Compte rendu d’activité des porte-parole élus à la 8ème CNU : 6 avril-23 avril

publié le 24 avr. 2009 02:09 par ej s
La première équipe de porte-parole avait pour mandat de discuter de l'après 19 mars ; le mandat que nous avions à remplir incluait la préparation de la journée de manifestation du 28 avril, et d’une nouvelle journée dans les deux semaines suivant le 1er mai. Nous devions également tenter de faire converger les mobilisations de la maternelle à l’université.

Les porte-parole ont proposé des rencontres aux organisations syndicales de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’éducation en général, ainsi qu’aux confédérations.

L’équipe précédente a été reçue le 1er avril par Sud-Éducation, Sud-Recherche, Sud-Étudiant et la confédération Solidaires. Quelques jours après le 19 mars, les représentants syndicaux ont exprimé la volonté de renforcer et d’étendre la mobilisation, dans notre secteur et au-delà, sans attendre le 1er mai.

Le 7 avril, l’équipe actuelle a poursuivi ce travail en rencontrant la FERC-Sup, la FERC « Éduc’action » et la fédération FERC (CGT), ce qui a permis de mettre en évidence un large accord sur le plan des revendications. Nous avons ensuite proposé de préparer une mobilisation unitaire, à une date précise, de la Maternelle à l’Université après le 1er mai ; nos interlocuteurs ont exprimé leur réticence à fixer une date, face aux risques de ne pas réussir cette mobilisation dans la situation que connaît aujourd’hui le monde de l’éducation. Même si nous partageons l’analyse du caractère historique des attaques qui touchent aujourd’hui l’éducation et le service public, ainsi que l’ampleur des mobilisations qui nous ont rassemblés bien au-delà de l’Université et de la Recherche le 29 janvier et le 19 mars, la FERC n’a pas souhaité prendre avec nous une telle initiative.

Le 8 avril, nous avons rencontré le SNESup, le SNASUB et la fédération FSU. Une partie de la discussion a porté sur le rythme des manifestations de notre mouvement. Les syndicats n’ont pas semblé convaincus par l’idée de manifester le 28 avril, quelques jours avant le 1er mai, et s’orientaient plutôt vers des formes d’action similaires à la Ronde des Obstinés. Sur l’éducation en général, la position exprimée a été sensiblement la même que celle de la CGT. La FSU a expliqué qu’il n’y avait pas suffisamment de remontées de la « base militante » pour appeler à des grèves et manifestations rapprochées. Nous avons évoqué la situation d’autres services publics, et en particulier de la Santé, aujourd’hui mobilisée, afin d’explorer d’autres possibilités de convergence. La FSU a estimé à la fois ne pas être en mesure d’avancer seule sur cette position, et ne pas constater de retour favorable du côté de la santé.

Le 21 avril, nous avons rencontré des représentants de la FNEC (FO). Ils ont insisté sur la question de la clarté des revendications, en particulier sur le retrait de la masterisation de la formation et du recrutement des enseignants, alors que se sont réunis ce même jour les groupes de travail mis en place par Xavier Darcos en vue de l’application de la réforme. Ils ont déploré l’ambiguïté de l’attitude de certaines fédérations vis-à-vis de ce processus. Dans cet esprit, ils nous ont expliqué ne pas souhaiter signer un appel intersyndical à une manifestation le 28 avril si les revendications n’y étaient pas suffisamment claires à leurs yeux. Nous avons, de notre côté, réaffirmé la clarté des revendications de la CNU et la nécessité de réussir, sur ces bases, une journée de manifestation le 28. S’il s’avérait qu’ils ne signent pas l’appel intersyndical (faute d’y trouver des revendications suffisamment claires), FO appellerait tout de même indépendamment à la manifestation du 28.

Nos prises de contact par courriel avec l’UNSA et la CFDT n’ont pas reçu de réponse.
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