime. Ce fut le début des fameuses mutineries de 1917, maîtrisées par Pétain, qui le remplaça en catastrophe, en mai 1917, et fit fusiller quarante-neuf soldats, dont certains furent des soldats fusillés pour l'exemple. Le nom de Craonne, situé au cœur de la bataille du Chemin des Dames, a été popularisé
 
Escaudain : les pacifistes veulent la réhabilitation des fusillés pour l'exemple
Clquez et zoomez pour lire l'article de la Voix du Nord
 
Réponse de Bruno VOUTERS aux réactions scandaleuses de certains étudiants concernant la commémoration du 11 novembre 2011.
Article de Bruno VOUTERS auquel s'associe Pascal BERNARD du site consacré à la ville d'Outreau ( espace personnel ). De tel propos de soi disant étudiants sont scandaleux
et insultant pour nos Héros morts pour la France et toutes les conséquences qui suivirent.
Clic et zoom pour lire l'article
 

Lors d'un déplacement à Craonne (Aisne), le premier ministre, Lionel JOSPIN, a réhabilité les soldats qui s'étaient mutinés au début de l'année 1917, au plus fort de l'offensive calamiteuse lancée contre l'armée allemande par le général NIVELLE. La mémoire des mutinés de 1917 est un épisode que les autorités françaises avaient toujours écarté des commémorations de la guerre de 1914-1918. Extrait du discours de Lionel JOSPIN :"Certains de ces soldats épuisés par des attaques condamnées à l'avance, refusèrent d'être sacrifiés, que ces soldats fusillés pour l'exemple au nom d'une discipline dont la rigueur n'avait d'égal que la dureté des combats, réintègrent aujourd'hui notre mémoire collective nationale".

 

Les "Non morts pour la France" sortent de l'oubli le 11 novembre 2011 à 12h57 , mis à jour le 11 novembre 2011 à 16h06     Dossier : Cérémonies du 11 novembre  Morts de maladie dans les tranchées, fusillés pour l'exemple : un site de généalogie publie la liste de tous ces soldats morts durant la Première guerre mondiale, mais qui ne bénéficièrent pas de la mention "Mort pour la France". Sources : http://lci.tf1.fr/france/societe/les-non-morts-pour-la-france-sortent-de-l-oubli-6819282.html

  
Il ne me serait pas possible d'écrire une page ou de faire un site sur la première guerre mondiale en mémoire à tous nos HEROS sans parler des fusillés pour l'exemple et sans réclamer la réhabilitation de tous ces martyrs.
 "ces hommes fusillés par une hierarchie militaire aussi froide et inhumaine qu'incapable militairement "  citation d'un journal....
 
         Car ces malheureux étaient tués deux fois. Ils tombaient sous les balles de leurs camarades et leurs noms étaient oubliés des monuments aux morts. Quand à leurs veuves et leurs enfants, la nation leur refusait toute pension et aide en sus de l'opprobe publique qui s'abattait sur eux.
Quand justice leur sera-t-elle rendue?


                                 De nombreux sites ont été créés et j'y ajoute les liens.    

 
                 Les Fusillés pour l'exemple          

       Un clic ICI  et un zoom pour lire l'article en grand format

 
 

   http://lencrierdupoilu.blogspot.com/2008/07/jean-claude-glatin.html

http://moulindelangladure.typepad.fr/   Monuments aux Morts Pacifiste

 http://infos.fncv.com/post/2008/06/05/Ravivage-de-la-Flamme-par-la-section-FNCV-du-Pas-de-Calais

 http://1ere-guerremondiale.xooit.com/t196-Histoires-de-20-fusilles-pour-l-exemple.htm

Soldat fusillé pour l'exemple

      France 1914     France 1915   France 1917

          Rehabilitation des fusillés pour l'exemple librepenseefrance1                          

rehabilitation des fusillés pour l'exemple: librepenseefrance1

  • Dans son discours du 5 novembre 1998 à Craonne, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918, le Premier Ministre de l'époque Lionel Jospin a souhaité que les soldats « fusillés pour l’exemple », « épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond », qui « refusèrent d’être des sacrifiés », victimes « d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale ».  D   cette initiative fut critiquée par le Président de la République  Jacques Chirac et plusieurs représentants de la droite française, dont l'actuel président, Nicolas Sarkozy.
 
 
 
 
 
 
 
Jeudi 12 Novembre 2009
 
Photos : 
Né le 3 mars 1894, Sylvestre Marchetti est mort le 22 octobre 1916, exécuté à Sarcus.

Né le 3 mars 1894, Sylvestre Marchetti est mort le 22 octobre 1916, exécuté à Sarcus.

Jean-Claude Flament a retrouvé la famille corse d'un fusillé pour l'exemple enterré au cimetière militaire de Sarcus. Reste à rapatrier le corps et se battre pour la réhabilitation du soldat.

Sylvestre Marchetti n'est plus seulement un nom gravé sur la croix d'une tombe du cimetière militaire de Sarcus. Il a désormais une histoire et de la famille. Jean-Claude Flament, conférencier et passionné par la Première Guerre mondiale, a retracé l'histoire et retrouvé la famille du soldat mort le 22 octobre 1916, exécuté pour avoir participé à deux mutineries au cœur des tranchées de la bataille de la Somme, en août 1916. Le soldat est corse, « natif de Taglio Isolaccio ». Débarqué à Toulon en 1914 pour combattre l'ennemi, il participe à plusieurs combats meurtriers, dont les batailles de la Marne et de la Somme dans le huitième régiment d'infanterie. Les 9, 10 et 11 août, deux mutineries ravagent les tranchées du bois de la Vache et Sophie, près d'Herbécourt, dans la Somme. Sylvestre Marchetti est un des mutins. Il comparaît devant le conseil de guerre, est condamné à mort, exécuté à Sarcus le 22 octobre 1916.

« Sa famille ne savait pas où il était mort »

Jean-Claude Flament a retrouvé la famille de Sylvestre Marchetti grâce à Internet. Il lui a suffi d'entrer Marchetti sur un moteur de recherche, pour rapidement identifier une filiation « à Nice. La personne que j'ai eue au téléphone m'a dit qu'elle était vaguement au courant. Huit jours plus tard, Joseph Ciprianni, un cousin du soldat, m'a rappelé de Corse ». « Sa famille ne savait pas où il était mort, relate Jean-Claude Flament. Elle savait juste qu'il avait été exécuté. Ils m'ont vivement remercié ». Sous le soleil de Taglio Isolaccio, Joseph Ciprianni a créé une association, Mémoire pour Sylvestre Marchetti, afin de réunir les fonds nécessaires pour rapatrier le corps.

Et Jean-Claude Flament est prêt à participer à l'effort en publiant le contenu de ses conférences sous forme d'un livre qui serait vendu 10 € et dont les bénéfices seraient reversés à l'association. Reste une déception amère dans le cœur de Jean-Claude Flament : ne pas être parvenu à retrouver la famille de Julien Lançon, mutin lui aussi, autre fusillé pour l'exemple de Sarcus, enterré au côté de Sylvestre Marchetti. « Mais je vais continuer de chercher », promet le passionné d'histoire.

MATTHIEU HÉRAULT

Marchetti Sylvestre L' histoire tragique d'un jeune Caporal Corse fusillé pour l'exemple.

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Le livre  LE CHEMIN DE L'ENFER ( A strada di l'infernu ) à la mémoire de Sylvestre Marchetti et Julien lançon, fusillés pour l'exemple le 22 octobre 1916, est en vente au prix de 10 euros... Pour financer le rapatriement des restes de Sylvestre Marchetti auprès des siens.

Editions Cismonte è Pumonti A Castagniccia Petricaghju d'Orezza  20229 NUCARIU

Adresses Web : edizione.cismontepumonti@laposte.net

www.edizione-cismonte-e-pumonti.com

 Il vous sera demandé les frais d'envoi.

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Photo d'un soldat fusillé pour l'exemple

    La justice militaire ne fut pas tendre pendant la Grande guerre, sanctionnant les fautes commises par les soldats par de lourdes condamnations, parfois à la peine de mort, destinées à faire des exemples.                                                                                  Dès le mois de septembre 1914, Joffre, confronté à de nombreux cas de paniques et de mutilations volontaires, décida de créer des conseils de guerre spéciaux, ou cours martiales, chargés de juger de manière expéditive les crimes militaires, comme les désertions, les refus d’ obéissance et les abandons de poste en présence de l’ ennemi. Ces tribunaux, dont les membres étaient composés des officiers mêmes qui commandaient les régiments dans lesquels se produisaient des problèmes de discipline, furent à l’origine d’ affaire navrantes.

    Celle des fusillés de Vingré est sans doute une des plus émouvantes. Dans ce secteur du front, en novembre 1914, un recul se produisit à la suite d’ une violent attaque allemande. L’ officier commandant la section incriminée rédigea un rapport dans lequel il chargeait ses hommes qui, en réalité, n’ avaient fait que le suivre lorsqu’ il avait battu en retraite. Six soldats furent choisis au hasard parmi les hommes en question, jugés sommairement, condamnés à mort et passés par les armes dès le lendemain matin. La cour de cassation annula ce jugement après la guerre.

    Une autre affaire difficile fut celle des caporaux de Souain qui, au début de 1915, furent fusillés pour l’ exemple parce que leur régiment ne parvenait pas à s’ emparer des lignes ennemies contre lesquelles il avait été lancé plusieurs fois.

    A la fin de 1914, sur l’ Yser, se produisit le seul cas de décimation connu dans l’ armée française pendant le Grande Guerre. Une douzaine de tirailleurs d’ un bataillon tunisien qui avait cédé à la panique à la suite d’ une offensive allemande furent fusillés sans avoir été jugés et non sans être auparavant passés devant le front des troupes avec, accrochée à leur cou, une pancarte portant, en français et en arabe, la mention : << je suis un lâche >>.

    600 soldats français furent exécutés pendant la Première Guerre mondiale par l'armée française. Fusillés "pour l'exemple" au terme d'un conseil de guerre, ces soldats n'eurent aucun recours. Entre septembre 1914 et avril 1916, afin de faire respecter la discipline au front, le ministère de la Guerre abandonne tout pouvoir aux autorités militaires. Les tribunaux spéciaux, programmés pour juger vite, condamnent à mort au moindre doute. Leurs pouvoirs exorbitants ne laissent que peu de place à la défense des accusés. Cas emblématique, le caporal Théophile Maupas est exécuté dans la Marne le 17 mars 1915. Il a refusé de forcer ses hommes, rescapés des combats de la veille et épuisés, à tenter une sortie suicide hors des tranchées. Sa femme, Blanche, mènera un long et exemplaire combat de réhabilitation, qui conduira à une prise de conscience de l'ampleur de la tragédie, car à l'exception des 27 fusillés pour mutinerie de 1917 dont l'histoire fut portée au grand jour, les "pour l'exemple" ont vu tomber sur eux une inexplicable chape de silence, jusqu'aux travaux de Guy Pedroncini, en 1997, et aux ultimes découvertes d'André Bach révélées en novembre 2001. Le film est composé des récits croisés de la famille Maupas et d'autres cas symboliques.

    Vingré
    Dans ce champ sont tombés glorieusement le caporal Floch, les soldats Blanchard, Durantet, Gay, Pettelet et Quinault du 298ème R.I., fusillés le 4 décembre 1914, réhabilités solennellement par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921. - Hommage des anciens combattants du 298ème R.I. à la mémoire de leurs camarades morts      "

    Innocents victimes de l'exemple".
    Après une attaque qui avait échoué, ces six hommes, de la 19ème compagnie du 298ème R.I., furent tirés au sort parmi vingt-quatre soldats de deux escouades et exécutés pour l'exemple le 4 décembre 1914, à la suite des directives données au conseil de guerre par le général de Villaret pour aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance. Ils n'avaient pourtant fait qu'obéir aux ordres de leur chef, le sous-lieutenant Paulaud.
    Voici ce qu'écrivit le soldat Quinault à sa femme la veille de son exécution : "Je t'écris mes dernières nouvelles. C'est fini pour moi. J'ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c'est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j'aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d'être fusillés pour si peu de chose et n'être pas coupable. Ça ne s'est jamais vu, une affaire comme cela. Je suis enterré à Vingré ... ".

     

     

     

     

     

    Extrait de  http://vestiges.1914.1918.free.fr/Aisne_Vingre.htm

      II y a encore l'assassinat des "4 caporaux de la Manche" , fusillés car choisis au hasard parmi un régiment exténué et épuisé qui refusa de sortir une nouvelle fois de sa tranchée. Comme ce fut le cas pour ces soldats tunisiens de la 38è division d'infanterie dont 1 sur 10 fut tiré au sort et exécuté. L'histoire n'a pas même retenu leur nom tant ils étaient considérés comme des sous-hommes…"
    Certains de ces "fusillés pour l'exemple" ont pu être réhabilités souvent après un âpre combat pour la recherche de la vérité comme ce fut le cas pour l'institutrice                

    . Blanche Maupas qui mit presque 20 ans pour obtenir la

    réhabilitation de son mari, Théophile MAUPAS    un des 4

    caporaux de la Manche

    Carte postale diffusée par le Comité de réhabilitation accompagnée de la mention
         « Cher Martyr ! Tu seras vengé ! » et représentant Blanche et Suzanne, la fille de Théophile issue d'un premier mariage, photographiées en août 1923 à Sartilly devant la tombe du caporal Maupas
    in Jacqueline LAISNÉ
    Fusillés pour l'exemple - Les Caporaux de Souain, le 17 mars 1915,
    Saint Cyr sur Loire, Alain Sutton, 2002

       C'est aussi en 1923 que Blanche a obtenu par décision du conseil municipal que le nom de son mari, Théophile MAUPAS, soit inscrit sur le monument aux morts de Sartilly.

     les sites qui parlent de   Les quatre caporaux de Souain fusillés pour l’exemple :

     ligne barbelés

      Joseph Gabrielli : Un Corse, simple d’esprit, condamné à mort

    Gabrielli, berger de son  état, n’avait jamais quitté la Corse, ni même son village natal près de Corte, quand il fut mobilisé au 140e régiment d’infanterie .
    Bien qu’il soit illettré et arriéré mental, on l’affecte à la 6e compagnie où on a plus besoin de son corps que de son esprit. Le 8 juin 1915, au cours d’une attaque, il est légèrement blessé. Son chef l’envoie se faire penser au poste de secours.
    En revenant, il s’égare et ne retrouve plus sa compagnie.
    On le retrouve cinq jours plus tard, terré au fond d’une cave à Colincamps (Pas de Calais).
    Interrogé il déclare (avec peine, car il parle très mal le français) aux gendarmes :
    "Mon régiment est rentré dans la tranchée la nuit du 6 au 7. J’ai pris part à plusieurs combats. Dans la nuit du 12, ma compagnie est partie à l’attaque, j’ai suivi mes camarades, mais à la fin des combats, je ne les ai pas retrouvés. Je suis revenu à la tranchée, mais, comme il n’y avait plus personne de  mon régiment, je suis parti sans savoir où j’allais. Je suis arrivé à Colincamps vers quinze heures, j’ai cherché ma compagnie sans la retrouver, c’est alors, que j’ai eu l’idée de descendre dans la cave d’une maison abandonnée où je suis resté pendant deux jours. J’ai perdu mon fusil et mon sac dans la tranchée."
    Le rapport rédigé par le commandant de la prévôté donne une autre version des faits :
    «  Le soldat Gabrielli a disparu de sa compagnie le 8 juin au matin et a été signalé par son caporal d’escouade comme manquant à l’appel. Dans la même journée, des soldats de la compagnie faisant le service de ravitaillement ont attesté avoir vu Gabrielli  au poste de secours du bataillon. »
    D’après l’enquête faite auprès de ses chefs, et de ses camarades, il ressort que Gabrielli est considéré comme un débile profond, élevé à l’état sauvage et surtout employé à creuser des latrines ou des tranchées.
    Il est néanmoins traduit devant le conseil de guerre spécial du 140e R.I.

       La sentence est lue à 20 heures et Gabrielli  est fusillé une heure plus tard. Dix ans après, un témoin, M Dupommier, qui avait assuré la défense de l’accusé, raconte l’exécution.
    « Au cours de ces quatre années de guerre, j’ai vu de terribles choses. Je ne crois pas avoir assisté à un plus triste spectacle que cette exécution. Gabrielli, affolé, courrait devant les fusils en criant : » Maman, maman, je ne veux pas mourir… » Il se cramponnait convulsivement, tantôt à l’aumônier, tantôt à moi ; il a fallut planter un poteau sur la tranchée de deuxième ligne pour l’y ligoter. Cela a duré une demi-heure. Les hommes du peloton d’exécution étaient terriblement émus. Un seul être demeurait impassible : c’était le commandant Poussel (tué quelques mois plus tard en Champagne).
    Après le coup de grâce, cet officier m’a dit  « Voila une mort qui épargnera bien des vies humaines » J’ai répondu « Vous avez mon commandant, une étrange conception de la justice et vous venez d’assumer une bien effroyable responsabilité devant DIEU(1) »
    C’est un interprète corse qui traduisait au fur et à mesure les questions et les réponses.
    Malgré les témoignages des soldats et de son commandant de compagnie confirmant  l’irresponsabilité de
    l’accusé, le conseil de guerre le reconnait coupable d’abandon de poste devant l’ennemi et le condamne à mort.
    Le 4 novembre 1933, la cour spéciale militaire annule le jugement du conseil de guerre et réhabilite Gabrielli.

      Il en aura fallu du temps !!!!!!!!!!!

    Histoires de 22 fusillés pour l'exemple

      Mais nombreux sont ceux encore qui attendent justice, comme le sous lieutenant Chapelant, fusillé sur son brancard pour "capitulation en rase campagne" alors qu'il était grièvement blessé.
    Oui, la République se grandirait en affrontant courageusement son passé en réhabilitant toutes les victimes des tribunaux militaires devenus , pendant la guerre 14-18, symboles de la justice expéditive et de l'arbitraire.
    C'est ce que réclameront, une nouvelle fois, les républicains, les pacifistes, les libres penseurs, les laïques, les citoyens qui se rassembleront le 11 novembre prochain à 15h devant le monument aux morts à caractère pacifiste de Gy l'Evêque où sont gravées dans la pierre les inscriptions : "Guerre à la guerre" , "Paix entre tous les Peuples
    .
     

                             Monuments aux morts pacifistes

     Jean Jaurès  L'humanité est maudite si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement

       Le conseil général de l'Aisne, dans la région Picardie, a adopté le 16 avril 2008 un voeu demandant aux autorités françaises de "reconnaître les soldats condamnés pour l'exemple comme des soldats de la Grande Guerre à part entière" et d'inscrire leurs noms sur les monuments aux morts.          

    Sur cette photo : les troupes passent devant le fusillé attaché au poteau.   

          Le secrétaire d'Etat à la  Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel a indiqué samedi 10 mai 2008 , qu'il réfléchissait à une réhabilitation, "au cas par cas", de mutins de la première guerre mondiale, afin que Nicolas Sarkozy puisse "prendre une orientation d'ici le 11 novembre  Suite à cette annonce des journaux nationaux évoquent cette question....

    Jean-Julien Chapelant

    Sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses du 98e RI , natif d’Ampuis , dans le Rhône . Après sept jours et sept nuits de combats et de bombardements ininterrompus autour de Bevraigne , dans la sommes , il est capturé avec une poignée de survivants le 7 octobre 1914 .Malgrè une blessure a la jambe , il réussit a s'échapper et a regagner les lignes françaises deux jours plus tard .Pourtant, son colonel le fit traduire devant un « conseil de guerre spécial » qui le condamna à mort pour « capitulation en rase campagne ».                                                                                          Il est fusillé dans la cour du château des loges le 10 octobre 1914 , attaché à son brancard dressé contre un pommier.                                        

       Même si il ne fut jamais réhabilité , 

    son nom figure quand même

    .sur le monument aux morts d'Ampuis   l'union des mutilés et anciens combattants déposa une plaque sur sa tombe portant l'inscription suivante : "les anciens combattants à leur frère d'armes Jean Julien Chapelant, martyr des cours martiales

             Cliquez et zoomer pour lire              Article du journal le Monde 
     
     
    Jeudi 12 Novembre 2009

    CLERMONT Un colloque sur les fusillés pour l'exemple de 1914-18

    Photos : 

    Jean-Claude Flament a retrouvé la famille d'un soldat fusillé : Sylvestre Marchetti, enterré au cimetière de Sarcus.

    Trois associations organisent, les 14 et 15 novembre à l'hôtel de ville, un colloque intitulé « Justice pour les fusillés pour l'exemple de 1914-18 ». De nombreux intervenants sont annoncés, dont Jean-Claude Flament qui a retrouvé le corps d'un fusillé dans l'Oise.

    Réhabiliter les fusillés pour l'exemple, tel est l'objectif de trois structures : l'Association républicaine des anciens combattants, la Libre Pensée et la Ligue des Droits de l'Homme. Les membres de ces trois associations organisent donc un colloque, ce week-end des 14 et 15 novembre à l'hôtel de ville de Clermont, sur le thème de la « Justice pour les fusillés pour l'exemple de 1914-18 ». Ces trois associations prônent « une reconnaissance nationale comme récemment en Grande-Bretagne et en Allemagne », souligne un communiqué de la Libre Pensée de l'Oise.

    Dans le langage courant, un soldat fusillé pour l'exemple désigne un militaire exécuté après décision d'une juridiction militaire, intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d'exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d'obéissance, selon l'encyclopédie Wikipédia. Cette procédure était souvent utilisée durant la Première Guerre mondiale par les état-majors de différents pays impliqués dans ce conflit.

    600 fusillés pour l'exemple en France

    En France, pendant la Première Guerre mondiale, quelque 2 400 Poilus ont été condamnés à mort et quelque 600 fusillés pour l'exemple. Les autres ont vu leur peine commuée en travaux forcés. Des condamnations prononcées pour refus d'obéissance, mutilations volontaires, désertion, abandon de poste devant l'ennemi, délit de lâcheté ou encore mutinerie (en 1917).

    Dans son discours du 5 novembre 1998 à Craonne, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918, Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait souhaité que ce soldats fusillés soient réintégrés dans la mémoire collective nationale. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a lui-même rendu hommage à tous les morts de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 2008, y compris les soldats français fusillés par leur commandement.

    En Picardie, le conseil général de l'Aisne a adopté à l'unanimité, en avril 2008, un vœu demandant aux autorités françaises de reconnaître les soldats condamnés pour l'exemple comme des soldats de la Grande Guerre à part entière et d'inscrire leurs noms sur les monuments aux morts.

    Une association pour la mémoire d'un poilu enterré à Sarcus

    Cette action en faveur de ce soldats fusillés est également individuelle. Jean-Claude Flament, qui interviendra au colloque ce week-end, a retrouvé la famille d'un fusillé pour l'exemple enterré au cimetière militaire de Sarcus au nord-ouest de Grandvilliers. Elle se trouve en Corse.

    Il a fondé une association intitulée Pour la mémoire de Sylvestre Marchetti, pour récolter des fonds destinés au rapatriement du corps du soldat sur l'Île de Beauté. Ce combattant avait été fusillé le 22 octobre 1916 pour avoir participé à deux mutineries au cœur des tranchées de la Bataille de la Somme, en août 1916.

    Selon Jean-Claude Flament, participer à ce type de colloque a pour objectif de faire entrer dans les mémoires la nécessité de reconnaître les mutins comme des soldats morts pour la France. Et c'est bien de réhabilitation dont parle Jean-Claude Flament.

     
     
     
     
       

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