Le musée de la Vie d'autrefois


Salle n°1


Métiers du bois et du fer, petit matériel agricole et vie quotidienne

 Dans ce bâtiment, organisé autour d’espaces d’exposition bien différenciés, sont mis en valeur les métiers du bois, les métiers du fer, les petits outils de la ferme ainsi que les objets de la vie quotidienne. Une attention particulière a été apportée à l’information des visiteurs ; les objets exposés sont clairement identifiés et des panneaux descriptifs présentent certains aspects de ces anciens métiers : la technique du sciage de long, la fabrication des sabots ou des roues de chariots, le battage du blé en grange ou encore la réalisation d’une « bonne goutte » de mirabelles par exemple.


Les métiers du bois : 

Bûcheron, scieur de long, charpentier, menuisier…. mais aussi sabotier et galochier. Des outils connus comme les scies « passe-partout » ou les différents rabots, d’autres plus mystérieux comme la bisaiguë, la doloire ou la colombe, comme le paroir ou le boutoir.


 


Les métiers du fer

Bien sûr, le forgeron et sa forge reconstituée en partie avec un magnifique soufflet en bois et cuir mais également le maréchal-ferrant et le charron qui, d’une bille d’orme, un bois très dur qui ne se fend pas, réalisait un magnifique moyeu de chariot.

Le ferblantier est bien représenté avec une belle collection d’outils et de gabarits provenant de l’atelier de Monsieur Senille, ferblantier à Jonvelle jusque dans les années 1950.

Des carrières d’extraction de pierres étaient encore exploitées dans la commune dans la première moitié du siècle dernier. Quelques outils ont pu être récupérés et exposés.

 

Les outils de la ferme

Autour du « ban d’âne », étau rudimentaire mais ô combien pratique et ingénieux, une importante collection d’outils à main : faux, fourches, râteaux, pioches, crocs, fléaux à battre. La carotte de tabac, près de sa machine à découper, les ruches en osier ainsi que l’appareil à fabriquer les cordes témoignent de quelques aspects inattendus de l’activité de la ferme.

Toute une partie de cet espace d’exposition est occupé par un manège, entraîné par la traction animale, et qui par un savant jeu d’engrenages et de poulies,  mettait en branle le battoir et le tarare, permettant ainsi d’égrener les épis puis de récupérer paille et grains.

La vigne était largement présente à Jonvelle jusqu’à la tempête de grêle dévastatrice de 1958. Un espace lui est consacré sans oublier la distillation, toujours d’actualité, autour d’un bel alambic en cuivre.


Les objets de la vie quotidienne

Ils sont regroupés dans l’îlot central du musée : d’une collection de jouets d’enfants à un ensemble de moyens de locomotion (du « youpala » du bambin jusqu’au fauteuil roulant du vieillard infirme), du travail du chanvre et de la laine à différents appareils de chauffage et de cuisson, du moteur de la rôtissoire de la cheminée jusqu’au coupe-chou à choucroute en passant par un étonnant humidificateur du sol avant balayage, tout est mis en situation pour vous faire revivre, le temps de votre visite, un peu de la vie de nos grands-parents.




Salle n°2

Un large espace est consacré à la transformation du lait et à l'élaboration de l'emmental, du beurre et de la cancoillotte de Haute-Saône avec reconstitution d'un atelier de fromagerie.



Importante collection de moteurs fixes qui ont été à l'origine d'une véritable transformation du monde agricole. Présentation de gros matériel agricole : batteuses, presse, bétaillère, trieurs à graines, semoirs à traction animale provenant des établissements Quivogne, motoculteurs, tondeuses, faucheuses...

 

Exposition de calèches


Reconstitution d'un atelier de cordonnier-bottier

 





 





Salle n°3

Ouverte au public depuis Pâques 2013, cette salle présente une importante collection d'outils de travail du sol :

- des araires dont l'usage remonte au IVème millénaire avant J-C en Mésopotamie. Les deux araires exposés sont entièrement en bois à l'exception d'une protection métallique qui recouvre leur soc. Le musée archéologique présente un soc d'araire d'époque gallo-romaine trouvé sur le site.


- des charrues, de la charrue à versant fixe à celle, bi-socs, entièrement métalliques et chaussée de pneus gonflables, en passant par les charrues Brabant à double corps.


- mais également des cultivateurs, des arracheuses...


Dans cette salle, sont également présentées des machines utilisées autrefois pour la fenaison et la moisson :


Par ailleurs, le début de la collection de chariots a pris place dans cette salle : cuve à lisier, chariot de marchand de vin



La collection des machines et outils "Jannel Frères"


Le Musée de la Vie d’Autrefois renferme, dans ses collections, de nombreux outils agricoles construits par  la « Manufacture française d’instruments d’agriculture Jannel Frères » de Martinvelle (Vosges), village proche de Jonvelle. Lorsque la rénovation complète du Musée sera achevée, les machines et outils provenant de cette entreprise seront clairement identifiés afin d'en mesurer l'étendue.





La manufacture JANNEL Frères de MARTINVELLE (par M. Michel SYLVESTRE, professeur de lycée)

 

« Vers 1830, Pierre Jannel (1806-1883), charron et maréchal, créé un atelier d’entretien de machines agricoles à Martinvelle (canton de Monthureux-sur-Saône), aux confins de la Haute-Marne, de la Haute-Saône et des Vosges. Vers 1830, il est mécanicien, actif sur l’Est des Vosges et sur une partie du Bassigny. Il répare ou installe différentes machines, machines à battre, charrues, roues, engrenages, tilbury..., et surtout des manèges fixes. Ses trois fils, Paul-Émile (1842-1895), Maximin (1846-1918) et Ulysse (1851-1935), passent par l’École des arts et métiers de Châlons. L’entreprise Jannel se développe alors jusqu’à devenir l’une des principales de France. Au début du XXe siècle, elle emploie plus de 60 ouvriers. En 1871, une fonderie de cloches y a été adjointe. En 1920, le dernier petit-fils du fondateur vend l’usine en difficulté à un ingénieur des Arts et métiers.
Jannel jouit d’une certaine curiosité intellectuelle qui lui a permis de s’adapter à un contexte favorable. Sa formation est commune à celle de nombreux inventeurs de machines agricoles. En Lorraine, et singulièrement dans Ies Vosges, des idées physiocratiques, qui animent les projets agricoles de Louis XVIII, sont diffusées par les sociétés d’agriculture que ce dernier promeut afin de moderniser l’agriculture française (sociétés royale, départementales et d’arrondissement). Celles de Meurthe et des Vosges jouent un grand rôle (En 1825, la deuxième fusionne avec la Société d’émulation des Vosges). Ces sociétés vulgarisent la mécanisation agricole, les nouvelles pratiques d’élevage et de culture. En 1821, les seules machines utilisées dans les Vosges sont la charrue et la herse. Les sociétés affirment, près de 10 ans avant la loi Guizot, la nécessité de généraliser l’enseignement primaire aussi bien aux filles qu’aux garçons, afin de moderniser l’agriculture. Mathieu de Dombasle dès le début des années 1820, à Roville-devant-Bayon, Hoffmann à Nancy à la même époque, J.J. Granger dans les Vosges à partir de 1832, fabriquent et vendent des machines (et le premier créé la première école technique d’agriculture de France.) Les inventeurs se multiplient après 1830, notamment dans les Vosges. Des expositions, des concours sont régulièrement organisés. Déjà, on tente de conserver les premières machines dans un musée. »


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