Programme‎ > ‎

Conférence

Conférence vendredi 28 septembre 2018 (19H00)

Napoléon et la "grande tactique"
par Patrick Bouhet
( historien militaire, spécialiste du Premier Empire et des origines de l’art opérationnel, collaborateur de Guerres & Histoire, adjoint au chef de la division "stratégie"​ à l'État-major de l'armée de l'air)

L'image de Napoléon Ier reste avant tout celle du chef de guerre. Celle de l'Empereur qui, entouré de son état-major et de sa Garde, gagne des batailles dont les noms scandent la géographie parisienne. Seulement, l'image parle peu de la réalité de la guerre qu'il conduit et surtout ne donne pas à voir et essayer de comprendre ce que sa pratique a de nouveau. A parti des legs de l'Ancien régime puis de la Révolution, Napoléon crée un nouvel outil militaire et une nouvelle manière de s'en servir. C'est un portrait de cet ensemble que tentera de dessiner cette conférence en se concentrant notamment sur les liens entre politique et outil militaire mais aussi sur les balbutiements de ce champ situé entre la stratégie et la tactique : la "grande tactique" qui évoluera vers l'opératique ou art opérationnel.






OPJH 2017: Dans le cadre du centenaire de la révolution russe, l’OPJH propose une conférence sur le sujet, animée par  Alexandre JEVAKHOFF auteur de “La guerre civile russe” (éd.Perrin).
Cette conférence aura lieu lors de l’OPJH, le vendredi 22 septembre de19H à 20H30. Elle sera suivie d'une séance de questions à l'auteur et de dédicaces.

Alexandre JEVAKHOFF
Historien et haut fonctionnaire, ancien élève de l’ENA, Alexandre Jevakhoff préside le Cercle de la marine impériale russe et est membre de l’Union de la noblesse russe. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Russes blancs et, dernièrement, Le Roman des Russes à Paris.

La guerre civile russe
Pour la première fois, une synthèse globale sur la Guerre Civile (1917-1922), qui ne se focalise pas sur la geste communiste mais interroge tous les acteurs de cette tragédie russe (Rouges, Blancs et Verts).

1917. La révolution de Février, puis le coup d'Etat bolchevique en octobre plongent l'ancien empire des tsars dans une tragique guerre civile. Les rouges, partisans de la révolution mondiale et d'une dictature du prolétariat aussi messianique que totalitaire ; les blancs combattant d'abord et avant tout pour la défense de la patrie russe ; les paysans, essentiellement préoccupés par la propriété de la terre ; les Alliés et les Allemands, pour lesquels la Russie n'est qu'un théâtre de rivalités et d'intérêts : autant d'acteurs, souvent divisés dans leur propre camp, d'un chaos indicible. Dans une Russie aux distances continentales et à la nature indomptable, le conflit, cinq ans durant, désintègre l'Etat et la société dans une violence inouïe qui totalise environ 10 millions de victimes.
Pour mieux cerner les implications profondes de cet événement dantesque, et le raconter, il fallait la connaissance intime de l'âme russe d'Alexandre Jevakhoff. Sous sa plume se lisent l'immensité et la diversité d'un champ de bataille où se déroule une guerre de mouvements, où s'impose un système terroriste, où s'affrontent des hommes que tout semble opposer. Alors que les dirigeants rouges – Lénine, Trotski, Dzerjinski, Staline – portent partout le fer et le feu de la révolution, les généraux blancs – Alekseiev, Kornilov, Denikine, Koltchak, Vranguel – découvrent les intransigeances d'une guerre civile à laquelle ils n'ont pas été préparés et qui les oblige, comme nombre d'intellectuels et d'hommes politiques, à accepter un bouleversement mental et moral.
Le résultat de ce travail de longue haleine, alimenté en particulier par des archives russes, est exceptionnel : il s'agit de la première étude complète et dépassionnée de ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle.
La guerre civile russe

Comments