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- "Comédie sur un quai de gare"



( Ce Spectacle n'est plus à l'affiche )





Pièce  de Samuel Benchetrit

 Mise en scène Michel Vautrin

Scénographie Christian Santoul


 Jeu : Fausto Gattoni

         Florence Pilet

         Pascal Blaser

 Voix : Lucie Monnier


- Sortie décembre 2011

- Spectacle tout public

- Espaces culturels

- Durée : 1h.15


Synopsis :    


 La pièce a été écrite pour Marie et 

 Jean Louis  Trintignant en 2001. 

 Le quai d’une gare, un soir…

 Trois personnages, 

 Vincent, un jeune homme, 

 Charles , un homme d’âge mûr, 

 Michelle, une jeune femme, 

 se trouvent fortuitement réunis dans l’attente d’un  train ou d’autre chose de 

 beaucoup plus essentiel...

 Ils lient conversation, tissent des stratégies fragiles et des relations subtiles, 

 apparemment banales, nourries d’humour, d’ironie et d’introspection lucide, 

 troublées de temps à autre par l’Extraordinaire qui s’invite dans l’histoire 

 et lui donne la dimension d’un conte moderne.

 Grâce à un langage spontané et affûté, drôle et ironique qui respire la vie, 

 Samuel Benchetrit explore avec tendresse et sensibilité les rapports amoureux 

 et filiaux, la peur de s’engager, la difficulté à se quitter...





L'auteur :


   



Distribution :

              

                  Vincent : Fausto Gattoni

               Michelle : Florence Pilet

               Charles : Pascal Blaser

               La voix : Lucie Monnier


                 Atelier décor : Claude Belmont

                                    Maurice Vautrin

                Régie lumières : Jérémie Panigada  

                Affiche : Christian Santoul

                Communication : Françoise Santoul




Les comédiens :


Fausto Gattoni 





                                                                                                            Florence Pilet    

                                                       



Pascal Blaser



Lucie Monnier



Le metteur en scène :

Michel Vautrin








Note d'intention du metteur en scène :

Pour moi, l’intérêt d’une pièce réside dans sa dimension humaine, sociale et/ou politique, mais ces considérations atteignent le public avec d’autant plus de force, qu’elles sont présentées avec humour et légèreté.

L’ordinaire d’une situation peut se muter en extra-ordinaire si les protagonistes ne sont pas banals.

C’est l’enjeu de la pièce de S. BENCHETRIT, « Comédie sur un quai de gare » où le quotidien (des hommes, des femmes, un quai de gare, des rencontres) devient extraordinaire grâce à des personnages hors du commun.

La mise en scène de cette pièce repose donc, essentiellement, sur les quatre comédiens, qui ont été choisis pour que leur physique et leurs qualités émotionnelles fassent vivre le décalage des situations avec humour et légèreté.

 


L' assistante Artistique :

Nadyne Capelli

Parallèlement à des études de lettres classiques, Nadyne Capelli a été formée à Grenoble par René Lessage. Elle a poursuivi une carrière de comédienne, de metteur en scène et de professeur de théâtre, en Afrique, en province et à Paris.

        En 1998, elle est Sarah, dans la pièce de John Murrel, "Sarah ou le cri de la langouste"  et obtient le prix d'interprétation féminine Festhéa à Tours. En 2004, elle tourne dans le long métrage "Tic" de Philippe Loquet, en 2007 dans "Une vie d'artiste" de Marc Fitoussi, et en 2008 dans la sitcom "Cinq soeurs" .

        Elle crée et anime pendant 10 ans, de 1988 à1998, la troupe  "Les Tréteaux de la Renarde" , et monte plusieurs comédies musicales, dans le cadre scolaire, avec 280 enfants à l'Espace Jules Verne de Brétigny (91).

        En 1990, elle entraîne une équipe d'improvisation pour les championnats d'Ile de France. En 2007, elle écrit et réalise  "Un secret mal gardé" ,  spectacle d'inauguration  du centre culturel de Bruyères le Châtel. En 2008, elle met en scène "Les raisins de la discorde" à Etréchy.

        Nadyne Capelli a, par ailleurs, enseigné la pratique théâtrale à "L'Ecole des Moineaux" (16e), au cours de "Laurence le Dantec" (17e)  et  à "L'ASCH" de Bruyères le Châtel.



Le scénographe :

 Christian Santoul


   Né à Carcassonne, il pratique très tôt les Arts Plastiques au soleil de l'Aude.

Après une inscription aux Beaux Arts de Toulouse, il  "monte à Paris" .

D'abord enseignant, il devient psychopédagogue, puis psychodramatiste. La pratique du jeu dramatique comme thérapie l'amène à s'intéresser de plus près au  théâtre qui le séduit par ses trois "P" :

Parole, Plastique, Psychologie.


En 1990, il offre aux "Tréteaux de la renarde" ses premiers décors pour "La cuisine des anges" d'Albert Hudson.                                                    

Après cette réussite, se succédèrent les scénographies de :

En 1992, "La petite Phèdre" de Jean Canolle.

En 1994, "Week-end" de Noël Coward.

En 1995, "Barbe Bleue" une création de Bernard Lafragette.

En 1996,  "La nuit du 16  janvier" ("Coupable ou non coupable") De Ayn

             Rand.                               

En 1998, "Un inspecteur vous demande" de J.B. Priestley.

En 1999, "Guitry vous avez dit Guitry"  2 pièces de Sacha Guitry :

      "On passe dans 8 jours"  et "Un soir quand on est seul». 

En 2000, "Le nombril" de Jean Anouilh.

             "Les bons bourgeois" de René de Obaldia.

En 2001,  "La colonie" de Marivaux.

En 2002, "Meurtre au saloon" création de Bernard Lafragette.

En 2003, "Potins d'enfer" de Jean-Noël Fenwick. "Le cimetière des éléphants" de Jean-Paul Daumas.

En 2004, "L'amour des 4 colonels" de Peter Ustinov.

                "Promenade chez M. Trenet», un café théâtre bâti autour d'œuvres de

                Charles Trenet.

En 2005, Nadyne Capelli lui confie, pour la compagnie Nautilus, la scénographie de

            "Capitaine Bringuier" de Pascal Lainé. puis se succèdent :

En 2007, "Virginité" du même auteur.

En 2009, "Célimène et le Cardinal" deJacques Rampal.

En 2010, "Dis moi oui" de Déborah Helpert pour " Artistes Production ".

En 2011, "12 femmes pour une scène" de Gérard Levoyer,

En 2012,"Comédie sur un quai de gare" de Samuel Benchétrit , mise en scène

               de Michel Vautrin.

En 2013, " Variations Énigmatiques" d’Éric-Emmanuel Schmitt, et

En 2015, "CommissaireBadouz" de Guy Foissy.

En 2017, " Batailles" de Jean-Michel Ribes et Roland Topor.


Note du scénographe :


Chaque pièce est un nouveau défi qui vient me taquiner avec sa sempiternelle kyrielle de questions :

Où et quand sommes nous ?

Comment, toujours sur un même espace scénique, situer un nouveau lieu, une autre époque, une nouvelle histoire?

Comment faciliter la mise en scène, le jeu des comédiens, le confort des spectateurs?

Comment créer l’écrin idéal aux les émotions qui émanent de l’œuvre?

Comment communiquer le sentiment général qui s"en dégage?...

Si ce questionnement est chaque fois sensiblement le même, la réponse, elle, est toujours différente. C’est un des intérêts du challenge.

Avec « Comédie sur un quai de gare », d’emblée, le titre pose le lieu de l’action dramatique. Nous quittons ici la traditionnelle « boîte noire à trois murs », le quatrième donnant sur les spectateurs, pour un espace ouvert, côté cour et côté jardin qui se poursuit dans les coulisses. Un quai c’est long...

Il n’était pas question de reproduire ce quai de gare à l’identique, structure trop lourde pour nos petites tournées et qui n’ajouterait rien aux intentions du spectacle, mais plutôt par quelques éléments choisis, judicieusement positionnés, de suggérer ce lieu, de lui donner cette impression de longueur, d’échappement à droite et à gauche et paradoxalement, de générer un sentiment d’intimité, de huis clos, dans ce vaste univers public.

Le spectateur, confortablement assis sur le quai d’en face, est le témoin de l’intrigue qui se déroule sur le quai n°1. Il est ainsi placé en position de « coacteur» de l’évènement, et il le vit.




Dispositif scènique :


 

Dimensions utiles du dispositif complet :

Configuration idéale :

Largeur de mur à mur : 14,00 m (ouverture + pendrillons + circulations ).

Profondeur : 7,00 m derrière le rideau de scène.

Hauteur : 6,50 m sous porteuses.

Ouverture du cadre de scène : 7,50 m x 4,00 m

Petits plateaux :

Largeur de mur à mur : 7,50 m.

Profondeur maximum : 4,00 m.

Pour les lieux plus étroits (théâtre de poche ou particulier) :

Examen, au cas par cas, des fiches techniques des théâtres.

Matériel fourni par la troupe :

- 2 banc en bois.

- Un distributeur de confiseries (factice).

- Un éclairage sur pied.

- Un cadre porte affiche.

- un panneau de gare.





Plan de scène :






Décor vue de face :




Décor vue 3D :







Plan de feux :







Album photos :


Comédie sur un quai de gare

"Comédie sur un quai de gare" photos estebanj.free.fr




A TRAVERS LA PRESSE :


- LIBERATION

 Anne DIATKINE 

Trois personnes sur un quai de gare, la nuit, attendent un train pour Paris. Il ne doit pas faire trop froid parce que sur l'un des bancs est assise une femme de 30 ans en robe de coton rouge estivale, seyante et simple (Marie Trintignant). Elle lit un roman dont on ne devine pas le titre. Ce n'est d'ailleurs pas l'objet de la pièce, mais une préoccupation de spectateur. Il ne peut pas s'empêcher de se demander si la jolie fille lit réellement le texte dont elle tourne les pages, si elles sont blanches et si la conversation de ses voisins la distrait. Leur échange porte sur elle. Est-ce qu'elle peut ne pas entendre leur propos ? Les deux hommes dissertent sur son charme, son allure. Le plus vieux (Jean-Louis Trintignant) encourage le plus jeune (Patrick Lizana) à mieux la regarder, à mesurer sa séduction. A cette étape de la représentation, on ne sait pas encore que le vieux Marcel est le père de Michelle et qu'il lui cherche l'homme de sa vie en prévision du jour où il ne sera plus là.

Deux chats. Après Lettres à Lou de Guillaume Apollinaire, Marie et Jean-Louis rejouent donc ensemble, dans Comédie sur un quai de gare, la première pièce de Samuel Benchetrit, mise en scène par l'auteur. Encore ensemble, mais cette fois dans un registre où le lien de parenté est le même que dans la vie. Dans les couloirs du Théâtre Hébertot, le père et la fille marchent de concert, se tiennent par la main, s'inquiètent en même temps, se taisent, se regardent. Ce qu'ils disent est moins important que leur musique. D'ailleurs, ils répondent aux questions par des bribes de phrase en écho, un peu cotonneuses. Deux chats qui attendent que l'heure de la représentation arrive, comme leurs personnages espèrent leur train et l'amour. Elle est en rouge et en noir, très fine, les yeux verts sous la frange. Conversation engloutie. Marie pose une théière sur le magnétophone capricieux. «Il aime le poids», expérimente-t-elle. Elle peut parler clairement des magnétophones : «Moi aussi, j'achète les miens au Tout à 10 francs. Ils ne marchent jamais.» Un problème, une solution ­ si l'on peut prétendre qu'acheter des appareils qui ne fonctionnent pas soit une solution. «C'est difficile de parler du jeu, il n'y a aucune réponse tangible aux questions qu'on se pose. Quand Jean-Louis faisait de la course automobile, s'il prenait mal un virage, il avait la preuve de son ratage. Au théâtre, la réussite et l'échec sont des impressions fluctuantes.» Justement, la générale, une horreur : «On a failli arrêter la représentation tellement on ne reconnaissait plus notre pièce. Les spectateurs ne réagissaient pas du tout comme les autres soirs.»

Evolutions. D'une répétition à l'autre, d'une représentation à l'autre, le texte continue de bouger. Ce n'était pas prévu, si bien que du texte imprimé chez Julliard, «il doit rester au maximum une trentaine de feuillets», estime Jean-Louis Trintignant. «C'est l'avantage d'avoir le metteur en scène sous la main», dit Marie, dont la mémoire accepte bien les innovations. D'où viennent ces corrections ? «De lui. Samuel retravaille tout le temps son texte sur nous.» L'auteur, qui vit avec Marie, a écrit la pièce «en pensant à nous, mais pas pour nous». L'actrice renchérit : «L'histoire ne nous ressemble d'ailleurs pas du tout. Contrairement à cette femme, j'ai quitté ma famille très jeune.» Mais on peut ne pas parvenir à se séparer, tout en l'étant géographiquement. Marie acquiesce : «Comédie sur un quai de gare parle de la peur de ne pas pouvoir démultiplier son amour. Lorsqu'on a un enfant, on pense toujours qu'on ne parviendra pas à aimer autant le deuxième. On est toujours surpris de son erreur, une fois que le nouveau-né est là ! Le cœur double, triple, quadruple.»

Père et fille disent qu'ils n'ont pas attendu d'être sur la même affiche pour travailler ensemble. «De quoi parles-tu ? Rétorque Marie. De nos essais de chansons ? Ou de nos cassettes de poésie à écouter sur la route ?» Jean-Louis évoque un temps plus lointain, indiscernable : «Elle était tellement timide. Je ne savais pas du tout qu'elle voulait devenir comédienne», croit-il se souvenir, bien que Marie ait joué tout enfant, avec son père, devant la caméra de sa mère. «Vers 12 ans, j'ai eu envie de ce métier. On me disait depuis toujours que je serais actrice. J'ai lutté un peu, j'aurais aimé être plus originale. Puis j'ai renoncé à l'originalité», résume Marie dans un sourire.

Se laisser. Est-ce qu'ils s'étonnent mutuellement sur scène ? Marie tente une réponse de fille siamoise : «Il me surprend intellectuellement, mais en même temps, j'ai une compréhension presque organique...» Elle se reprend. A la fin, le vieil homme reste sur le quai, sa fille est partie avec le promis qu'il lui a choisi. Marie : «Je ne supporterais pas cette fin s'il n'y avait pas une voix féminine qui converse avec le vieil homme. J'aurais beaucoup de mal à jouer cette fille qui laisse son père.» Elle se reprend : «Du fait que c'est mon père qui joue, je refuse d'accepter certaines choses de la pièce.» Jean-Louis : «Il me semble que mon personnage va retourner chez lui, ne va pas se soigner et mourir.» Avec énergie : «Je suis ému lorsque ma fille part. Mais j'arrive toujours à me refaire une santé pour jouer la dernière scène avec le haut-parleur.» .



- L'EXPRESS

Sur scène, un père et une fille. Plus un étranger. Le mot est grandiloquent, mais face à un père et à une fille, on est toujours un étranger, un exclu, un intrus. Dans les coulisses, se cache l'auteur, Samuel Benchetrit, qui est aussi le metteur en scène. Le personnage de l'étranger est son homme de paille, son prête-nom. En réalité, tout ce qu'il dit de l'amour filial, de la difficulté de se faire une place dans ce couple-là, c'est ce qu'il aimerait leur dire en face, à ces deux qui font bloc, Marie et Jean-Louis Trintignant. Mais, pour se faire mieux entendre, il a écrit une pièce de théâtre et les a choisis comme acteurs. Dès lors, ils ne peuvent faire la sourde oreille.

Donc, il s'agit d'un texte d'inspiration autobiographique. Quelque chose de très intime où l'on voit un homme amoureux, délicat, s'offrir et espérer un regard. Comédie sur un quai de gare est aussi une pièce sur la solitude, sur la difficulté de se quitter, d'aller vivre sa vie quand on s'aime «à la fusion», comme on dit «à la folie». Elle parle de la vieillesse des pères, du scrupule des filles, du renoncement, du don de soi. Jolis thèmes rarement traités au théâtre.

Samuel Benchetrit a trouvé pour cela un ton plein de poésie et d'humour. C'est léger, ça s'envole, c'est grave, ça ne pèse pas. Les Trintignant jouent d'une seule voix, un peu égale. Ils ne tirent pas la couverture à eux. Ils en laissent pour Patrick Lizana, comédien sensible, discrètement vibrant. Et pour Nicole Garcia dont on entend la voix troublante. La soirée se passe, dès lors, très douce, très tendre. Un peu trop tendre parfois. Car, malgré un talent réel pour l'écriture théâtrale, malgré la gravité et la justesse de son propos, Benchetrit ne sort pas d'un camaïeu pastel et sucré où s'englue un propos un peu trop beau pour convaincre. Il lui manque (également dans le jeu des comédiens et dans la mise en scène) une tension, une dureté, une sensation de danger qui mettrait mieux en valeur le débat intérieur des personnages. Mais si l'on se laisse conduire comme des enfants par un conteur, on ne pourra qu'être séduit par cette belle histoire d'amour et de transmission.

 

- LE RÉPUBLICAIN








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