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Papy fait de la résistance

publié le 17 févr. 2017 à 06:06 par Arnaud B.   [ mis à jour : 17 févr. 2017 à 06:09 ]

La saison 2017 est partie sur les chapeaux de roues avec, en seulement un mois, quatre épreuves disputées, dont une manche du TTN long à Gruissan ; autant de « papy »-podiums dans ma nouvelle catégorie d’âge (Masters 1, comme la FFA désigne désormais les quadragénaires) ; et surtout une sélection pour le prochain Ultra-Trail du Mont Blanc – assurément la plus grande satisfaction sportive en ce début d’année.


L’UTMB sera évidemment l’objectif majeur, qui décidera peut-être à lui seul de la réussite de l’année. Je reviens sur cette épreuve de renommée mondiale, au parcours mythique, revanchard de mes deux précédents échecs (2013 et 2014), et après m’être prouvé l’an passé que j’avais encore la santé pour boucler des ultra-trails.

Pour le préparer, je compte retourner sur le Beaujolais Villages Trail (64km / 3100m) fin avril, puis sur l’Ultra Tour du Haut Giffre (82km / 6400m) mi-juin, et j’hésite encore entre les nombreuses épreuves fin juillet/début août, pour l’ultime répétition. Epreuves préparatoires entrecoupées de courses locales plus modestes, comme à l’accoutumée.

 

Je profite de ce billet pour avertir que le nom de domaine nono69.tk va bientôt expirer. Néanmoins, le contenu intégral de ce site restera disponible, longtemps encore je pense, à l’adresse https://sites.google.com/site/nono69runbike.


Revenons aussi sur la seconde partie de ma saison 2016 :

2 semaines après l’UTHG à Samoëns, je m'alignai sur le Trail de Faverges, l'occasion de combiner un week-end en famille autour du Lac d'Annecy avec une belle épreuve de montagne, que je recommande: les points de vue sur le lac, le Mont-Blanc et les Aravis y sont tout simplement grandioses - cf. ma dernière vidéo avec caméra embarquée.





Plusieurs séjours à la montagne furent ensuite propices à bien préparer la CCC. Seule une belle entorse, en fin de séjour à Avoriaz, m’interdit de courir la semaine qui suivit. J’ai souffert sur la Christolaise, difficile course de montagne (40km / 3300m), connu un gros coup de pompe sur la fin du « 2-Alpes training camp » que l’on avait organisé entre amis… mais ai gardé confiance. Même la crevaison de ma voiture au moment de partir pour Chamonix ne m’aura pas empêché d’être au départ de cette CCC à Courmayeur, et de boucler l’épreuve (le périple est détaillé dans le compte-rendu là).

la Christolaise

la CCC


J’ai ensuite consacré l’automne à la préparation de la SaintéLyon, en suivant un plan quotidien établi par mon bienveillant ange gardien Alan. Les performances furent d’abord très bonnes, avec un record personnel sur le semi-marathon de Lyon (1h18’06), enchaîné avec une 5ème place sur le marathon de Reims (2h49’16) le week-end d’après, mais déclinèrent avec la survenue d’une douleur à l’adducteur, qui me fit craquer sur la petite course Monts d'Or(igine) trail.

On était alors début Novembre. Je respectai le programme jusqu’au bout, sus rester sage sur le Marathon du Beaujolais, où j’exerçai le rôle de meneur d’allure 3h30 pour le compte de l’organisation. La douleur s’estompa pendant l’affûtage ; je me sentais prêt, le 3 décembre, à réussir de nouveau sur ma course-fétiche...

semi-marathon de Lyon

Marathon de Reims


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La Val'Lyonnaise

Monts d'Or(igine) Trail

Les conditions étaient idéales, j’y crus pendant 35km, naviguant alors aux alentours de la 25ème place, avant de connaître mes habituels déboires gastriques sur cette épreuve. J’élude les détails sur les symptômes et conséquences – voir C.R. des éditions précédentes. Résultat : arrivée 54ème en 6h40, après 15km en « panne sèche », à l’agonie. Bien sûr, 99% des participants sont derrière, c’est mon moins mauvais résultat depuis 3 ans… mais j’étais parti pour, et me sentais capable, de finir en 6h. Le constat d’échec est néanmoins sans appel, je ne dois pas être disposé à courir dans les conditions (nuit, rythme froid et/ou humidité) de la SaintéLyon.

Résigné et résolu, à chaud, à ne plus participer à la Doyenne du Trail, je l’envisage plutôt cette année sans préparation spécifique, en m’autorisant à prendre part à d’autres belles courses automnales.

La SaintéLyon

Une fin de saison mi-figue, mi-raisin, donc, qui fait de 2016 une très bonne saison de course à pied… mais 2011 reste(ra ?) ma meilleure, selon mon appréciation personnelle.

Ma plus grande satisfaction cette année fut de renouer avec les courses d’ultra-endurance, avec l’objectif annoncé, dès mars et l’issue du Trail de Vulcain, de me requalifier pour l’UTMB. Objectif atteint avec 3 ultras bouclés, en connaissant bien sûr des moments difficiles, mais aucun de détresse - jamais l’idée d’abandonner ne m’aura traversé l'esprit. 

L’I-TRA m’attribue quant à elle de meilleures cotes pour ma saison 2012, essentiellement à la faveur de podiums aux côtés de sommités du Trail (P.Bringer et A.Guillon sur le Vulcain, L.Bonnel et L.Pommeret sur le Galibier, F.Antolinos sur la Nuit des Cabornes). Je me voyais alors réaliser une seconde carrière sportive, « percer », même à un niveau local, dans cette jeune discipline… mais même sans jamais connaître d’arrêt prolongé, les 2-3 saisons suivantes furent en demi-teinte, avec davantage d’échecs (les UTMB et la SaintéLyon 2014 furent durs à encaisser) que de performances.

Pourquoi ne parler que du passé et pas de l’avenir, me direz-vous ? eh bien, ma foi, bien qu’en forme et en excellente santé, je me suis fait une raison il y a longtemps : c’en est fini de la quête aux coupes, trophées et breloques, les priorités sont ailleurs. Nul besoin de franchir le cap des 40 ans pour me rappeler mes résolutions. Puisse juste la santé m’accompagner 4 ou 5 ans encore pour aller au bout de belles épreuves, en restant si possible dans les premiers centiles des classements.



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