Bonne année 2009 !

Bonne année à tous, notamment à l'ADCAM avec son nouveau président David Mignot, pour donner un nouvel élan au Multimédia ;-)

Comme vous le savez, Innovation et créativité sont à l'honneur en Europe en 2009. C'est pourquoi j'ai décidé d'innover aussi en choisissant de travailler dans les nuages !

S'agissant d'une affaire d'investissement durable selon Bernard Stiegler, qu'est-ce que cela peut signifier en termes de potentialités multimédia et de connexions pour valoriser les connaissances de La Réunion ?

Il est ainsi utile de se replonger dans la compréhension de la complexité du sociologue Edgar Morin pour mieux connaître les principes de la gestion des connaissances.

Je pense que les dimensions spatiales et temporelles dans des mondes immersifs, ainsi que celle de l'imaginaire par la stimulation auditive, visuelle et sensorielle sont très intéressantes pour accroître l'intelligibilité des connaissances que l'on désire partager dans les mondes virtuels. Ce sont des potentialités pour le réel, qui permettent de mieux appréhender la complexité de notre environnement (relier, contextualiser, globaliser, mais aussi singulariser, concrétiser ...).

Dans Fabriquer le futur : l'imaginaire au service de l'innovation de P. Musso et al., j'ai découvert un site intéressant comme exemple pour appréhender la pratique du développement durable à La Réunion. Il contient un jeu sérieux ... en flash, avec une équipe de professionnels qui ont des arguments pour donner du sens à la cause qu'ils défendent.

Les pays de Loire et la Bretagne sont déjà partenaires et je ne sais pas si La Réunion sera représentée.

En tout cas, la suite de E-campus pourrait donner une meilleure visibilité de cette action sur le développement durable à La Réunion dans le contexte de GERRI et de "Réunion Ile Verte". L'exemple que nous souhaiterions développer dans NEXTIC est celui de la plate-forme Unity3D.

Car l'esthétique est un facteur d'attractivité très important ... ainsi que les rencontres avec mobile à la clé (le contenu mobilisateur et les téléphones portables bien sûr).

Mais si La Réunion possède cet atout physique, en a t-elle les atouts virtuels et les moyens ?

Pour l'instant,  il faut reconnaître que les piliers du développement durable de La Région ne sont pas virtuels, ils sont bien réels ...

Mais quel est le message ? Au delà d'un passage physique obligé qui coûte très cher, comme toutes les autoroutes (des véhicules, et de l'information), la question est de savoir ce que l'on va faire avec ces infrastructures, pour quels contenus ? Un début de réponse est proposé pour les TIC, avec une volonté de mettre en place des clusters, donc des liens entre public et privé.

Mais cela ne se décrète pas sans la volonté de partager des informations pour un objectif commun de valorisation, c'est-à-dire monter des projets.

Or, ces liens sur le plateau de créativité, ce serait de regrouper les énergies des producteurs de contenus, avec les éditeurs de contenants et les distributeurs pour exporter les e-services qui ont du sens pour la communauté. Donc, il faut commencer par partager une vision commune du développement durable entre chercheurs, entrepreneurs et utilisateurs !

Qui fixe la vision pour une recherche utile et durable en TIC ? Peut-on en discuter entre producteurs, éditeurs et distributeurs ? Ou alors la crise va t-elle geler les initiatives ?
Faut-il attendre le Centre de Ressources prévu en 2010 sur la butte à la technopôle pour relier la recherche du PTU, les entreprises et les utilisateurs ?
Le virtuel serait pourtant un moyen d'anticiper le réel ... pour faire de la pédagogie sur les TIC au service de l'environnement tropical insulaire.

D'après le débat des rencontres d'Autrans 2008, les suites du Grenelle de l'Environnement n'ont pas encore impulsé une gouvernance e-environnement au niveau national. Qu'en sera t-il en 2009 ?

La Réunion porte dans son nom un symbole de lien social, d'unité et de diversité qu'elle doit pratiquer ... puis communiquer (plutôt que l'inverse) pour rester fidèle à son image et à sa crédibilité.

Car pour les transports, j'espère que l'on ne va pas seulement tourner en rond de plus en plus vite sur ces autoroutes, chacun dans sa voiture électrique ? Y a t-il un "SAFE qui peut" nous relier au monde multimédia à très haut débit pour nous faire imaginer les possibilités de naviguer en toute fluidité dans les paysages virtuels ? Ou est-ce pour nous faire consommer encore plus de programmes de télévision et de voitures propres qui viennent de métropole ?

J'avais fait une expérience de ballade virtuelle en février 2008 dans Google Earth sur un sommet en Himalaya (Zanskar) ou j'avais séjourné en 1988 (Le Z3 ou Lhalung : 6500 m) pendant 3 jours. L'expérience de revisiter de manière virtuelle un lieu difficile d'accès et sans carte fut permise par la liaison à 8 Mbits/s à Vence près de Nice. J'ai ainsi pu montrer les lieux de bivouac et tous les sommets aux alentours avec leurs noms : c'est la magie de redécouvrir le réel autrement grâce au virtuel qui fait imaginer de nouveaux services !

Mais peut-on imaginer ces nouveaux services à La Réunion dans un contexte d'apartheid numérique ?

Pour ma part, à titre d'exemple, j'aimerais bien que les eco-touristes puissent visiter La Réunion Virtuelle (marine ou terrestre) dans un programme d'accès aux contenus de qualité ... validé scientifiquement, et agrémenté par de la musique locale (E-guitare Sega ;-) qui donnerait une identité "Par les Hauts, par les Bas" à cette Réunion, qui symbolise la faisabilité que le monde est aussi une belle île, à protéger. Ces touristes pourraient ensuite accéder aux services de réservation comme Soubik pour venir s'immerger dans le réel cette fois ... et s'ils souhaitent apprendre les pièces de musique réunionnaise avec les professeurs de guitare ou de piano, pas de problème avec le e-learning instrumental immersif ! On appellera cela une forme de biodiversité culturelle.

Y a t-il de la place pour le rêve dans un jeu sérieux, à la fois éthique et esthétique, qui relie les territoires virtuels aux territoires de notre réalité partagée, comme celui de notre bien commun, le patrimoine du paysage et de la diversité biologique et culturelle réunionnaise ?

Pour la recherche en TIC, j'espère que La Réunion Virtuelle nous reliera en 2009 sur un plateau de créativité à la fois virtuel et réel.

C'est mon voeux pour 2009, et j'espère pouvoir le partager avec vous, si vous le souhaitez !

Bonne année 2009 de la virtualité réelle à La Réunion !

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