ETUDES TELOUGOU

TELUGU STUDIES


Deena et Olivier Bossé

 

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Deena et Olivier Bossé sont heureux de vous accueillir sur le site des études télougoues en langue française. Notre but est de mieux faire connaitre la langue et la culture télougoue à tous les francophones qui s'intéressent à l'Inde et à la civilisation indienne.

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Présentation de la langue télougou

A- Origines et classification linguistique.

B- Histoire sociolinguistique du télougou

C- Typologie

  • Les domaines d’études littéraires et sociologiques du télougou
  • Les locuteurs du télougou
  • Bibliographie générale concernant la langue et la culture télougoue

 

A Origines et classification linguistique :

 

Le télougou appartient au groupe des langues dravidiennes. Il occupe par le nombre de ses locuteurs, la troisième  place au sein des 14 langues nationales de l'Union indienne. Il est aujourd'hui langue officielle de l'Etat d'Andhra Pradesh dont la capitale Hyderabad se situe à la rencontre des influences linguistiques indo-aryennes et dravidiennes en Inde. 1

1 l'Andhra Pradesh en Inde

 

2 Les différents districts de l'Andhra Pradesh

 

La patrie des Télougous,l'Andhra Pradesh, semble avoir été l’un des habitats des premiers hommes en Inde.

Les découvertes archéologiques préhistoriques sont nombreuses et selon l’hypothèse la plus communément avancée font ainsi le lien avec les tribus dravidiennes actuelles 2 : Chenchus 3, Yanadi 4, kôyas 5, Reddi des Bison Hills , Savaras, khonds, et les RâjGônds 6 qui sont considérés comme des populations autochtones d’Andhra Pradesh. D’ailleurs le télougou a des affinités avec le groupe de langues " dravidien-central " dans lequel on retrouve les langues tribales kui 7, gond , parji, kolami, Naiki, Bhilli.

On appelle andhramu, tenugu ou telugu la langue parlée par les habitants de l’Andhra Pradesh. Les oeuvres sanscrites anciennes parlent des habitants comme Andhra, Andhaka.

Les oeuvres classiques télougou utilisent les termes Tenumgu, Tenugu, telumgu, telugu et trilinga. Les oeuvres antiques tamoules font référence au télougou en utilisant les termes vaduga, vadagu (signifiant la langue parlée au nord du Tamilakam) Durant le XVIe et XVIIe s. les Portugais appellent les Andhra "Gentio" et leur langue "Gentoo".

A l’intérieur de l’Etat le terme andhra fait référence à la région des districts côtiers. Le Télengana fait référence à la région de l’ancien état du Nizam. Le Rayalaseema fait référence aux anciens " ceded districts " à savoir les districts actuels de Cuddapah, kurnool, Anantapur et Bellary.

Andhrulu et Andhramu sont dans une moindre mesure utilisés dans les livres pour faire référence respectivement aux gens et à la langue, teluguvaru, tenuguvaru, telugu et tenugu sont fréquemment utilisés en référence au peuple et à la langue respectivement.

Ainsi on trouve deux types de variantes en référence à un même peuple et à leur langue. De toutes manières, on peut assurer que le mot télougou doit tenir compte des contacts mutuels établis par les Andhra avec le fleuve Telivaha, la similarité de certains noms de tribus totémiques se terminant en inga avec " kalinga " et telingana (d’Andhra) et Talaingas de Birmanie. *

B. Histoire sociolinguistique du télougou

Historiquement la multiplication des langues et des parlers dravidiens est le résultat d’une longue désintégration historique d’une langue unique qualifiée de proto-dravidienne.

Il y a environ 5000 ans ce protodravidien se divise en 3 sous groupes : dravidien du sud, dravidien central, dravidien du nord. Entre 2000 1500 av. J.-C. le groupe dravidien du sud se divise en 2. :

L’une des deux branches connue sous le nom de " Sud dravidien I " aboutit aux langues modernes du Sud-Kannada, toda, kota, kodagu, irula, tamoul et malayalam.

L’autre branche connue sous le nom de " Sud dravidien II " aboutit au télougou, Gondi, konda (kubi), kui, kuvi, pengo et manda. Au Ve ou VIe s. av. J.-C. le télougou apparaît comme une langue indépendante de ses langues sœurs. Bien que le télougou soit plus près 

"culturellement"de ses voisins du sud, tamoul et kannada,

"génétiquement" il est plus près de ses voisins du Nord, gondi, kui, kuvi, pengo et manda.

Entre 1100 et 900 av. J.-C. le télougou se sépare du tronc commun. Au sein des 4 langues de culture écrite contemporaines, nous pouvons faire un rapprochement entre télougou et kannada (aujourd’hui langue officielle de L’Etat du Karnataka) non seulement par la similitude de leurs alphabets respectifs,mais surtout par le lien historique qui unit ces deux cultures.

La famille linguistique dravidienne, homogène et bien définie est de type " agglutinant " Mais la situation du télougou actuel malgré les efforts de standardisation, est celle d’un multilinguisme généralisé. Il n’y a pas de "langue pure " comme " de race pure ". Le télougou jusqu'à l’arrivée des envahisseurs musulmans à toujours su exprimer l’ordre d’une société hindoue depuis longtemps déjà formalisée et surtout hiérarchisée par un système socioreligieux panindien qui est le système des castes.

L’arrivée des musulmans fit partie de ces événements qui ont participé de manière déterminante à l’évolution de la langue. Les apports étrangers ont permis à la fois de créer des néologismes et des archaïsmes et c’est moins à travers la langue de l’élite intellectuelle, moins perméable au changement qu’à travers celle des villageois exposée quotidiennement durant près de 400 ans (1580-1948) à l’ourdou la langue des maîtres ; Le télougou dans la capitale de l’état d’Andhra Pradesh, Hyderabad est vivement concurrencé par l’ourdou, langue du groupe indo-européen originaire du nord de l’Inde et expression de l’Islam à travers l’Inde entière. (jusqu'à 38% de locuteurs dans la capitale). C’est en fait le seul territoire sur lequel la minorité ourdoue peut appuyer ses revendications.

C.Typologie

Comme le tamoul, le malayam, ou le kannada, le télougou est donc une langue dravidienne, parlée principalement en Andhra Pradesh et en Inde du Sud. Pour des raisons politiques, essentiellement les télougous ont migrés vers le Tamil nadu et le Karnataka à l’époque médiévale lors de la montée en puisssance de l’Empire de Vijayanagar.

A part quelques familles brahmanes télougoues qui ont migré au Rajasthan et au Gujarat au XVIe s. sur l’avis de vallabhâcârya un brahmane télougou, peu de télougous sont établis en Inde du Nord. Par contre de nombreux brahmanes télougous ont été attirés par la cour des Peshwas du Maharashtra au XVIIIe s.

Le télougou est riche de variations dialectales, suivant les régions géographiques, mais aussi de variations exprimant des clivages sociaux ;  la langue des gens instruits montre à travers son vocabulaire l’influence respective du sanscrit et de l’anglais. Mais caractériser le statut de la langue télougoue c’est aussi séparer le destin de l’écrit et de l’oral depuis ses origines.

Le télougou écrit jusqu'à hier est resté le domaine quasi-exclusif des lettrés (la plupart brahmanes). Leur champ d’expression était surtout la poésie, précieuse, esthétisante, dévotionnelle, formaliste, et leur lieu d’expression, le palais, la cour. Ils ont été de tous temps sous la protection du pouvoir (que ce dernier soit détenu par un kshatrya hindou, un sultan musulman, ou un représentant de la reine Victoria).

Aujourd’hui la littérature télougoue s’est extrêmement diversifiée. Elle peut "s’écrire comme l’on parle". On a assisté depuis l’Indépendance en même temps à une standardisation de la langue mais aussi à un élargissement des genres et des publics littéraires. Le télougou parlé rend compte des moindres variations de l’histoire, (mais celle-ci n’a intéressé les lettrés hindous que très tardivement). 

Le télougu est très riche de connotations sociologiques et, comme toute expression orale, plus instable, sujet à toutes les influences en particulier à celle de l’ourdou.

Le système phonologique:  

 

 

అచ్చులు voyelles

 

 brèves

 longues

diphtongues

అ a

 ఆ aa

 

ఇ i

ఈ ii

 

ఉ u

ఊ uu

 

ఎ e

ఏ ee

ఐ ai

ఒ o

ఓ oo

ఔ au (aw)

 

Le système phonologique du télougou comprend pour les voyelles, une importante corrélation entre voyelles longues et voyelles brèves comme c’est le cas pour une grande partie des langue indiennes. voyelles sans sons distinctifs (dans l’ordre traditionnel) :

les 4 premières voyelles sont introduites sur le modèle de l’alphabet sanskrit pour traduire quelques mots d’origine sanskrite :

brève         r i ou r u)

longue       rii ou ruu

 (rare)

brève   ఌ         lu

longue        luu

 

హల్లులు consonnes

 

Occlusives sourdes

Occlusives sonores

Nasales

 

Non aspirées

Aspirées

Non aspirées

aspirées

 

gutturales

క ka

ఖ kha

గ ga

ఘ gha

 ŋa ini

alvéo-palatales

చ ca

ఛ cha

జ ja

ఝ jha

 

ñ nya

palatales

చ ća

ఛ ćha

జ dza

ఝdzha

-

rétroflexes

ట Ta

ఠ Tha

డ Da

ఢ Dha

ణ Na

Dentales

త ta

థ tha

దda

ధdha

న na

labiale

 ప pa

ఫ pha

బ ba

భ bha

మ ma

Semi-voyelles

sonores

య ya

ర ra

ల la

వ va/wa

Sifflante sourde palatale

శ śa

Sifflante sourde rétroflexe

ష Sa

Sifflante sourde dentale

స sa

Aspiration sonore

ha

Rétroflexe jamais à l’initiale

ళ La

La (consonne) nasale rendue suivant sa position dans le mot par les sons.
 n, N, m
 
   ara sunna ou demi anusvaara
 
ం    sunna  ou anusvaara

sons distincts sans symboles 

Le son ε (laid, jouet, merci) est représenté selon les cas par : ee comme son séparé, dans la 1ère syllabe d’un mot, aa comme suffixe du temps du passé.

Il faut noter l’apparition du son " f " avec l’influence de l’anglais. Le télougou le rend par :  ph.

Le télougou est une langue à déclinaison en ce qui concerne l’ensemble des noms, des pronoms et des formes nominalisées. Le système verbal possède plusieurs modèles de verbe et de conjugaison. Le télougou partage ces traits avec les autres langues dravidiennes.

1. La Prononciation

Le télougou possède plusieurs dialectes régionaux, et de nombreux

" niveaux de langue ", à côté d’un dialecte littéraire très spécialisé (qui tombe en désuétude et perd du terrain face au standard de la conversation courante moderne).

Il existe 4 dialectes principaux parlés dans les 23 districts de l’État. Le dialecte côtier, qui est aussi le dialecte dominant, est parlé dans les 6 districts de la côte, c.-à-d. : East Godavari, West Godavari, Krishna, Guntur, Nellore et Prakasam.

On parle le dialecte du Télengana dans les districts qui auparavant faisaient partie du royaume du Nizam, c.-à-d. : Adilabad, Nizamabad, Warangal, Mahaboobnagar, Rangareddi, Hyderabad, Nalgonda et Khammam.

On parle le dialecte du Rayalaseema dans 4 districts, c.-à-d. : Kurnool, Anantapur, Cuddapah et Chitoor. On parle le dialecte Kalingandhar dans les districts de Srikakulam, Vijayanagaram et Visakhapatnam.

2. Le lexique.

 Les vocabulaires (ou lexiques) savants du télougou, et en général tout ce qui touche à la religion, aux sciences et à la littérature classiques témoignent d’emprunts massifs du télougou  au sanscrit en particulier en ce qui concerne la métalangue, qui très tôt représente la langue du pouvoir, à l’ourdou (à partir de 1580) surtout dans sa forme dialectale dite " télengana " correspondant de manière précise à cette région du sud-est de l’Inde occupée durant plus de 400 ans par les musulmans.

La distribution et la fréquence du vocabulaire technique agricole constitue une information lexicologique fondamentale. En dehors de la région du Télengana on retrouve à travers tout l’état d’Andhra Pradesh l’usage de l’ourdou et à travers lui du persan et de l’arabe, en particulier dans le domaine de l’administration, à l’anglais enfin (à partir de 1798).

La création lexicale ou néologie se fait par le biais d’emprunts à l’anglais pour subvenir aux besoins linguistiques modernes que le télougou se contente d’adapter à sa phonologie et en leur donnant une orthographe (avec la graphie télougou) comme cela se passe dans les autres langues du sous-continent indien, avec d’autres systèmes graphiques.

3. Le système graphique

L’écriture télougoue est unique, même si l’on peut lui trouver des affinités avec l’écriture d’une autre langue dravidienne, le kannada. Le Prof. Bh. Krishnamurti trouve son origine dans les inscriptions Ashokéennes en écriture brahmi du 3e s. av. J.-C.

L’édit retrouvé à Bhattiprolu dans le district de Guntur (A.P.) sert de référence. Le premier vers apparaît dans une inscription de 849-850 ap. J.-C.

la grande littérature télougoue débute au XIe s. (1030), car longtemps la langue des maîtres fut le sanskrit, ce qui n’enlève rien à l’ancienneté de la tradition orale télougoue.

L’écriture télougoue est fondé sur un système syllabique qui comprend 13 voyelles initiales (+ 13 voyelles secondaires) et 35 consonnes simples (+ 35 consonnes secondaires) ce qui est assez conséquent lorsque l’on sait, qu’à quelques exceptions près, une consonne télougou n’est jamais écrite seule mais toujours composée avec les formes secondaires des voyelles de telle manière que les deux lettres forment une syllabe.

Pour un lecteur occidental, le télougou a deux atouts : d’une part, il se lit de gauche à droite comme les langues occidentales, d’autre part, pour chaque composition de phonèmes existe un caractère distinct et chaque morphème se prononce comme il s’écrit. Le télougou n’a pas une écriture totalement linéaire. Il se lit à la fois horizontalement et verticalement.

Pour un lecteur occidental, le télougou présente deux difficultés : d’une part distinguer dans chaque syllabe la consonne et la voyelle, d’autre part lire les symboles secondaires des consonnes qui sont placés, en -dessous, au pied à droite, au pied à gauche des caractères initiaux.

4. Les genres littéraires

Les grands genres littéraires du télougou sont largement inspirés de la littérature sanskrite. Cela est frappant dans les genres poétiques qui sont essentiellement des traductions des épopées sanscrites et des puranas.

En l’absence de prose, la langue poétique se fossilisa graduellement à travers les siècles et perdit le soutien de l’idiome parlé usuel.

Jusqu’ à aujourd’hui le style classique " grânthika " possède ses défenseurs en ce qui concerne l’écrit. Le développement de l’enseignement au XIXe s. posa la question de savoir si le style classique ou moderne devait être utilisé pour l’enseignement du télougou dans les écoles.

L’influence des traditions linguistiques occidentales au début du XXe s. s’exerca sur deux grandes figures du mouvement moderniste G.V. Ramamurti Pantulu, un linguiste, et Gurazada Appa Rao, un poète et un critique.

La lutte des anciens et des modernes ne s’arrêta définitivement qu’en 1969, avec l’apparition du " modern telugu standard " ou " langue parlée soutenue " utilisée dans tous les manuels publiés par la telugu Akademi pour le ministère de l’éducation d’Andhra Pradesh.

Aujourd’hui l’ensemble des mass-media et de la création écrite est fondée sur la langue soutenue des districts côtiers " East et West Godavari ", " Krishna " et " Guntur ".

La majorité des écrivains de ces quarante dernières années est issue de cette région. C’est ainsi que le mouvement de standardisation de la langue a été long et diffus. l’homogénéité de la langue écrite actuelle est moins due au respect d’une norme préétablie qu’à la diffusion d’une littérature populaire originale par les media.

 

D. Les domaines d’études littéraires et sociologiques du télougou

 

Le télougou est l’héritier d’une riche tradition littéraire (du XIe s. à nos jours), où les genres poètiques dominent la littérature classique mais où sous l’influence de la littérature occidentale, le roman, la nouvelle et le théâtre caractérisent la période contemporaine.

Dans toute l’Inde du Sud, le télougou est langue du chant "carnatique" et joue donc un rôle fondamental dans la musique classique du sud de L’Inde.

 

La littérature orale populaire దేశి (deeSi) en pays télougou est riche mais encore méconnue car peu considérée par les érudits. Nous pouvons distinguer des mythes, des contes, des pratiques de magie et de sorcellerie, des connaissances philosophiques, des proverbes, des jeux, des fêtes, etc...

Le plus ancien texte en télougou qui nous soit parvenu date du Xe s. Fondé sur une légende puranique, ce texte fut écrit par un brahmane de cour, écrivain et grammairien d’expression télougoue ayant une une connaissance du sanskrit.

La littérature écrite మార్గ (maarga) à l’âge classique dans une première période (1030-1400) s’exprime avant tout à travers le Mahâbhârata et le Ramayana. Ces 2 épopées représentent pour l’ensemble des hindous une référence incontournable et son interprétation, ainsi que son apprentissage, une grande part de leur culture. C’est justement la popularité de ces deux épopées qui en fait toute leur force.

La première référence qui nous soit parvenue est le Mahaabhaarata de Nannaya, datée du XIe s. Bien que la traduction du Mahaabhaarata télougou se veut être une version télougoue de l’original, Nannaya apparaissait plus comme un poète que comme un traducteur. La noblesse est la caractéristique du style. Les rythmes incantatoires des " Vedas" (connaissance divine) passent dans ses vers. Mais son oeuvre est restée longtemps inachevée...

Il faut en chercher la cause dans le fait que raajeendracooLa, le fils de raajaraajanareendra devint l’empereur des dynasties cooLa-caaLukya réunies par l’histoire, sous le nom de Kulottunga I, et fit de Tanjore au pays tamoul, sa capitale. La région fut alors occupée par les caaLukya occidentaux, qui étaient kannadiga, et de ce fait, peu sensibles au télougou.

En ce qui concerne les oeuvres médiévales, seules celles traduites ou directement adaptées du sanskrit, furent reconnues comme littéraires.

Dans une deuxième temps (1400-1600), la maturité de la littérature se manifeste dans les "ప్రబంధాలు  " (prabandhaalu), long réçits en vers et en prose, souvent à la manière d’un drame et centré sur un héros royal ou divin, riches en descriptions et épisodes narratifs accordant le mètre et le style à tous les modes du sentiments et à toutes les formes de la verve.

E. Les locuteurs du télougou

Dans l'Union indienne La langue télougoue est la langue officielle de l’Etat d’Andhra pradesh, elle cimente les différentes ethnies de ce peuple de 75 millions de locuteurs.

Le télougou a le statut de "langue constitutionnelle " de l’Inde. Par le nombre de ses locuteurs (8 % de la population), elle est la 2e langue de l’Inde et elle est la 1ère langue de la famille linguistique dravidienne qui représente 25% de la population indienne.

A ce titre elle possède des institutions nationales et régionales qui promeuvent son enseignement et sa littérature. Presse, radio et télévision régionale s’expriment en télougou. Mais l’usage du télougou ne se limite pas à l’Andhra Pradesh. Il est aussi implanté dans le reste de l’Inde, notamment au Tamil Nadu, au Karnataka, au Maharashtra, en Orissa et au Chhattisgarh.

Hors de l'Inde Le télougou est cultivé par une diaspora structurée à travers le monde en particulier en Malaisie, en Birmanie, en Afrique du Sud, à l’Ile Maurice, aux Iles Fidji, en Amérique du Nord (USA et Canada), en Grande-Bretagne et maintenant sur " Internet ". Il est aussi langue maternelle des français de l’ancien comptoir de Yanaon rattaché administrativement à Pondichéry (Inde)

Bibliographie générale concernant la langue et la culture télougoue:

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census of India

Linguistique :

Bh. Krishnamurti and J.P.L. Gwynn

A grammar of modern telugu Oxford universityPress, 1985

Littérature :

Dr. SalvaKrishnamurthy

A history of telugu literature Institute of asianstudies, Madras, 1994

C.P. Brown

verses of Vemana (in the telugu original withenglishrendering) Andhra Pradesh Sahitya Akademi, Hyderabad

Archéologie :

Dr. V.V. Krishna Sastry

Archeology of Andhra pradesh Victoria Jubilee museum, Vijayawada centenary 1887-1987 Director of Archeology and Museums Govt. of A.P. Hyderabad 1987

Ethnologie :

Nagabhusana Sarma

Folk performing arts of Andhra Pradesh Telugu university, Hyderabad 1995

Dr. VaralakshmiJanapathy

Finesse and Fantasy of Telugu Women Lasyapriya publications, Hyderabad

Histoire :

K .Jayasree

Agrarian economy in Andhra under vijayanagar, Navrang, New Delhi, 1991.

KR. Subramanian

Buddhist remains in Ândhra and the history of Ândhra between 225& 610 A.D. Asian Educational Services, 1989

B.Hemalatha

Life in Medieval Northern Andhra (based on the inscriptions from the temples of Mukhalingam, Srikurmam and Simhachalam) Navrang, New Delhi, 1991

P.R. Rao

Ancient and medieval history of Andhra Pradesh Sterling publishers, New Delhi, 1994 

 

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