HOMMAGE AUX POILUS,

 AUX FUSILLES POUR L'EXEMPLE

AUX MUTINS

Il ne me serait pas possible d'écrire une page ou de faire un site sur la première guerre mondiale en mémoire à tous nos HEROS sans parler des fusillés pour l'exemple et sans réclamer la réhabilitation de tous ces martyrs.

 

                   De nombreux sites ont été créés et j'y ajoute les liens.  

 

 

                   


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                                               Article de la voix du Nord concernant cette illustration

 

 

    

 La Voix du Nord, Historial de la Grande Guerre et les archives départementale du NORD éditent  l'ouvrage, volume 1 " La Grande Guerre en images avec commentaires pour la modique somme de 7 euros

      

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Photos et diplômes offerts par Théophile LEVESQUE  un ami du Calvados , son père Gabriel était venu combattre dans notre région. Il fut blessé au bras par un éclat d'obus.

                                         

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Vue de l'hôpital militaire où séjourna Gabriel LEVESQUE 

     

 

 

               Les Fusillés pour l'exemple          

        Il ne me serait pas possible d'écrire une page ou de faire un site sur la première guerre mondiale en mémoire à tous nos HEROS sans parler des fusillés pour l'exemple et sans réclamer la réhabilitation de tous ces martyrs.         de nombreux sites ont été créés et j'y ajoute les liens. 

Il faut cliquez et zoomer pour lire... 

 

   http://pagesperso-orange.fr/patrick.laffe/vingre.htm 

   http://lencrierdupoilu.blogspot.com/2008/07/jean-claude-glatin.html

http://moulindelangladure.typepad.fr/   Monuments aux Morts Pacifiste

 http://infos.fncv.com/post/2008/06/05/Ravivage-de-la-Flamme-par-la-section-FNCV-du-Pas-de-Calais

 http://1ere-guerremondiale.xooit.com/t196-Histoires-de-20-fusilles-pour-l-exemple.htm

Soldat fusillé pour l'exemple

      France 1914     France 1915   France 1917

                                       

  • Dans son discours du 5 novembre 1998 à Craonne, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918, le Premier Ministre de l'époque Lionel Jospin a souhaité que les soldats « fusillés pour l’exemple », « épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond », qui « refusèrent d’être des sacrifiés », victimes « d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale ». D  cette initiative fut critiquée par le Président de la République  Jacques Chirac et plusieurs représentants de la droite française,
  • dont l'actuel président, Nicolas Sarkozy.

La justice militaire ne fut pas tendre pendant la Grande guerre, sanctionnant les fautes commises par les soldats par de lourdes condamnations, parfois à la peine de mort, destinées à faire des exemples.                                                                                  Dès le mois de septembre 1914, Joffre, confronté à de nombreux cas de paniques et de mutilations volontaires, décida de créer des conseils de guerre spéciaux, ou cours martiales, chargés de juger de manière expéditive les crimes militaires, comme les désertions, les refus d’ obéissance et les abandons de poste en présence de l’ ennemi. Ces tribunaux, dont les membres étaient composés des officiers mêmes qui commandaient les régiments dans lesquels se produisaient des problèmes de discipline, furent à l’origine d’ affaire navrantes.

Celle des fusillés de Vingré est sans doute une des plus émouvantes. Dans ce secteur du front, en novembre 1914, un recul se produisit à la suite d’ une violent attaque allemande. L’ officier commandant la section incriminée rédigea un rapport dans lequel il chargeait ses hommes qui, en réalité, n’ avaient fait que le suivre lorsqu’ il avait battu en retraite. Six soldats furent choisis au hasard parmi les hommes en question, jugés sommairement, condamnés à mort et passés par les armes dès le lendemain matin. La cour de cassation annula ce jugement après la guerre.

Une autre affaire difficile fut celle des caporaux de Souain qui, au début de 1915, furent fusillés pour l’ exemple parce que leur régiment ne parvenait pas à s’ emparer des lignes ennemies contre lesquelles il avait été lancé plusieurs fois.

A la fin de 1914, sur l’ Yser, se produisit le seul cas de décimation connu dans l’ armée française pendant le Grande Guerre. Une douzaine de tirailleurs d’ un bataillon tunisien qui avait cédé à la panique à la suite d’ une offensive allemande furent fusillés sans avoir été jugés et non sans être auparavant passés devant le front des troupes avec, accrochée à leur cou, une pancarte portant, en français et en arabe, la mention : << je suis un lâche >>.

600 soldats français furent exécutés pendant la Première Guerre mondiale par l'armée française. Fusillés "pour l'exemple" au terme d'un conseil de guerre, ces soldats n'eurent aucun recours. Entre septembre 1914 et avril 1916, afin de faire respecter la discipline au front, le ministère de la Guerre abandonne tout pouvoir aux autorités militaires. Les tribunaux spéciaux, programmés pour juger vite, condamnent à mort au moindre doute. Leurs pouvoirs exorbitants ne laissent que peu de place à la défense des accusés. Cas emblématique, le caporal Théophile Maupas est exécuté dans la Marne le 17 mars 1915. Il a refusé de forcer ses hommes, rescapés des combats de la veille et épuisés, à tenter une sortie suicide hors des tranchées. Sa femme, Blanche, mènera un long et exemplaire combat de réhabilitation, qui conduira à une prise de conscience de l'ampleur de la tragédie, car à l'exception des 27 fusillés pour mutinerie de 1917 dont l'histoire fut portée au grand jour, les "pour l'exemple" ont vu tomber sur eux une inexplicable chape de silence, jusqu'aux travaux de Guy Pedroncini, en 1997, et aux ultimes découvertes d'André Bach révélées en novembre 2001. Le film est composé des récits croisés de la famille Maupas et d'autres cas symboliques.

Vingré
Dans ce champ sont tombés glorieusement le caporal Floch, les soldats Blanchard, Durantet, Gay, Pettelet et Quinault du 298ème R.I., fusillés le 4 décembre 1914, réhabilités solennellement par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921. - Hommage des anciens combattants du 298ème R.I. à la mémoire de leurs camarades morts      "

Innocents victimes de l'exemple".
Après une attaque qui avait échoué, ces six hommes, de la 19ème compagnie du 298ème R.I., furent tirés au sort parmi vingt-quatre soldats de deux escouades et exécutés pour l'exemple le 4 décembre 1914, à la suite des directives données au conseil de guerre par le général de Villaret pour aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance. Ils n'avaient pourtant fait qu'obéir aux ordres de leur chef, le sous-lieutenant Paulaud.
Voici ce qu'écrivit le soldat Quinault à sa femme la veille de son exécution : "Je t'écris mes dernières nouvelles. C'est fini pour moi. J'ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c'est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j'aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d'être fusillés pour si peu de chose et n'être pas coupable. Ça ne s'est jamais vu, une affaire comme cela. Je suis enterré à Vingré ... ".

 

 

 

 

 

Extrait de  http://vestiges.1914.1918.free.fr/Aisne_Vingre.htm

  II y a encore l'assassinat des "4 caporaux de la Manche" , fusillés car choisis au hasard parmi un régiment exténué et épuisé qui refusa de sortir une nouvelle fois de sa tranchée. Comme ce fut le cas pour ces soldats tunisiens de la 38è division d'infanterie dont 1 sur 10 fut tiré au sort et exécuté. L'histoire n'a pas même retenu leur nom tant ils étaient considérés comme des sous-hommes…"
Certains de ces "fusillés pour l'exemple" ont pu être réhabilités souvent après un âpre combat pour la recherche de la vérité comme ce fut le cas pour l'institutrice
 Blanche Maupas qui mit presque 20 ans pour obtenir la réhabilitation de son mari, Théophile Maupas , un des 4 caporaux de la Manche.

Carte postale diffusée par le Comité de réhabilitation accompagnée de la mention
     « Cher Martyr ! Tu seras vengé ! » et représentant Blanche et Suzanne, la fille de Théophile issue d'un premier mariage, photographiées en août 1923 à Sartilly devant la tombe du caporal Maupas
in Jacqueline LAISNÉ
Fusillés pour l'exemple - Les Caporaux de Souain, le 17 mars 1915,
Saint Cyr sur Loire, Alain Sutton, 2002

   C'est aussi en 1923 que Blanche a obtenu par décision du conseil municipal que le nom de son mari, Théophile MAUPAS, soit inscrit sur le monument aux morts de Sartilly.

 les sites qui parlent de   Les quatre caporaux de Souain fusillés pour l’exemple :

 

  Joseph Gabrielli : Un Corse, simple d’esprit, condamné à mort

Gabrielli, berger de son  état, n’avait jamais quitté la Corse, ni même son village natal près de Corte, quand il fut mobilisé au 140e régiment d’infanterie .
Bien qu’il soit illettré et arriéré mental, on l’affecte à la 6e compagnie où on a plus besoin de son corps que de son esprit. Le 8 juin 1915, au cours d’une attaque, il est légèrement blessé. Son chef l’envoie se faire penser au poste de secours.
En revenant, il s’égare et ne retrouve plus sa compagnie.
On le retrouve cinq jours plus tard, terré au fond d’une cave à Colincamps (Pas de Calais).
Interrogé il déclare (avec peine, car il parle très mal le français) aux gendarmes :
"Mon régiment est rentré dans la tranchée la nuit du 6 au 7. J’ai pris part à plusieurs combats. Dans la nuit du 12, ma compagnie est partie à l’attaque, j’ai suivi mes camarades, mais à la fin des combats, je ne les ai pas retrouvés. Je suis revenu à la tranchée, mais, comme il n’y avait plus personne de  mon régiment, je suis parti sans savoir où j’allais. Je suis arrivé à Colincamps vers quinze heures, j’ai cherché ma compagnie sans la retrouver, c’est alors, que j’ai eu l’idée de descendre dans la cave d’une maison abandonnée où je suis resté pendant deux jours. J’ai perdu mon fusil et mon sac dans la tranchée."

Le rapport rédigé par le commandant de la prévôté donne une autre version des faits :
«  Le soldat Gabrielli a disparu de sa compagnie le 8 juin au matin et a été signalé par son caporal d’escouade comme manquant à l’appel. Dans la même journée, des soldats de la compagnie faisant le service de ravitaillement ont attesté avoir vu Gabrielli  au poste de secours du bataillon. »
D’après l’enquête faite auprès de ses chefs, et de ses camarades, il ressort que Gabrielli est considéré comme un débile profond, élevé à l’état sauvage et surtout employé à creuser des latrines ou des tranchées.
Il est néanmoins traduit devant le conseil de guerre spécial du 140e R.I.

   La sentence est lue à 20 heures et Gabrielli  est fusillé une heure plus tard. Dix ans après, un témoin, M Dupommier, qui avait assuré la défense de l’accusé, raconte l’exécution.
« Au cours de ces quatre années de guerre, j’ai vu de terribles choses. Je ne crois pas avoir assisté à un plus triste spectacle que cette exécution. Gabrielli, affolé, courrait devant les fusils en criant : » Maman, maman, je ne veux pas mourir… » Il se cramponnait convulsivement, tantôt à l’aumônier, tantôt à moi ; il a fallut planter un poteau sur la tranchée de deuxième ligne pour l’y ligoter. Cela a duré une demi-heure. Les hommes du peloton d’exécution étaient terriblement émus. Un seul être demeurait impassible : c’était le commandant
Poussel (tué quelques mois plus tard en Champagne). Après le coup de grâce, cet officier m’a dit  « Voila une mort qui épargnera bien des vies humaines » J’ai répondu « Vous avez mon commandant, une étrange conception de la justice et vous venez d’assumer une bien effroyable responsabilité devant DIEU(1) »
C’est un interprète corse qui traduisait au fur et à mesure les questions et les réponses.
Malgré les témoignages des soldats et de son commandant de compagnie confirmant  l’irresponsabilité de
l’accusé, le conseil de guerre le reconnait coupable d’abandon de poste devant l’ennemi et le condamne à mort.
Le 4 novembre 1933, la cour spéciale militaire annule le jugement du conseil de guerre et réhabilite Gabrielli.

  Il en aura fallu du temps !!!!!!!!!!!

Histoires de 22 fusillés pour l'exemple

 

  Mais nombreux sont ceux encore qui attendent justice, comme le sous lieutenant Chapelant, fusillé sur son brancard pour "capitulation en rase campagne" alors qu'il était grièvement blessé.
Oui, la République se grandirait en affrontant courageusement son passé en réhabilitant toutes les victimes des tribunaux militaires devenus , pendant la guerre 14-18, symboles de la justice expéditive et de l'arbitraire.
C'est ce que réclameront, une nouvelle fois, les républicains, les pacifistes, les libres penseurs, les laïques, les citoyens qui se rassembleront le 11 novembre prochain à 15h devant le monument aux morts à caractère pacifiste de Gy l'Evêque où sont gravées dans la pierre les inscriptions : "Guerre à la guerre" , "Paix entre tous les Peuples.

                          Monuments aux morts pacifistes

 Jean Jaurès : 

                     L'humanité est maudite si pour faire preuve de courage                               

elle est condamnée à tuer éternellement

   Le conseil général de l'Aisne, dans la région Picardie, a adopté le 16 avril 2008 un voeu demandant aux autorités françaises de "reconnaître les soldats condamnés pour l'exemple comme des soldats de la Grande Guerre à part entière" et d'inscrire leurs noms sur les monuments aux morts.

           

Sur cette photo : les troupes passent devant le fusillé attaché au poteau.   

      Le secrétaire d'Etat à la  Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel a indiqué samedi 10 mai 2008 , qu'il réfléchissait à une réhabilitation, "au cas par cas", de mutins de la première guerre mondiale, afin que Nicolas Sarkozy puisse "prendre une orientation d'ici le 11 novembre  Suite à cette annonce des journaux nationaux évoquent cette question....

Jean-Julien Chapelant

Sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses du 98e RI , natif d’Ampuis , dans le Rhône . Après sept jours et sept nuits de combats et de bombardements ininterrompus autour de Bevraigne , dans la sommes , il est capturé avec une poignée de survivants le 7 octobre 1914 .Malgrè une blessure a la jambe , il réussit a s'échapper et a regagner les lignes françaises deux jours plus tard .Pourtant, son colonel le fit traduire devant un « conseil de guerre spécial » qui le condamna à mort pour « capitulation en rase campagne ».                                                                                         Il est fusillé dans la cour du château des loges le 10 octobre 1914 , attaché à son brancard dressé contre un pommier.                                        

   Même si il ne fut jamais réhabilité , 

son nom figure quand même

.sur le monument aux morts d'Ampuis   l'union des mutilés et anciens combattants déposa une plaque sur sa tombe portant l'inscription suivante : "les anciens combattants à leur frère d'armes Jean Julien Chapelant, martyr des cours martiales

 

         Hommage au Poilu inconnu et à Gambetta

 

   

Tombe du Soldat inconnu (Franc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

La tombe du Soldat Inconnu a été installée sous l'arc de Triomphe le 11 novembre 1920. Il s'agit d'un soldat non identifié (probablement français), mort lors de la bataille de Verdun, et qui représente tous les soldats tués au cours de la Première Guerre mondiale. En 1923, la flamme du souvenir est allumée. Elle est ravivée tous les soirs à 18 h 30.

Elle est faite en granite de Vire.

Choix du Soldat Inconnu

Le deuxième classe Auguste Thin du 132e régiment d'infanterie de ligne, alors âgé de vingt et un ans, avait été chargé de désigner, le 8 novembre 1920, le soldat inconnu qui reposera sous l'Arc de Triomphe.

Huit corps de soldats ayant servi sous l'uniforme français mais qui n'avaient pu être identifiés ont été exhumés dans les huit régions où s'étaient déroulés les combats les plus meurtriers : en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Ile-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine.

Le 9 novembre 1920 les huit cercueils de chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun, dans une casemate où ils ont été plusieurs fois changés de place pour préserver l'anonymat de la provenance de chacun d'entre eux.

Le 10 novembre, les cercueils ont été placés sur deux colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d'honneur fut confiée à une compagnie du 132e régiment d'infanterie. André Maginot, ministre des Pensions, s'est avancé vers un des jeunes soldats qui assurait la garde d'honneur, Auguste Thin, engagé volontaire de la classe 1919, fils d'un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la Nation.

Il lui tendit un bouquet d'oeillets blancs et rouges, et lui exposa le principe de la désignation : le cercueil sur lequel ce jeune soldat allait déposer ce bouquet serait transféré à Paris et inhumé sous l'Arc de Triomphe. Il me vint une pensée simple. J'appartiens au 6e corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c'est également le chiffre 6 que je retiens. Ma décision est prise : ce sera le 6e cercueil que je rencontrerai. Témoignage d'Auguste THIN

Partant par la droite, Auguste Thin a fait un tour, puis il a longé les quatre cercueils de droite, a tourné à gauche, est passé devant le 5e et s'est arrêté devant le 6e cercueil sur lequel il a déposé son bouquet et s'est figé au garde-à-vous. Désormais le souvenir de la Première Guerre mondiale associant patriotisme, héroïsation des combats militaires, exaltation de la victoire et deuil collectif sera associé à la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.

  Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Tombe_du_Soldat_inconnu_(France)

 

                    Cartes postales de la première guerre mondiale. Cliquez pour agrandir.

               

                                

                                                            Les femmes durant la première guerre mondiale

                                                                                       

 

Le dernier “poilu” de la guerre de 1914-1918, Lazare Ponticelli, est mort à l'âge de 110 ans

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” Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions. Pourquoi se tirer dessus alors qu'on ne se connaît pas ? Il y avait des gens qui avaient des familles à nourrir”.

Un hommage national lui sera rendu lundi 17 mars à l'ensemble de ceux qui ont combattu et des 1,4 millions de français morts pour la France. Lazare Ponticelli avait d'abord dit qu'il refusait cet hommage national avant de l'accepter parce qu'il “souhaitait qu'à travers lui, cet hommage national soit rendu à l'ensemble des combattants de la Première guerre mondiale”. 8,5 millions de soldats sont morts pendant la Grande guerre, celle qui devait être “la der des ders”.

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lazare ponticelli : le dernier poilu 2
3 min 12 s
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lazare ponticelli : le dernier poilu 1
2 min 34 s

 

La vie de cet homme serai passée dans l'anonymat s'il n'avait pas été le dernier poilu de 14-18. Pourtant, en lisant les lignes ci-dessous tirées de son livre, on s'apperçoit très vite que cet homme est un héros parmi beaucoup d'autres même s'il ne voulait être considéré ainsi.

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Nous sommes au début de l'été 1914 et, Lazare Ponticelli, se présente à la caserne du premier régiment de marche étranger, boulevard Richard Lenoir à Paris (il refuse d'être incorporé dans l'Armée de Garibaldi car il veut absolument combattre dans un régiment appartenant à la France). Il renoue contact avec son frère Céleste qui, lui aussi, souhaite s'engager dans la Légion. Les deux frères sont mobilisés en même temps et rejoignent Nîmes pour deux semaines d'instruction. Ils reçoivent quinze jours de complément de formation militaire dans la région d'Avignon. Ils sont alors envoyés au front, vers Soisson. La bataille y fait rage. Son frère Céleste est blessé, à ses côtés, au Chemin des Dames : c'est Lazare qui lui prodigue les premiers soins. Les combats sont terribles et nombreux sont les camarades qui tombent morts ou blessés. Certains, encore en vie, restent coincés dans le no man's land entre les deux lignes : les brancardiers ne veulent pas prendre le risque d'aller les chercher. Une fois, peu après une attaque en Argonne, Lazare n'en pouvant plus d'entendre les cris d'un camarade agonisant entre les lignes, prend le risque d'aller le chercher. Durant cette nuit, il sauve la vie de deux soldats : un Allemand blessé, père de deux enfants, qu'il parvient à ramener dans la tranchée allemande ; un soldat français, blessé par un éclat d'obus à la jambe, père de quatre enfants, qu'il tire jusqu'à la tranchée française. Les conditions de vie au front sont dures : l'eau, la boue, les rats… Lazare Ponticelli combat ainsi à Soisson (au Chemin des Dames), en Argonne, à Verdun (Douaumont,…). Le fort de Douaumont, tenu par des français, est encerclé par les Allemands. Le bataillon de Lazare Ponticelli est envoyé à l'attaque, avec pour objectif de le libérer. Les Allemands sont mis en fuite.

Lors de l'entrée en guerre de l'Italie en mai 1915, Lazare Ponticelli est encore à Verdun, dans les tranchées. La France le démobilise et le met à disposition de son pays natal. Mais il refuse de rejoindre l'Italie et Turin : il retourne à Paris. . Fin 1915, il doit rejoindre l'Italie pour participer aux combats contre l'Empire d'Autriche-Hongrie. Ce sont les gendarmes qui l'obligeront à quitter la France et qui, par la force, l'amèneront à Turin. Il est incorporé dans la 159ème Compagnie militaire du 3ème régiment de chasseurs alpins italiens. Il participe à un épisode de fraternisation entre soldats italiens et soldats austro-hongrois, à Pal Piccolo, en pleine montagne. Durant plus de trois semaines les hommes des deux camps ne se tirent plus dessus : ils échangent des aliments et effectuent des rondes mixtes, sur la ligne de front. La fraternisation s'étend. Les officiers autrichiens et italiens se réunissent : sa compagnie passe en conseil de guerre. Lazare Ponticelli et ses compagnons risquent le peloton d'exécution. Mais ils sont réaffectés sur le Monte Cucco (en Slovénie actuelle) face à une compagnie autrichienne d'élite. Lors des attaques il doit faire face aux gaz et balles adverses ; les morts italiens sont nombreux. Il parvient, au bout d'une journée de tirs incessants avec sa mitrailleuse FIAT, à conquérir une portion de tranchée ennemie : 250 Autrichiens sont fait prisonniers ; Lazare est blessé au visage par un éclat. La blessure est bien infectée. Le chirurgien doit intervenir au plus vite. Ponticelli est opéré sans anesthésie : quatre de ses camarades doivent le tenir. Après une période de convalescence dans la région de Naples, il repart au combat au cours de l'année 1918. Les Autrichiens reculent. Des troupes françaises combattent maintenant aux côtés des Italiens. Un soir, des Français sont attaqués par des soldats autrichiens. Lazare les couvre avec sa mitrailleuse. Cette action lui vaut la Médaille du Roi, la plus haute distinction de l'Armée italienne. Il apprend la signature de l'Armistice lors d'une attaque à Monte Grappa : Italiens et Autrichiens lèvent les bras, ils sont fous de joie.

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En 1939, Lazare Ponticelli obtient la nationalité française par naturalisation.

Ponticelli Frères, les premières années, de Lazare Ponticelli, éd. Le Kremlin Bicêtre, 2005,

 

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il  laisse derrière lui                                                                                  

huit millions de morts

et six millions de mutilés.

11 novembre 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre
Deux anciens combattants de 14-18 parlent du jour de l'armistice (Franche Comté actualités - ORTF 09/11/1968)

                      

 

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   à suivre