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Maternité et pédiatrie : infos

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Le lait maternel, le meilleur des vaccins

Chère lectrice, cher lecteur,

Cette lettre est adressée à vous tous, parents qui attendent un bébé ou viennent de l’avoir (820 000 chaque année), grands-parents attentifs et… mon confrère le Dr François Bourdillon, le nouveau Directeur général de l’Agence de Santé Publique (Santé Publique France – SPF).

Le Dr Bourdillon doit déjà savoir tout ce qui suit, mais il est bon de le lui rappeler, ainsi qu’à sa ministre de tutelle Marisol Touraine qui cherche à faire des économies face au déficit abyssal de notre système de santé.

Allaiter son enfant est un choix. Il est très important de le respecter, c’est la mère qui en décide, mais elle doit être complètement informée.

Publiée le vendredi 29 janvier 2016 dans la revue médicale The Lancet, une vaste étude, financée par la fondation Bill et Melinda Gates ainsi que par le Wellcome Trust Britannique, conforte les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Elle préconise un allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois, puis un allaitement partiel jusqu’à deux ans.

Les chiffres sont éloquents car l’étude concerne 164 pays.

L’allaitement maternel sauverait plus de 823 000 enfants chaque année dans le Monde.

Autre coté positif pour les mères, que je rappelle sans cesse comme cancérologue débordé de patientes atteintes de cancer du sein de plus en plus jeunes : l‘allaitement maternel diminuerait de 20 000 le nombre de décès par cancer du sein. N’oublions pas que nous perdons chaque année en France du fait du cancer du sein devenu un fléau social [1] : 11 886 femmes, (chiffres de 2012 en Métropole) de plus en plus jeunes.
Faire croire que l’allaitement maternel ne bénéficie qu’aux femmes des pays en voie de développement est totalement faux.

Ce sont les fabricants de lait artificiels très imaginatifs (avec leur laits dès la naissance - dès 6 mois jusqu’à 1 an - croissance de 1 à 3 ans - troubles du transit - transit ralenti – prématurés- allergiques – régurgitations – coliques - diarrhée ou intolérance au lactose..) qui dénigrent astucieusement l’allaitement maternel.

Comment médecins et pédiatres se laissent-ils convaincre ? Pourquoi seulement un enfant sur cinq est-il allaité par sa mère en nos pays, alors qu’ils le sont pratiquement tous dans les pays à bas ou moyens revenus ? Dans ces derniers, seulement un enfant sur trois est nourri exclusivement au sein jusqu’à 6 mois, car les lobbies fabricants des laits investissent les grands panneaux publicitaires très bien payés.

En France en 2003, 56% seulement des nourrissons bénéficiaient d’un allaitement au sein exclusif au sortir de la maternité. Cette pratique se développe dans notre pays puisqu’ils n’étaient que 45% en 1998. Mais c’est encore très insuffisant car la durée d’allaitement est trop courte. 42% des enfants sont allaités au delà de 2 mois.

En Norvège 99% des nourrissons sont allaités à la sortie de la maternité et 86% au moins 3 mois. Ils sont également 95% en Finlande, 90% en Suède et au Danemark, 85% en Allemagne et 75% en Italie.

Pierre Le Hir journaliste au Monde écrit à partir de la publication du Lancet le 29 janvier 2016 :

« Au sein des pays riches, le taux d’allaitement maternel des enfants d’un an est le plus faible au Royaume-Uni (0,5 %), en Irlande (2 %) et au Danemark (3 %), très en-deçà des scores du Japon (60 %), de la Norvège (35 %), de la Finlande (34 %), des Etats-Unis (27 %), de l’Espagne (23 %) ou de l’Allemagne (23 %). En France, ce pourcentage n’est que de 9 % et une précédente étude, parue en septembre 2015, le situait même autour de 5 %. »
Et le journaliste ajoute :

« La tétée éviterait, en particulier, la moitié des épisodes de diarrhée et un tiers des infections respiratoires. Les pays riches, même si la mortalité infantile y est beaucoup plus faible, n’en sont pas moins concernés. Car l’allaitement y réduit de 36 % le risque de mort subite du nourrisson, et de 58 % celui d’entérocolite nécrosante, une perte de tissus de la muqueuse intestinale surtout observée chez les prématurés et parfois mortelle. »


Des milliards d’économie

Les auteurs ont calculé qu’aux Etats-Unis, porter à 90 % le taux d’allaitement maternel des nourrissons de moins de six mois (contre 49 % aujourd’hui) économiserait au système de santé américain au moins 2,4 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) par an du fait de la réduction des maladies infantiles.

L’étude du Lancet rappelle l’ampleur du marché des substituts de lait maternel. Il était, en 2014, de près de 45 milliards de dollars, et pourrait dépasser 70 milliards en 2019. C’est la politique commerciale agressive orientée vers les personnels soignants, les maternités, les boîtes roses offertes à la naissance… qui sape les efforts pour améliorer les taux d’allaitement maternel.


Quelles sont les raisons d’un si faible taux d’allaitement maternel en France ?

Les femmes ne sont pas informées correctement. Seules les Sage femmes dans les maternités le recommandent, mais encore trop rares sont les obstétriciens ou les pédiatres qui font de même, sauf les homéopathes plus écologiques.

La reprise de travail est trop précoce, normalement 10 semaines après la naissance qu’elles prolongent souvent jusqu’au 3ème mois ce qui impose de trouver une place en crèche ou halte-garderie. L’enfant est arraché psychologiquement à sa mère avec en plus de faux arguments de socialisation précoce et de meilleure prise en charge de sa santé.

La crèche devient un territoire pour les fabricants de vaccins, les lobbies de produits laitiers qui inondent de leurs nouveautés…

La grande insuffisance des places de crèches pourrait être remplacée par le prolongement du congé maternité pour les mères qui font le choix de l’allaitement maternel. Actuellement elles n’ont pas vraiment le choix. Mettre au monde un enfant est un investissement social pour tout le pays, une responsabilité et une garantie pour l’avenir qui doivent être soutenus par l’Etat.

Est-il logique que le congé maternité soit assimilé au congé maladie ?

Notre société doit réfléchir enfin au salaire parental au niveau d’un smic, qui donnerait des droits à la retraite et une couverture sociale. Il serait d’abord réservé aux parents qui se le répartiraient, mère ou père faisant le choix de s’occuper de 3 enfants en bas âge (moins de 5 ans) l‘un d’eux arrêtant son travail. Celui qui le choisirait serait prioritaire pour la reprise professionnelle et l’entreprise verrait ses charges salariales réduites.

Les arrêts maladies très coûteux se succèdent pour la mère au rythme des infections infantiles : otites, rhinites, gastro-entérites, dermatites, pneumopathies, fièvres qui imposent de retirer l’enfant de la collectivité.

Méfiez vous de tous les médicaments qui bloquent la montée de lait (Parlodel® et Bromocriptine Zentiva® [2], Dostinex inhibiteurs de la ”Prolactine”)

Il s’agit de la bromocriptine ou Parlodel® et des génériques que l’agence du médicament a mis bien longtemps à supprimer, après que de très nombreuses jeunes accouchées n’aient pu allaiter leur enfant. On leur donnait ce médicament sans la moindre explication ou en parlant de ”prévenir la lactation”.

Il était temps : c’est seulement en juillet 2013 que l’ANSM, en coopération avec le Collège National des Gynécologues Obstétriciens (CNGOF) et le Collège National des Sages-Femmes de France (CNSF) a officiellement déclaré que le rapport bénéfice/risque n’est plus favorable dans l’inhibition de la lactation.

La réévaluation a signalé de graves effets cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle), neurologiques (principalement convulsions) et psychiatriques (hallucinations, confusion mentale), que l’on connaissait depuis longtemps, mais les lobbies des laits maternisés, spécialisés… étaient plus forts.

Quant aux nouveaux médicaments proposés pour stopper la lactation, ils n’ont à notre avis aucune indication.

Si le choix de la mère est de ne pas allaiter, son lait se tarira en quelques jours en ne mettant pas l’enfant au sein. Si malgré ce, ses glandes mammaires donnent du lait, elle pourra le confier au lactarium de son département pour des enfants prématurés qui peuvent en avoir un grand besoin pour leur santé.

Il faut aussi faire savoir aux mères qui ont pris l’anti-prolactine, - s’étant laissées abusées par les discours alarmistes pour ne pas allaiter, du style la pollution atmosphérique passe dans votre lait et risque de polluer l’enfant, - qu’elles peuvent - si elles en font le choix- mettre l’enfant au sein et en 5 à 7 jours une nouvelle montée de lait permettra d’allaiter correctement l’enfant pendant des mois.

J’ai dit et répété depuis de longues années que ces médicaments étaient dangereux, mais aucun journaliste médical n’a repris mes propos. Evidemment ces propos ne vont pas dans le sens de l’industrie pharmaceutique car ils sont destinés à protéger les enfants, les mères et les familles. Les complications observées ont donc rendu plus prudente l’Agence du médicament (ANSM) chargée d’informer correctement le grand public.

Cette Agence vit une crise majeure. Le Figaro du 15 juin 2016 affirme en mettant en cause les directions précédentes : « L’ANSM est décimée. Le navire prend l’eau de toute part. » et « Nous ne sommes plus que la caisse enregistreuse de l’industrie pharmaceutique. » Ce qui a été semé est bien récolté !

L’allaitement maternel, l’idéal pour la santé de l’enfant

Après l’accouchement, la montée de lait est un processus physiologique. Si la femme a fait le choix de ne pas allaiter, la lactation s’interrompt d’elle-même en une à deux semaines, pas besoin de médicament. La montée de lait peut donner des douleurs transitoires (quelques jours) chez 30 à 40 % des femmes.

Ce que contient le lait maternel

  • Des bactéries construisent l’immunité intestinale de l’enfant au niveau de la paroi de l’intestin. Il s’agit de bifidobactéries et de lactobacilles. Elles empêchent la multiplication de mauvaises bactéries, ou de bactéries utiles qui en trop grand nombre peuvent devenir ainsi pathogènes.

Le contenu intestinal acide limite la consommation de fer par les bactéries. Le fer se fixe sur une protéine, la lactoferrine protectrice d’immunité qui détruit la paroi des bactéries dangereuses en induisant la fabrication de substances spécifiques qui protègent.

  • D’autres substances sont protectrices : la lactadhérine contre le rotavirus responsable de gastro-entérites (éviter donc le vaccin contre les rotavirus qui en plus est dangereux ! [3]) ; les oligosaccharides contre les colibacilles et le champignon qu’est le candida albicans.

Avec les laits artificiels, un seul biberon modifie la flore intestinale dans le mauvais sens au moins deux semaines. Evidemment cela n’est pas dit à la mère.

Ainsi allant de complications en complications, on passe d’un lait artificiel à l’autre.

  • Des acides gras à chaîne courte, substances nutritives des cellules de l’intestin terminal, - le colon et le rectum - dont les cellules se renouvellent tous les 5 à 6 jours. Ils évitent une pullulation microbienne excessive source de putréfaction. Les selles du bébé allaité par sa mère ne sentent pas mauvais, elles sont de couleur orangé, semi-liquides et un peu granuleuse et il n’y a jamais de problème de constipation. Avec les laits de vache les selles sont pâteuses, couleur mastic et malodorantes. 
  • Des sucres complexes à chaînes courtes (oligosaccharides) peuvent grâce à la fermentation rendue possible par la flore intestinale, former les acides gras à chaîne courte sus cités. Une belle originalité due à la flore intestinale, c’est encore souligner son importance.
  • Des protéines spécifiques dont la lactoferrine, des anticorps qui fabriquent les immunoglobulines A ainsi que la caséine Kappa, les défensine, fibronectine, fractions du complément essentiels pour les défenses immunitaires du bébé. 
  • Des globules blancs immunologiquement compétents : leucocytes et macrophages, lymphocytes T4 qui phagocytent (absorbent) les bactéries dangereuses pour l’organisme du bébé.
  • Des enzymes tel le lyzozyme, protéine fabriquée par les globules blancs, présente en plus dans le lait maternel mais aussi dans la salive, les larmes et même dans le blanc d’œuf. Cette enzyme détruit la paroi des bactéries dangereuses. On comprend que le Lyzozyme soit appelé ”antibiotique corporel” ou naturel.
  • Des facteurs de croissance pour la croissance du corps du bébé qui prend 5 kilos en une année et surtout les 7 facteurs neuro-trophiques spécifiques pour la construction de son système nerveux. Il poursuit sa mémorisation commencée in utero (odeur de sa mère, goût des aliments consommés par sa maman, sa voix..), reconnaît son entourage, joue et se prépare à parler, marcher...

Pas besoin de le vacciner : la vaccination doit rester un acte médical par ordonnance
Ainsi l’enfant qui reçoit le lait de sa maman n’a pas besoin d’être vacciné sauf exception, par exemple si l’un des parents ou les deux sont porteurs du virus de l’hépatite B ce qui est heureusement très rare.

Si la maman est porteuse du virus du Sida, on sait que l’allaitement peut transmettre le virus à l’enfant. Cependant un traitement préventif de l’enfant avec un sirop pédiatrique spécifique [4] empêche la transmission. La mère peut poursuivre l’allaitement sans danger pour son enfant.

L’idéal est que l’enfant soit donc allaité intégralement 6 mois et que l‘allaitement maternel soit poursuivi partiellement encore une année au moins. C’est un complément immunologique qui s’ajoute aux repas du matin et du soir. C’est ce que recommande l’OMS.

Quand l’allaitement est partiel, c’est au minimum le matin avant le départ au travail de la maman et le soir à son retour. Ainsi l’enfant n’a pas besoin d’être vacciné, immunologiquement parfaitement protégé encore 6 mois au delà de l’allaitement.

Dans les pays nordiques les enfants étant longuement allaités par leur mère, sont donc vaccinés beaucoup moins et plus tardivement. En France, le carnet de vaccination est à revoir en prenant en compte l’allaitement maternel, mais évidemment les fabricants de vaccins ne feront rien dans ce sens.

Comment stimuler la lactation

Les aliments ”galactogènes” (qui stiumulent la lactatation) sont essentiellement végétaux : le fenouil, l’anis étoilé, le millet, le cresson, la salade verte, le quinoa, l’orge cuit, la bière sans alcool, les dattes, les lentilles cuites et pois-chiches al dente, le céleri, les amandes, noix et noisettes et tous les fruits de saison si possibles Bio afin d’éviter au maximum les pesticides.

Parmi les plantes, le galéga ou alfalfa galéga en fleur, feuille et graine en tisane associé à l’ortie et à la verveine avec la formule suivante :

Galéga (feuilles, fleurs )………………………………… 20 g

Ortie (Urtica dioica, feuilles) …………………………... 20 g

Verveine odorante (Aloysia triphylla, feuilles)… 20 g

1 pincée à 3 doigts du mélange de plantes pour 1 bol (250 ml). Porter à frémissement, infuser 10 minutes, filtrer et boire. 2 bols par jour pour 5 à 7 jours.

Le Galactogil en granulé est vendu en pharmacie en boîte de 210g (une cuillère à soupe = 10g) contient un extrait sec de Galéga, du malt (attention au gluten !) du phosphate de calcium et du saccharose.

Les homéopathes utilisent Ricinus communis essentiellement en faible dilution.

L’enfant allaité par sa mère n’a pas besoin d’être vacciné pendant tout le temps de l’allaitement et 3 à 6 mois après le sevrage.

Si l’enfant nait prématuré, le lait maternel contient plus d’immunoglobulines A que s’il nait à terme. Les IgA s’étalent en couche sur l’intérieur de l’intestin.

Elles inhibent l’hélico-bacter pylori dans l’estomac et aussi dans les muqueuses respiratoires les pneumocoques et les Haemophilus.

Nous sommes en plein accord avec le nouveau directeur de l’Agence de Santé Publique quand il souhaite que : « l'Agence soit inscrite dans son temps, en prise avec la société et l'actualité, qu'elle comprenne et réponde, avec pédagogie, aux interrogations du grand public autour de la vaccination, des perturbateurs endocriniens, des radiofréquences ou encore des sites et sols pollués. On ne peut ignorer les controverses. Notre expertise scientifique doit être comprise de tous. »

Je termine par ma réponse à paraître dans le Magazine Parents prochainement.

« Vacciner à 2 mois est risqué car les défenses immunitaires du BB ne sont pas en place avant l’âge de 2 ans. Cela impose un adjuvant l’Aluminium dans le vaccin pour stimuler l’immunité. L’Aluminium a été supprimé des vaccins vétérinaires du fait de complications graves chez l’animal. Pourquoi on le maintient chez nos petits ? Une mère en bonne santé qui a décidé d’allaiter son enfant comme le recommande l’OMS 6 mois intégralement (y compris au travail) et 1 année matin et soir avant de partir et au retour du travail, peut attendre les 2 ans de l’enfant pour le faire vacciner.

En France, la vaccination contre Diphtérie-Tétanos et Polio est obligatoire, je suis d’accord. Ok pour vacciner l’enfant contre DTP mais sans l’adjuvant. Or les laboratoires qui ont déjà fabriqué le DTP sans Alu ont mis en place une véritable arnaque pour imposer 3 vaccinations supplémentaires à des enfants de 2 mois. Ces 3 maladies sont la coqueluche dont on affole les familles, les risques de méningite dus à l’influenzae b qui est nécessaire chez des parents et des enfants immunodéprimés et l’hépatite B qui est indiquée si un des parents est porteur du virus. Ce nouveau vaccin dit Hexavalent n’est pas sans danger. Il n’est pas utile à la très grande majorité des enfants qui ont des parents en bonne santé et qui naissent en bonne santé. 

J’ai proposé que soient vaccinés en priorité les réfugiés qui pour la plupart ne sont pas en bonne santé, du fait de l’hygiène catastrophique de leur pays en guerre. Ils peuvent faire revenir des maladies disparues chez nous, tuberculose, diphtérie... Au lieu de gaspiller de l’argent à vacciner 8 millions au moins des personnes âgées en bonne santé contre la grippe, mieux vaut réserver les vaccins à ceux qui en ont besoin. »



Continuez donc à signer et faire signer la pétition afin que la Ministre et ses services imposent aux laboratoires la fabrication du DTP sans Aluminium. Déjà 1 million 33 500 personnes ont lu et signé. Faites connaître autour de vous afin que personne ne dise je ne savais pas.

http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio

Quand au grand débat qui se prépare, j’attends d’être convoqué pour vous représenter tous.

Je reste à votre service, à celui de toutes les familles et de vos enfants.

Professeur Henri Joyeux

12 réponses sur l’allaitement (et les vaccins)

Ma dernière lettre à propos de l’allaitement maternel a déclenché une belle avalanche. En une semaine sur Facebook nous avons atteint 484 120 personnes, et plus de 5000 d’entre elles ont réagi.

Cela démontre clairement combien je dois poursuivre mon rôle d’informateur, conseiller de santé, de lanceur d’alerte – comme disent certains -, en collaboration avec les nombreux collègues conseillers amicaux, dans diverses spécialités. Je les remercie chaleureusement, car ils témoignent en plus sur le terrain d’un engagement insatiable au service de la santé et de l’information de tous.

Beaucoup de jeunes médecins me rejoignent désormais, après la plupart des Naturopathes [1] Ostéopathes, Chiropracteurs.., tous passionnés plus par la santé que par les maladies. Quant au grand public, il s’intéresse lui aussi de plus en plus à sa Santé. Il a compris avant celles et ceux qui nous gouvernent que la Prévention Santé est prioritaire dans un pays qui a de moins en moins de médecins et de plus en plus de maladies de civilisation.

Les prises de conscience sont très intéressantes et démontrent combien les sujets Alimentation et Santé, Immunité et Santé sont au cœur des préoccupations des familles, des mères en particulier.

Le grand public a une connaissance scientifique qui augmente et rejoint celle des médecins sur des sujets particuliers qui le concernent. Les questions qu’il pose par mail ou dans mes nombreuses conférences sont très pertinentes et méritent des réponses scientifiquement justes dans un langage accessible.

A propos de l’Allaitement, plusieurs points doivent être précisés.

  1. La santé du bébé allaité au sein nécessite la bonne santé de la mère et son choix libre. Il n’est donc pas question de culpabiliser de quelque façon que ce soit une mère qui fait le choix de ne pas allaiter. Comme le dit très bien l’une d’entre elle « Il vaut mieux un bib donné avec amour que de donner le sein à contrecœur !»

  2. Culpabiliser une mère qui allaite en lui disant qu’elle est possessive est le comble de la bêtise. Tout autant que de dévaloriser une mère qui a fait le choix de ne pas allaiter. C’est ce que certains cherchent à me reprocher. Aidons-les à réfléchir s’ils ne sont pas trop bornés ! 
    Il faudrait penser au poids que nous faisons trop porter aux mères qui, quoi qu’elles fassent, ressentent trop souvent qu’elles devraient « mieux faire ». Les femmes n’ont jamais été autant sollicitées pour être, en même temps, super professionnelles, super belles et toujours jeunes, super mères et super épouses. Laissons-les faire comme elles le sentent, de la manière la plus paisible, s’étant informées et choisissant librement.

  3. Le lait maternel donné comme le recommande l’OMS, 6 mois intégralement (pas d’autre nourriture) et au moins une année, matin et soir avant et au retour du travail, est la meilleure protection immunitaire du bébé. La vaccination contre les 3 maladies obligatoires, Diphtérie-Tétanos-Polio, peut alors attendre les 2 ans de l’enfant en bonne santé. Les crèches doivent en tenir compte, car un enfant allaité non vacciné ne peut rien transmettre aux autres enfants puisqu’ils sont protégés par la vaccination. Les pédiatres doivent en tenir compte et faire les certificats en conséquence.

  4. Un enfant allaité par sa mère aura naturellement les maladies infantiles classiques et les supportera bien et mieux que les enfants nourris aux laits artificiels qu’il faut vacciner plus tôt. Les maladies infantiles aident à construire et renforcer l’immunité du bébé.

  5. Il n’y a pas de vaccins contre certaines maladies infantiles : la scarlatine, l’impétigo, la bronchiolite, ou contre certaines maladies transmises par les adultes telle le Sida.. Pour les gastro-entérites les vaccins sont plus dangereux que la maladie ! L’allaitement maternel idéal n’autorise pas l’enfant à consommer plus tard Coca, Soda, Bonbons et Nutella… responsables de surpoids et d’obésité si fréquente chez les enfants. Les parents doivent rester vigilants. Ce sont eux qui décident, bien conseillés par leur généraliste, leur pédiatre ou leur naturopathe, de ce qui est bon pour leur enfant.

  6. Les problèmes ORL et respiratoires (otites, rhinites, bronchiolites..) si fréquents chez le petit enfant ne sont pas suffisamment reliés aux Allergies aux Protéines du Lait de Vache (APLV) présentes dans les laits infantiles. C’est souvent en passant à ces laits lors du sevrage du lait maternel, qu’apparaissent les complications.

  7. Tous les enfants ne sont pas également sensibles aux aliments allergisants. Quand l’enfant allaité par sa mère a des troubles digestifs de type ”coliques”, ou des problèmes de peau ou ORL, la mère doit se poser des questions quant à sa propre alimentation, très probablement mal adaptée à la santé du nourrisson. Le bon état immunitaire de la mère ou l’inverse se transmet ainsi à son enfant. Exemple : érythèmes fessiers, régurgitations, rhinites… déclenchés après consommation par la mère de trop de produits animaux et de pas assez de produits végétaux longuement mastiqués. Mais aussi de trop de conservateurs et produits industriels, de trop peu de fruits et légumes crus, riches en vitamines, et de trop de pesticides (alimentation non biologique).

  8. L’hygiène de vie de la mère est évidemment très importante : alimentation saine et diversifiée contenant 80% de produits végétaux, 20% de produits d’origine animale. Tabac, alcool fort, médicaments de confort sont inutiles, comme l’utilisation de produits toxiques volatiles qui altèrent la qualité du lait maternel.

  9. En France les mamans ne sont pas du tout soutenues pour allaiter, c'est flagrant. Il faut qu'elles soient super courageuses et qu'elles soient vraiment convaincues.⬠Une de nos filles s’est même entendu dire par un pédiatre qu’en allaitant elle allait s’abîmer les seins ! Les associations de soutien à l’allaitement maternel, telle que la Leche league sont d’une grande utilité pour les mères qui font le choix d’allaiter leur enfant. Il faut fortement les en remercier et les faire connaître, d’autant plus qu’elles font ce travail séculaire de civilisation bénévolement.

  10. Un enfant non allaité par sa mère peut être en excellente santé – même si on en voit de moins en moins - mais aura plus besoin que les autres d’être vacciné avant ses 2 ans. Le nombre des formules de laits artificiels en pharmacie montre bien que les laits animaux peuvent poser des problèmes de santé.

  11. Voici le plus juste témoignage sur Face book : « J'ai allaité mes deux premiers enfants très peu de temps et j'allaite toujours la dernière qui va avoir deux ans bientôt. Mes enfants ne sont quasi jamais malades et la petite ne l'a encore jamais été. Mais je pense que l'allaitement n'en est pas la seule raison. C'est aussi un mode de vie. Vaccination minimale, alimentation saine, immunité due à la confrontation régulière aux bactéries (j'ai toujours ramassé les tétines ou jouets sans forcément les laver, toujours laissé manger des choses tombées par terre sauf cas extrême etc...) et soigné les enfants (depuis le deuxième en tout cas) avec des plantes... Je suis convaincue que l'alliance de tout ça est un facteur de bonne santé. Mais chacun sa méthode. »

  12. En réponse à une question particulière plusieurs fois répétée, je dois préciser que seules les lèvres du nouveau-né possèdent les papilles spécifiques qui le rendent capable de goûter les mamelons de sa mère (ou d’une autre mère) et ainsi d’aspirer le lait qui lui est destiné. Aucun adulte n’y parviendra, car ses papilles ont quitté ses lèvres pour se concentrer sur sa langue. Cette précision rend caduque et non scientifique la fatwa (avis religieux) de la tétée proposée par deux théologiens [2] de l’Université d’Al-Azhar du Caire le 27 mai 2007. Elle a d’ailleurs été fortement et justement contestée par nos confrères musulmans.

A propos des défenses immunitaires du bébé : les 1000 jours

L’humain que nous sommes a besoin pour construire son système immunitaire de 1000 jours après le jour de sa conception, soit le temps de la grossesse (à peu près 270 jours pour construire le corps dont l’essentiel est en place dès le premier trimestre), auquel vous ajoutez 2 années de 365 jours. Ce système de défense va protéger au maximum l’enfant né par la voie naturelle.

Son corps passe au travers de la filière génitale, le vagin de sa maman qui possède une flore bactérienne tout à fait normale laquelle protège la peau du bébé. Cette flore dite de Döderlein, sera absorbée aussi par son tube digestif qui fabriquera 80% de ses défenses immunitaires. Si le bébé nait par césarienne, il est utile de badigeonner doucement sa peau et ses lèvres des sécrétions vaginales de sa maman. Tout cela est expliqué de manière détaillée dans mon livre « Vaccins – comment s’y retrouver ? »

A total, la bonne immunité du bébé peut se résumer ainsi : maman en bonne santé (hygiène et alimentation) + accouchement par voie naturelle + allaitement maternel selon les consignes de l’OMS + vaccination contre Diphtérie- Tétanos-Polio pas avant se 2ème année.

A propos de l’efficacité vaccinale et des rappels : la fabrication des anticorps

En théorie, les reÌponses vaccinales sont lieÌes aux ressources en cellules du système immunitaire : en particulier les lymphocytes B, issus de la moelle osseuse, (B pour Bone Marrow) et les lymphocytes T issus du Thymus.

Juger de l’efficacité d’une vaccination est possible par le contrôle sérologique d'anticorps. C’est le dosage dans le sang des anticorps fabriqués par le système immunitaire. Ils sont destinés à protéger contre l’antigène que représente la bactérie ou le virus.

Ce dosage coûte environ 200 € plus ou moins remboursés par l’assurance maladie s’il y a ordonnance médicale. Celle-ci doit préciser ”contrôle sérologique post-vaccination du vaccin contre telle ou telle maladie…”

Ainsi le rappel vaccinal ne sera fait que si le taux des anticorps est très faible. En effet, la présence des anticorps démontre que le système de défense fonctionne, et que si l’antigène se représente dans le corps les cellules immunitaires fabriqueront comme il se doit le taux d’anticorps protecteurs.

La Science vaccinale n’est pas exacte et fiable à 100%

Les taux d'anticorps protecteurs sont atteints trois ou quatre semaines apreÌs la vaccination. Mais la seÌro-conversion peut eÌtre plus rapide et intervenir en deux ou trois jours selon les vaccinations ou les maladies virales, bactériennes... Le taux de réponse, c’est à dire le taux d'anticorps protecteurs est atteint dans 70 aÌ 100 % des cas en fonction du type de vaccin et des souches bactériennes ou virales utilisées.

Les vaccins dits ”inactiveÌs” n'induisent pas d'immuniteÌ dans les tissus muqueux.

Les vaccins dits ”vivants”, utilisent des souches vivantes. Ils induisent principalement la sécreÌtion d'Immunoglobulines A (IgA) locales protectrices surtout au niveau des voies respiratoires supeÌrieures.

Ces vaccins ont parfois eÌteÌ utiliseÌs en association avec le vaccin inactiveÌ chez l'adulte. Dans la plupart des travaux ayant compareÌ l'efficaciteÌ des deux types de vaccins, on note des taux de reÌponse plus faibles avec le vaccin vivant, dus au mode de reÌponse local de ce dernier.

En France, les dosages d’anticorps sont possibles seulement pour les hépatites A et B, la Rage, la Varicelle, la vaccination contre Rougeole-Oreillons-Rubéole.

Aux USA, le choix est plus vaste, on peut ajouter la polio, la fièvre jaune.


Où en est-on avec le DTP sans Aluminium ?

Le seul adjuvant autoriseÌ en clinique est l'Alum (hydroxyde ou sels d'alumine). Chez la souris, l'alum est capable d'augmenter la reÌponse immunitaire mais chez l'homme son efficaciteÌ dans la vaccination grippale n'a jamais eÌteÌ deÌmontreÌe clairement. C’est pour cela qu’il n’est pas utilisé dans la vaccination antigrippale.

La pétition qui réclame depuis plus d’un an le seul vaccin obligatoire, le DTP sans Aluminium que les laboratoires savent parfaitement fabriquer, a dépassé plus d’ 1 million 35 000 signataires. Les laboratoires attendent-ils et manipulent-ils les familles pour que les stocks dans les pharmacies de vaccins hexavalents soient épuisés ? Ne vous laissez ni impressionner, ni faire !


Devant le Conseil d’Etat une action de groupe de 2500 personnes a été initiée

Maître Jacqueline Bergel-Hatchuel, avocat à la Cour a demandé par l’intermédiaire du Conseil d’Etat à la ministre de la Santé de préciser où trouver le seul vaccin obligatoire trivalent contre Diphtérie-Tétanos-Polio sans Al., car les pharmacies n’ont que les Hexavalents à proposer.

La ministre a reconnu par un communiqué de presse que la prétendue rupture de stock des laboratoires est : "INECCEPTABLE ET INTOLÉRABLE ", mais incompétente comme celle qui l’a précédée et très mal conseillée, elle a annoncé sur Sud Radio (le 26 avril 2016) que le DTP est disponible (minute 13), « on peut trouver le DTP sans Al en 48 h dans les pharmacies... »

C'est inexact car le seul vaccin qui reste disponible est un kit qui s'appelle l'Imovax Polio et DT Vax qui contient de l'aluminium. Or, obtenir le kit Imovax Polio + DT Vax, est un véritable parcours du combattant, quand on y parvient, car il n'est prévu et réservé que pour une petite minorité de bébés qui sont allergiques au vaccin contre la coqueluche. Le délai pour que la ministre donne sa réponse expirait le 12 juin et vient d’être reporté par le Conseil d’Etat au 30 juin. Son silence s’il se maintient cautionnera-t-il l’arnaque des laboratoires au mépris des familles ?


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Sources :

[1] Comment enrayer l’Epidémie des cancers du sein et des récidives – Pr H Joyeux et Dr Bérengère Arnal, gynécologue - Ed Rocher 2010 et Femmes si vous saviez Ed. FX de Guibert 2007

[2] Les médicaments à base de bromocriptine (Parlodel® et Bromocriptine Zentiva®), utilisés à la dose de 2,5 mg afin d’inhiber ou de prévenir la lactation après un accouchement ou une interruption de grossesse, ont fait l’objet d’une réévaluation de leur rapport bénéfice-risque par l’ANSM. Cette réévaluation a été initiée à la suite de signalements d’effets indésirables graves cardiovasculaires et neuropsychiatriques.

[3] Tous les dangers sont expliqués dans mon livre « Vaccins comment s’y retrouver ? » Ed Rocher 2015

[4] L’équipe INSERM1058 UM1 du Pr Philippe Van de Perre de Montpellier a testé ce sirop chez 1500 enfants de 4 pays africains. L’OMS considère qu’avec le sirop pédiatrique le risque de transmission du virus du Sida de la mère à l’enfant par l’allaitement est éliminé. Sans le sirop le risque de transmission est de 10%. 

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Le (futur) scandale des vaccins contre le cancer du col de l'utérus

Chères lectrices, chers lecteurs,

Voici ce qu’il faut savoir sur ces vaccins mis sur le marché dès 2006 :

Ces vaccins sont évidemment une très belle affaire de business pour deux laboratoires internationaux, Merck aux USA associé à Sanofi Pasteur en Europe pour le Gardasil (prévision de 2 milliards de dollars de vente), et GlaxoSmithKline pour le Cervarix. Les innombrables publicités, y compris vers le grand public, en témoignent.

  • Le Gardasil est proposé aux jeunes filles de 9 ans à 26 ans. Il n’est efficace qu’à titre préventif contre les papillomavirus types 6, 11, 16, 18. Il est donc dit quadrivalent.

  • Le Cervarix est aussi sur le marché. Il ne protégerait que des souches 16 et 18 responsables de 70 % des cancers du col. Il est dit bivalent.

Au total, ces 2 vaccins ne préviendraient que 75 % au maximum des cancers du col. Les 25 % restants, plus graves, sont dûs à des souches plus rares.

La durée de l’immunité conférée par les vaccins n’est pas connue. Les effets secondaires du vaccin en situation réelle et à long terme ne sont pas connus. Ils font encore l’objet de discussion entre spécialistes. Ne risquent-ils pas de sélectionner des souches plus virulentes que le vaccin ne prévient pas ? Incertitude totale.

Autant dire que les femmes sont déjà et seront de bons sujets d’expérience ! Une équipe de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) est chargée de suivre les grossesses après vaccination à la recherche de risques malformatifs et de suivre aussi tous les « signaux » qui pourraient apparaître après vaccination… Il n’est pas certain que ce soit la préoccupation N°1, mais cela permet de penser qu’on peut déjà se faire vacciner sans risques. Il est curieusement conseillé d’attendre 24 mois après vaccination avant d’engager une grossesse.

Le vaccin est remboursé à 65 % pour les jeunes filles âgées de 14 ans et les jeunes femmes âgées de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapport sexuel, ou au plus tard l’année suivant le début de leur vie sexuelle.

Comment le savoir avec certitude ?

Le coût de la vaccination pour le Gardasil est de 123,44 € pour une injection, avec deux schémas de vaccination selon l’âge de la jeune fille :

  • de 9 à 13 ans : 2 injections à 6 mois d’intervalle. Si la deuxième dose est administrée moins de 6 mois après la première dose, une troisième dose doit être administrée.

  • 14 ans et plus : 2 premières injections à 2 mois d’intervalle, suivies d’une troisième 6 mois après la première injection.

Récemment, face à des réactions suspicieuses certaines publications ont affirmé que 2 injections suffisaient.

En outre, le Gardasil contient 225 µg d’aluminium, et nous connaissons les effets délétères de l’aluminium sur le cerveau. Cette information est à l’origine d’une polémique entre ceux qui parlent de danger et ceux qui n’en voient pas, en particulier quelques académiciens de la médecine certainement très sollicités par Sanofi-Pasteur.

Le journal Le Figaro précisait en avril 2014 : « Le vaccin n’est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques », propos de Lucija Tomljenovic (chercheuse à l’Université canadienne de la Colombie britannique qui travaille sur les effets neurotoxiques des adjuvants vaccinaux) lors d’une conférence de presse organisée par la députée européenne Michèle Rivasi. Cette dernière demande un « moratoire » sur le Gardasil en attendant que des études fassent la preuve de son efficacité.

En France, 15 cas de sclérose en plaques ont été rapportés pour 5 millions de doses de Gardasil injectées depuis 2006. L’ANSM estime donc que « le “bénéfice” du vaccin, recommandé pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, reste supérieur au “risque” encouru ». L’attitude est la même dans la plupart des pays, à l’exception du Japon qui a décidé en 2013 de ne plus recommander ce vaccin. Tous ces pays recommandent toutefois de combiner la vaccination si elle est réalisée avec le dépistage des lésions précancéreuses par frottis.

Le Cervarix se délivre en une seule dose, le coût est de 111,52 €.

Au total, il manque le recul pour savoir quelles seront les conséquences de la vaccination sur le recours au dépistage. En effet, la vaccination intervient près de 10 ans avant l’âge du début du dépistage. Il est possible qu’à cette date le vaccin ait perdu son efficacité.

Une publication parue dans le célèbre Lancet en ligne le 2 septembre 2014 affirme que tout va bien [1].

Elle rapporte « les données d’efficacité, sécurité et immunogénicité du vaccin bivalent anti-HPV 16/18 (avec adjuvant AS04) chez la femme adulte. Jusqu’à 15 % des femmes de chaque tranche d’âge pouvait avoir un antécédent d’infection ou de lésion HPV. Le critère principal d’efficacité était la réduction à 6 mois de l’infection persistante à HPV ou des néoplasies cervicales intraépithéliales (CIN) de grade 1 (CIN1+) associées aux types d’HPV 16/18. »

Autant dire que c’est de la foutaise et s’étonner que le Lancet ait publié ce document, mais le nombre impressionne puisque 5752 femmes ont été incluses dans la cohorte (n = 2 881 vaccinées, n = 2 871 contrôles) et suivies entre 2006 et 2010.

Quant aux effets secondaires sérieux, introuvables dans les résumés de publication, ils seraient étonnamment survenus chez 285 (10 %) des 2 881 femmes dans le groupe vaccin et 267 (9 %) des 2 871 femmes du groupe contrôle ; respectivement cinq (< 1 %) et huit (< 1 %) de ces événements ont été rattachés à la vaccination.

Évidemment les fabricants et communicants diffuseurs de publicité vont utiliser une telle publication pour proposer le vaccin en âge scolaire. Ils vont tout faire pour le rendre obligatoire dès l’âge de 9 ans aux frais de l’assurance maladie pour 65% et des parents que l’on saura harceler pour la santé de leurs enfants.

Fin 2013, en France, 2,6 millions de femmes étaient vaccinées contre le cancer du col. Pour le Haut Conseil de Santé publique (HCSP), les effets indésirables seraient présents dans 2 à 5 cas pour 10 000 doses de ces vaccins, ce qui lui permet de confirmer le « profil de sécurité d’emploi rassurant ». Les cas graves seraient observés dans 7 cas pour 100 000 doses, soit pour 7 cas pour 33 000 jeunes femmes. En 2011, en France, le HCSP estimait le nombre de pathologies précancéreuses liées aux HPV à 32 179 cas.

Le plus étonnant est que le Haut Conseil recommande, y compris aux femmes vaccinées, de faire un frottis tous les 3 ans entre 25 et 65 ans au moins, et ce après deux frottis normaux à un an d’intervalle. Le doute quant à l’efficacité des vaccins reste entier.

1. Une forte publicité auprès des médecins pour prouver l’efficacité et vacciner – « le plus tôt sera le mieux » – et un bourrage de crâne à destination de toutes les mères de famille

En voici un exemple typique pour vacciner le plus tôt possible et culpabiliser, si ce n’est déjà fait.

« Une étude canadienne publiée dans le Journal of Clinical Oncology confirme l’efficacité de la vaccination contre le papillomavirus lorsqu’elle est réalisée tôt. Les femmes qui avaient plus de 18 ans lors de leur vaccination anti-HPV, ou dont l’examen cytologique sur le frottis donnait un résultat anormal, courent le même risque de lésion intra-épithéliale du col de l’utérus que celles qui sont non vaccinées. En revanche, quand la vaccination intervenait avant 18 ans chez une femme dont l’examen était négatif, le risque était diminué de 23 % par rapport à une femme non vaccinée ».



Encore une autre intitulée « Le plus tôt sera le mieux ».

« Entre septembre 2006 et avril 2010, 3541 patientes vaccinées ont été comparées à 9594 femmes non vaccinées dans le cadre d’une étude cas-contrôle. Les chercheurs ont calculé les risques relatifs d’apparition de cellules malpighiennes de signification indéterminée, de lésions intra-épithéliales de bas grade et de lésions intra-épithéliales de haut grade. En se basant uniquement sur l’âge, et pas sur les antécédents de cytologie anormale, la vaccination avant 18 ans était associée à un risque de lésion de bas grade diminué de 21 %, à un risque de lésion de haut grade diminué de 35 %, tandis que le risque de détection de cellules malpighiennes de signification indéterminée n’était pas significativement affecté. Salaheddin Mahmud de l’université de Manitoba, à Winnipeg, et ses collègues estiment donc que la vaccination tétravalente procure d’autant plus de protection contre les lésions intra-épithéliales et les dysplasies du col de l’utérus qu’elle est réalisée tôt, et si possible avant la première exposition au papillomavirus. »



En réalité les inquiétudes apparaissent entre les lignes des responsables de la santé.

En amont de la Semaine européenne de prévention et dépistage du cancer du col de l’utérus (19 au 25 janvier 2014), l’Institut national du cancer et le ministère des Affaires sociales et de la Santé ont lancé une nouvelle campagne pour rappeler l’importance du frottis cervico-utérin.

« Face au cancer du col de l’utérus, il existe deux moyens efficaces et complémentaires de protéger les femmes : la vaccination contre les HPV, recommandée pour les jeunes filles dès 11 ans, et le dépistage par frottis tous les 3 ans, pour les femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non », rappellent les autorités.

La vaccination ne protégeant pas contre tous les types de HPV cancérigènes, mais seulement contre les HPV-16 et 18, responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus, « elle ne dispense donc pas d’un dépistage régulier par frottis ».

On comprend pourquoi il y a tant de frottis inutiles, car dans aucun document ne sont précisées les personnes à risques et celles qui ne le sont pas. L’Etat incompétent a trop peur de se responsabiliser. Il risquerait d’être accusé de moralisation en expliquant quelles sont les personnes à risques. Peu lui importent les coûts que de telles campagnes représentent, alors que la structure nationale chargée d’organiser la santé – la branche Santé de la sécurité sociale – affiche un déficit abyssal. Inquiétante orientation de la Santé publique qui, au lieu de limiter les dégâts, participe à leur diffusion par des informations incomplètes et déresponsabilisantes.

Le rôle du médecin n’est plus de conseiller en fonction des réponses aux questions qu’il pose à son patient dans le secret de son cabinet médical. Il lui revient de plus en plus d’imposer comme une machine des examens et des traitements présentés comme préventifs. De plus, il est à la fois sous contrôle des labos et stimulé s’il prescrit trop peu de vaccinations.

Nous l’avons vu avec les excès du THS de la ménopause, de la prévention de l’ostéoporose, nous le verrons avec le vaccin contre l’hépatite quasiment imposé deux mois après la naissance et désormais avec le vaccin contre le cancer du col pour tous les enfants dès l’âge de 9 ans.

Soyons clairs, les personnes qui ne changent pas de partenaires sexuels et dont le partenaire n’a pas lui-même d’autres partenaires, n’ont pas de risques d’être contaminées. Ce n’est pas difficile à expliquer et à comprendre. Tous les jeunes et leurs parents ont le droit de savoir et d’être informés correctement pour faire leur choix en connaissance de cause. Je leur fais plus confiance qu’à l’Etat empêtré dans ses conflits d’intérêt (sans parler de l’idéologie).

Jusqu’à l’alerte pour forcer les gynécologues, médecins, sages-femmes et grand public…

Voilà que l’alerte est donnée au nom de la Santé publique. La vaccination et les frottis sont insuffisants en France. Moins de 30 % des jeunes filles sont correctement vaccinées et près de 40 % des femmes ne réalisent pas de frottis régulièrement faute de suivi gynécologique, notamment les femmes de 50 à 65 ans ou celles qui habitent dans certains départements à faible densité de médecins (gynécologues).

Si 9 frottis sur 10 sont réalisés par les gynécologues, ils peuvent l’être par le médecin traitant ou par une sage-femme. De même, l’examen peut être pratiqué dans différents lieux de soins : en libéral ou à l’hôpital, mais aussi dans un centre de santé, un centre de planification ou d’éducation familiale, ou encore, sur prescription, dans certains laboratoires d’analyse de biologie médicale. Une telle information « est trop peu connue des femmes et justifie de continuer à les sensibiliser », soulignent les autorités.

Ainsi du 11 au 28 janvier 2014, la nouvelle campagne – avec spots radio et documents d’information (dépliants et affichettes) – a rappelé aux femmes les professionnels de santé auprès desquels elles doivent consulter… Et un dispositif interactif est prévu pour les professionnels de santé qui sont d’ailleurs contrôlés pour vérifier qu’ils font bien ce qui leur est fortement recommandé. Une fenêtre « pop up » se déclenche à l’ouverture du dossier de chaque patiente âgée de 25 à 65 ans, rappelant au médecin que sa patiente est concernée par ce dépistage et l’invitant à engager le dialogue sur ce sujet.

Une fiche prévention lui est également destinée sur le site de l’INCa, de même qu’un dossier d’information. Il pourra aussi consulter le module de formation en e-learning de l’institut.

2. Les complications de la vaccination contre les HPV

Dès février 2007, la télévision américaine annonçait par des interviews de graves complications et présentait des victimes du Gardasil vivantes ainsi que des photos de jeunes femmes décédées.

De plus, l’Agence Européenne du Médicament (EMEA) publiait le 24 janvier 2008 le décès de femmes préalablement vaccinées par le Gardasil, et deux rapports concernant la mort subite et inexpliquée de deux jeunes femmes dans l’Union européenne, plus précisément en Allemagne et en Autriche.

À la suite du choc du décès en Autriche et d’un rapport démontrant que l’efficacité à long terme d’une telle vaccination serait « tout à fait négligeable », la ministre autrichienne de la Santé, le Dr Andrea Kdolsky, a décidé de retirer les vaccins anti-HPV du programme officiel, de ne plus les rembourser et de mettre plutôt l’accent sur le dépistage.

Des cas mortels ont été rapportés aux USA dans les suites immédiates de la vaccination, mais on s’est bien gardé de prévenir les autorités et a fortiori les mères de famille pour leurs filles.

Curieusement et évidemment, les autorités de Santé européennes et françaises ont informé sur les deux derniers cas, en mentionnant que la relation de cause à effet n’était pas encore prouvée… Tous les autres décès, sauf trois, sont advenus au cours de la semaine après la vaccination.

Aux États-Unis, d’après le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), entre juillet 2006 et janvier 2007 on trouve parmi ces manifestations des névralgies, gastro-entérites, inflammations du pelvis, crises d’asthme, attaques cardiaques, syndrome paralytique temporaire, spasmes des bronches, arthrite et fausses-couches…

3. Qui doit être vacciné et existe-t-il des alternatives à la vaccination ?

Le mode de dépistage avant le cancer est excellent : c’est la pratique régulière du frottis chez le gynécologue, le médecin généraliste ou la sage-femme qui a considérablement fait chuter le nombre de décès par cancer du col de l’utérus (74 % de moins entre 1955 et 1992 aux USA).

Ces décès concernent surtout des femmes à risques ne se faisant pas dépister par manque d’information. C’est donc au niveau du dépistage par le frottis qu’il faut agir, en informant. Les traitements de l’infection à HPV, puis des stades précancéreux du col, par laser puis chirurgie ont permis à nombre de femmes de guérir et de ne pas développer de cancer du col de l’utérus.

Dans les populations à risques, le frottis tous les 3 ans a permis de réduire la mortalité par cancer du col de l’utérus de 70 %. En France, près de 6 millions de frottis sont effectués chaque année pour 5000 à 6000 nouveaux cas. Si les femmes (et les hommes) étaient bien informées, 500 000 frottis seulement seraient nécessaires.

Alors, faut-il faire courir le moindre risque à nos enfants pour une pathologie facilement détectable et curable dans la mesure où un suivi régulier chez un gynécologue est instauré ? Certainement pas.

Pour Abby Lippman, épidémiologiste de l’Université McGill au Canada et spécialiste de la santé des femmes, ni le vaccin Gardasil, ni son concurrent le Cervarix n’ont encore démontré leur efficacité pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Selon ce spécialiste, on surestime également les risques de cancer liés au HPV, et « l’on ne sait pas encore si le vaccin permettra de réduire le nombre de cas de cancer ».

« D’après différentes études, on estime d’ailleurs qu’il faudra de nombreuses années avant d’avoir recueilli les preuves à cet égard. Et si l’immunité procurée par le vaccin contre le HPV s’avérait de plus courte durée qu’on ne l’anticipait ? Assisterait-on à l’émergence de souches résistantes qui pourraient toucher plus gravement les individus ayant un système immunitaire diminué comme ce fut le cas avec la grippe aviaire ? », se demande aussi Abby Lippman.

Pour notre amie le Dr Bérengère Arnal, gynécologue-obstétricienne, coauteur avec nous du livre « Comment enrayer l’Epidémie des cancers du sein ? », maman d’Eve, 13 ans, « sa fille ne sera pas vaccinée contre les HPV mais sera informée et régulièrement dépistée si nécessaire ».

L’objectif (très rentable !) des lobbies est évidemment de vacciner toutes les petites filles avant de vacciner dès que possible les garçons au même âge et de rendre obligatoire la vaccination en milieu scolaire.

Nous ne sommes pas en accord avec ces objectifs que nous considérons comme de la “fausse santé publique”.

Ont vraiment besoin d’être vaccinés les enfants dont les parents pensent qu’ils commenceront tôt leur activité sexuelle, dès que leurs envies et pulsions les envahiront. Cela implique évidemment des partenaires multiples et donc des risques certains qui ne peuvent qu’augmenter, car il y a peu de chances que, devenus adultes, ces jeunes hommes et femmes se fixent rapidement. Nul doute que ces enfants, dès 9 ans et avant 13 ans pourraient être vaccinés dans la mesure où l’on sera certain de manière définitive que les deux vaccins sont réellement efficaces et non dangereux.

La généralisation de la vaccination a évidemment un coût faramineux, sans commune mesure avec ce que les parents et l’école devraient apprendre aux jeunes en matière d’information sur la santé, l’amour et la sexualité, avec certainement de meilleurs résultats pour la prévention.

N’hésitez pas à diffuser cette lettre vers les 17 millions de familles qui sont mal informées et ne souhaitent pas que leurs enfants attrapent ce virulent papillomavirus dans les zones génitales ou dans la gorge. Il s’agit bien d’une IST, Infection Sexuellement Transmissible.

Comme nous le verrons, une saine et juste information adaptée à l’âge des enfants dès la puberté et même avant, puis adaptée aux ados d’aujourd’hui, permettrait de faire des économies substantielles et éviterait bien des souffrances.

N’hésitez pas à tester votre risque de cancer de l’utérus (col et corps) mais aussi de cancer de la zone ORL en allant sur mon site à la rubrique santé et « cancer-risks ». C’est un bon moyen de réduire vos risques et de comprendre les enjeux d’une sexualité à multiples partenaires. La vraie liberté dépend d’une saine et complète information qui n’a aucun rapport avec la morale.

Dans une prochaine lettre, je vous ferai part de mon expérience des rencontres de jeunes dans les écoles depuis 1982, date de l’arrivée du sida sur la planète, organisées justement pour prévenir toutes les maladies ou infections sexuelles transmissibles, sans vaccin. Et ce avec l’agrément de l’Education nationale en 2007 et 2012.

Cette lettre est évidemment dédiée à toutes les mères et tous les pères de famille qui aiment leur(s) fille(s) et leur(s) garçon(s).

Bien à vous,

Professeur Henri Joyeux



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Sources :

[1] Skinner SR et coll.: Efficacy, safety, and immunogenicity of the human papillomavirus 16/18 AS04-adjuvanted vaccine in women older than 25 years: 4-year interim follow-up of the phase 3, double-blind, randomised controlled VIVIANE study. Lancet, 2014) et Castle PE, Schmeler KM : HPV vaccination : for women of all ages ?


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