G3 Projet de territoire lié à une retenue d'eau



Participants

Encadrant

M. Nils Ferrand

Membres du groupe de travail

  • Sarah Feron
  • Elna Lenda
  • Elisabet Bosch
  • Romain Zannese
  • Lauric Sophie

Présentation générale

Le projet de réservoir de soutien d’étiage de Charlas concerne les communes de Cardeilhac, Charlas, Saint-Lary-Boujean, Saman et Sarremezan, elles sont situées dans la Communauté de Communes du Boulonnais, près de Saint Gaudens en Haute Garonne (31)

Le bassin de la Garonne-Ariège, dans lequel la rétention serait située, est régi par le SDAGE[1] du Bassin Adour-Garonne, qui a comme objectif « fixer pour chaque bassin ou groupement de bassins les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau », en d’autres termes le but du SDAGE est développer la « gestion spatiale de l’eau », (Narcy et Mermet 2003), la recherche d’un équilibre entre les différents usages

Ce projet vise à répondre au déficit structurel d’eau du bassin de la Garonne-Ariège, lors des périodes de sécheresse, les situations de crise se produisent en été et en automne.

Afin de gérer ces situations de crise, un Plan de Gestion d’Etiage[2] de la Garonne (PGE Garonne – Ariège) a été mis en place pour la période 2004-2009, il a été révisé en 2011, et un nouveau protocole a démarré courant 2016. Le SMEAG est le maître d’ouvrage du PGE Garonne-Ariège, et dans une optique de gestion durable et à long terme de l’étiage de la Garonne, est aussi le maître d’ouvrage du projet de construction de la retenue d’eau de Charlas.

En effet, d’après les données fournies par le SMEAG : « une année sur trois, voire une année sur deux il a des conflits entre usages et ces conflits s’expriment toujours au détriment de notre environnement ». Ces conflits d’usages sont dus aux caractéristiques du bassin Garonne-Ariège, à la fois agricole et urbain :

  • 7 000 000 habitants
  • Un caractère rural prononcé : 30 % de cette population vivent en habitat diffus
  • 6 900 communes
  • 35 villes de plus de 20 000 habitants rassemblant 28 % de la population
  • 2 grandes communautés urbaines : celle de Toulouse (Toulouse Métropole) et celle de Bordeaux Métropole
  • 33% de la SAU (Surface Agricole Utile) était irriguée en 2010, ce qui correspond à 36% de la consommation nationale en irrigation

(source: Agence de l’Eau Adour Garonne + AGRESTE)

La construction du réservoir de Charlas est présentée comme une solution à long terme pour pallier aux risques de sécheresse et aux conflits dans les usages d’eau, usagers, agriculture, industrie, environnement.Nous pouvons distinguer deux types d'usage d'eau, l'usage avec prélèvement: agriculture, industrie, domestique, et l'usage sans prélèvement: environnement (besoins faune et flore, infiltrations eaux souterraines, ...)

Pour l’usage d’eau avec prélèvement, les principales consommations d’eau sur le bassin selon usage sont:

·         Agriculture : la culture intensive de maïs est très présente sur le territoire en aval du site de Charlas   (Gers notamment), cette culture est très consommatrice d’eau.

·         Les agglomérations de Toulouse et Bordeaux, en pleine croissance démographique, sont des zones à forte consommation d’eau

·         La centrale nucléaire de Golfech (82) est le principal consommateur d’eau du secteur industrie dans le bassin

La rétention d’eau serait située sur le territoire du Haut Comminges, cependant, c’est tout le bassin de la Garonne jusqu’à Bordeaux, qui pourrait en bénéficie.

Techniquement, le réservoir est prévu pour contenir 110 millions de mètres cubes d’eau, il s’étendrait sur une surface de 600 hectares et serait alimenté par une partie des eaux provenant de la fonte de neiges. Le réservoir devrait être rempli trois fois par an à partir de prélèvements des hautes eaux de la Garonne . Le réservoir réalimenterait 7 rivières, dont 440 km de Garonne, des pieds des Pyrénées jusqu’à son Estuaire et 1000 km d’affluents dans la zone proche (Pyrénées et Gascogne). (Cf carte de référence ci-dessous)

Le projet est situé sur la Communauté de Communes du Boulonnais, c'est un territoire  rural, situé près des  villes de  Saint-Gaudens et Montréjeau. Sur le territoire l'activité agricole est importante. La construction d’une rétention aurait un fort impact sur le paysage et l’activité agricole locale, une grosse partie des terres noyées sont destinées à l’agriculture.

La carte ci-dessous illustre la répartition de l’occupation de sol pour chaque unité de gestion(3) du Bassin Adour-Garonne

En aval de la zone où la rétention de Charlas serait située, l’agriculture occupe un espace important du territoire, et sont situées, aussi, les zones urbaines plus importantes du bassin, Toulouse, Agen et Bordeaux.

Une unité de gestion est le découpage territorial utilisé dans le cadre d'un PGE, et correspond  à  l'ensemble des



Source Corine Land Cover, traitements Groupe3


Les principales données socio-économiques du Bassin de la Garonne-Ariège sont:

Source: INSEE, traitements G3

[1] SDAGE Schéma directeur d’Aménagement et de Gestion des Eau »

[2] Le PGE vise en période d’étiage (1er juin - 31 octobre) à la coexistence de tous les usages et au bon fonctionnement des milieux aquatiques. Il complète l’outil d’intervention des Préfets en cas de sécheresse. Son plan d’actions contribue ainsi à la reconstitution des débits d’objectif d’étiage (DOE) du Sdage (Schéma Directeur d’Aménagement de la Gestion des Eaux) SMEAG - http://www.smeag.fr/plan-de-gestion-detiage-garonne-ariege.html

(3)Une unité de gestion est le découpage territorial utilisé dans le cadre d'un PGE, et correspond  à  l'ensemble des installations d'un bassin ayant le même maître d'ouvrage et le même exploitant. 



Carte de référence




Lien : http://www.smeag.fr/projet-de-reservoir-de-soutien-detiage-de-charlas.html/

Schéma spatial


Analyse des enjeux

Le projet de Charlas, de construire un réservoir de soutien d'étiage, est un projet à échelle régionale, son impact est donc considérable pour tous les acteurs se situant le long de la Garonne et/ou ayant un intérêt dans la construction, ou non, de cette retenue. En effet en période de sécheresse, les fleuves et rivières sont asséchées. De plus, avec le réchauffement climatique la chaîne de montagne des Pyrénées n'assure plus, totalement, son rôle de régulateur du niveau d'eau, c'est à dire, retenir l'eau sous forme de neige en hiver et lâcher l'eau en été avec la fonte des neiges.
Le projet ambitionne de créer un second "régulateur" d'eau. De là, la retenue d'eau approvisionnera, les différents cours d'eau en période estivale, avec l'eau retenue en hiver. Par conséquent, diminuer l'impact des sécheresses qui sévissent dans la région. Les besoins en eau du territoire seront alors satisfaits. Cependant, le projet risque d'impacter l'environnement par la noyade de 600 hectares de terres et bouleverser l'éco-système. Il y a donc des enjeux contradictoires, c'est pourquoi cette question relative à la retenue d'eau de Charlas est très controversée.
Ainsi, à la suite des analyses précédentes, deux enjeux principaux émergent:
  • L'enjeu du maintien d'un équilibre écologique : le manque d'eau conduit à la disparition des animaux vivant dans les milieux aquatiques, mais également des végétaux. Cependant, il est difficile de croire qu'une construction de cette ampleur n'aurait pas de conséquence sur l'environnement et sur les aménités du lieu. 
  • L'enjeu de garantie d'un approvisionnent équilibré et régulier en eau : Les usages en eau sont divers et variés et le manque d'eau en été, peut nuire au développement territorial. En effet,  les populations vivant sur les différents territoires concernés, peuvent être contraintes à des rationnements d'eau et conduire à une diminution du bien-être. L'enjeu va également porter sur le partage de l'eau entre industriels, agriculteurs et ménages. 

Analyse sociale et politique - Acteurs

Les acteurs concernés par le projet de réservoir de soutien d’étiage de Charlas sont nombreux, en effet un nombre conséquent d'individus est impliqué.
De plus, ces acteurs sont également très divers, cela est notamment dû au fait que ce projet nécessite un investissement conséquent (acteurs directement impliqués dans la réalisation), il va également avoir un impact sur une multitude de personnes (acteurs qui vont subir ses répercussions) mais va aussi nécessiter un contrôle de la part d'institutions lors de son exécution.

Ces différents acteurs sont donc :
  • Les agriculteurs, parmi ceux-ci on distingue :
    • Les agriculteurs "perdants" : Ceux qui vont perdre leurs exploitations du fait de la noyade de leurs terres
Les agriculteurs "gagnants" : Ceux dont le projet garantira un apport en eau suffisant et régulier afin d'irriguer leurs terres
  • L'industrie : Elle va bénéficier elle aussi d'un apport en eau suffisant et régulier tout au long de l'année (par exemple l'industrie papetière dont la consommation d'eau est importante)
  • Les ménages : Ils peuvent notamment ne plus être soumis à des restrictions de consommation d'eau en période de sécheresse grâce à la réalisation de ce projet)
  • Les pêcheurs : Ces derniers seront lésés du fait de la détérioration du milieu aquatique 
  • Le SMEAG (Syndicat mixte d'études et d'aménagement de la Garonne) ainsi que la CACG (Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne) : C'est eux qui ont initié le plan de gestion d'étiage
  • Les associations écologiques : Elles protestent contre la réalisation du projet dans le but de protéger l'éco-système
  • Le ministère de l'écologie : Il doit contrôler le respect des normes environnementales dans la réalisation du projet ainsi que dans son l'exploitation
  • Les touristes : Ces derniers seront attirés par une nouvelle offre touristique liée à la réalisation du projet

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources


Ressources considérées

  • L'eau : concernant notre cas, nous considérons la quantité de l'eau présente dans le fleuve. Elle est représentée par la couleur bleu.
  • La terre : cette ressource rend compte de l'état de la biodiversité et des réserves en eau sur le territoire. 
  • Les investissements financiers : cette ressource correspond aux investissements permettant la construction de la retenue d'eau, mais aussi aux coûts de fonctionnement des différentes activités sur le territoire et les revenus issus de ces activités.
  • L'information : les informations sont des connaissances mises en forme pour être comprises par leurs utilisateurs. Elles peuvent être sous différentes formes, comme les données statistiques, et peuvent être utilisées à différentes fins. Par exemple, les niveaux d'eau, enregistrés dans la Garonne, sont analysés par rapport à des normes (les Débits d'Objectif Etiage) qui permettent ensuite de justifier l'action territoriale, notamment celle du SMEAG. Aussi la médiatisation est un moyen de pression utilisé par les associations écologiques pour promouvoir leur position.
  • Le travail : le travail est effectué par la population présente sur le territoire et il participe à la réalisation d'activités lucratives, telles que l'agriculture ou l'industrie, sur le territoire qui ont des conséquences sur les conditions environnementales.

Modèle des acteurs - rôles

Modèle des acteurs - rôle


Modèle des actions

Modèle des actions


Structure du modèle et du jeu


Le jeu comprend :

- Un plateau de jeu représentant la Nère et la Garonne des Pyrénées à la ville de Bordeaux. Les villes importantes sont également représentées, ainsi que la centrale nucléaire de Golfech.
- Des cartes terrains (bandelettes de couleur) pour chaque acteur.
- Un gobelet avec des boules de papier blanc représentant l'eau. 
- Des bouts de papier représentant des charlots avec un signe "€" inscrit dessus (monnaie).
- Jeu selon différentes périodes.




Le jeu comprend aussi :

    Des cartes actions classiques telles que :

Citoyen : 


Business touristique :

Agriculteur :


Industrie :




    Des cartes actions innovantes telles que :


Citoyen :

Business touristique :

Agriculteur :


Industrie :



    Des cartes du gestionnaire


Scénarios


Démarrage du jeu :

  Tour 1 :

Dans ce premier tour, il n'y a pas de problème de sécheresse. Les joueurs placent leurs 3 terrains de manière totalement aléatoires et choisissent deux cartes actions (une action classique et une action innovante). Ce premier tour cherche à montrer comment les personnes utilisent leurs actions et notamment l'eau, mais surtout de bien comprendre les règles du jeu. Comme la saison a été bonne, il n'y a pour l'instant pas de problème et nous expliquons aux personnes qu'elles n'ont pas à payer à la fin vu qu'il reste de l'eau. Chaque acteur reçoit la somme qui lui est due selon ce qui est marqué sur la carte action.

    Tour 2 :

Ce deuxième tour représente une période de sécheresse et cherche à montrer aux individus les problèmes d'utilisation de l'eau qui se posent tout le long de la Garonne lorsque la sécheresse arrive. Chaque acteur pioche une nouvelle action (3 actions au total).
    * 20 gouttes d'eau seulement dans le gobelet
    * Les individus continuent à jouer les actions qui leur sont le plus favorable en termes d'argent ou de bien-être (citoyen)
    * Il ne reste plus d'eau à la fin (si pas 4 gouttes à Golfech --> explosion et paiement de 2 charlots)

--> Récupération de l'argent inscrit sur les fiches actions par chaque acteur
--> Taxe de 2 charlots (gestionnaire)
--> Mise en place d'une concertation avant le troisième tour (si le gestionnaire décide de la mettre en place)

    Tour 3 :

Ce troisième tour représente encore une période de sécheresse. Il sert à faire comprendre aux individus qu'il faut se concerter pour qu'il y ait de l'eau pour tout le monde. Notamment ceux qui sont situés en haut de la Garonne se sont rendu compte qu'ils avaient un impact énorme sur le quantité d'eau qu'il reste pour les autres. Ainsi, ils se sont tous concertés pour mettre en place des actions qui vont servir à économiser de l'eau. Chaque acteur pioche une nouvelle action et dispose maintenant de 4 actions.
    * 20 gouttes d'eau seulement dans le gobelet
    * Mise en place d'actions innovantes économes en eau (jardins partagés, réducteur de jet, permaculture, etc.)
    * Largement plus de 4 gouttes d'eau à Golfech (on enlève 4 gouttes car elles sont utilisées par la centrale). Lors de notre jeu nous avions 13 gouttes d'eau à Golfech et donc il en restait 9 après Golfech
    * Il reste de l'eau à la fin (6 gouttes d'eau dans notre jeu).

--> Récupération de l'argent inscrit sur les fiches actions par chaque acteur
--> Concertation réussie

Les individus peuvent alors se rendre compte à travers ce jeux qu'il suffit que les acteurs situés tout le long de la Garonne se concertent pour que tout le monde ait de l'eau. S'ils se réunissent et mettent en place des actions économes en eau, alors tout le monde pourra utiliser l'eau de la Garonne même en période de sécheresse. Ainsi, le barrage de Charlas n'est pas nécessaire si les acteurs se concertent.

Calibration

Période normale : 35 gouttes d'eau
Période de sécheresse : 20 gouttes d'eau

Distribution de l'argent : Chacun part avec un minimum 13 charlots et jette un dé qui représentera le surplus de charlots qu'il aura au départ. Cela permet de représenter les inégalités entre les individus.

Règles spécifiques du jeu


Quelques règles de base avant de pouvoir commencer à jouer :

--> Chaque acteur doit poser 3 terrains sur le plateau, de manière aléatoire :
    * Rose = citoyen
    * Vert = agriculteur
    * Bleu = business touristique
    * Orange = Industrie

--> Chaque acteur a 13 charlots au départ et lance un dé qui représentera le nombre de charlots supplémentaires

--> A chaque fois que le citoyen joue, il doit (en plus de poser une action) jouer la carte action "usages domestiques"

--> L'acteur "agriculteur" est très important en ce qui concerne la consommation d'eau sur le territoire. Lorsque l'agriculteur joue une carte action innovante (peu consommatrice en eau) il perd de l'argent. Cependant, il reçoit une subvention de 2 charlots à chaque fois qu'il joue une carte action innovante (et gagne donc 1 à la fin plutôt que 0)

--> Le barrage de Charlas n'existe pas


Lorsque le jeu a commencé

--> A chaque fois que le citoyen joue, il doit (en plus de poser une action) jouer la carte action "usages domestiques"

--> S'il y a moins de 4 gouttes d'eau lorsque le gobelet passe à Golfech, alors il y a explosion de la centrale nucléaire et le jeu s'arrête. Chaque joueur paie 2 charlots (en plus de la taxe qu'ils doivent payer s'il n'y a plus d'eau avant la fin du tour)

--> A chaque tour, la centrale de Golfech prend 4 gouttes d'eau


A la fin du tour :

--> S'il n'y a plus d'eau à la fin : taxe de 2 charlots et s'il reste moins de 4  gouttes d'eau alors paiement d'1 charlot

--> Chaque joueur récupère la somme marquée sur chaque fiche action (seulement si elle a fonctionné)

--> Le gestionnaire peut mettre en place une concertation entre les acteurs à la fin d'un tour

--> Pour réaliser un nouveau tour, les individus piochent une nouvelle carte action

Résultats du test

Le jeu a été testé par 5 personnes dont 3 personnes extérieures. Il a été assez facilement compris par les joueurs qui ont tout de suite saisi la problématique qui est celle se savoir si le barrage de Charlas était totalement nécessaire. Le jeu s'est bien déroulé et a suscité la discussion chez les joueurs qui ont décidé, au final de mettre en place une concertation et d'utiliser des cartes actions plus économes en eau. Globalement, le jeu a plu et suscite l'amusement chez les joueurs. 

Quelques critiques sont tout de même ressorties notamment en ce qui concerne la calibration des cartes actions. En effet nous avons eu beaucoup de mal à ce que la calibration des 25 cartes actions soit cohérente et ceci surtout au niveau de l'argent en tant que ressource et produit de l'action, mais également au niveau de l'impact des différents acteurs sur le niveau d'eau. La consommation d'eau des ménages n'étant pas égal à celle des agriculteurs, etc... Les chiffres du SMEAG sont clairs, 263 millions de mètres cubes pour l'agriculture, contre 168 pour l'industrie et 76 pour les ménages.
La deuxième critique portait sur le plateau de jeu. Les joueurs extérieurs ont préconisé de faire un quadrillage derrière le dessin afin que les joueurs puissent poser leurs terrains de manière plus lisible.

Actions stratégiques complémentaires

Pour améliorer la situation du territoire, nous nous sommes penchés sur deux stratégies différentes qui peuvent être mises en place sur le site :

    - Une stratégie où les acteurs se concertent afin de mettre en place des actions qui utilisent le moins d'eau possible. Ce sont surtout les acteurs publics qui élaborent des politiques développement durable dans cette stratégie.

    - Une stratégie où chacun met en place, de son côté, des actions qui permettront d'économiser l'eau du fleuve. Tous les acteurs agissent ici mais de manière non concertée.

Ces deux stratégies ont tout de même pour point commun l'économie de l'eau tout le long de la Garonne.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

Proposition stratégies COOPLAN G3.xlsx


Testabilité COOPLAN dans le jeu


La stratégie 1 (concertée) est compliquée à mettre en place car elle ne relève quasiment que des acteurs publics et elle coûte cher. Cependant, c'est celle qui a le plus grand impact sur l'économie de l'eau. Elle a aussi un impact positif fort en ce qui concerne l'écologie (ex : préservation des réserves naturelles). Cependant, elle impacte l'économie de manière plus forte (positivement et négativement) que dans la stratégie où les acteurs mettent en oeuvre des actions "durables" mais de manière non concertée.

La stratégie 2 (laisser-faire) a l'avantage elle de ne pas coûter trop cher et est donc facilement simulable dans notre jeu. Celle-ci impacte moins fortement la plupart des ressources que la stratégie 1, mais elle a quand même de nombreux effets positifs comme l'économie d'eau ou encore le bien-être (dans certains cas). Cependant, on ne retrouve pas de grande remise en cause politique impactant le cadre réglementaire ce qui est le cas dans la stratégie 1. Cette deuxième stratégie est dépendante du 'bon-vouloir" des individus ce qui peut changer avec le temps ; alors que s'il existe des politiques d'économie d'eau dans le cadre réglementaire, cela est plus compliqué à changer. D'ailleurs, la plupart des actions de la stratégie 2 s'inscrivent dans le court terme et elle manque ainsi d'une vision sur le long terme.

PLan participatif PRE-PAR

  1. Discuter les rôles et les droits des différents acteurs dans la prise de décision

Niveau de participation des citoyens choisi : moyen avec une participation des représentants des parties prenantes dans le processus de décision.

Méthodes utilisées : Réunion publique, analyse des  acteurs, méthode du cadre logique, Pre-Par

2.       Décrire et comprendre l’état biophysique, social et économique du territoire

Niveau de participation des citoyens choisi : bas. Le SMEAG fait appel à un cabinet de consultant pour réaliser le diagnostic et présente ensuite les résultats aux citoyens.

Méthodes utilisées : questionnaires/ enquêtes, rencontre bilatérale

3.       Explorer des scénarios pour le futur

Niveau de participation des citoyens choisi : haut car il est important que les citoyens et les autres parties prenantes établissent des scénarios futurs communs pour avoir une vision partagée de l’avenir de la Garonne et de l’impact des usages de l’eau pour que le plan d’étiage soit plus efficace.

Méthodes utilisées : prospective, construction de scénarios, processus de visualisation du changement climatique,   Wat-a-Game

4.       Définir des objectifs, mettre en évidence les préférences et les contraintes

Niveau de participation des citoyens choisi : moyen. Des représentants des parties prénantes définissent les objectifs.

Méthodes utilisées : « just-a-grid », sommet de la vallée

5.       Inventer, identifier et structurer les actions et les plans possibles

Niveau de participation des citoyens choisi : moyen. Actions identifiées et structurées par les représentants des parties prenantes.

Méthodes utilisées : CooPlan

6.       Choisir, prioriser, voter parmi les actions et les plans possibles

Niveau de participation des citoyens choisi : moyen. Les citoyens sont consultés afin de donner leur avis sur les actions à prioriser.

Méthodes utilisées : Café découverte, conférence de consensus

7.       Mettre en œuvre les actions et les plans choisis

Niveau de participation des citoyens choisi : bas. Le SMEAG fait appel à des entreprises spécialisées pour mettre en œuvre les actions.

Méthodes utilisées : Forum

8.       Suivre, évaluer les actions, les plans, les décisions et leurs impacts.

Niveau de participation des citoyens choisi : haut. Les citoyens sont engagés dans le suivi du projet et surveillent sa mise en place.

Méthodes utilisées : évaluation ex-ante / ex-post, appréciation rurale participative, suivi communautaire, surveillance participative. 

PRE-PAR.xlsx


Bilan de la modélisation

Google Docs Video


Retour d'expérience

L'exercice de modélisation a été une découverte pour chacun de nous. Une découverte de nous même, à travers les controverses que l'on a eues pour construire notre modèle, mais également des consensus que l'on a réussi à trouver. Une découverte de d'outils et de concepts nouveaux, tels que le logiciel Cmap, les stratégies COOPLAN, etc..

L'exercice de modélisation nous permet de dire, aujourd'hui, que les blocages, manifestations, zadistes, ne sont pas une fatalité et qu'il existe des moyens de préparer des politiques publiques d'envergures, sur un temps long, sans heurts. Ou du moins, en mettant les divergences en exergue dans la cadre d'un jeu, dans un univers pacifié.

L'exercice de modélisation nous a permis d'aborder un sujet très important pour le territoire, la nation et le monde. La ressource eau devient de plus en plus rare et sa gestion est une préoccupation pour tous, notamment, pour nous qui serons chargés de l'ingénierie des territoires.


Documents supports (types)

Base de données redressée utilisée pour le rapport et la cartographie. 
Les sources consultées sont INSEE 2013 et Corine Land Cover 2016
La table d'appartenance des communes à chaque UG a été fournie par le SMEAG

Google Docs Video



- carte générale

- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement





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