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Une SaintéLyon solidaire

publié le 23 nov. 2018 à 02:02 par Arnaud B.   [ mis à jour : 23 nov. 2018 à 02:04 ]

La course à pied symbolise peut-être l’effort solitaire par excellence, mais cette fois-ci, sur la prochaine SaintéLyon, je courrai pour les autres : mon père, disparu trop tôt d'un cancer, ainsi que tous ceux qui souffrent de cette maladie.

Concrètement, j’ai ouvert une page de collecte pour aider le Centre Léon Bérard dans ses actions contre le cancer - www.alvarum.com/arnaudbremont – et j’aurai à cœur de rallier Lyon dans un bon chrono, en me battant jusqu’au bout, comme mon père. 

Pour me suivre le jour J : saintelyon.livetrail.net/coureur.php?rech=59

D’avance, bonne course également à toutes et à tous, rendez-vous le 2 décembre !


SaintéLyon 2018

www.alvarum.com/arnaudbremont

Résurrection

publié le 26 juin 2018 à 08:53 par Arnaud B.   [ mis à jour : 28 juin 2018 à 11:38 ]

Après presque deux ans d’hibernation, j’ai mis à profit quelques jours de temps libre pour rafraîchir un peu ce site perso : les épreuves auxquelles j’ai participé entre 2016 et aujourd’hui, un mélange de vaches maigres et de périodes fastes, comme celle que je viens de connaître ce printemps ; l’intégration du flux d’activités depuis Strava et le calcul automatique des statistiques et graphiques associés, en partie droite de la page d’accueil ; l’acquisition du nom de domaine nono69.fr, qui remplace feu nono69.tk.

Cher visiteur, vous n’y retrouverez plus de compte-rendus de course à rallonge, plus ou moins réussis : l’inspiration et le temps me font défaut depuis longtemps. Je développerai ûn peu les notes rédigées sous Strava.

Plus de films tournés de l’intérieur non plus : ma mini-caméra a été revendue l’an passé. En revanche, la plupart des épreuves depuis juin 2017 intègrent un mini-replay en animation 3D du parcours, offert par l’application www.relive.cc (merci encore Ogo pour le tuyau !).

Ce site n’est pas interactif et se veut une biographie sportive depuis mes débuts, dont la pérennité sous Google me paraît supérieure à mon disque dur et mes vieux cahiers d’entraînement. Il devrait bientôt s’enrichir de contenus dépassant les compétitions, comme des parcours en off… mais pour mon activité sportive au quotidien, les échanges, le partage… bref, le côté social (et éphémère), cela se passe toujours sur Strava www.strava.com/athletes/nono69 ou .../athletes/1682205.

Sur ce, bienvenue ou bon retour !




Papy fait de la résistance

publié le 17 févr. 2017 à 06:06 par Arnaud B.   [ mis à jour : 17 févr. 2017 à 06:09 ]

La saison 2017 est partie sur les chapeaux de roues avec, en seulement un mois, quatre épreuves disputées, dont une manche du TTN long à Gruissan ; autant de « papy »-podiums dans ma nouvelle catégorie d’âge (Masters 1, comme la FFA désigne désormais les quadragénaires) ; et surtout une sélection pour le prochain Ultra-Trail du Mont Blanc – assurément la plus grande satisfaction sportive en ce début d’année.


L’UTMB sera évidemment l’objectif majeur, qui décidera peut-être à lui seul de la réussite de l’année. Je reviens sur cette épreuve de renommée mondiale, au parcours mythique, revanchard de mes deux précédents échecs (2013 et 2014), et après m’être prouvé l’an passé que j’avais encore la santé pour boucler des ultra-trails.

Pour le préparer, je compte retourner sur le Beaujolais Villages Trail (64km / 3100m) fin avril, puis sur l’Ultra Tour du Haut Giffre (82km / 6400m) mi-juin, et j’hésite encore entre les nombreuses épreuves fin juillet/début août, pour l’ultime répétition. Epreuves préparatoires entrecoupées de courses locales plus modestes, comme à l’accoutumée.

 

Je profite de ce billet pour avertir que le nom de domaine nono69.tk va bientôt expirer. Néanmoins, le contenu intégral de ce site restera disponible, longtemps encore je pense, à l’adresse https://sites.google.com/site/nono69runbike.


Revenons aussi sur la seconde partie de ma saison 2016 :

2 semaines après l’UTHG à Samoëns, je m'alignai sur le Trail de Faverges, l'occasion de combiner un week-end en famille autour du Lac d'Annecy avec une belle épreuve de montagne, que je recommande: les points de vue sur le lac, le Mont-Blanc et les Aravis y sont tout simplement grandioses - cf. ma dernière vidéo avec caméra embarquée.





Plusieurs séjours à la montagne furent ensuite propices à bien préparer la CCC. Seule une belle entorse, en fin de séjour à Avoriaz, m’interdit de courir la semaine qui suivit. J’ai souffert sur la Christolaise, difficile course de montagne (40km / 3300m), connu un gros coup de pompe sur la fin du « 2-Alpes training camp » que l’on avait organisé entre amis… mais ai gardé confiance. Même la crevaison de ma voiture au moment de partir pour Chamonix ne m’aura pas empêché d’être au départ de cette CCC à Courmayeur, et de boucler l’épreuve (le périple est détaillé dans le compte-rendu là).

la Christolaise

la CCC


J’ai ensuite consacré l’automne à la préparation de la SaintéLyon, en suivant un plan quotidien établi par mon bienveillant ange gardien Alan. Les performances furent d’abord très bonnes, avec un record personnel sur le semi-marathon de Lyon (1h18’06), enchaîné avec une 5ème place sur le marathon de Reims (2h49’16) le week-end d’après, mais déclinèrent avec la survenue d’une douleur à l’adducteur, qui me fit craquer sur la petite course Monts d'Or(igine) trail.

On était alors début Novembre. Je respectai le programme jusqu’au bout, sus rester sage sur le Marathon du Beaujolais, où j’exerçai le rôle de meneur d’allure 3h30 pour le compte de l’organisation. La douleur s’estompa pendant l’affûtage ; je me sentais prêt, le 3 décembre, à réussir de nouveau sur ma course-fétiche...

semi-marathon de Lyon

Marathon de Reims


OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La Val'Lyonnaise

Monts d'Or(igine) Trail

Les conditions étaient idéales, j’y crus pendant 35km, naviguant alors aux alentours de la 25ème place, avant de connaître mes habituels déboires gastriques sur cette épreuve. J’élude les détails sur les symptômes et conséquences – voir C.R. des éditions précédentes. Résultat : arrivée 54ème en 6h40, après 15km en « panne sèche », à l’agonie. Bien sûr, 99% des participants sont derrière, c’est mon moins mauvais résultat depuis 3 ans… mais j’étais parti pour, et me sentais capable, de finir en 6h. Le constat d’échec est néanmoins sans appel, je ne dois pas être disposé à courir dans les conditions (nuit, rythme froid et/ou humidité) de la SaintéLyon.

Résigné et résolu, à chaud, à ne plus participer à la Doyenne du Trail, je l’envisage plutôt cette année sans préparation spécifique, en m’autorisant à prendre part à d’autres belles courses automnales.

La SaintéLyon

Une fin de saison mi-figue, mi-raisin, donc, qui fait de 2016 une très bonne saison de course à pied… mais 2011 reste(ra ?) ma meilleure, selon mon appréciation personnelle.

Ma plus grande satisfaction cette année fut de renouer avec les courses d’ultra-endurance, avec l’objectif annoncé, dès mars et l’issue du Trail de Vulcain, de me requalifier pour l’UTMB. Objectif atteint avec 3 ultras bouclés, en connaissant bien sûr des moments difficiles, mais aucun de détresse - jamais l’idée d’abandonner ne m’aura traversé l'esprit. 

L’I-TRA m’attribue quant à elle de meilleures cotes pour ma saison 2012, essentiellement à la faveur de podiums aux côtés de sommités du Trail (P.Bringer et A.Guillon sur le Vulcain, L.Bonnel et L.Pommeret sur le Galibier, F.Antolinos sur la Nuit des Cabornes). Je me voyais alors réaliser une seconde carrière sportive, « percer », même à un niveau local, dans cette jeune discipline… mais même sans jamais connaître d’arrêt prolongé, les 2-3 saisons suivantes furent en demi-teinte, avec davantage d’échecs (les UTMB et la SaintéLyon 2014 furent durs à encaisser) que de performances.

Pourquoi ne parler que du passé et pas de l’avenir, me direz-vous ? eh bien, ma foi, bien qu’en forme et en excellente santé, je me suis fait une raison il y a longtemps : c’en est fini de la quête aux coupes, trophées et breloques, les priorités sont ailleurs. Nul besoin de franchir le cap des 40 ans pour me rappeler mes résolutions. Puisse juste la santé m’accompagner 4 ou 5 ans encore pour aller au bout de belles épreuves, en restant si possible dans les premiers centiles des classements.



2016, half-time !

publié le 25 juin 2016 à 13:00 par Arnaud B.   [ mis à jour : 6 juil. 2016 à 11:18 ]

C’est la mi-temps de la saison 2016 ! je profite des quelques jours de chaleur pour faire une petite pause de course à pied, ressortir le vélo – de route, on vient de me voler mon VTT… – dresser un bilan de ces quelques mois et sortir ainsi mon site de son hibernation.

Un bilan en complément de mes carnets d’entraînement et de mes activités sur Strava qui, à l’instar des autres réseaux sociaux, disparaissent dans les quelques heures qui suivent leur publication. Évanescence et profusion, le tout soumis à un site qui peut disparaître du jour au lendemain… non, j’ai besoin d’albums-souvenirs comme ce site, que j’aime à rouvrir occasionnellement.

Je m’y attelle avec d’autant moins de peine que cette saison est bien partie pour être ma meilleure en course à pied. A quelques mois de la quarantaine, et après nombre de désillusions les années passées, je ne m’y attendais pas.
La faiblesse d'une cheville et les tendinopathies chroniques qu'elle induisait, localement, ou ailleurs par compensation, m'ont gâché le plaisir de courir sur nombre d'épreuves de longue distance, et trop souvent conduit à l'abandon. D'où le peu de résultats sur trails longs ces 3 dernières années.
Il y eut bien quelques périodes de forme prometteuses l'an passé, mais entrecoupées de pépins : adducteur et tendon d’Achille en juillet, grosse entorse fin Septembre… je pouvais y vivre le meilleur - le Marathon du Beaujolais ou le 1er relais de l'UT4M - comme le pire  - les vomissements sur la SaintéLyon. Pas de quoi augurer d'un renouveau, donc.

2016 débute, comme les précédentes, par une reprise de la compétition sur l'Hivernale des Coursières du Lyonnais (30km / 1100m D+). Entre St-Martin-en-Haut, Ste-Catherine et St-André-la-Côte, mais sur un parcours largement renouvelé, je joue au chat et à la souris avec mon très cher Grizzly de Tarare, l'incopiable Rémi. L'épreuve a gagné en notoriété et affluence (800 participants) depuis notre premier duel sur celle-ci, en 2011 : nous finissons ensemble à une discrète 15ème place.


à la lutte avec Rémi

Inscrit sur la CCC mais surtout, à très brève échéance, sur le Trail de Vulcain, la période hivernale est "sportivement studieuse" : des séances de fractionné, en côte ou sur piste, ainsi que des sorties longues, organisées tour à tour par un hôte différent, issu de notre petit groupe d'amis traileurs, qui s'est constitué au fil de mes "recos SaintéLyon".
Des balades d'au moins 30km, tantôt sur les traces du Grizzly entre Tarare et la Tour Matagrin, tantôt autour du Mont Popey d'Aline, sur mon ancien terrain de jeu de Saint-Chamond aux Crêtes du Pilat, dans nos Monts d'Or lyonnais, et enfin sur les terres ardéchoises de Matthieu et Joël, du côté de Crussol. De très bons moments de convivialité et de partage. 

GR7, St-Martin-de-Coailleux
Col du Planil

Le Saut du Gier
4
3

Les choses sérieuses commencent donc début Mars avec le Trail de Vulcain (74km / 2500m D+). Le fin matelas de neige déposé les jours précédents n'entrave pas la foulée, seuls quelques plaques de verglas sur le chemin des Muletiers imposent un peu de prudence. Le ciel reste bouché jusqu'à la fin, ou presque. Une fois encore, je partage les 50 premiers km avec Rémi, avant de céder. Les écarts sont étonnamment faibles cette année entre les 5 premiers : le vainqueur, de classe nationale, parti pour nous coller 3/4h, s'est ressenti de blessures passées et ne termine que 15' avant moi.
Une performance du niveau de celle de 2012, au niveau de la vitesse moyenne et des sensations, même si cette fois c'est Rémi qui monte sur la boîte.


Euphorique, j'enchaîne la semaine suivante avec une course nature à Saint-Symphorien-d'Ozon. Longtemps en lice pour la victoire dans le trio de tête, je cède face à la vitesse de Denis Babel (ancien vainqueur du marathon du Beaujolais) et peut-être la distance (30km) pour terminer second de ce "Dahu'Trail".

à la lutte avec Denis Babel


Le contrecoup du Vulcain se fait sentir la semaine suivante, et particulièrement lors du "Crussol Caillasse Camp", notre sortie de groupe précédemment citée. 

les ruines du Château de Crussol
le groupe (manque Joël)






Deux semaines plus tard, c'est à Paris que j'épingle un dossard, à l'occasion du célèbre Marathon. Grand soleil, organisation sans faille d'ASO malgré les quelques 46000 coureurs au départ (54000 inscrits, 42000 à l'arrivée...), et une certaine fierté d'avoir participé au moins une fois à un évènement de cette ampleur - merci Juliette, et Isostar, pour le dossard.
J'échoue à 40 minutes des kenyans (!) mais améliore une fois encore mon record personnel, en 2h47'59''. Mis en confiance après les 2h51' 6 mois auparavant sur celui du Beaujolais, j'ai davantage joué avec mes limites en me calant d'emblée à 15,4km/h. Allure tenue au-delà du non moins célèbre "mur du 30ème km", mais guère plus : la fin à travers le Bois de Boulogne s'est faite au courage, tête baissée, en comptant les hectomètres... mais la récompense était au bout :





Loin de m'endormir, je mets à profit les 5 semaines qui me séparent de l'Ultra des Coursières du Lyonnais (102km / 4100m D+) pour préparer cet objectif avec sérieux : fractionné à VMA sur piste, travail en côtes, une sortie longue dans les Monts d'Or avec Alan, Rémi et Olivier, enfin une dizaine de jours d'affûtage en suivant scrupuleusement les conseils d'Alan.
Conditions météo idéales le jour J, forme au top et gestion de course quasi-parfaite : la recette pour une victoire au bout de 10h30 d'efforts, avec 33' d'avance sur mes poursuivants.  
Première victoire sur un ultra-trail... de dimension régionale, certes, mais Lapalisse aurait rappelé que pour gagner, il fallait battre tout le monde, et notamment Eric et Alexandre, deux coureurs aux solides références, qui m'entourent sur le podium !
dernier kilomètre



Invité par l'équipe organisatrice du Trail de l'EOLienne à remettre mon titre en jeu, c'est avec plaisir que je m'exécute trois semaines plus tard. Cette fois, une pluie continue nous accompagne, qui reflète bien la météo du printemps 2016 en France. Bon, il ne s'agissait que d'une affaire de 23km et moins de 2 heures. Longtemps second derrière Fabrice Besnard, fraîchement converti au trail, et presque résigné à mon sort, une petite erreur de parcours de sa part et des lacunes en descente vont le trahir, et je finis à nouveau premier de cette sympathique course nature, dans le fief de la sœur du Grizzly (vous suivez ? qu'importe).
 
le groupe de tête (km 3)
dans le final, parcours détrempé
3

Tout ne s'est pas cependant pas déroulé sans accroc. Il y a eu d'abord une lointaine place (78ème) au classement du Trail Givré, qui s'est déroulé sous des conditions apocalyptiques, et surtout le lendemain d'une sortie de 38km dans le Pilat où j'avais laissé des plumes !
Guère glorieux non plus, mon nouvel abandon sur l'Ultra Boucle de la Sarra en mode solo. J'y ai d'emblée senti le contrecoup des Coursières, et ai néanmoins tenté de suivre Sylvain Seydoux. Mal m'en a pris: occis au bout de 5 tours, j'ai mis fin au calvaire au bout de 3h (sur les 6 prévues).
 
le déluge au Trail Givré
sur l'UBS

A l'issue des Coursières m'est revenue l'envie de tenter à nouveau le mythique Ultra-Trail du Mont Blanc, et pourquoi pas dès l'an prochain, pour fêter mon statut Vétéran ? Pour cela, en escomptant terminer la CCC fin août, il me manque une épreuve à 5 points qualificatifs. Un "truc" déjà bien costaud, et dont l'organisation aura fait allégeance au système de cotation mis en place par l'I-TRA. En France bien sûr, et si possible pas loin. Avec les autres impératifs personnels, le choix s'est porté sur l'Ultra Tour du Haut Giffre (83km / 6400m D+), course phare du Samoëns Trail Tour.

Départ à 6h pour une première ascension à la Combe aux Puaires, 1400m plus haut, et y constater que l'hiver y joue les prolongations : près d'1m de neige à 2200m, mi-juin ! Montée prudente mais éprouvante (12ème), avant une descente ludique, à dévaler sur la neige fraîche, parfois sur les fesses !
Plutôt à l'aise dans l'exercice, je passe 7ème au Cirque du Fer à Cheval. Je passe même brièvement en tête de course après la seconde difficulté, au ravitaillement de Salvagny (km 35). Troisième ascension au refuge de Grenairon et redescente à la Cascade du Rouget sans encombre, où nous (les 20 premiers, environ) sommes arrêtés pour menace d'orages sur Tête Pelouse, le dernier sommet. Une heure d'attente, le temps de baliser un parcours de repli et nouveau départ groupé.
Les positions se rétablissent naturellement sans trop de surprises et, malgré un passage à vide sur quelques km, je repars du dernier ravito (km 70) 3ème, et confiant de le rester. Las, c'était sans compter une ultime descente sur une piste VTT ravagée : une vraie patinoire, un champ de boue et de pierres trop dangereux à mon goût. J'y perds toute mon assurance, et le podium par la même infortune.
4ème au final sur 300 partants, en 10h49, pour 79km et peut-être 5700m D+. Une belle performance pour laquelle j'aurai signé au départ, mais quelques km de moins que prévus, qui risquent de coûter 1 "point UTMB", et me compliquer la quête de la qualification.


Ces quelques résultats ne remettent cependant pas en cause mes résolutions : plus question de courir après les dossards, les podiums, quand bien même tout semble aller pour le mieux. Facile à dire, évidemment, quand ça sourit même en réduisant l'entraînement... N'empêche: ma carrière est terminée, il me faut m'apprêter à suivre les exploits de ma descendance, au bord des chemins ou sur les bancs d'un gymnase. Même s'il semble que j'aie encore une paire d'années à attendre... mais qui sait ? 




A petits feux...

publié le 18 déc. 2015 à 10:02 par Arnaud B.   [ mis à jour : 18 déc. 2015 à 10:02 ]

SaintéLyon 2009

Lorsque, fin 2010, j’entamai le développement de ce site, j’avais comme tant d’autres l’idée de partager ma passion naissante pour le Trail et certes me faire connaître (pourquoi s’en cacher ?)… mais pas seulement : parler de mes compétitions comme de mon quotidien sportif, à l’attention d’abord de mes proches, voire des relations que le site m’apporterait ; structurer et graver numériquement, enfin tous les carnets d’entraînement, classements, photos et divers souvenirs qui constituent ma modeste carrière amateur. Tout cela en restant hors des réseaux sociaux et en maîtrisant ainsi, pensai-je, le contenu que je lâchais sur Internet.

L’audience resta modeste et je n’ai jamais eu l’illusion d’en tirer quelque profit, malgré plusieurs sollicitations pour y apposer du contenu publicitaire, En revanche, je fis grâce à ce site de nombreuses connaissances qui devinrent, pour certaines d’entre elles, des amitiés durables. Et pus même reprendre contact avec des camarades d’enfance.

Or, entre temps est arrivée l’application Strava, qui s’est imposée depuis une paire d’années comme le Facebook des coureurs à pied et cyclistes. Premier venu sur ce concept aussi simple qu'addictif de challenges par traces GPS interposées, Strava répond, en fin de compte, à l’essentiel des attentes de mon site perso, et ce avec une facilité d’utilisation et une efficacité diaboliques. Car a contrario, la gestion de mon site m’aura pris beaucoup de temps…

Du temps pour développer le site, d’abord. Si la technologie Google Sites permet de créer assez rapidement un site perso ergonomique et stable, sa rigidité empêche, sinon complique fortement, l’intégration de gadgets et contenus externes. Malgré mes investigations et usage d’applis détournées, nombre d’idées pour enrichir ce site (mini chaîne TV, stats, parcours 3D…) n’ont pu aboutir de ce fait, dommage.

Du temps ensuite pour rédiger des compte-rendus dignes d’intérêt. Après quelques essais, dont certains je relis encore certains avec plaisir quelques années après, j’avoue que la récurrence des courses a eu raison de mon inventivité. Le peu d’épreuves majeures disputées ces derniers temps n’a guère aidé.

Du temps encore pour monter mes vidéos. Si ma caméra Camsports EVO m’est restée fidèle depuis son acquisition fin 2011, la voilà larguée en termes de qualité d’image par ses concurrentes – les GoPro, pour ne citer qu’elles. J’ai peut-être compté parmi les premiers à filmer des trails de l’intérieur mais me suis lassé de monter des heures de rushs, pour un résultat qui ne me satisfait plus. Et je ne suis pas (encore) disposé à sacrifier la performance sportive pour la qualité vidéo. Au moins n’aura-t-on jamais pu me taxer de nombrilisme, puisque l’on voyait tout le monde sur mes vidéos… sauf moi !

Tout ça pour expliquer un certain laisser-aller ces derniers mois, qui va se poursuivre jusqu’à la perte de mon nom de domaine. Nono69.tk laissera alors la place pour de bon à www.strava.com/athletes/nono69 (ou .../1682205) – à moins qu’une autre application communautaire ne la supplante d’ici-là ?

S'il fallait conclure par une image, je choisirai une des premières publiées, ci-contre : ma première SaintéLyon, bouclée ô combien dans la douleur (périostite), en 2009.

SaintéLyon 2015

publié le 7 déc. 2015 à 07:55 par Arnaud B.   [ mis à jour : 11 déc. 2015 à 09:13 ]


Finisher ! oui, mais... au prix de combien de souffrances !!
La forme était pourtant au top, le moral aussi, les chemins secs et la météo idéale. Une stratégie de course prudente avait été adoptée - et tenue. Hélas, le scénario habituel s'est reproduit une nouvelle fois : 1/ diarrhées, 2/ baisse de régime progressive, 3/ vomissements, 4/ reprise de l’alimentation et retour rapide à l’étape 2… tout comme l’an passé et les éditions 2012, 2010 voire, dans une moindre mesure, 2013.
3 heures de grosse galère en mode brouette, à alterner marche et foulées de vieillard, avec un paroxysme après Soucieu, où j’ai bien cru ne jamais remonter du Garon... la suite...





Marathon du Beaujolais

publié le 24 nov. 2015 à 10:00 par Arnaud B.   [ mis à jour : 24 nov. 2015 à 10:01 ]

Départ à l'aise, en tenue vintage, sur un bon rythme... poursuivi jusqu'au bout. Les ischios qui se durcissent vers le km33, les quadriceps un peu plus loin... mais à la clé, un record perso amélioré de plus de 4 minutes, à ma plus grande surprise !
Les occasions sont rares, il fallait saisir celle-ci, et tant pis si la SaintéLyon en pâtit...
La suite du compte-rendu là

Marathon Beaujolais, en course

Sur les traces des SaintéLyon passées à VTT

publié le 6 nov. 2015 à 23:30 par Arnaud B.   [ mis à jour : 11 nov. 2015 à 10:03 ]


Encore une reco SaintéLyon qui laissera longtemps de bons souvenirs... à un mois pile de l'échéance, Jean-Pascal et moi avons enfourché nos VTT pour un nouveau périple à travers les Monts du Lyonnais. Départ de Saint-Chamond par le GR7 pour rejoindre Croix-Blanche, la Gachet et St-Christo ; puis le parcours officiel, aménagé de quelques variantes des éditions antérieures, pour épargner ma monture et éviter les chutes... ou presque : 1 petite gamelle dans la descente d'Accole pour ma part, 0 pour JP.

Les arbres se parent de leurs plus belles couleurs, les chemins tapis de feuilles mortes sont un régal... tout cela sous une météo exceptionnelle, comme jamais mes carnets d'entraînements ne l'ont constaté un mois de Novembre. Seule anicroche, une crevaison dans le Bois des Marches et mon kit de réparation de m...

Un mois après l'entorse, l'arrêt temporaire (2 semaines) forcé de course à pied et le coup de blues qui alla avec, la forme semble revenir. Je vais encore réaliser quelques sorties longues, dont le prochain Marathon du Beaujolais, cependant l'absence de trails longs ces derniers mois se fera forcément sentir sur la SaintéLyon.

sur le GR7, le Pilat au fond

arrivée à Croix-Blanche
Saint-Etienne depuis Croix-Rouge
élevage près de la Gachet
vers St-Christo
les Monts du Forez en fond
à Sainte-Catherine, près de la Grotte de la Madone
hauts de Sainte-Catherine
Entre Accole et le Signal de St-André
Signal de St-André
L'affiche officielle, déjà dans les rues de Lyon


Entorse

publié le 26 sept. 2015 à 09:25 par Arnaud B.   [ mis à jour : 26 sept. 2015 à 09:26 ]

Tout allait pour le mieux en ce jeudi 24 septembre: en forme, aucun souci de santé, plutôt confiant à trois jours des Championnats de France... grand soleil sur Lyon, l'occasion d'une ultime séance avec mon ami Olivier. Allure tranquille, quelques côtes en petites foulées, le bois de la Caille caluisard pour le côté champêtre ; quelques enjambées de troncs déracinés par le dernier coup de vent: un, puis deux, puis... patatrac, une mauvaise réception et le pied qui craque.
Je réalise en quelques foulées que vient de s'écrouler une partie de mon programme automnal. Adieu Sancy, Championnat de France, cochons, couvée et un week-end prometteur en Auvergne. La faute donc à une sévère entorse de cheville -  la bonne pourtant, celle qui n'avait jamais fait parler d'elle.
A J+2 après ce mini-drame, qui n'a de portée que sportive heureusement, son allure de gros jambonneau gorgé d'eau ne m'inspire rien de bon pour le mois d'Octobre. Si ce n'est de ressortir le vélo plus tôt que prévu.

La Jalioromaine

publié le 23 sept. 2015 à 07:51 par Arnaud B.   [ mis à jour : 23 sept. 2015 à 08:04 ]


A une semaine d'un objectif, il n'est pas conseillé de disputer une compétition. Mais c'est plus fort que moi : quand la forme est là, je veux en profiter - carpe diem.
Les manifestations, sportives ou pas, ne manquent pas à cette période ; m'étant déjà rendu plusieurs fois en Haute-Azergues et dans le Jarez, mon choix se porte sur la Jalioromaine, aux portes du Nord-Isère. Une course nature facile à proximité, une petite organisation, mêlant randos pédestres et VTT... au moment de partir, parmi la quarantaine d'inscrits, derrière l'échafaudage faisant office de banderole, j'ai d'abord l'impression d'avoir "tapé un peu bas".

Temps idéal... pour courir: couvert et bien frais. Nul besoin de réserve d'eau pour 1h30 d'effort dans ces conditions. Nous avons environ 5km plats pour rejoindre la petite colline (200m D+) qui constitue l'intérêt du parcours. 5km avalés à 3'45''/km. Sans me retourner une seule fois, je sens que l'on se détache assez vite à 4-5 coureurs, mais nous sommes surtout 3 à mener le train, tour à tour : Pierre Bastide, que je ne connais pas encore, moi-même et surtout Franck Bussière, un ancien vainqueur de la TDS dont la dernière sortie commune (Jogg'îles 2014) a tourné à la correction !

Me sentant vraiment à l'aise à cette allure, je prends sans hésiter les devants à l'entame de la montée de Leyrieu - toujours grisant que d'être un peu en tête, quelle que soit la dimension de l'épreuve. Légèrement essoufflé, je laisse Pierre me doubler peu avant le sommet.
Quelques groupes de randonneurs nous encouragent, a progression à travers ce massif forestier est bien plaisante... le podium semble déjà assuré : tout serait allé pour le mieux sans un gros cafouillage sur le balisage, vers le km8. Il nous est alors indiqué d'aller à droite ET à gauche, avec des indications kilométriques fantaisistes (10 et 15 km, les parcours randos en fait), et hélas personne pour nous orienter.
Avec Franck et Pierre, nous partons 300m dans une direction, avant de rebrousser chemin et de retrouver d'autres coureurs, aussi égarés que nous. 300m dans l'autre direction, avant d'hésiter à nouveau à un carrefour. Le peloton des naufragés grossit encore. L'un d'entre nous ayant eu la bonne idée (un pressentiment, peut-être ?) d'emporter un plan du parcours, nous arrivons finalement, un peu plus loin et après un troisième "stop-orientation", à reprendre avec certitude le tracé.
Sur le moment, évidemment, les sentiments d'agacement et de dépit prédominent. Mais avec le recul, le balisage n'aura pêché qu'à ce seul endroit, et peut-être à cause d'un acte malveillant, comme cela arrive hélas régulièrement ? Une paire de signaleurs supplémentaires sur ces points critiques auraient suffi.

La course reprend ses droits, nous nous détachons à nouveau tous les trois sur le chemin du retour. Mention spéciale à la dernière difficulté, la sente à flanc de falaise partant de Vernas pour rejoindre le crêt. Pierre nous y distance mais, pour une fois, la longue redescente sur Leyrieu m'est favorable : je passe en tête à 5km de l'arrivée et, dans la tête de mon adversaire, je suis parti pour l'emporter.
Chez moi le son est différent, et après m'être enflammé à grandes enjambées, je dois baisser le rythme à la sortie de Leyrieu. Pierre et Franck me rattrapent et c'est de nouveau à trois que nous abordons l'ultime ligne droite. Pierre lance le sprint ; il serait exagéré de dire que des hordes de spectateurs en délire m’exhorte à surpasser… pas plus que la banderole-échafaudage, d’ailleurs. Aussi n’insistai-je guère pour le rattraper. Franck étant encore moins transcendé que moi, je termine second.

Pour résumer, une petite organisation sans prétention, qui aura du mal à se démarquer et booster son affluence à cette période de l’année. Mais avec un droit d'inscription à 7€ (sur place), l’argent ne semble pas la priorité du comité d’organisation Jalioromain. Une petite coupe, à manger et à boire pour ce tarif... pas de quoi se plaindre !

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