Lever 4h30, il neige toujours et charger la voiture est déjà une aventure. La neige monte facilement bien au-dessus des genoux. Il faut dégager la voiture de son enclave et espérer arriver à temps à l’aéroport.
Ce n'était pas la peine, de se mettre la pression, de toute façon l’avion est annoncé avec une heure de retard. Le temps de rendre la voiture (enfin les clés dans la boîte aux lettres), d’enregistrer les bagages, et nous attendons notre avion.
Après une heure d’attente on nous annonce une heure supplémentaire de dégivrage de l’avion, des ailes au plafond. Nous suivons toutes les étapes consciencieusement et très intéressés.
Après donc deux heures, nous voilà dans l’avion, tout propre, et en route pour la piste de décollage.
On roule, on roule, on se présente face à cette grande ligne droite toute blanche et … retour à notre point de départ. Problème technique nous annonce le commandant, il attend les ordres de Oslo. Nous attendons donc aussi. Et puis, nous devrons finalement attendre les réparations au sol.
Ce qui nous fait passer le temps, c’est le petit billet qu’on nous donne pour s’offrir quelques friandises, ce que nous ne manquons pas de faire, surtout qu’il commence à faire faim. Et puis l’annonce tombe, entre deux bouchées de muffins : le vol est annulé, et seuls 50 passagers seront choisis pour prendre le vol suivant. Priorité à ceux qui ont une correspondance, ce n’est pas notre cas, notre avenir est sombre.
Nous discutons pendant l’attente avec d’autres passagers, dont un guide de ski de rando qui vient tous les ans plusieurs semaines depuis des années. De toute la saison il n’a pas vu une semaine pareille, même depuis le temps qu’il vient en Norvège, la poisse ! Il rajoute que la semaine d’avant c’était extra et plein d’aurores, d’autres passagers le confirment. Contents de le savoir ! Puis nous entendons notre nom ! C’est à la fois très fiers et très gênés que nous passons devant les passagers qui attendent eux d’entendre leur nom. Et nous décollons, enfin, avec 4 heures et demies de retard, mais nous décollons !
arrivée tardive à Oslo
Nous confions cette fois-ci nos bagages à la consigne (bien sûr payante) de l’aéroport, et ne gardons que le strict minimum pour l’auberge de jeunesse.
En préparant le voyage, Oslo, ne m’attirait pas plus que ça. A part les musées nombreux, cette ville ne me mettait pas l’eau à la bouche, et après y avoir goûté je n’ai pas changé d’avis. Cependant, nous trouverons quand même à nous occuper, en commençant par l’opéra très design .
On nous invite à la présentation d’ une danse contemporaine, libre d’accès et gratuite . Oui pourquoi pas, c’est une aubaine. C’est TRES contemporain ! Deux femmes, certainement les chorégraphes parlent, en norvégien bien entendu, pour semble-t-il présenter leur travail. Puis, place au ballet. Certes, mais sur un écran. Celui-ci s’éteint, place aux danseurs ! Non, aux deux femmes qui reprennent le micro. Bon tout ça pour vous dire que nous n’avons pas tenu !
Direction auberge de jeunesse, on s’y installe et puis nous décidons d’aller au parc de Vigeland, à l’autre bout de la ville en passant par la rue la plus animée de Oslo. Economies obligent nous iront à pieds !
La rando était de belle taille malgré tout, et c’est sur les rotules que nous arrivons au parc. Les statues sont très célèbres et représentées sur beaucoup d’affiches. On adhère ou pas, nous peut-être « pas trop », mais la balade était quand même sympa.
Nous décidons, de terminer à Oslo par un restau dans le coin, réputé et bon, et pas trop cher (enfin dans une échelle correspondant à Oslo !). Nous mettrons un peu de temps à le trouver, mais le jeu en valait la chandelle , la dernière soirée à Oslo fut belle, et nous rentrons jusqu’à notre hôtel en oubliant le bus décidément trop cher…. Belle journée de marche !
Nous reprenons le flytoget pour l’aéroport. Un écran dans le train affiche la météo : plein soleil à TromsØ, quelle manque de chance !
Le vol, cette fois-ci se déroule comme prévu, la vue est belle et nous survolons les Alpes avant d’atterrir en temps et en heure.
Si l’on doit faire une conclusion ce sera celle-ci : c’était une semaine difficile, mais malgré tout sympa. La chance n’était pas de notre côté cette fois-ci et nous aimerions bien, je crois retourner là-bas, pour découvrir la région sous d’autres hospices et je l’espère voir enfin les aurores boréales que nous n’avons vues que sur tous les prospectus publicitaires!
Nous garderons en plus beau souvenir la journée avec les chiens.
A refaire, nous ne repasserions plus par Oslo !