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Il n’est pas difficile de se perdre dans le dédale des pistes. Le GPS a donc été d’une aide précieuse nous évitant et des détours et la tension qui va avec (application GPS essential- gratuite, sur tablette Androïd. La carte est à télécharger avant en WIFI).

Quel plaisir de conduire au milieu des canyons et défilés qui se succèdent. Autant sur route les Omanais sont toniques, autant sur piste ils restent très calmes. Gare à la poussière qui s’infiltre partout, notamment dans les appareils photos. Nous atteignons notre premier point de camping (camping sauvage), au milieu de rien, entouré de montagne, après quelques montées bien raides.

La nuit tombe aux environs de 18h30 et nous n’avons eu que le temps de choisir notre emplacement et de contempler le spectacle avant qu’elle ne s’installe. La lumière intense de la pleine lune nous accompagne. Du bois pour faire du feu, quelques grillades pour le palais, une recherche de la grande ourse, puis nous disparaissons sous nos tentes dans un silence impressionnant, propre au désert.

Nous sommes seuls au monde, ou presque.

Au réveil, des chèvres hippies nous épient sans faire de bruit. C’est notre première rencontre avec ces animaux très présents sur le territoire, jusque dans le centre des villes.

Journée piste dans les canyons et nous allons être servis. Go pour la route de Yasab.

Outre le paysage magnifique et les falaises quasi verticales, la voiture doit affronter une pente vraiment impressionnante.

Nous croisons sur le chemin la carcasse froide d’un ex 4x4 qui a visiblement pris feu. Pas étonnant lorsque l’on voit que sur certains tronçons, il faut se mettre en 2ème voir 1ère courte. Ceci dit, la voiture a un comportement exemplaire, et monte sans broncher ni chauffer la saignée de la piste gagnée sur le flan de la montagne. Pour sûr, il est préférable de bien rester sur le tracé (pas trop étroit), car la visite des bas-côtés peut se terminer plusieurs centaines de mètres plus bas.

Pourquoi, me direz-vous, mais diantre pourquoi faire un village aussi haut perché et ravitaillé par les corbeaux ? En bien parce que la vallée d’implantation, entourée de monts, offre une belle plateforme pour une oasis, qui est certainement assez agréable l’été, au moment où la chaleur des vallées est insoutenable. Si la montée sollicite fortement le moteur, la descente n’est pas non plus une sinécure. Frein moteur obligatoire si on veut garder des garnitures aux plaquettes de freins.

Nous enchaînons ensuite par le village de Wijmah, construit sur les pentes abruptes de la montagne.

Il est certes pittoresque et anti-touristique, mais assez petit et avec une oasis à ses pieds qui semble moyennement entretenue.

Nous avons un peu l’impression de déranger, comme des martiens qui débarqueraient à l’improviste sur la place du village (nous ne sommes juste pas sur la même longueur d’onde) et nous passons rapidement notre chemin en empruntant la piste vers le Wadi Bani Awf pour trouver notre deuxième camping.

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