Catéchèse‎ > ‎

Sur l'approche de la prière

SUR L'APPROCHE DE LA PRIERE

Ceux qui recherchent Dieu doivent regarder au fond de leur cœur sachant que l’adoration venant du cœur et de l’esprit est de la plus haute importance parce que c’est la voie de la communion avec Dieu.

La sincérité est vitale pour prier.  Dieu aide ceux qui s’adressent à Lui avec sincérité.  Il ne se soucie pas de nos erreurs passées.  C’est la recherche sincère de notre âme qui Lui plaît.

Dieu n’a pas réellement besoin de nos prières qui n’ajoutent rien à sa Grandeur ni à sa Bonté. Dieu n’a pas de manque.  Les prières Lui sont évidemment agréables lorsque nous Lui rendons gloire ou Le remercions. La prière cherche une voie pour nous permettre en tant que personnes et en tant que communautés de communiquer et de communier avec Lui notamment pour combler nos manques qui sont réels. C’est pour l’humanité que ces prières s’élèvent.  C’est pour notre éveil spirituel que nous prions.

Ecartons de notre esprit la peur, l’envie, la jalousie, la malice, le désespoir et toutes les autres tendances négatives.  Présentons-nous devant l’autel de Dieu qui est dans notre cœur, avec une convictionrenouvelée de Sa puissance et de Sa grandeur.

Lorsque la peur, la colère, les émotions ou toutes pensées destructrices s’immiscent dans notre cœur ou notre esprit, alors se tarit la source d’où jaillit en nous l’Essence divine.  Alors se produit en nous un blocage dû peut-être à une accumulation de manques, de peurs ou de haine dans notre esprit.  Dieu ne connaît pas de telles pensées ou émotions.  Dieu transforme en toute simplicité, la peur en courage, le désir en plénitude, la haine en amour et la colère en pardon.  Les émotions destructrices ne peuvent subsister en sa présence.

Il y a une différence entre vivre dans la prudence et vivre dans la peur et l’anxiété.

 

 

SUR L’AMOUR EN VÉRITÉ

    L’amour divin est semblable à un laser.  Quand il est appliqué sincèrement, il guérit toutes les maladies physiques, émotionnelles, mentales ou spirituelles.  Il n’existe aucune barrière à l’amour si ce n’est le refus du destinataire.

     Nous devons apprendre à penser à l’idée de guérir par l’amour. Essayons de voir comment le pouvoir de l’amour pourrait être utilisé pour guérir la planète terrestre et les vivants.

 

Pour apprendre à aimer,

  • Commençons ici et maintenant, où nous sommes et avec notre entourage immédiat. 
  • A mesure que nous progressons, étendons notre amour au reste du monde.
  • Considérons toujours l’amour que Dieu a pour chacun.  Il nous permet de commettre des erreurs sans cesser pour autant de nous aimer.
  • Efforçons-nous de progresser en aimant nos ennemis.
  • Pour atteindre l’amour inconditionnel l’acceptation sans critique est essentielle.

Quand le chaos règne autour de nous, l’expérience démontre que survivent ceux qui sont unis dans l’amour.  Il faut, entre autres, apprendre à aimer, non seulement nous-même, mais le monde entier.

Les gens confondent souvent amour divin et amour romantique.  Dans certaines langues, plusieurs mots définissent les différents aspects de l’amour.  Notre langue n’a pas cette précision.  Un même mot, amour, renferme une multitude de définitions.  Par exemple, en grec, agapèdésigne une forme d’amour au-delà des émotions, des peurs, des désirs, des attachements.  Un amour libre et conscient, l’amour de celui qui est déjà « transformé » ou « transfiguré.  Et phileo correspond à l’amour instable que nous connaissons tous ; on peut aimer, ne pas aimer.  Dans un passage de la fin de l’Evangile de Jean, donc après la résurrection, le Christ demande à Simon Pierre : « Simon m’aimes-tu ?(agapè) »  Et Pierre répond : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime (phileo) ».  Et le Christ dit alors : « Pais mes agneaux ».  Cette question est posée trois fois de suite à Pierre qui répond par le mot phileo.  Or le Christ emploie agapè dans les deux premières questions et phileo la troisième fois en descendant au niveau de Pierre si l’on peut dire. Nous sommes interpellés dans notre réflexion par agapè !

 

GUÉRIR 

      Ne cherchons pas tant à guérir notre corps que notre nature spirituelle. Recherchons Dieu dans notre cœur et dans notre esprit.  Plaçons notre foi dans le Dieu Tout Puissant qui accorde la guérison spirituelle à tous ceux qui la Lui demandent sincèrement. La terre et la mer sont polluées, qu’en est-il de la pollution de notre esprit ?

       C’est quelque fois à travers les périodes de crise que l’on progresse le plus sur le chemin spirituel.  Il est aussi parfois nécessaire d’éliminer complètement l’ivraie afin que le bon grain pousse.

Le repentir a été décrit par le Christ dans la parabole du Fils Prodigue. Plongé dans la misère, ce dernier éprouve la nostalgie de l’état d’union des cœurs entre son père et lui quand il vivait dans la maison du père.  Le repentir est donc un chemin spirituel pour retrouver l’unité avec l’esprit divin.  C’est le retour aux sources, c’est le retour à Dieu,  c’est le retour à la vérité qui nous fait voir nos erreurs passées et nous libère de nos pensées erronées et de tout ce qui nous a éloigné de Dieu.

 

LE DÉFI DE LA PRIÈRE

      Quand tu pries, observe cette règle qu’il vaut mieux dire cinq mots du fond du cœur que dix mille avec ta langue seulement.  (Jean de Cronstadt)

        Quand le Christ est dans notre cœur, nous sommes contents de tout. Ce qui était gêne nous devient le plus parfait bien-être, l’amertume nous devient douce, la pauvreté devient richesse, notre faim est rassasiée, et notre tristesse se change en joie.  Mais quand le Christ n’est pas dans le cœur, l’homme n’est content de rien. (Jean de Cronstadt)

         Ce que la terre est aux plantes, Dieu l’est à l’âme. (Jean de Cronstadt)

        Il y a dans la vie des chrétiens fervents des heures où Dieu semble les avoir complètement abandonnés, heures de la puissance desténèbres.  L’homme crie alors vers Dieu : « Pourquoi as-tu détourné de moi, ton visage, Lumière éternelle » ?  Si tu ne connais pas par expérience l’effet des artifices de l’esprit mauvais, tu ne connaîtras pas et n’estimeras pas comme il le faut les bienfaits qui sont prodigués par l’Esprit-Saint. (Jean de Cronstadt)

        Dieu aime que l’homme prenne conscience qu’Il agit dans son cœur car Il est Lumière et Vérité.  Quant au démon, c’est par tromperie qu’il jette l’homme dans toutes sortes de passions, il les berce et les endort, lesempêche de voir les choses comme elles sont.  Manifeste le mensonge, tire-le au grand jour, tout s’évanouira car le démon n’est fort que dans les ténèbres. (Jean de Cronstadt)

         Le démon s’efforce d’éparpiller la prière comme on le ferait d’un tas de sable, il essaie de rendre les mots comme du sable sec, sans cohérence, ni moelleux, c’est-à-dire sans ferveur du cœur.  Aussi la prière peut-elle être soit une maison bâtie sur le sable, soit une maison bâtie sur le roc. Ceux-là bâtissent sur le sable qui prient sans esprit de foi, distraitement, avec froideur ; cette prière se disperse d’elle-même et n’est d’aucun profit pour celui qui prie.  Ceux-ci bâtissent sur le roc qui, tout au long de leur prière, gardent les yeux fixés sur Dieu et Le prient comme une personne vivante, Lui parlent face à face. (Jean de Cronstadt)

           Dans le pain et le vin, le Fils de Dieu ne s’incarne pas à nouveau car il s’est déjà incarné une fois pour toutes et cela est suffisant pour le siècles éternels ; mais Il est incarné dans la chair même qu’Il a une fois assumée, tout comme Il a multiplié les cinq pains et nourri des milliers de personnes.  Il y a quantité de mystères dans la nature, que mon esprit ne peut saisir, bien qu’ils aient une apparence saisissable, et pourtant ils existent avec leur mystère. (Jean de Cronstadt) 

Père Paul Pellemans

Comments