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La Jalioromaine

publié le 23 sept. 2015 à 07:51 par Arnaud B.   [ mis à jour : 23 sept. 2015 à 08:04 ]

A une semaine d'un objectif, il n'est pas conseillé de disputer une compétition. Mais c'est plus fort que moi : quand la forme est là, je veux en profiter - carpe diem.
Les manifestations, sportives ou pas, ne manquent pas à cette période ; m'étant déjà rendu plusieurs fois en Haute-Azergues et dans le Jarez, mon choix se porte sur la Jalioromaine, aux portes du Nord-Isère. Une course nature facile à proximité, une petite organisation, mêlant randos pédestres et VTT... au moment de partir, parmi la quarantaine d'inscrits, derrière l'échafaudage faisant office de banderole, j'ai d'abord l'impression d'avoir "tapé un peu bas".

Temps idéal... pour courir: couvert et bien frais. Nul besoin de réserve d'eau pour 1h30 d'effort dans ces conditions. Nous avons environ 5km plats pour rejoindre la petite colline (200m D+) qui constitue l'intérêt du parcours. 5km avalés à 3'45''/km. Sans me retourner une seule fois, je sens que l'on se détache assez vite à 4-5 coureurs, mais nous sommes surtout 3 à mener le train, tour à tour : Pierre Bastide, que je ne connais pas encore, moi-même et surtout Franck Bussière, un ancien vainqueur de la TDS dont la dernière sortie commune (Jogg'îles 2014) a tourné à la correction !

Me sentant vraiment à l'aise à cette allure, je prends sans hésiter les devants à l'entame de la montée de Leyrieu - toujours grisant que d'être un peu en tête, quelle que soit la dimension de l'épreuve. Légèrement essoufflé, je laisse Pierre me doubler peu avant le sommet.
Quelques groupes de randonneurs nous encouragent, a progression à travers ce massif forestier est bien plaisante... le podium semble déjà assuré : tout serait allé pour le mieux sans un gros cafouillage sur le balisage, vers le km8. Il nous est alors indiqué d'aller à droite ET à gauche, avec des indications kilométriques fantaisistes (10 et 15 km, les parcours randos en fait), et hélas personne pour nous orienter.
Avec Franck et Pierre, nous partons 300m dans une direction, avant de rebrousser chemin et de retrouver d'autres coureurs, aussi égarés que nous. 300m dans l'autre direction, avant d'hésiter à nouveau à un carrefour. Le peloton des naufragés grossit encore. L'un d'entre nous ayant eu la bonne idée (un pressentiment, peut-être ?) d'emporter un plan du parcours, nous arrivons finalement, un peu plus loin et après un troisième "stop-orientation", à reprendre avec certitude le tracé.
Sur le moment, évidemment, les sentiments d'agacement et de dépit prédominent. Mais avec le recul, le balisage n'aura pêché qu'à ce seul endroit, et peut-être à cause d'un acte malveillant, comme cela arrive hélas régulièrement ? Une paire de signaleurs supplémentaires sur ces points critiques auraient suffi.

La course reprend ses droits, nous nous détachons à nouveau tous les trois sur le chemin du retour. Mention spéciale à la dernière difficulté, la sente à flanc de falaise partant de Vernas pour rejoindre le crêt. Pierre nous y distance mais, pour une fois, la longue redescente sur Leyrieu m'est favorable : je passe en tête à 5km de l'arrivée et, dans la tête de mon adversaire, je suis parti pour l'emporter.
Chez moi le son est différent, et après m'être enflammé à grandes enjambées, je dois baisser le rythme à la sortie de Leyrieu. Pierre et Franck me rattrapent et c'est de nouveau à trois que nous abordons l'ultime ligne droite. Pierre lance le sprint ; il serait exagéré de dire que des hordes de spectateurs en délire m’exhorte à surpasser… pas plus que la banderole-échafaudage, d’ailleurs. Aussi n’insistai-je guère pour le rattraper. Franck étant encore moins transcendé que moi, je termine second.

Pour résumer, une petite organisation sans prétention, qui aura du mal à se démarquer et booster son affluence à cette période de l’année. Mais avec un droit d'inscription à 7€ (sur place), l’argent ne semble pas la priorité du comité d’organisation Jalioromain. Une petite coupe, à manger et à boire pour ce tarif... pas de quoi se plaindre !