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L'orgue

Orgue de Saint-Hippolyte-du-Fort
L'orgue Beaucourt & Voegeli de St Hippolyte du Fort
Cliché DGW - Orgues à nos logis

-  L'orgue de Beaucourt & Voegeli
La modernisation de Maurice Puget
La restitution de Laurent Plet
Compositions de 1854, 1898, 1960 & 1992

Musiques

L'orgue de Hippolyte-César BEAUCOURT & Jean-Melchior VOEGELI





Temple réformé de Saint-Hippolyte-du-Fort





C'est le 8 mars 1853 que le Conseil Presbytéral de la paroisse protestante de Saint-Hippolyte du Fort prit la décision de construire pour le temple de la ville deux clochers dont l'un serait pourvu de l'ancienne cloche refondue et l'autre d'une horloge destinée à rythmer la vie quotidienne des habitants de la cité.

De plus, afin « d'accomplir l'œuvre d'embellissement du temple », il fut décidé d'acquérir en même temps un orgue pour « donner plus d'éclat ainsi que de majesté aux chants de nos psaumes ».
En septembre de la même année, il fut décidé que les facteurs Beaucourt et Voegeli de Lyon fabriqueraient l'orgue. Ceux-ci proposaient deux devis : l'un décrivant un instrument de dix jeux dont le coût s'élevait à 10 000 francs et l'autre accompagné d'un récit expressif, au prix de 13 600 francs. Le Conseil Presbytéral opta pour le devis le moins cher en prenant toutefois la précaution de demander aux facteurs constructeurs de prévoir les boiseries nécessaires à l'installation ultérieure du récit.
L'orgue devait être livré au mois de mars 1854.

St Hippolyte du Fort - Temple
 La couleur de l'orgue actuelle n'est pas celle choisie par les facteurs constructeurs. Ce n'est qu'en 1898 que l'instrument fut repeint en imitation noyer. A l'origine, il était peint en blanc mat rehaussé d'or. On retrouve ces couleurs sur les orgues de Beaucaire (photo), du grand temple de Vauvert ou de l'église Saint-Eugène de Marseille, aussi ouvrages de Beaucourt.
L'adjonction des deux jouées latérales fut décidée en septembre 1854 afin de « cacher la personne qui fera marcher le soufflet », elles aussi dans le goût des facteurs, comme à l'orgue de l'église Saint-Charles de Nîmes.
Le "positif" n'est qu'une façade postiche derrière laquelle l'organiste est à l'abri du regard.
Beaucaire - N.D. des Pommiers

L'inauguration de la cloche et de l'orgue nouvellement acquis eut lieu le dimanche 29 octobre 1854, un peu plus d'un mois après l'installation de l'instrument.

En 1862, l'orgue, sans doute peu entretenu et fort utilisé, donna des signes de fatigue. Aussitôt, le Conseil Presbytéral prit contact avec Beaucourt par courrier mais il semble qu'il n'ait pas donné suite. En novembre 1864, l'instrument ne fonctionne plus normalement, "pour n'avoir jamais été soumis à aucune vérification ni subi de réparations".
On fait alors appel à Moitessier, de passage à Montpellier. Un contrat est passé au début de l'année 1865 où il est stipulé que, outre la réparation, il entretiendra et accordera l'orgue de Saint-Hippolyte. On ne sait combien de temps a duré cet entretien car, à la fin de l'année 1871, l'instrument ne fonctionne déjà plus et il est nécessaire d'y effectuer de nouveaux travaux.
Le Conseil Presbytéral prend alors contact avec le facteur Rousselot en 1872 qui réparera et accordera l'instrument jusqu'en avril 1897, date à laquelle - l'orgue nécessitant une fois encore une réparation - le Conseil Presbytéral fait à nouveau appel à la manufacture de Lyon. Il a désormais à faire avec Hugues Beaucourt (le fils d'Hippolyte César) qui entreprend un important relevage en 1897.

Le fils Beaucourt remplaça les tuyaux du jeu de fourniture par un jeu de gambe, suite logique pour l'époque, mettant l'instrument « au goût du jour ». C'est aussi cette année là que le buffet fut repeint en ton "faux noyer".
En mars 1910, Hugues Beaucourt fait savoir qu'il ne peut poursuivre l'entretien et l'accord de l'orgue. Le facteur Rousselot
revient en scène pendant deux ans.

De 1912 à 1928, on n'entend plus parler des aléas de l'instrument de Saint-Hippolyte.
En mars 1928, on se préoccupe de nettoyer et d'accorder l'instrument.





On peut prendre connaissance de tous les détails techniques de cet orgue sur le site de Sébastien Cosson : l' Hydraule, que nous avons largement pillé pour rédiger les lignes qui précèdent.