Ronde du Grand Namur 2004


Forts de notre expérience en rallyes depuis les années 70 (du côté paternel) et du succès de notre précédente organisation, Rallye du Sundgau l'année d'avant en 2003, nous décidons de mettre sur pied, dès septembre 2004, une épreuve faisant partie du Challenge FBVA de régularité pour voitures anciennes : La Ronde du Grand Namur.
Succès malgré un taux de participation aux alentours de la vingtaine de voitures, le Ronde du Grand Namur est restée dans les esprits comme une épreuve difficile.
Ci-après quelques photos et compte-rendus de l'épreuve.


La Ronde du Grand Namur : du grand sport ! 

lundi 20 septembre 2004, 
par Daniel PIGEOLET 

dans le baquet de droite...


Pour la 
Ronde du Grand Namur le 4 septembre, je change de baquet pour retrouver celui de... la Fiat 128 de J-P Epis, à qui j’ai promis de longue date de faire équipe, Michael Demortier organisant le rallye avec son père Thierry.

Eric Mossoux se retrouvant à pied, a décidé de faire appel à Tommy Swartele, qui revient aux affaires depuis longtemps.

La famille Demortier nous avait promis du sport, nous en avons eu. Même à 44,99 km/h de moyenne, il ne fallait sûrement pas "gratter dans son nez". La preuve.....en image. Oh pardon... en lettres.

La 1ère boucle nous emmènera vers le nord et la région de Gembloux. Jean-Phil est plus nerveux que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire, au départ du "Trafic" de Belgrade, directement en RT. 42 km/h et un petit quartier avec moultes rues en cul de sac et îlots, ainsi qu’un petit chemin d’entrée de ferme font déjà des dégâts. Nous sommes très bien : 3 points de pénalité à l’RT et 0 ponts au CH d’arrivée. Les tronçons de CH à CH sont courts et bien rythmés et l’amusement est total. Dommage, les agglomérations fort fréquentées, mais il fait sortir du grand Namur.

Après une 30aine de km, J-P s’écrie : "ça sent le brûlé". Le témoin d’huile s’allume au rouge et nous constatons que la voiture à vomi son huile sur la route. Capot ouvert, le problème est évident : la même durite que lors d’A-M-A (voir reportage précédent) s’est dessertie. C’est l’arrêt. Très sportivement, les autres participants s’enquièreront de nos problèmes. Nous prévenons de notre panne et rentrons à Namur dans la voiture de Thierry Demortier ? Inutile de dire que nous avons la mine des très mauvais jours. Bof, c’est la course. Nous nous rattraperons sur le buffet de midi. Autres malchanceux, Robert Gielen et Philippe Mathy qui ont cassé la butée d’embrayage de leur Porsche 911.

Tout en mangeant avec Jean-Pol Hontoir (mon ancien et futur pilote), celui-ci nous exhorte à aller rechercher la voiture à Onoz-Spy, à réparer et à repartir pour les 3è et 4è tronçons. Il n’est pas trop tard. Un tour au magasin "Trafic" pour acheter un collier de serrage à 2 sous et de l’huile.

Arrivés à la Fiat, J-P court-circuite le radiateur d’huile et ponte directement sur le moteur. Remise d’huile et coup de démarreur dans l’angoisse et ...cela redémarre. Le moteur n’a pas souffert, il tourne comme une horloge.

Pour le plaisir pur, nous ferons donc les 3è et 4è tronçons vers Gesves, Loyers, Saint-Gérard, Mettet et Malonne, de quoi nous donner encore plus de regrets, puisque nous y réaliserons et de loin, le meilleur résultat. Sans ce collier de serrage (mon oeil !), je pense que ce rallye était pour nous.

Je ne terminerai pas sans féliciter les vainqueurs Mossoux-Swartele (c’est un comble que de quitter le baquet de la voiture victorieuse), ainsi que les organisateurs qui ont su nous concocter un rallye très rythmé.

A bientôt au Routes ardennaises le 18/09 à Basse-Bodeux, avec... Eric Mossoux sur la BM.

Sportivement vôtre Daniel Pigeolet


Extrait du site www.belgiumclassicrally.be, texte de Fabian Daxhelet

Ronde du Grand Namur 2004

Le samedi 4 septembre dernier était un jour difficile pour le petit monde de la régularité. Les habitués avaient en effet à choisir entre la 3e édition de l’épreuve de Dany Delettre à Spa (cfr. compte-rendu) ou bien celle qui vous est contée ici, la première organisée par le tout jeune club de la famille Demortier (NORT pour Namur Oldtimer Racing Team).

Le rendez-vous était donné à la station-service « Le trafic » de Belgrade, sur les hauteurs de Namur pour les différents contrôles et le petit dej’. Les concurrents n’étaient donc pas en nombre, mais les fidèles des épreuves badgés FIVA étaient pour la plupart présents. La lutte s’annonçait donc rude avec une pléiade de favoris, jugez-en plutôt : Gielen-Mathy, Dombret-Fraikin, Epis-Pigeolet, Gengoux-Gathy, Melin-Ninane, la première en Belgique du couple Reuter-Borremans, le retour d’Evrard-Noelanders et de Tommy Swartelée au côté d’Éric Mossoux. Au rayon des outsiders plaçons Aerts-Thirionnet sur une trop rare Alpine A110 en Belgique, la famille Albert et le sympathique équipage français sur la non moins magnifique Triumph TR3, Dubrulle-Dubrulle qui sont actuellement en tête du championnat ADERH. Pour reprendre les paroles de notre ami Thierry lors du briefing au soleil : « la quantité n’y est pas, mais la qualité est certaine. »

Au programme, 4 boucles autour de Namur, tantôt en Hesbaye, tantôt en Condroz, mais jamais très loin du centre névralgique. Un passage à la citadelle a été vaguement annoncé lors du briefing, tous étaient déjà enthousiastes à l’idée d’aborder ce retour aux sources. Certains se souviennent alors de la grande époque du Tour de Belgique, et de cette montée incontournable du Rallye de Wallonie.

9h45, Robert Gielen et Philippe Mathy partent les premiers pour un petit tour en Hesbaye Namuroise. Malheureusement leur sort en sera vite jeté, une butée d’embrayage cassée les arrêtera. Il faut avouer que ça démarrait fort. Le départ était directement donné en test de régularité suivi d’une succession d’étapes de moins de 15 minutes. Pas trop de problèmes pour les habitués de nos petites routes, mais déjà une belle distribution de minutes à l’arrière du peloton. En particulier pour Robert Aerts qui déplore l’état des routes empruntées par sa Berlinette. Par contre, Daniel Reuter et Eddy Borremans, qui sont présents pour se tester avant la Sardaigne, rendent une feuille vierge de tout point (passage à 0 lors du RT1). Bonne surprise aussi de la part des époux Dubrulle qui situent leur TR3 au septième rang. La moins bonne est celle d’Eric Gengoux et Didier Gathy qui hypothèquent leur résultat à cause d’un radiateur faillé. Grande déception aussi pour Jean-Philippe Épis et Daniel Pigeolet qui ne terminent pas la boucle à cause d’une durite baladeuse. Ils repartiront tout de même pour le sport pour les deux dernières boucles.

C’est une habitude maintenant chez les Demortier, la petite pause dégustation à l’heure de l’apéro. C’est dans le porche de la ferme abbaye d’Argenton (Lonzée) que les concurrents échangent entre deux bouchées leur premières impressions. Thierry n’avait pas hésité à varier les plaisirs pour les coéquipiers. La seconde section redémarre d’ailleurs avec une série de fléché directionnels mélangés. Aux participants de choisir dans l’ensemble des cases proposées celle qui correspond à ce qu’ils ont en face d’eux à chaque changement de direction, en sachant qu’un schéma ne sert qu’une seule fois. Cet exercice fut dans l’ensemble bien réalisé, une seule situation trompa quelques équipages, mais le terrain de jeu permettait de refaire sans trop de difficulté le retard engrangé. La fin de cette seconde boucle ramènera gentiment tout ce petit monde au point de départ après un passage sympathique sur la terre au milieu des pommiers de Suargeon. Le top 5 à ce moment est établi comme suit : Dombret-Fraikin qui reprennent la tête sur Reuter-Borremans pour 50 points, suivent Evrard-Noelanders, Toubeau-Daxhelet et Melin-Ninane, en 40 points.

Après s’être servi à un buffet trop bien achalandé, les troupes repartent pour deux sections qui vont s’étendre plus au sud de Namur. Bois-de-Villers, Courrières, Wierde, Haltine, Andoye, tous ces villages ont une signification particulière pour ceux qui connaissent bien les hauts lieux du Rallye de Wallonie, comme le pif paf qui contourne la ferme Château et l’église de Loyers. Malheureusement toutes ces routes sont aujourd’hui systématiquement bordées d’habitations qui rendent difficiles la conception d’un road-book sécurisant. Pour pallier le problème des villages critiques Thierry avait parsemé son tracé d’indication reprise sur les panneaux de signalisation des rues. Il était alors indispensable d’être très attentif à chaque croisement et donc de diminuer sa vitesse considérablement. C’était bien trouvé, mais le nombre de notes de ce style en a agacé plus d’un !

La suite nous emmenait, en liaison, au pied de la citadelle de Namur en traversant l’entité de Jambe. De quoi parader un peu et se changer les idées avant une montée de ce mythe prévue en RT. Cela s’annonçait moins relaxant, vu le moment choisi. En effet, en ce milieu d’après-midi ensoleillée, il y avait forte affluence pour admirer le point de vue sur la capitale wallonne, en plus du rassemblement de VTTistes à la recherche de dénivelés abruptes ! Heureusement la suite de l’étape permettait de revenir sur le retard obligatoirement engendré sur le début. La fin de cette section sera pimentée de numéros de cases mélangés qui ne trompera que quelques équipiers.

Le bilan est toujours aussi bon pour François Dombret et Jean-Luc Fraikin qui s’isolent en tête avec seulement 19,77 point au total. Ils sont les seules à ne prendre aucune minute aux contrôles horaires. Derrière ça bouge pas mal, voyer plutôt : Evrard-Noelanders et Melin-Ninane progressent profitant de la déroute de Reuter-Booremens et Toubeau-Daxhelet. Notons aussi la fulgurante remontée d’Éric Mossoux et Tommy Swartelée, 5è après une matinée pour se remettre dans le bain.

Le départ de la dernière boucle sera donné sur le coup 17h30 pour encore 80 Kms entre Belgrade et Mettet en passant par Floreffe, Fosse-la-Ville et ensuite Bois de Villers et Flawinne sur le retour. Les deux premier tiers étant assez plaisant avec une série de cartes, certes en noir et blanc, mais très clair. Il était d’ailleurs un peu dommage qu’elle ne recelait pas plus de contrôle de passage, certains détails bien tracés auraient pu faire encore plus la différence entre les équipages. Ce sont les trente derniers kilomètres qui plairont moins aux concurrents. Il leur était demandé de traverser Flawinne en fléché droit. La nuit tombante et la fatigue se faisant connaître après plus de 300 Kms, la plupart allaient louper une vacherie (ce sont ses termes) de Thierry. C’est alors que commença le « ballet » sur la place du village, heureusement pour le plus grand plaisir des riverains. Aucun ne terminera l’étape dans les temps.

Elle est d’ailleurs la cause de la chute des leaders jusque là avec pas moins de 940 points encaissés sur cette dernière partie. Au contraire Eric Mossoux et Tommy Swartelée en profiteront pour jaillir aux avant poste au nez et à la barbe de tous les favoris. Suivent Melin-Ninane, toujours bien placés tout au long de la journée tout comme Evrard-Noelanders troisième. Viennent alors Dombret-Fraikin qui n’auront pas profité de leur parcours sans faute jusqu’au dernier exercice. Pas plus inspirés, Reuter-Borremens terminent juste après, 5ème. On retrouve alors Daniel et Yannick Albert toujours aussi réguliers et qui engrangent de précieux points pour le trophée. Ensuite se déroulent les aficionados de la région hutoise, dans l’ordre, Toubeau-Daxhelet, Davin-Hélas, Fassin-Munten. Juste après arrivent Ody Voets et Patrick Maes hauteurs de quelques belles passes d’armes.

En conclusion nous dirons que Thierry et Michaël Demortier n’ont rien perdu de leur savoir faire (road-book, accueil, repas) et qu’ils ont eu le courage d’exploiter leur région, ce qui n’est pas toujours évident. On notera peut-être les trente dernier kilomètres qui étaient de trop (ce qui nous appuie dans l’idée de limiter les épreuves de ce type à +/- 300 kms). La période de la journée choisie pour gravir la Citadelle n’était pas non plus très judicieuse, mais l’idée était par contre géniale, gageons qu’elle soit reprise dans d’autres conditions. Cela rend une connotation historique à nos épreuves qui par moments oublient qu’une grande partie de leur public recherche ce genre d’initiative.

Texte F. Daxhelet

CLASSEMENT DE LA RONDE DU GRAND NAMUR 2004

  EQUIPAGE VEHICULE Sec. 1 Sec. 2 Sec. 3 Sec. 4
TOTAL
1 MOSSOUX ERIC - SWARTELE TOMMY BMW 2002 1973 180,07 24,80 73,70 438,08
716,65
2 MELIN FABIAN - NINANE CLAUDE VOLVO 142 S 1970 16,00 89,24 82,70 560,21
748,15
3 EVRARD JACQUES - NOLENDERS YVES VOLVO 122 1967 70,35 1,24 99,70 652,67
823,96
4 DOMBRET FRANCOIS - FRAIKIN JEAN-LUC OPEL COMMODORE GSE 1973 8,52 9,24 2,01 940,98
960,75
5 REUTER DANIEL - BORREMANS EDDY MG B 1966 0,00 69,24 170,70 1 898,13
2 138,07
6 ALBERT DANIEL - ALBERT MG B 1969 89,70 208,24 211,70 1 710,06
2 219,70
7 TOUBEAU PATRICK - DAXHELET FABIAN MG B GT 1969 75,90 26,89 207,75 1 945,81
2 256,35
8 DAVIN JEAN-PIERRE - HELAS GERARD OPEL MANTA 1974 178,83 85,57 255,27 1 882,53
2 402,20
9 FASSIN POL - MUNTEN BENOIT BMW 1600 1971 495,82 64,77 499,70 1 809,15
2 869,44
10 VOETS ODY - MAES PATRICK ALFA GTV 1976 160,87 25,24 336,70 3 316,00
3 838,81
11 HYAT BENOIT - FRYS THIBAULT VW COX 1976 619,40 327,28 106,82 3 088,00
4 141,50
12 GENGOU ERIC - GATHY DIDIER VOLVO 142 1968 644,87 1 800,00 185,47 1 652,05
4 282,39
13 CORTHALS CLAUDE - PAQUAY ALEX FIAT 850 Sport 1970 345,33 213,24 493,09 3 387,54
4 439,20
14 DUBRULLE PHILIPPE - DUBRULLE FRED. TRIUMPH TR3 A 1960 143,00 1 077,24 960,70 2 533,75
4 714,69
15 EPIS JEAN-PHILIPPE - PIGEOLET DANIEL FIAT 128 1974 7 266,00 9 900,00 148,70 328,16
17 642,86
16 AERTS ROBERT - THIRIONET YVES RENAULT ALPINE 1974 603,10 317,44 296,70 22 500,00
abandon
17 FRAITURE ROBERT - BASEIL GASTON FORD ESCORT 1974 1 358,27 8 800,00 10 530,00 22 500,00
abandon
18 GIELEN ROBERT - MATHY PHILIPPE PORSCHE 911s 1967 13 500,00 9 900,00 22 500,00 22 500,00
abandon
 





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