G10 Midour + Douze = Midouze

Participants

Encadrant

Nils Ferrand

Membres du groupe de travail

  • BAIJOT Marine : marine.baijot@live.fr
  • GOBE Maxence : mamaxence@hotmail.com
  • GONTIER Julie : juliegontier.nc@lagoon.nc
  • LE ROUX Hoel : hoel.le-roux@etu.umontpellier.fr
  • PAESA Pierre : paesapierre@gmail.com

A consulter

Présentation générale

    Le bassin versant de la Midouze, localisé sur les départements du Gers et des Landes dans le Sud-Ouest de la France, s'étend sur 3142 km² au niveau des coteaux amargnacais,en amont à l'est, et du plateau landais, présent en aval à l'ouest. L'altitude moyenne est de l'ordre de 70 mètres en aval et atteint plus de 200 mètres en amont du bassin versant.
    Les deux principaux cours d'eau du bassin, le Midour (108 km de long) et la Douze (123 km de long), se rejoignent en aval pour former la Midouze (d'une longueur de 151 km depuis sa source). La Midouze est alimentée par un réseau hydrographique dense et de nombreux affluents mesurant entre 25 et 50 km de long, comme l'Estampon et l'Estrigon.
    Le climat, à dominance océanique, est très influencé par les entrées maritimes du fait de la proximité de l'Océan Atlantique, et ce malgré les influences continentales en amont du bassin, situé plus loin dans les terres. La nature sableuse du sol, en particulier dans les Landes, est à l'origine d'écarts thermiques en été pouvant dépasser 30°C entre le jour et la nuit, entraînant ainsi une instabilité des masses d'air et favorisant l'apparition de violents orages pouvant causer des dégâts importants.
    La pluviométrie du bassin est comprise entre 800mm par an en amont et 1000mm par an en aval du fait de l'augmentation de l'influence océanique à l'ouest. La période estivale s'accompagne d'une sécheresse plus marquée en amont qu'en aval et par des déficits en eau qui augmentent chaque année.
    On remarque de fortes disparités entre les deux parties du bassin (coteaux et plateau landais). En effet, les coteaux gersois se caractérisent par des régimes hydrographiques très variables, allant de crues intenses et soudaines en hiver à des périodes d'étiage en été, dues à l'absence de nappes superficielles importantes. Au contraire, on retrouve au niveau du plateau landais de nombreuses nappes superficielles, qui agissent comme tampon en absorbant une partie des précipitations en hiver et en restituant cette eau en période estivale. Il existe cependant un risque de crues importantes en cas de saturation des nappes lors de précipitations intenses et durables en hiver. Ces nappes superficielles ont une capacité de stockage comprise entre 20000 et 40000 m3/km² en amont et pouvant aller jusqu'à 4000000 m3/km² en aval.
   Le bassin versant de la Midouze comprend de nombreux aquifères du fait de la présence d'épaisses couches calcaires qui se répartissent de manière homogène sur l'ensemble du bassin. Ces nappes profondes sont importantes mais difficilement accessibles.

    Le débit de la Midouze varie de 5 à 7 L/s/km² au niveau des coteaux gersois et de à 8 à 11 L/s/km² au niveau des Landes. Son débit annuel moyen est de 20 m3/s. 

Carte de référence


 

Schéma spatial

    L'étude des activités réalisées sur le bassin versant de la Midouze a permis de réaliser un schéma spatial :



Analyse des enjeux

    Le bassin versant de la Midouze est actuellement le théâtre de conflits d'usage entre les différents utilisateurs de la ressource en eau. En effet, ce bassin est concerné par une problématique affectant principalement la quantité d'eau disponible, notamment en été, lors des périodes d'étiage. La qualité des cours d'eau constitue aussi un point important de cette problématique. En effet, il est nécessaire dans le cadre de la DCE de garantir le bon état écologique des masses d’eau aux échéances fixées par l’Europe. 

    Des commissions ont été mises en place afin d'atteindre ces objectifs et de trouver des solutions de gestion aux sources de conflits entre usagers. Les enjeux majeurs de la gestion de l'eau dans le bassin versant de la Midouze sont établis suite aux réflexions et discussions au sein de ces organismes

    Ainsi, il a été décidé de mettre en place un projet de gestion axé sur trois objectifs : assurer une bonne gestion quantitative de la ressource en eau, atteindre le bon état écologique des eaux superficielles et souterraines et enfin prévenir toute dégradation et préserver les rivières et les milieux aquatiques et humides. La gestion de l’eau sur le bassin versant s’articule donc autour de trois enjeux qui sont la quantité et la qualité de la ressource disponible, ainsi qu’une dimension socio-économique. 

    Concernant l’aspect quantitatif, nous constatons que la zone d’étude est sensible aux phénomènes de crue et d’étiage en fonction de la localisation et de la période. Il faut ajouter à cela que la ressource en eau disponible ne peut combler convenablement la demande en eau pour les activités tout au long de l’année, notamment lors des périodes d'étiage. C’est pourquoi un projet de territoire doit être mené sur le bassin versant de la Midouze afin de favoriser une meilleure gestion de la ressource, notamment par le biais de changements des pratiques par les usagers ou par la réduction du gaspillage en eau. Dans ce cadre, une étude sur la possibilité et l'utilité d'implanter un barrage permettant une distribution de l'eau lors des périodes d'étage est actuellement en cours.

    Concernant l’aspect qualitatif, des problèmes de qualité d’eau sont à signaler sur l’ensemble des cours d’eau du bassin. Cette pollution se caractérise par des rejets domestiques, industriels, de matières en suspension ou encore d'éléments azotés d’origine anthropique. Cette mauvaise qualité influe sur la biodiversité ainsi que sur l'économie du bassin. La DCE imposant un bon état écologique des masses d'eau pour 2021, il est nécessaire de mettre en place des actions limitant les processus altérant la qualité de l'eau.

    Enfin, concernant l’aspect socio-économique, les intérêts des acteurs peuvent entrer en conflit et doivent par conséquent faire l’objet de concertations et de compromis. Par exemple, les agriculteurs sont soumis à des impératifs de production et de rentabilité pouvant entraîner une dégradation de la qualité des eaux de surface et une mise en danger de la biodiversité. 

    Pour répondre aux problématiques soulevées, les différents acteurs du bassin sont mobilisés. Un comité de pilotage a ainsi été crée en 2016 pour encadrer la mise en place du projet et favoriser la concertation entre les participants.

Analyse sociale et politique - Acteurs

    Le tableau suivant met en évidence l'influence des différents acteurs sur les activités du bassin versant de la Midouze :

Acteurs.xlsx


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources


Ressources considérées

L’EAU

    Aspect quantitatif

    L’aspect quantitatif est l’aspect prédominant pour le projet de territoire actuellement en cours d’élaboration. En effet la zone d’étude connaît d'importantes périodes d'étiage. C’est pourquoi de multiples mesures sont envisagées pour répondre aux besoins du milieu naturel, ainsi que diverses activités anthropiques avec notamment le projet de construction d’un barrage de substitution, permettant une alimentation en eau lors des périodes habituelles d'étiage. Ces périodes d’assèchement critique, en plus d’impacter l’environnement, touchent l’économie locale. Les industries et exploitations agricoles représentent les deux principaux secteurs économiques concernés par le manque à gagner engendré par le manque d’eau.

    Cet aspect présente une contradiction marquée. En effet les deux secteurs déficitaires sont également les secteurs pouvant être présentés comme principaux responsables des périodes d’étiages importants du fait de leur prélèvements en eau trop importants. Dans le jeu créé à la suite de l’étude de cas, nous avons pris en compte les activités anthropiques en leur associant des consommations d’eau reflétant au maximum des proportions représentatives.

    Les autres secteurs comme le tourisme nautique sont peu impactés par cet aspect quantitatif, au vu de l’importance économique des activités industrielles et agricoles, par rapport à leur faible présence sur la zone d’étude. Il est cependant important de noter le souhait général de remédier à ces manques d’eau dans l’optique de développer des activités annexes et ainsi stimuler la dynamique économique de la région.

    La quantité d’eau est traduite dans le jeu par une quantité de perles bleues représentant la ressource en eau.

    Ce manque d’eau impacte fortement l’aspect qualitatif car un faible débit sous-entend une forte concentration de pollution quand celle-ci est présente, du fait d'un facteur de dilution réduit.  

    Aspect Qualitatif 

    La qualité de la ressource touche les différentes activités présentes sur le bassin versant de la Midouze.

    Pour ce qui est de l’agriculture, une qualité d’eau dégradée peut engendrer des contaminations sur les produits issus de l’irrigation par ces eaux. Cependant pour cette activité, la qualité des eaux est un facteur moins pénalisant que la quantité. Par exemple, dans certains secteurs industriels comme le bâtiment ou la mécanique, la qualité d’eau peut ne pas représenter un facteur déterminant dans les procédés de fabrication.

    Le point le plus sensible concernant la qualité de l’eau est le bon état écologique du milieu naturel. Une mauvaise qualité d’eau impacte la faune comme la flore, ces pollutions pouvant conduire à des phénomènes extrêmes tels que l’eutrophisation, la disparition d’espèces endémiques et migratrices ou encore la concentration de contaminants dans les chaînes alimentaires. L’aspect qualitatif est également primordial au bon déroulement des activités de tourisme et pour le respect de la bonne qualité des eaux de baignade.

     La qualité de la ressource en eau a été traduite sur le jeu à travers une graduation de l’état du milieu naturel, du vert (bon état) au rouge (mauvais état), sur une "échelle qualité".

    De plus, des "points environnement" (perles vertes) sont instaurés pour valoriser les activités n'altérant pas et améliorant la qualité de la ressource.


L’ARGENT

    Aspect financier

    L’activité économique est essentielle pour le bon développement de la région car elle garantit l’emploi et développe les ressources économiques pour les futurs investissements.

    Les aspects financiers des diverses activités peuvent faire rentrer les différents usagers en conflit d’intérêt, se traduisant par des utilisations divergentes et concurrentes de la ressource.

    Il est important de considérer un bon développement économique tout en ne négligeant pas la protection du milieu.

    Cet aspect sera traduit dans le jeu par l'utilisation de perles jaunes représentant l'argent.


Modèle des acteurs - rôles

    Les acteurs entrant dans le processus de réflexion sur la problématique et retenus pour le jeu sont au nombre de cinq : les agriculteurs, les organisations, la population, les industriels et l’État.   


    Les agriculteurs ont un rôle majeur dans l’utilisation de la ressource en eau. Ils ont en effet besoin d’une eau de bonne qualité et en grande quantité pour développer leurs activités. De plus, du fait de l’utilisation de pesticides et d'engrais pour le développement de leur activité, ils ont un impact négatif sur la qualité de la ressource. Les revenus des agriculteurs sont fonction de leur production, il leur est donc nécessaire de garder un taux de production élevé. Dans le jeu, l’impact négatif de cet acteur sera traduit par une diminution de la quantité et de la qualité de l’eau ainsi que par des taxes potentielles. Les revenus issus de leur production seront symbolisés à l'aide des "pièces" (perles jaunes).

    Les industriels ont eux aussi un rôle prédominant dans l’utilisation de la ressource en eau. Ils ont besoin d’une importante quantité d’eau, de qualité variable selon les domaines d’activité. De plus, leur activité dégrade la qualité de manière significative la ressource en eau. Les revenus de cet acteur sont fonction de sa production, il lui est donc nécessaire de garder une production élevée. Dans le jeu, les revenus sont symbolisés par les perles jaunes et les impacts négatifs sur la qualité de la ressource en eau traduits par une diminution de la qualité de l’eau et de potentielles taxes.   

    - L'acteur Agriculteur ainsi que l'acteur Industriel peuvent mettre en place des activités et engendrer ainsi des bénéfices. De par leurs activités, ils dégradent la qualité de la ressource en eau. Selon l'ampleur de leur impact, ces acteurs peuvent être taxés par l’État. Ils ont la possibilité d'appliquer des Cartes Innovation afin de limiter leur impact sur le milieu naturel.


    La population correspond aux habitants du bassin versant. Une distinction a été faite entre les habitants en zone urbaine et en zone rurale du fait de la quantité d'eau utilisée qui diffère selon les zones. La population en général a des besoins différents dans les deux zones mais un impact identique sur la ressource. En effet, l’impact principal des habitants est lié aux rejets d’eaux usées, que cela soit par la non conformité des systèmes d’assainissement non collectifs, très présents dans les zones rurales, mais aussi du fait du fonctionnement des stations de traitements des effluents domestiques en ville. De plus, les habitants en zone rurale consomment plus d'eau que les habitants en zone urbaine, du fait notamment de la présence de jardins à entretenir. 

    - L’acteur Population n’a pas d’activité propre, mais engendre des impacts environnementaux. Ne pouvant engendrer des bénéfices, il se voit verser un revenu fixe au début de chaque manche lui permettant de payer sa consommation en eau domestique. Cet acteur peut être taxé par L’État du fait de son impact sur la ressource. Il a la possibilité d'appliquer des Cartes Innovation afin de imiter son impact sur le milieu naturel. La population peut être sollicitée par L’État afin de subventionner des solutions de gestion.

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    Les organisations se divisent en deux pôles d’activité : les organisations touristiques et les organisations de protection de la nature. Les organisations touristiques génèrent des revenus et impactent la qualité de l’eau. L’activité de ces organisations dépend directement de la quantité d’eau en présence. La mise en place d’activités touristiques va alors rapporter des pièces et faire diminuer la qualité de la ressource en eau. Au contraire, les organisations de protection de la nature peuvent avoir un rôle important sur la gestion de la qualité de la ressource en eau, notamment en effectuant des actions de sensibilisation et de protection de la ressource. Le revenu de ces organisations est faible mais des subventions leurs sont attribuées en fonction des décisions de l’Etat. 

    -L'acteur Organisation peut mettre en place des activités touristiques engendrant des bénéfices et impactant la qualité de l'eau. Il peut aussi développer des activités de protection des cours d'eau, permettant d'améliorer la qualité de la ressource en eau engendrant un gain de "points environnement". Cet acteur a la possibilité de mettre en place des Cartes Innovation et peut toucher des subventions pour développer son activité de protection de rivière.

    

    L’État est responsable de la mise en place de taxes pour les activités dégradant la qualité de l’eau ou consommant le plus d’eau, et de la distribution de subventions pour le développement d’activités agissant en faveur d’une bonne gestion de la ressource en eau. Son objectif est de faire en sorte que l’état écologique des milieux ne soit pas trop dégradé, et qu'il reste de l'eau à la fin du circuit (en aval du plateau) une fois que chaque acteur a réalisé ses activités. Si les conditions précédemment évoquées ne sont pas respectées la manche jouée n'est pas concluante, il est nécessaire de lancer une réflexion collaborative pour améliorer les résultats pour la manche suivante. Le budget de cet acteur est symbolisé par des pièces (perles jaunes). Les actions à mettre en place et leur montant sont déterminés suite à une concertation entre les différents acteurs.

    L'acteur État a un statut particulier car son rôle est de réguler les différentes activités à travers un système de taxation et de subventions (sur les autres joueurs) en réalisant des bilans sur les fiches de suivi lors de chaque tour, permettant de constater les dysfonctionnements dans la gestion de la ressource. Il est à l'origine des discussions entre les acteurs durant le jeu.


Modèle des actions


    Dans le jeu, chaque acteur possède plusieurs cartes actions qu'il dépose sur les emplacements qui lui sont réservés sur le plateau de jeu. Ces cartes sont constituées d'une partie fonctionnement qui regroupe le coût de fonctionnement de l'activité, en pièces, ainsi la quantité d'eau devant être présente dans la rivière pour mettre en route l'activité. La couleur des gouttes d'eau correspond au niveau limite de qualité  de l'eau que peut utiliser l'activité pour ses besoins (à observer sur le curseur qualité présent sur le plateau de jeu). Vient ensuite la partie impact sur la ressource qui regroupe la quantité d'eau qui n'est pas rejetée dans la rivière (et donc prélevée) ainsi que l'impact sur la qualité de l'eau due au fonctionnement de l'activité. A noter que certaines activités ont besoin d'une certaine quantité d'eau pour fonctionner mais en consomment moins, voire pas du tout (pêche par exemple). Les gains représentent l'argent que l'activité rapporte à chaque tour lorsqu'elle a pu être réalisée. 

Cartes actions pour les Agriculteurs: 



Cartes actions pour les Industries: 



Cartes actions pour les Organisations: 



Cartes actions pour la Population: 



Cartes actions pour l'Etat:



    Dans la suite du jeu, les acteurs vont pouvoir utiliser des cartes innovations qui leur permettront d'améliorer la qualité et la quantité de l'eau rejetée. Ces cartes innovations sont constituées d'une partie "coût de mise en place" qui correspond au nombre de pièces nécessaires à la réalisation de l'innovation. Ce coût de fonctionnement est à payer qu'une seule fois. Vient ensuite la partie amélioration qui présente le nombre de gouttes qui seront utilisées en moins pour faire fonctionner l'activité ainsi que le nombre de points qualité gagnés (sur l'échelle qualité). Pour finir, la carte innovation permet de gagner des points environnement qui sont plus ou moins importants en fonction de l'impact qu'a cette innovation sur l'environnement. Chaque point environnement n'est donné qu'une seule fois dans toute la partie et peut s'échanger contre deux pièces afin de pouvoir disposer sur le jeu de nouvelles Cartes Innovation.

Cartes innovation pour les Agriculteurs: 



Cartes innovation pour les Industries: 


Cartes innovation pour les Organisations: 


Cartes innovations pour la Population:


Structure du modèle et règles du jeu

   Nous avons opté pour un jeu de plateau. Ce plateau représente la Midouze et ses deux affluents, la Douze et le Midour. Ces cours d’eau traversent deux départements du sud-ouest de la France qui sont le Gers (32) et le département des Landes de Gascogne (40). Sur la représentation graphique de ces cours d’eau sont répartis les différents acteurs touchés par notre problématique. Le sens du jeu va de l’amont des cours d’eau (à l'est) vers l’aval (à l'ouest) où se situe l'exutoire.

    Le jeu est conçu pour 5 personnes représentant les 5 acteurs du jeu. Nous comptons les Agriculteurs, les Industriels, la Population, les Organisations (touristiques et de protection de la nature) et l'Etat.


Accessoires du jeu


- Un plateau de jeu représentant le bassin versant, avec les cours d'eau de la Douze et du Midour se rejoignant pour former la Midouze, avec des cases situant les différentes activités exercées sur le bassin versant, une case grisée à l'emplacement du barrage et des échelles de qualité de l'eau.


- Trois "échelles qualité" présentes sur le plateau : ces échelles représentent les variations de qualité de la ressource en eau au cours du jeu, une échelle correspond à un cours d'eau (Douze, Midour, Midouze). Le point où se rejoignent la Douze et le Midour correspond à un passage sur l'échelle de la Midouze. Le curseur est alors placé sur l'échelle Midouze. La qualité de l'eau sur le Midouze est évaluée en procédant à une moyenne de qualité des eaux de la Douze et du Midour.

- Trois pions curseurs (perles oranges), permettant de représenter la variation de qualité des cours d'eau sur les échelles qualité.

- Un "dé précipitations" permettant de simuler le caractère aléatoire de la quantité de précipitations.

- Trois "gobelets ressource", utilisés pour simuler le cheminement de l'eau sur le plateau (un pour chaque affluent sachant qu'un des deux sera gardé pour la Midouze, et un autre pour le barrage).

- Des gouttes d’eau ( représentées par des perles bleues), représentant la ressource en eau disponible pour les activités anthropiques des acteurs précédemment cités.

- Des "points environnement" ( représentés par des perles vertes), correspondant à des gains pour les activités n'altérant pas ou améliorant la qualité de l'eau. Ils peuvent être échangés à tout moment au cours du jeu lorsque le besoin se fait sentir pour mettre en fonctionnement des innovations uniquement, contre deux pièces venant de la caisse (1 perle verte = 2 perles jaunes). Les points sont gagnés une seule fois lors de la mise en place d'une innovation, et l'échange ne peut se réaliser qu'une fois par perle verte afin de limiter les abus. Ces "points environnement" sont comptés à la fin du jeu, ils attestent de la conscience environnementale de l'acteur.

- Des pièces (perles jaunes) représentant la monnaie fictive du jeu, nécessaire à la mise en fonctionnement des activités et correspondant à des gains pour les activités à visée économique.

- Une caisse (une boîte), rassemblant toutes les pièces (perles jaunes) nécessaires au déroulement du jeu, cette caisse ne dépend d'aucun acteur, elle constitue uniquement la réserve de perles jaune dans laquelle les ressources et gains sont prélevés et les échanges point environnement - pièces effectués,

- Cinq "Cartes Acteur",

Cette carte indique la ressource distribuée à l'acteur Agriculteur en début de manche 1 pour pouvoir commencer le jeu. Cependant, les acteurs État et Population, n'ayant pas de gains à chaque tour se voient redistribués cette ressource à chaque manche (précisé sur les cartes acteur correspondantes).

- Des "Cartes Activité",

Cette carte donne des indications sur les conditions à remplir pour faire fonctionner l'activité concernée, ici il faut que l'acteur donne deux perles jaunes et que la quantité d'eau disponible dans le gobelet "ressource" soit au minimum de 3 perles bleues et d'une qualité moyenne (curseur "qualité" sur une case supérieurs ou égale à la couleur jaune). La mise en fonctionnement de cette activité impacte la quantité d'eau disponible dans le système en enlevant 2 perles bleues au gobelet "ressource", et en diminuant la qualité de l'eau en faisant descendre le curseur "qualité" de trois cases. A la fin du tour, l'acteur ayant fait fonctionné cette activité reçoit son gain, soit quatre perles jaunes.

- Des "Cartes Innovation" ,

Cette carte donne des indications sur le coût de la mise en place de cette innovation (le nombre de perles jaunes à débourser) et sur les améliorations qu'elle engendre sur la quantité et la qualité de la ressource en eau. La mise en place d'innovations ne peut rapporter que des "points environnement".

    Ces cartes caractérisent les acteurs et leurs évolutions techniques potentielles et réglementaires permettant une évolution environnementale de leurs activités/fonctionnements. Nous comptons 30 cartes activités et 17 cartes innovations.

- Une Carte Barrage, mise en place dès la seconde manche pour améliorer la quantité d'eau disponible dans le jeu pour la réalisation des activités,

La mise en place de cette carte est obligatoire dès la seconde manche. Elle permet de constituer une réserve d'eau lors du premier tour, en conditions d'hiver hydrologique, qui pourra être utilisée lors du second tour, en condition d'été hydrologique. Pour la mettre en fonctionnement, chaque acteur se doit de débourser une pièce (perle jaune) à chaque manche (gestion annuelle), hormis l’État qui doit en débourser quatre.


- Des fiches de suivi Etat, 

Ces fiches de suivi sont propres à l'acteur État, qui se doit de suivre les actions mises en place par les autres acteurs afin d'évaluer leur impact sur la ressource en eau. Il a à sa disposition ces fiches d'aide au suivi qui peuvent être remplies pendant que les autres acteurs font fonctionner leurs activités. A la fin de chaque tour, l'acteur État expose ses observations et son bilan aux autres acteurs et lance ainsi une discussion commune ayant pour but de limiter au mieux les impacts de chacun lors des tours suivants.


    Il est à noter que le jeu détient une portée collaborative car les joueurs doivent prendre des décisions collectives pour assurer une victoire qui ne pourra qu’être commune. Cet aspect collaboratif retranscrit la réalité du projet de territoire où chaque membre du comité de pilotage doit s’intégrer au processus de négociation.



Règles du jeu 


    C‘est un jeu qui se joue à 5, chacun incarnant un acteur spécifique. Les acteurs sont : les Industriels, les Agriculteurs, les Organisations, la Population et enfin l’État,

    Les joueurs ont la possibilité de choisir l'acteur qu’ils vont incarner pour la partie. Les Cartes Acteur déterminent les ressources qu’ils obtiendront au début de la partie et en fin de manche. 

    Chaque acteur choisit parmi les possibilités associées à son personnage les activités avec lesquelles il va jouer. 

    Le jeu se joue en plusieurs manches qui comprennent deux tours, le premier dans les conditions d'hiver hydrologique (forte quantité de précipitations) et le second dans des conditions d'été hydrologique (période d'étiage, faible quantité de précipitations). Une nouvelle manche est lancée tant que le bon état écologique et une quantité suffisante au développement des activités en place ne sont pas atteints.


- Mise en place d'un tour:

    1-     Tout d'abord, chaque acteur se voit verser depuis la caisse la ressource mentionnée (perles jaunes) sur sa Carte Acteur. Cette ressource est nécessaire à la mise en fonctionnement des activités.

    2-     Chaque joueur (hors État) pose les Cartes Activité de son choix dans les cases correspondantes après une réflexion sur leur disposition sur le cours d'eau (amont ou aval) en fonction de l'impact de chacune sur la quantité, de la qualité de la ressource en eau et de la localisation des activités dans le monde réel. La population et les organisations doivent disposer leurs cartes sur la totalité des cases qui leurs sont mis à disposition tandis que les agriculteurs et les industries ne disposent que trois cartes chacun.

    3-     Une fois les activités placées, les acteurs payent les coûts de fonctionnement des activités qu'ils veulent développer durant le tour en mettant sur leur carte la quantité de perles jaunes correspondante.

    4-     Le "dé précipitations" est lancé afin de déterminer l'importance des précipitations à prendre en compte durant le tour, le chiffre obtenu est additionné à 8 pour obtenir la quantité d'eau (de perles bleues) à disposer dans chacun des gobelets en début de tour (lancer de dé: 3 / quantité d'eau dans les "gobelets ressource" en début de tour : 8+3=11 perles bleues dans chaque "gobelet ressource" pour le Midour et la Douze).

    5-     Les "gobelets ressource" sont remplis avec la quantité de perles bleues déduite à l'étape précédente: un gobelet est placé à la source de la Douze, et le second est placé à la source du Midour.

    On rappelle que le tour 1 de chaque manche correspond à une période d'hiver hydrologique.


Lancement du jeu:

    Suite à cette mise en place, le jeu peut démarrer avec le tour 1. Le gobelet ressource sur la Douze est alors avancé sur le cours d'eau jusqu'à rencontrer une activité.

    Chaque joueur, lorsque le gobelet ressource arrive sur son activité, se doit de vérifier si la quantité d'eau disponible dans le gobelet est suffisante et si la qualité de l'eau disponible est supérieure ou égale à celle mentionnée sur la carte activité (par les gouttes de couleur) en consultant le curseur sur l'échelle qualité correspondant au cours d'eau considéré.

    Une fois l'activité mise en fonctionnement ou mise en échec par un manque d'eau ou une qualité non respectée, le gobelet est avancé jusqu'à rencontrer l'activité suivante.

    Arrivé à Mont-de-Marsan, lieu où se rejoignent le Douze et le Midour, le gobelet ressource Douze est stoppé et le pion curseur de l'échelle qualité Douze transféré sur l'échelle qualité Midouze.

    S'ensuivent les mêmes étapes avec le gobelet ressource sur le Midour. L'échelle qualité considérée est alors celle du Midour.

    Arrivé à Mont-de-Marsan, les perles présentes dans les deux gobelets ressource Douze et Midour sont rassemblées dans un seul gobelet ressource Midouze. Cette action symbolise la confluence des deux cours d'eau pour former la Midouze. Le pion curseur de l'échelle qualité Midour est transféré sur l'échelle Midouze. La qualité de l'eau présente dans le Midouze correspond à une moyenne des qualités de l'eau observées sur la Douze et le Midour.

    Le cheminement du gobelet se poursuit jusqu'à atteindre l'exutoire du bassin, ou à défaut, une absence de ressource (perles bleues). L'échelle qualité considérée est alors celle de la Midouze.

    Parallèlement à ces actions, l'acteur État est attentif au déroulement des opérations et note ses observations sur la fiche de suivi qui lui est propre.


- A la fin du tour:

    Les activités réalisées rapportent des gains (pièces représentées par des perles jaunes) qui sont versés à la fin de chaque tour.

    L'acteur État intervient suite au versement des gains afin d'exposer ses observations et d'inciter les différents acteurs à entrer dans une discussion sur la gestion du bassin versant. Chaque acteur peut alors proposer de mettre en place des innovations pour diminuer sont impact.

    Suite à cette séance de réflexion commune, l’État met en place des taxes et distribue des subventions selon l'implication de chacun sur la gestion de la ressource. Les taxes lui sont versées directement et les subventions proviennent de sa ressource disponible.


- Lancement du tout suivant:

    Une fois le tour 1 terminé, le tour 2 correspondant à une période d'été hydrologique est mis en place : sans les déplacer, les acteurs payent à la caisse le coût de fonctionnement de leurs activités.Pour l'été hydrologique le dé des précipitations ne sera pas lancé, seules 4 perles bleues sont à mettre dans chaque gobelet à la source de la Douze et du Midour (et ceci pour chaque été hydrologique).

    Le jeu se déroule de la même manière que le tour précédent.

    Le bilan est effectué à la fin du tour en ayant pour but une meilleure gestion de la ressource pour la manche suivante.


- Fin de manche:

    Une manche correspond à deux tours, le premier en condition d'hiver hydrologique, le second en condition d'été hydrologique.

    Tant qu'une manche se termine avec une quantité d'eau insuffisante pour réaliser toutes les activités présentes sur le bassin versant et/ou une qualité d'eau moyenne à mauvaise, une manche supplémentaire doit être jouée.

    On notera que dès le lancement de la seconde manche, la Carte Barrage doit être mise en place, et donc financée par les différents acteurs (une pièce par acteur et quatre pièce pour l’État). La mise en place du barrage permet de constituer une réserve d'eau, qui sera remplie au début du tour 2 d'une manche avec l'eau (les perles bleues) restante dans le "gobelet ressource" à la fin du tour 1 réalisé en conditions d'hiver hydrologique.


- Fin du jeu:

    Le jeu se termine lorsque la quantité d'eau est suffisante à la réalisation des activités et lorsque la qualité de l'eau est bonne.


Scénarios

    Les scénarios visent à répondre à la problématique du bassin versant de la Midouze. Chaque acteur est représenté et doit faire tourner son domaine d’activité tout en essayant de respecter les contraintes et les réglementations environnementales. Le principe du jeu est de reproduire des conditions réelles, à savoir des périodes plus ou moins pluvieuses (hiver et été hydrologique) et de constater la gestion des ressources pour l’ensemble des activités.

    Ce jeu se déroule en plusieurs manches et permet de constater les problèmes affectant la ressource en eau et de réfléchir aux solutions à mettre en place pour y remédier. Une manche est composée de deux tours : le premier tour (1) correspond aux conditions d’hiver hydrologique et le second tout (2) correspond aux conditions d’été hydrologique

     A la fin de chaque manche, une réflexion sur la gestion de la ressource est effectuée, afin d’améliorer les aspects quantitatifs et qualitatifs concernant la ressource en eau pour la manche suivante. Ceci passe par une concertation entre les acteurs sur les solutions à mettre en place. Les solutions choisies sont appliquées dans la manche suivante.

    Une réflexion sur l’utilité d’un barrage (à l’état de projet actuellement) est réalisée en ajoutant l’ouvrage dès la seconde manche.

Première manche

    Pour ce faire, la première manche prend en compte les paramètres actuels du bassin versant. Le premier tour (1) se déroule dans des conditions d’hiver hydrologique, avec une quantité d’eau globalement adaptée aux besoins. S’en suit un tour (2) dans des conditions d’été hydrologique avec une quantité d’eau faible correspondant à la période d’étiage. Les besoins sont alors difficilement comblés.

Seconde manche

    Suite aux observations réalisées au cours de la première manche, un barrage de substitution est mis en place dans le jeu afin de remédier au problème quantitatif lors des périodes d’étiages durant l’été hydrologique. Ainsi, à partir de la manche suivante un barrage est mis en place et doit être rempli durant le premier tout (1) en conditions d’hiver hydrologique et utilisé en conditions d’été hydrologique, durant le tour (2) pour répondre aux besoins.

Manches suivantes

    Le but final est d’atteindre une gestion optimale de la ressource en eau, tout en conservant une dynamique économique dans le bassin versant. Ceci se traduit par un bon état du cours d’eau, une quantité d’eau suffisante pour répondre aux besoins de chaque activité et la présence d’activités économiques rentables sur le bassin versant. Tant que cet état n’est pas atteint, une manche supplémentaire est lancée. Le jeu se termine lorsqu’une bonne gestion de l’eau, tant sur l'aspect quantitatif que qualitatif, est atteinte et que chaque acteur est satisfait de ses revenus.


Calibration

    Pour la calibration nous avons dû estimer arbitrairement les consommations d’eau de chaque activité et les impacts de celles-ci sur la dégradation de l’environnement. Nos estimations se sont appuyées sur nos connaissances, les données disponibles et nos recherches approfondies sur les activités présentes.

    Pour la quantité d’eau nécessaire au bon fonctionnement du jeu nous avons sommé l’ensemble des consommations d’eau de chaque activité. Nous avons adapté les quantités disponibles en fonction des scénarios précédemment évoqués.

    Concernant la dégradation de l’environnement nous avons placé les différentes activités et acteurs selon la situation réelle du projet d’étude, tout en localisant consciencieusement certains acteurs afin de souligner les enjeux considérés.

    La calibration du jeu s’est affinée en multipliant les parties test ainsi qu’en discutant sur la cohérence du jeu.

    En effet, pour la ressource en eau nous étions partis sur 10 perles bleues + un lancer de dé pour représenter les précipitations durant l'hiver hydrologique. Cela faisait cependant trop d'eau dans la rivière. Nous avons donc baissé ce chiffre à 8 perles + le dé. 

    En ce qui concerne l'été hydrologique, nous nous étions basés sur 5 perles bleues + le dé. Cependant cela était trop important pour un été puisqu'il y avait encore de l'eau dans la rivière à la fin du tour et qu'on n'observait pas de période d'étiage, contrairement aux observations réelles. De ce fait, à force de jouer, nous avons opté pour 4 perles bleues sans lancer de dé.

    L'argent distribué au début de chaque manche et à la fin de chaque tour est bien calibré, permettant aux activités de payer à nouveau leurs coûts de fonctionnement, d'innover et même de payer les taxes. 

L'échange des points environnement en pièces avait été estimé à 5 pièces pour 1 point environnement. Cependant, lors du test du jeu, il a été observé que cela était trop, les activités n'ayant plus de problèmes d'argent, ce qui reflétait peu la réalité. De ce fait, nous avons descendu cet échange à 2 pièces pour 1 point environnement.

Pour finir, au niveau de la carte barrage, nous avions décidé dans un premier temps que chaque acteur devait payer une pièce pour faire construire le barrage. Le barrage coûtait donc 5 pièces. Cependant il est indiqué dans le SAGE du bassin versant que l’État subventionne 50 à 70% du barrage. De ce fait, nous en avons conclu que chaque acteur payerait 1 pièce et que le l’État en payerait 4 pour assurer le fonctionnement du barrage.

Résultats du test

    A la fin de la mise en forme du plateau de jeu, des cartes action et innovation ainsi qu'une calibration du jeu, nous avons testé le jeu et voici les résultats obtenus. 

Manche 1: A la fin du premier tour, correspondant à un hiver hydrologique, nous observons que la plupart des activités présentes sur le plateau n'ont pas pu être réalisées à cause d'une qualité de l'eau trop mauvaise. 
Lors du deuxième tour, représentant l'été hydrologique, nous constatons que la plupart des activités présentes n'ont pas pu s'effectuer par manque de quantité d'eau dans la rivière ainsi que du fait d'une trop mauvaise qualité de l'eau. Cette manche reflète donc bien les problèmes existant dans le bassin versant actuellement.

Manche 2 : L’État a mis en place le barrage en amont des rivières que les acteurs ont décidé d'utiliser seulement durant l'été hydrologique, n'ayant pas de problème de quantité d'eau en hiver. De plus, il a mis en place des taxes pollueurs/payeurs à destination des agriculteurs, industries et de la population car ce sont ceux qui polluent le plus l'eau. Pour éviter la taxe, les industries et les agriculteurs placent des cartes innovations, avec l'aide de l’État par des subventions. A la fin du tour, l’État observe que la quantité d'eau dans la rivière est suffisante. Cependant, la qualité de l'eau reste à améliorer. Pour cela, malgré les innovations effectuées, tous les acteurs polluant encore (agriculteurs, industries et population) se voient taxés de deux pièces. Afin d'améliorer encore la qualité de l'eau, l’État met en place une aide pour la population afin de mettre en place une innovation. 
    Lors du deuxième tour les acteurs se voient obligé de piocher dans le barrage afin de subvenir à leurs besoins mais il reste tout de même de l'eau à la fin du tour. Le problème de la quantité d'eau est donc réglé. Au niveau de la qualité, le curseur se trouve sur le vert clair, qui indique une qualité de l'eau correcte, qui permet à tous les acteurs de pouvoir exercer leurs activités. 

Observations: Le jeu s'est donc arrêté là car le bassin versant a retrouvé un bon état écologique. De plus, chaque acteur est satisfait des revenus générés. Pour la vidéo et certains tests, le jeu a été accéléré afin de tester les mécanismes dans des conditions les plus contraignantes possibles (moins d'argent, moins d'innovations mises en place, ....) et d'observer les résultats. Cependant, le jeu peut se poursuivre sur plusieurs manches, les entreprises et agriculteurs pouvant investir dans de nouvelles activités, ce qui engendrerait de nouveaux dégâts de pollution ainsi qu'une baisse de la quantité d'eau et le jeu reprendrait du début, avec de nouvelles taxes et de nouvelles innovations jusqu'au bon rétablissement de l'environnement. Cela permet aussi de tester différentes stratégies.


Actions stratégiques complémentaires

    Lors du test du jeu nous n'avons pas mis en place d'actions stratégiques complémentaires. Cependant, nous avons tout de même conclu sur le fait qu'il est important qu'un débat soit lancé entre chaque manche avec l’État et les autres acteurs sur la mise en place des taxes et des innovations dans le but d'améliorer l'état écologique du bassin versant.

    De plus, les points environnement peuvent être considérés comme action stratégique complémentaire car, bien que ne se retrouvant pas forcément dans la vraie vie, ils permettent de représenter une valeur de non usage et de protection et amènent les acteurs à prendre conscience du fait qu'ils peuvent protéger l'environnement en innovant dans leurs activités. De plus, à la fin de la partie, celui qui a le plus de points environnements peut être considéré comme gagnant. Cela incite donc les acteurs à investir dans des innovations.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

COOPLAN.xlsx


    Le tableau COOPLAN ci-dessus représente différentes stratégies pouvant être utilisées par les différents acteurs pour résoudre les problèmes de qualité et de quantité d'eau sur le bassin versant du Midouze.

    Pour illustrer cela nous avons choisi deux stratégies différentes: 

- La première stratégie consiste en la réalisation d'innovations simples, sans demande financière importante. Cependant, elles nous permettent seulement de visualiser une amélioration de la qualité et la quantité de l'eau à court et moyen terme. 

- La deuxième stratégie consiste à mettre en place toutes les innovations présentées dans le tableau COOPLAN pour observer une amélioration des résultats sur le long terme. Cependant, cette stratégie demande un temps et un coût important de mise en place.

Test COOPLAN dans le jeu

    Les stratégies COOPLAN présentées ci-dessus sont des innovations que chacun des acteurs peut utiliser afin d'améliorer la qualité et/ou la quantité d'eau dans le Midouze. Certaines de ces innovations ont été utilisées dans le jeu, telles que la baisse des pesticides pour les Agriculteurs, les taxes pollueur/payeur pour l’État, la protection de la nature pour les Organisations, etc... Toutes les innovations présentes dans le COOPLAN n'ont pas été utilisées car trop compliquées à intégrer dans le jeu ; seules des stratégies simples avec une amélioration de la qualité/quantité de l'eau visible à court terme ont été considérées. 

    Lors du test du jeu, nous avons pu observer que ces innovations permettaient une amélioration de l'état écologique de la rivière, sans demander un grand coût de fonctionnement. De ce fait, nous pouvons dire que le tableau COOPLAN réalisé est utile au bon fonctionnement du SAGE. De plus, si en réalité chaque acteur utilisait toutes les innovations du tableau, la gestion de la Midouze serait encore plus complète et les résultats obtenus seraient visibles sur le long terme.

Bilan

    La mise en place d'un jeu participatif sur la gestion de la ressource en eau fut très complexe mais très intéressante. Cela nous a permis de nous rendre compte des problèmes existant sur le bassin versant de la Midouze ainsi que de trouver des solutions à ces problèmes. 
La mise en place d'un jeu tel que celui-ci demande du temps mais surtout énormément de débats afin d'obtenir des résultats satisfaisants concernant la ressource mais aussi les acteurs présents sur le bassin versant. 

Au vu des résultats obtenus à l'issu du test de notre jeu, nous espérons que ce jeu interactif pourra être mis en place sur le bassin versant de la Midouze et qu'il permettra aux acteurs présents de se poser les bonnes questions quant à l'intérêt de la mise en place d'un barrage et quant à leur gestion de l'eau. 

GIRE Midouze.mp4





Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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