G11 Lac Victoria

Participants

Encadrants

Geraldine Abrami à Irstea fr

S Rouzeau (AFD)

Membres du groupe de travail

      • Gonzague Bonraisin
      • Lauriane Grenier 
      • Claire Maravat
      • Samuel Perrier 
      • Chloé Valette

A consulter

Présentation générale

Le bassin versant du lac Victoria se situe en Afrique de l’Est au niveau de l’équateur. Il a une superficie de 194 000 km2, lui permettant  de s’étendre sur plusieurs pays. En effet, 44% du bassin se trouve en Tanzanie, 22% au Kenya, 16% en Ouganda, 11% au Rwanda et 7% au Burundi. Le lac Victoria se trouvant dans ce bassin  a une superficie de 68 800 km². Réparti de la manière suivante : 51% en Tanzanie, 46% en Ouganda et 6% au Kenya. 

Le lac Victoria est le plus grand lac d’Afrique et l’un des plus grands au monde. Il constitue une réserve d’eau douce conséquente  utilisée pour des usages domestiques, agricoles et industriels. Il est réalimenté à 82% par des eaux provenant des précipitations, le reste se faisant  par du ruissellement. En effet, la convergences des vents sur le lac provoque de d’importantes précipitations sur les rives Nord et Ouest. Les entrées d’eau au niveau du lac sont compensées par des sorties qui se font soit par évaporation, soit par décharge dans le Nil Blanc avec un débit de 1046m3/s. Le lac est ainsi un bassin de stockage naturel pour le Nil blanc.

Le lac représente la plus grande réserve de poisson d’eau douce. Plus de 300 espèces y sont représentées. La pêche est une ressources qui permet de faire vivre directement ou indirectement plus de 3 millions de personnes. Enfin, l’ensemble du bassin versant détient une riche diversité des espèces qu’elles soient aquatiques ou terrestres. 

Sur ce territoire, les principales activités économiques sont l’agriculture et la pêche.

On retrouve essentiellement une agriculture de subsistance. Les populations cultivent pour avoir accès à de la nourriture et non à des fins commerciales. C’est environ 80% de la population du bassin qui pratique une activité agricole de production. La pêche permet d’avoir accès à de la nourriture. Elle fournit un emploi à environ 500 000 personnes et permet aux pays de faire du commerce notamment international avec le marché européen en exportant près de 500 000 tonnes de poisson par an.

La disponibilité en eau douce, la pêche et la diversité des ressources biologiques du bassin versant du lac Victoria constituent une réelle opportunité de développement social et économique. Tout l’intérêt va être ici de protéger ces ressources.

Un plan d’action stratégique a été mis en place en 2007 sur le bassin afin d’adopter une gestion intégrée et durable des ressources sur ce territoire. Il comprend

  • la protection des ressources et espèces aquatiques et terrestres.
  • la préservation des zones humides qui sont les écosystèmes les plus productifs de la région et  abritant de nombreuses espèces.
  • la gestion de la ressource en eau. 

Les cinq pays partagent ce désir de gestion collective de la biodiversité et des ressources naturelles afin que les générations futures puissent en tirer  bénéfice. Ils reconnaissent  que c’est à eux que revient la responsabilité de conserver leur patrimoine. 

Carte de référence

La carte ci dessous localise les frontières du bassin versant du lac Victoria ainsi que sa situation géographique par rapport aux pays sur lesquels il s'étend.

Source : Strategic Action Plan for the lake Victoria basin (2007)

Schéma spatial

Le schéma spatial ci-dessous localise les différents pays avec leurs enjeux de façon schématique. Les terrains agricoles, ainsi que les mines, les industries, les grandes villes, les frontières et les zones de protection y sont représentés.

Analyse des enjeux

Les principaux enjeux du territoire sont d’ordre économique, social et environnemental.

Dans chaque pays du bassin un constat est dressé qu'au moins un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Essentiellement des paysans réalisant une agriculture de subsistance, confronté à de nombreuses difficultés:

  • Faire face à un climat capricieux (précipitations variables) qui peut entraîner un manque d’eau pour leurs cultures.
  • Perte de la fertilité des sols qui rend compliqué toutes cultures.
  • Le peu d’aides financières qui leur sont accordées, ce qui cause des difficultés d'accès aux fertilisants et aux semences

A cela il faut ajouter que toute la population n’a pas accès à l’eau potable. Dans les campagnes, c’est bien la moitié de la population qui connait cette difficulté alors que dans les villes 20% environ de la population reste privé d’eau.

Même constat pour l’accès à l’électricité même si celui-ci reste plus limité. La principale ressource d’énergie pour ces pays est le bois (le charbon et les résidus agricoles dans une moindre mesure au Kenya). La population étant en augmentation, la demande en énergie croit également et avec ceci l’impact négatif que cela peut avoir sur la forêt et sa biodiversité.
En plus de la perte de surfaces forestières, les ressources biologiques et les ressources en eau sont également menacées. Apparaît ici tout l’enjeu écologique lié au bassin.

Les zones humides sont menacées par le phénomène d’anthropisation (construction de village, routes, décharges). Elles sont également touchées par une pollution des eaux due au drainage agricole et au non traitement des eaux usées et effluents industriels.

Les écosystèmes aquatiques voient également la qualité de leurs eaux se détériorer avec une augmentation de l’eutrophisation (due aux nitrates) et la prolifération d’espèces invasives. Cela cause une baisse de rendement de la pêche et la disparition de certaines espèces. Les écosystèmes terrestres eux, sont soumis à la sur-récolte et la perte de forêt naturelles au profit de l’implantation d’espèces exotiques d’arbres (utilisé pour la fabrication d’énergie). Cela entraîne une variabilité de l’écoulement, une perte du couvert végétal et une faible infiltration, ayant pour impact de favoriser le risque d’inondations.

Pour tenter de répondre à ces enjeux, les pays sur le bassin du lac Victoria ont mis en place un plan d’action stratégique qui permet de développer et convenir des priorités transfrontalières afin de mettre en place des actions de conservation des écosystèmes et de gestion de l’utilisation de la ressource en eau.

Parmi tous les problèmes que rencontres ces pays, certains sont la priorité de tous. En effet, du point de vue environnemental, la dégradation des sols, la perte de biodiversité et la prolifération d’espèces invasives sont les principales priorités des états. Au niveau social, les pays sont concentrés sur la lutte contre les maladies et la pauvreté. Enfin, du point de vue économique, la principale motivation est de trouver un moyen de répondre au manque d’énergie. 

En plus des enjeux cités précédemment, il faut également évoquer les enjeux politiques autour de la gestion du bassin du lac Victoria. Depuis les années 90 et pour répondre aux objectifs du Sommet de la Terre de Rio de 1992, les cinq pays ont réformé leurs politiques environnementales et renforcé les institutions de gestion des ressources. Ici aussi, chaque pays a choisi de mettre en avant ses priorités (sol, forêt, eau et assainissement, tourisme...). Cependant, la base de ces politiques reste commune, il s'agit d'une gestion participative des ressources environnementales. De cela découle la mise en place de la Communauté d'Afrique de l'Est et la création du Protocole pour le développement du bassin du lac Victoria qui est signé par tous les états. Ainsi, les pays collaborent ensemble pour la mise en oeuvre des politiques de gestion. Malgré cela, de nombreux problèmes persistent. Tout d'abord, il faut noter un manque de ressources humaines et financières. Il existe également un manque de sensibilisation auprès des populations. De plus, certaines institutions sont laxistes en ce qui concerne la mise en place de sanctions. Ces dernières sont non dissuasives et la plupart du temps non uniformes selon les territoires. L'enjeu politique nécessite l'examen et l'harmonisation des lois pour pérenniser la gestion collectives des ressources du bassin. 


Analyse sociale et politique - Acteurs

Analyse sociale et politique


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

Le schéma fonctionnel ci-dessous nous permet de mettre en évidence les relations qu'il existe entre les acteurs de notre études de cas, les ressources qu'ils ont a leur disposition et les impacts qu'ils peuvent avoir sur l'environnement. 

Ressources considérées


Pour la création du jeu nous avons considéré 4 ressources présentées ci-dessous:

- Quantité d'eau :

La quantité d'eau représente le niveau du lac. Cette eau est nécessaire à la vie des habitants, à l'irrigation des cultures, aux industries, aux pêcheurs. Le niveau du lac diminue au fur et à mesure des années et le changement climatique risque d'accentuer cette diminution. Une des cause est l'érosion des sols qui apporte une quantité de sédiment non-négligeable faisant diminuer la lame d'eau. Cependant si le niveau de l'eau est trop bas, les bateaux ne peuvent plus naviguer, les habitants ne peuvent plus boire et l'irrigation diminue. La quantité d'eau est donc une ressource car si celle si s'épuise, c'est la mort du Lac ainsi que de la vie et de l'économie autour de celui-ci.


- Qualité d'eau :

Si la pollution est trop importante dans le lac la qualité de l'eau diminuera. Cette pollution vient de tous les acteurs autour du lac à cause de leurs activités. Les habitants n'ont pas d’assainissement et rejettent leurs eaux usées dans le lac, de même pour les industriels, etc... Si l'eau n'est pas d'assez bonne qualité cela peut donc impacter les différents secteurs (maladies dues à la consommation d'eau, mort des cultures, diminution de la biodiversité et des poissons, baisse de la pêche...). La qualité de l'eau est donc une ressource car si celle si est médiocre, elle peut être la cause de la mort du lac ainsi que de la vie et de l'économie autour de celui-ci.

- Biodiversité :

La biodiversité représente les êtres vivants du lac. Celle-ci est actuellement en diminution (impact sur la population de poissons) ce qui met en danger la pêche et l'économie qui y est liée mais aussi l’alimentation des populations du bassin. Cette biodiversité est dégradée par les activités anthropiques du bassin versant.
La biodiversité du lac est donc une ressource car si celle si est médiocre voire inexistante, elle peut être la cause de la baisse de l'économie et un problème majeur d'alimentation pour les habitants.

- Argent :

" Sans argent rien n’est possible". Il existe une forte corrélation entre l’argent et développement. Cet argent va varier dans le temps avec  l’évolution des activités du bassin versant. Cette ressource est donc à la base de tout.

Modèle des acteurs - rôles

Les acteurs et leurs rôles sont différents dans le jeu et dans notre partie Analyse sociale et politique - Acteurs.

Pour mieux représenter les enjeux, nous avons fait le choix qu'un joueur représente un pays avec tous ces acteurs (Industrie, Pêche, Habitants, Agriculture).

Pourquoi ? Les 5 pays présents autour du lac Victoria n'ont pas le même niveau de développement ni le même nombre d'habitants. Ce choix permet de représenter les problèmes propres à chaque pays et de montrer l'impact environnemental du pays sur le Lac Victoria.

Les différents acteurs sont donc le Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Kosovo et le Burundi. Le rôle de chaque  acteur est de faire fonctionner ses activités (Agriculture, Habitants, Pêche et Industrie), afin de développer son pays, lui apporter de l'argent, le tout sans "faire mourir" le lac. Si on tue le lac, la partie s'arrête.

Pourquoi ? Si on atteint une pollution trop importante dans le lac on ne peut plus utiliser l'eau (impact Qualité). S'il n'y a plus d'eau dans le lac, tout s'arrête (Impact Quantité). De même s'il n'y a plus de biodiversité dans le lac : la pêche, les industries et les habitants meurent (impact Biodiversité).

En conclusion, le but de notre jeu est que chaque acteur développe au mieux son pays en lui faisant gagner de l'argent mais en limitant et en prenant conscience de son impact sur l’environnement.

  • La carte acteur Burundi  :
Exemple de fonctionnement de la carte Acteur. Le joueur recevant le carte acteur Burundi joue donc le rôle du Burundi. Il recevra de ce fait:

1- 1O pièces comme indiqué sur la carte
2- Le nombre de carte activité en fonction du nombre d'étoile rouge. C'est à dire, 1 carte activité pêche, 1 carte activité Agriculture, 1 carte activité Eau disponible : Population et 2 cartes industrie.

Il a également à sa disposition une partie information sur le pays (niveau de développement, importance de tel ou tel activité etc...)

  • La carte acteur Tanzanie :
  • La carte acteur Kenya :
  • La carte acteur Ouganda :
  • La carte acteur Rwanda :

Modèle des actions


Les actions à mener sont représentées par plusieurs cartes.

Tout d'abord les cartes Activités.

Chaque carte représente une activité (les enjeux présents dans chaque pays) : Agriculture, Pêche, Industrie et Habitant. Sur chacune de ces cartes, est fixé un frais pour faire "fonctionner" la carte et le gain apporté. L'impact écologique sur lac de cette activité est également inscrit. Les ronds de couleur représentent les impacts :

        - Bleu : impact Quantité d'eau

        - Marron : impact Qualité de l'eau du Lac

        - Vert : impact sur la Biodiversité du Lac


  • La carte Agriculture :

Exemple de fonctionnement de la carte Agriculture : Pour utiliser et remporter le gain de sa carte le joueur doit :

1- Payer les frais de fonctionnement : 1 pièce.

2- Mettre ces impacts dans le bol "Impact" : donc 2 bleu pour la quantité, 2 marron pour la qualité et 1 vert pour la biodiversité.

3- Récupérer son gain à la fin du tour : 3 pièces. Les gains pour cette carte correspondent à la vente de marchandises agricoles.

  • La carte Industrie :
  • La carte Pêche :

  • La carte Habitant :

Dans la suite du modèle des actions, les cartes innovations sont présentées ci-dessous. Ces cartes permettent à chaque joueur d’améliorer ses cartes activités. Elles peuvent réduire l'impact écologique sur le lac de l'activité et/ou de recevoir plus de gain. Beaucoup d'innovations sont possibles pour d'améliorer chaque secteur dans les pays (cf. CooPlan). Cependant, nous avons fait le choix de réduire à deux innovations pour chaque activité pour faciliter la compréhension et le déroulement du jeu.

  • Les cartes innovations Industrie :

 Exemple de fonctionnement des cartes innovations Industrie : Le joueur souhaite apporter une innovation à ses industries par exemple avec une station d'épuration industrielle.

1- Cette innovation coûte 16 pièces, somme à payer pour recevoir la carte.

2- Il faut ensuite payer 3 pièces par tour pour que cette carte fonctionne.

3- La station d'épuration industrielle permet de gagner 4 pièces par tour si elle fonctionne.

4- L'impact écologique est divisé par 2 si elle fonctionne. (Exemple : L'industrie, sans innovation, a un impact de 2 sur la qualité, de 2 la quantité et de 2 la biodiversité. Du coup, avec cette innovation son impact ne sera plus que de 1 pour la qualité, la quantité et la biodiversité.)


  • Les cartes innovations habitant :

  • Les cartes innovations Agriculture :

  • Les cartes innovations Pêche :

Structure du modèle et du jeu

La composition du jeu est la suivante :

  • 1 plateau de jeu. Ce plateau représente la zone d’étude. C’est-à-dire le lac Victoria et les différents pays frontaliers : Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Burundi.
  • 5 cartes « Acteurs ». Chacune de ces cartes représente un pays, c’est-à-dire un acteur. Dans les différentes cartes plusieurs informations sont données aux joueurs : pays, revenus, l’importance des secteurs représentés sur une échelle d’une à trois étoiles et pour finir une aide, une information complémentaire propre à chaque pays.
  • 1 dé de 6 faces numérotées :  5, 10, 15, 20, 25, 30
  • Un bol. Permettra de recueillir « les impacts  environnementaux ».
  • Un bol. Permettra de recueillir « les pièces ».
  • 5 gobelets. Permettra à chaque joueur d'y mettre ses pièces.
  • L'ensemble des cartes innovations en 5 exemplaires (40 cartes). Un paquet par joueur soit 8  cartes car 8 innovations proposées.   
  • L'ensemble des cartes Activités. 15 cartes agriculture / 15 cartes pêche / 15 cartes habitants / 15 cartes industrie.
  • 3 "curseur échelle". Une échelle pour la qualité du lac, une autre pour la quantité et la dernière pour la biodiversité.
  • 1 calculatrice. Afin de faciliter le travail du "maître du jeu" pour appliquer la régénération du lac.
  • Les jetons. Pâtes pour les pièces, petites pierres rouge pour la biodiversité, pois chiche pour l'eau et pierres grises pour la qualité du lac.

Quelques photos lors de la conception du jeu :

-Découpage des cartes de jeu:














 











- Création, coloriage du plateau de jeu:


- Création du dé pour la régénération du lac


- Disposition et choix des différents jetons


Scénarios / Règles spécifiques du jeu

Le jeu se joue au nombre de 5 joueurs. Le but du jeu est de « jouer contre le jeu ».

Chaque joueur doit gérer ses secteurs tout en préservant l’environnement. Le jeu est perdu si une des ressources (Biodiversité, Qualité et Quantité) est épuisée. 1 tour représente un pas de temps de 5 ans. Le jeu se déroule en 4 à 5 tours.

Chaque joueur représente 1 des 5 acteurs du jeu (Rwanda, Burundi, Tanzanie, Ouganda, Kenya). Chaque acteur possède le nombre de cartes correspondant à ses  secteurs à gérer. Les secteurs sont plus ou moins prioritaires selon les pays (Industrie, Pêche, Agriculture, Habitants). Le niveau de chaque secteur est fixé de 1 à 3 étoiles. Chaque joueur reçoit également une somme d’argent fixée par le jeu. Cette somme est inscrite sur les cartes « Acteurs ».

Exemple : La Tanzanie recevra 3 cartes Pêche, 2 cartes Agriculture, 1 carte Habitant, et 2 cartes Industrie. La Tanzanie recevra 13 pièces.

Le déroulement du jeu est le suivant :

  • Le Tour n°1 :

Le tour est un tour dit « test ». Chaque joueur décide quelle(s) activité(s) il souhaite jouer et à quel niveau. Il paie ainsi les frais de fonctionnement (en le posant sur ses cartes « Activités ») et repose dans le pot ses impacts sur l’environnement.

Quand l’ensemble des joueurs a fini de jouer, le maître du jeu prend le pot "impact", calcule l’ensemble et avance les indicateurs sur les 3 curseurs. Il distribue également les gains gagnés par les différents joueurs.

Exemple : La Tanzanie souhaite jouer 2 cartes Pêche, 1 carte Agriculture, 1 carte habitant, et 1 cartes Industrie. Il paie donc 5 pièces en frais de fonctionnement. Il a un impact total de 8 en biodiversité (mettre 8 pierres rouges dans le pot impact), il a un impact de 8 en qualité (mettre 8 pierres grises dans le pot impact) et 6 en quantité d’eau (mettre 6 pois chiches  dans le pot impact).

A la fin de chaque tour le lac est régénéré en qualité, quantité et en biodiversité de manière aléatoire. Un dé de 6 face est lancé par un des joueurs. Le numéro tiré est  à appliquer à chaque totale des curseur.

Exemple : Le dé est lancé et le numéro tiré est 20. Alors le chiffre à appliquer est +20 de chaque total perdu en biodiversité, en qualité, en quantité.

  • Tour n°2 :

A partir du tour n°2, de nouvelles cartes sont disponibles, les cartes « Innovations ». Ces cartes permettent d’apporter des améliorations pour les cartes activités. Elles permettent soit de gagner plus d'argent et/ou d’avoir un impact moins important sur l’environnement.

A partir du tour n°2, une aide des organismes internationaux pour le développement (publique ou privée) est donnée. Cette somme est mise dans un pot commun entre tous les joueurs. La répartition totale de cette somme est à définir entre les différents joueurs. La répartition, équitable ou non se fait en discussion entre tous les joueurs.

Niveau d’aide des organismes

Tour 2

20 pièces

Tour 3

15 pièces

Tour 4

20 pièces

Tour 5

15 pièces

Exemple : Si la somme donnée par les organismes est de 25 pièces. La répartition après discussion peut-être la suivante, 5 pour la Tanzanie, 5 pour le Kenya, 5 pour le Rwanda, 5 pour Ouganda et 5 pour le Burundi.


Chaque joueur individuellement décide d’apporter ou non, une  innovation dans son pays et la paye directement au maître du jeu. Il prend la carte innovation et la place de façon permanente dans son pays.

Le déroulement du jeu suite aux innovations est identique au tour n°1.

Rappel :

  • Ne pas oublier de prendre en compte les innovations (prix de fonctionnement/ les nouveaux impacts sur l’environnement, etc…).
  • Ne pas oublier de relancer le dé.

Le tour n°3 ,4 et 5 se déroule de la même manière que le tour 2.


Fiche de Suivie 

A l’issue de chaque tour, l'ensemble des joueurs remplira une "fiche de suivi" (Préalablement distribuée à chaque joueur au début).

Cette fiche permettra aux joueurs d'avoir un suivi tour par tour de ses impacts et gains mais sera aussi une aide à la discussions finale du jeu afin de dresser un bilan entre tous les joueurs de manière ludique.


Fiche de"curseur"

Les fiches curseur sont essentielles au bon déroulement du jeu. Elle permette de voir entre les tours le niveau de qualité, de quantité et de biodiversité du lac. Elles sont au nombre de trois,  toute numérotées de 100 à 0. 0 étant la « mort du lac ».

-Fiche curseur Biodiversité :


Exemple : A la fin de chaque tour le "Maître du jeu", comptabilise le total des impacts (qualité, quantité, biodiversité). Si par exemple à la fin du tour n°1, le total impact sur la biodiversité est 3O, alors le maitre du jeu soustrait 3O points sur l'échelle biodiversité. La biodiversité du lac passe ainsi de 100 à 70.

-Fiche curseur Quantité :

-Fiche curseur Qualité :

Calibration

La séance de tests croisés nous a montré les côtés positifs et négatifs de notre jeu. Suite aux différents échanges entre les membres du groupes ainsi qu'avec les collègues de la formation nous avons pu, dans un premier temps, réorganiser notre jeu de  manière à le rendre plus compréhensible. Nous avons donc améliorer notre jeu pour qu'il soit plus représentatif des enjeux et des problèmes liés au lac. Nous l'avons également simplifié vu sa complexité de départ.

Premier temps : Nous avons fixé les données plus ou moins arbitrairement. Nous nous sommes appuyés sur les données réelles de chaque pays (taux de développement entre l'agriculture, pêche, industrie etc...) suite à nos recherches et lectures. La somme d'argent distribuée au départ s'appuie un ratio entre le PIB et le nombre d'habitants dans chaque pays.

Second temps :  Au fur et à mesure des parties, les valeurs de chacune des cartes (innovations et Activité) ont été redéfinies de manière à ce que le jeu puisse s’auto-réguler et fonctionner avec un panel de scénario représentatif au lac Victoria. La session test de notre jeu a permis de fixer les valeurs définitives.

Résultats du test

 Nous allons présenter les résultats du test tour par tour pour mieux voir l'évolution du jeu.

  • Premier tour

Lors du premier tour, les joueurs (les pays) ne se rendent pas compte de l'importance de leurs impacts sur le Lac. Les pays jouent toutes leurs cartes "Activités" pour avoir un gain maximum. Cela entraîne un impact très fort sur le Lac. Cet impact est visible à travers la baisse des curseurs sur les 3 échelles.

  • Deuxième tour

Ce tour est une transition. L'aide des ONG internationales rentre en jeu, de l'argent est partagé selon différents critères équitables ou non (ex : chaque joueur récupère la même somme ou bien on donne plus aux plus pauvres). Ces critères varient en fonction de la sensibilité des joueurs. Lors de ce tour, les "Innovations" sont proposées. Chaque pays décide ou non d'investir dans celles-ci. Cela dépend également des joueurs.

  • Troisième tour

Lors de ce tour, on commence à voir les bénéfices des "Innovations" mises en place ainsi que l'impact des pays qui n'ont pas investi. Les échelles d'impacts sont faibles surtout si la régénération lors des derniers tours est mauvaise. Une discussion s'impose pour savoir quelles stratégies mettre en place pour éviter la "mort du lac". Cette fois-ci les aides internationales sont partagées pour que le pays ayant un impact important et ayant peu de moyens puissent mettre en œuvre des "Innovations" pour la survie collective.

  • Quatrième tour

On peut observer un nette diminution des impacts des pays sur le Lac à toutes les échelles (Quantité, Qualité et Biodiversité). Ce tour-ci permet de faire des ajustements, d'améliorer encore plus les "Innovations" pour préserver le lac tout en maintenant un bénéfice.

  • Cinquième tour

C'est le dernier tour. On peut donc voir si oui ou non les stratégies mises en place fonctionnent. Si on à la mort du lac, cela va engendrer des discussions et de nouvelles stratégies pour avoir une meilleure gestion de l'eau. Si le lac est toujours "en vie", on peut voir comment est-ce possible de transposer ces stratégies dans la vie réelle autour de discussions.

Les deux fins possibles arrivent au même but : comprendre les enjeux du lac et amener les pays à avoir une meilleure gestion de l'eau que ce soit au niveau quantitatif, qualitatif ou de sa biodiversité.

https://drive.google.com/open?id=0BzAbQld5apvdbHpVN1JGN1VXUUU


Actions stratégiques complémentaires

Nous avons ciblé deux actions stratégiques spécifiques lors du montage du jeu, l’une qui s’appuie sur la faisabilité économique et technique des actions, l’autre qui s’appuie sur l’efficience de ces actions (présentées plus précisément dans la partie COOPLAN ci-dessous). Néanmoins, si nous donnons une totale liberté arbitraire aux joueurs, ces deux stratégies peuvent se décliner en plusieurs stratégies complémentaires :

  •     Les joueurs décident de coopérer et d’échanger dès le début de la partie afin, en cas d’entente collective, d’adopter l’une ou l’autre des stratégies qu’ils devront donc suivre du début à la fin de la partie.
  •     Les joueurs décident de jouer en fonction des spécificités des pays qu’ils représentent. Ainsi, par exemple, le joueur représentant le Burundi (peu pourvus en argent) adopte la stratégie plus faisable économiquement ce qui lui permettra de progresser « doucement mais surement ». A l’inverse, le joueur représentant le Kenya (pays le plus riche des cinq) adopte la stratégie privilégiant l’efficience des actions, plus difficile à mettre en place mais beaucoup plus rentable au fil des tours.
  •      Les joueurs décident d’adopter leur propre stratégie, en ciblant par exemple une ou deux activités en particulier dans lesquelles le pays qu’ils représentent à besoin de s’améliorer, sans toucher aux autres. Par exemple pour le Kenya, d’innover uniquement dans l’activité agriculture pour laquelle la partie information de la carte indique que ce secteur emploi 70% de la population mais rencontre des difficultés  de rentabilité et reste peu développé.
  • ·    Les joueurs n’échangent pas entre eux et suivent leur propre stratégie sans aucune discussion les uns aux autres. Ils décident ainsi l’intérêt propre du pays qu’ils représentent, aucune cohésion n’est alors possible pour trouver un consensus permettant la bonne gestion du lac.

Ces stratégies complémentaires qui résultent en fin de compte de la personnalité même des différents joueurs permettent de diversifier le déroulement des parties. Beaucoup d’autres stratégies pourraient ainsi être énumérées si l’on multipliait encore d'avantage le nombre de parties jouées et si l’on diversifiait d'avantage le nombre de joueurs. Néanmoins, lors des différentes parties jouées jusque-là, nous avons tout de même pu remarquer que ces différentes stratégies sont adoptées en fonction de l’entente entre les différents joueurs et de leur position égocentrique ou altruiste, téméraire ou circonspecte, tolérante ou sceptique (etc…) vis-à-vis du jeu et des autres joueurs. Elles permettent donc une certaine cohérence avec la réalité puisque les gouvernements de chacun des pays ne vont pas forcément être ouverts à une entente commune pour la gestion du lac, permettant ainsi d’induire naturellement la problématique politique de la région dans le jeu. De plus, ce phénomène relié au résultat final du jeu permet aux joueurs de se rendre compte de l’importance d’une participation de l’ensemble des acteurs à l’élaboration d’une stratégie commune pour gérer convenablement et durablement le lac plutôt qu’à rechercher sans entente l’intérêt individuel des pays, qui amène toujours à la « mort » du lac.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

CooPlan


Pour réaliser notre Cooplan, nous avons discuté, échangé et communiqué afin de positionner chaque action dans une case. Les cases étant les différentes échelles spatiales (Nationale, Communale et Exploitation Agricole) et temporelles (Court ou Long terme). Ci-dessous ne photo d’un de nos Cooplan en cours d’élaboration :

 Nous avons pensé à 2 stratégies CooPlan, l'une étant de mettre en place les techniques et les actions les plus facilement réalisable en premier. C'est à dire on met en place des techniques de plus en plus sophistiquées au fur et a mesure du temps. On s'appuie sur la faisabilité des actions.

Notre deuxième stratégie consiste a mettre en place rapidement les actions les plus bénéfiques pour le lac même si elles sont plus onéreuses ou difficiles à mettre en place.

En regardant un peu plus en détail nos stratégies  nous remarquons qu’au niveau de la qualité et de la quantité d’eau nos demandes sont raisonnables vis-à-vis des dispositions. En revanche, nous avons beaucoup de demandes au niveau de l’argent et de la technicité. Ces importantes demandes pourront être accomplies  par les différentes subventions auxquelles les pays ont droit mais aussi par le pays lui-même qui pourra faire des investissements. Pour la technicité, des habitants pourraient être formés mais aussi des personnes déjà formées mais étrangères à ces pays pourraient venir mettre en application leurs connaissances. Au niveau des impacts, nous remarquons que les plus grands changements se font au niveau du social et de la biodiversité ce qui convient parfaitement à la survit de notre lac.  De plus, nous favorisons aussi un développement économique du pays en respectant une bonne qualité de l’environnement.

Test COOPLAN dans le jeu

Dans le jeu, les deux stratégies ont été testées.

La première stratégie consiste à investir en premier dans les actions les plus facilement réalisables. Et, au fil des tours, des techniques de plus en plus sophistiquées sont mises en place.

La seconde stratégie consiste à investir dès le second tour dans les solutions plus bénéfiques pour le lac.

Nous avons pu voir la faisabilité, les avantages et les inconvénients de la stratégie 1 lors d'une partie. En effet, ces solutions sont moins onéreuses, sont faciles à mettre en place mais le bénéfice de ces solutions sur les impacts mettent du temps à se voir.

La stratégie 2, permet d'avoir directement une réduction visible des impacts sur le lac. Cependant les solutions sont très onéreuses et compliquées à mettre en place dans ces différents pays (culture, éducation, mauvaise image de certaines solutions).

Bilan

La construction de ce jeu sur la gestion participative des ressources du bassin du lac Victoria nous a permis de nous rendre compte des difficultés auxquelles étaient confrontées les différents acteurs de ce territoire. En effet, chaque pays doit faire en sorte de maintenir un développement économique tout en gérant les problèmes environnementaux qui en découlent. Ce jeu favorise l’échange et le débat entre les acteurs. Cette mise en situation ludique, bien que sérieuse, montre aux acteurs leurs impacts qualitatifs et quantitatifs sur la ressource en eau du lac ainsi que sa biodiversité. Ce jeu peut être considéré comme un outil d’aide à la décision qui permet de mettre en commun des idées ainsi que des solutions innovantes pour limiter les impacts. La concertation entre les acteurs est le seul moyen pour concilier développement économique et gestion durable des ressources environnementales.

Sur le plan personnel, ce travail nous aura permis de travailler ensemble et de partager nos connaissances et expériences respectives. Nous avons dû nous mettre dans la peau des acteurs et cela aura été une expérience enrichissante et utile pour comprendre les enjeux de notre territoire et la notion de gestion intégrée de la ressource en eau.

GIRE Lac Victoria



Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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