naanzook 2014



« mes amours à Craonne 14-18 »


est un voyage contemporain dans les chansons de la

 période de la guerre de 1914 – 1918.



2014, voici 100 ans que toute l'Europe s'embrasait et s'engouffrait dans ce qui allait devenir la première guerre mondiale.

100 ans, les derniers « poilus » sont mort et les mémoires qui n'ont pas connu ce conflit oublient ce qu'elles en ont lu ou appris.



naanzook trio a pour sa part décidé de commémorer ce triste anniversaire en y apportant une touche musicale qui fera le lien entre les chansons d'alors et l'interprétation contemporaine de celles-ci.



« Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront, car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les troufions vont tous se mettre en grève... »


Musique :

Pour la première fois depuis sa création en 1995, naanzook travaillera un projet entier à partir de thèmes existants et qui plus est, de chansons. Jusqu'ici, le groupe a toujours créé complètement ses musiques, laissant au fil des ans une part toujours plus grande aux musiques de l'instants.


La musique de « mes amours à Craonne 14 - 18 » s'articulera autour de 11 chansons choisies qui ont toutes un rapport avec la guerre de 14-18 :

elles ont été écrites pendant (Sous les ponts de Paris, la Caissière du Grand Café), elles en parlent, chants de soldats (Quand Madelon) ou de révolte (La butte rouge, la chanson de Craonne, l'Internationale), ou simplement elles ont été écrites un peu avant le conflit et ont accompagné la mémoire musicale des soldats durant celui-ci.

Outre les thèmes cités ci-dessus, le public pourra encore reconnaître ou découvrir : La petite Tonkinoise, La valse brune, Viens Poupoule, Je cherche après Titine, Le temps des cerises.


Les chansons ne seront pas jouées telles quelles : La musique consistera en une suite de variations autour des parties les plus connues (le plus souvent les refrains) arrangées pour chaque instrument en fonction de ses spécificités et accompagnées par les autres.

Parties écrites et improvisations se suivront, s'entremêleront, s'accorderont ou se déchireront évoquant des textes que l'on n'entendra pas (à une exception près), mais que la musique mettra en évidence, créant des ambiances tantôt joviales, tantôt sombres, disséquant chaque vers, chaque strophe ou refrain pour en extraire le sens musical.

Ainsi la musique des mots tus se retrouvera dans l'interprétation, dans les compositions ainsi que dans les improvisations.


« Ce s'ra votre tour, messieurs les gros d'monter sur le plateau

Car si vous voulez faire la guerre, payez-la d'votre peau ! »


Musiciens :

Pour ce faire, naanzook trio:

jef Fleury (ts), Carlos Tavares (cb), Yannick Gosteli (d)

réunira quelques musiciens de renommée internationale avec qui le groupe a déjà collaboré :

Julien Monti (fl), Yan Altermath (as), Denis Beuret (tb), Lucien Dubuis (clb)

obtenant ainsi une formation non seulement prestigieuse de musiciens rompus aux « musiques de l'instant », mais également particulière, puisque basée sur les instruments à vent appuyés par la contrebasse et la batterie.

Pas d'instrument polyphonique donc, ce qui créera une couleur musicale originale.

naanzook trio est coutumier du fait, puisque le groupe joue sans guitare ni piano depuis 2008, mais ici, l'équilibre des cuivres et des anches confronté à l'aigu de la flûte, au grave de la contrebasse et aux multiples couleurs de la percussion apportera une nouvelle touche à la palette déjà riche du trio.


JULIEN MONTI compositeur, multiflûtiste

Un souffle... de flûte, de musique, de passion emporte Julien Monti de l’interprétation à l’improvisation, à la composition, la création. Dès 1990, en solitaire ou accompagné, il monte de nombreux spectacles et en compose la musique. La chance lui fait des clins d’œil : il rencontre les réalisateurs Thierry Aguila (Marseille/F), Michel Borel (IT) et compose pour le cinéma, courts-métrages et documentaires. Il écrit aussi pour la danse, le théâtre, du solo, duo ou encore pour des orchestres ou des chorales... Une soixantaine de musiques originales pour le théâtre, lui sont commandées et jalonnent son parcours de compositeur. Il écrit aussi pour des formations jazz, rock, électroniques ou encore ethniques. Les rencontres s’appellent et se font écho. Elles amènent Julien Monti à travailler avec nombre d’artistes, de musiciens, de groupes, de troupes, sous les projecteurs d’ici et d’ailleurs, en Suisse, en France, en Allemagne, en Belgique et en Asie. Passionné des flûtes ethniques, Julien Monti, se créer un grand réseau de musiciens et de constructeurs afin de réunir et de jouer une centaine de flûte différentes. Il joue aussi bien des grandes flûtes Fujara de Slovaquie que des flûtes Bansuris et Basuris indiens, des flûtes Mandingues de Guinées aux flûtes Dizi et Xiao chinois, des flûtes harmoniques slovaques au Salgflojt scandinaves, des flûtes amérindiennes natives aux Ocarinas de toutes sortes, ou encore des rares Gaitas colombiennes. Attiré aussi par la musique électronique, il travaille depuis 1996 sur différents systèmes informatiques traitant le son en général. Il développe ainsi ses propres ambiances sonores, son propre style et les met à dispositions pour des performances/concerts, des textes, des spectacles, de la musique de film ou de documentaires. 


YANN  ALTERMATH saxophoniste

Ce talentueux musicien est très actif sur la scène musicale. Il a participé à de nombreux projets d’envergure nationale et internationale. Pendant 10 ans, il a été membre de Moonraisers (reggae) avec qui il a enregistré 3 albums. Avec le quartet Quartz (Marc Perrenoud, piano – Raphael Ortis, basse – Sylvain Grimm, batterie), il a gagné le Chrysler Jazz Awards en 2003 lors du Montreux Jazz Festival. En 2004, il a été convié sur l’album du célèbre producteur et musicien jamaïcain Lee Scratch Perry et s’est également produit plusieurs fois en concert avec le tromboniste jamaïcain Rico Rodriguez (Skatalites). Il a également été membre de l’Ensemble Rayé avec qui il s’est souvent produit à l’étranger et a fait 3 albums. Actuellement, il est le leader et coproducteur du projet WAMBLI dont il signe l’essentiel des compositions.

Yann Altermath a aussi été l’investigateur des soirées Résident Night au Café du Cerf à Neuchâtel où un grand nombre de musiciens l’ont déjà rejoint sur scène pour des soirées jazz et groove (pour en citer quelques-uns : Samuel Blaser, Lucien Dubuis, Luigi Galati, Damien Argentieri, Olivier Magarotto,Steve Grant, Julien Revilloud, Raphael Ortis, Alain Tissot, Fred Borey, Alex Allflatt, Claude Schneider, Chris Bovet, Marc-Olivier Savoy, Mimmo Pisino).

www.yannaltermath.com


DENIS  BEURET tromboniste

Denis Beuret est né à Delémont et habite à Semsales en Suisse. Compositeur, tromboniste dans plusieurs formations de musique contemporaine, jazz, musique électroacoustique et improvisée, il est spécialisé dans la recherche sonore :
Techniques de jeu étendu du trombone basse, intégration de l’électronique en concert, programmation et informatique musicale. Il a mis au point un trombone basse augmenté, muni de divers capteurs qui lui permettent de contrôler des programmes musicaux en fonction de ses mouvements et de son jeu.

Il a de plus oeuvré en temps que Ministre Suisse de la Culture en 2010-11 et a créé le Patchwork festival.
http://www.denisbeuret.ch/index.html 


LUCIEN  DUBUIS  clarinettiste

Né à Porrentruy, Suisse, en 1974, Lucien Dubuis travaille ses anches dans les sphères de la musique improvisée depuis plusieurs années. Ll a plus de 20 albums à son actif et a travaillé avec Marc Ribot, Hans Koch, Daniel Humair, Richie Beirach, Barry Guy, Kalle Kalima, Linda Sharrock, Daniel Erdmann et a joué lors de grands festivals notamment à New York, Montreux, Rome, Shanghai, Genève, La Paz, et Bogota.
http://www.luciendubuistrio.ch/home 



Un peu d'histoire :

Peu de gens connaissent cette valse composée dans les tranchées en 1917 par des poilus éreintés et complètement anéantis par les attaques successives et meurtrières ordonnées par le haut commandement.

L'Etat Major avait même promis une prime de 1 million de francs or et une démobilisation immédiate à qui dénoncerait l'auteur de ces paroles jugées subversives, il en fut pour ses frais !

Juste un rappel : le 16 avril 1917, le général Nivelle, qui mourra quelques années plus tard dans son lit, ordonna d'attaquer la position retranchée allemande du Chemin des Dames à 1'300'000 soldats cantonnés dans la vallée de l'Aisne. Sous un déluge de feu, 400 obus au mètre carré, les assauts se répétèrent sans discontinuer mais surtout sans résultat et au bout de 10 jours on dénombrait entre 130'000 et 150'000 morts !

Devant un tel mépris pour leur vie, certains soldats se révoltèrent et on les fusilla (plus de 500 le furent) "pour l'exemple". (Berpont61)


Selon Emmanuel VEZIAT :

Le Chemin des Dames est un haut lieu de mémoire de la 1ère guerre mondiale dans le département de l'Aisne.
   Il doit son nom au chemin surplombant la vallée de l'Aisne que les filles de Louis XV, Adelaïde et Victoire, Dames de France, empruntaient pour aller rendre visite à leur gouvernante au château de La Bove près de Vauclair, chemin qui fut empierré à cette occasion.
   Chemin de plaisance devenu chemin de souffrance pendant la 1ère guerre mondiale, le Chemin des Dames a été le théâtre de combats terribles et meurtriers.
   Déclaré « zone rouge » impropre à la culture par arrêté préfectoral en 1919, évacué, exproprié, le secteur du Chemin des Dames a été progressivement ramené à la vie.
   Pendant plus de 20 ans, les tranchées et les trous d'obus ont été remblayés, des tonnes de ferrailles et de munitions, des cadavres par dizaines ont été extraits du sol.

Dès septembre 1914, les troupes allemandes occupent la crête.
   Jusqu'en 1917 le front est stable. 
   Les unités allemandes mettent à profit ces longs mois pour transformer le Chemin des Dames en forteresse imprenable.
   Croyant pouvoir en finir avec cette guerre de position et créer la rupture, le commandant en chef des armées françaises, le général NIVELLE, lance une offensive de grande envergure, le 16 avril 1917.
   Malgré l'engagement des premiers chars d'assaut et un pilonnage intensif de l'artillerie, cette offensive tourne au désastre.
   La rupture attendue s'avère impossible à gagner, mais le général NIVELLE s'obstine néanmoins et décide de reprendre coûte que coûte aux Allemands le village de Craonne et le plateau de Californie, au prix de pertes considérables. 
   Cet échec et cette boucherie sapent le moral des troupes françaises et entraînent un ras le bol qui débouche sur les mutineries évoquées par la Chanson de Craonne ( " Mémoire de la Chanson de Craonne, « contre-hymne » et ciment social désespéré ...", Claude RIBOUILLAULT, Clefs pour l'histoire, n° 8, avril-mai-juin 2000 ).

Le général NIVELLE est limogé et remplacé par le général PETAIN qui restaure le moral des troupes. 
   PETAIN engage une bataille limitée et bien préparée qui permet aux troupes françaises de s'emparer de la crête en novembre 1917.
   En mai 1918, les Allemands déclenchent une vaste offensive et repoussent les armées alliées jusqu'au delà de la Marne.
   En juillet 1918, les alliés contre-attaquent et reprennent la crête abandonnée par les Allemands le 10 octobre 1918.

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