Usses1

Participants

Encadrant

HASSENFORDER Emeline

Membres du groupe de travail

  • DUREUIL Etienne
  • FARGE Mylène
  • JODER Marsia
  • ROBINOT Léa
  • TREBUCHON Maxime

Documents supports


Site du Syndicat Mixte d'Etude du Contrat de Rivière des Usses (SMECRU)

https://www.rivieres-usses.com/

 

Aller voir notamment l’espace documentaire : https://www.rivieres-usses.com/espace-documentaire/ où vous pourrez trouver le contrat de rivière et d’autres documents

 

La page Gest’Eau dédiée au Contrat de milieu Bassin versant des Usses qui inclue de nombreux documents http://www.gesteau.fr/contrat/bassin-versant-des-usses

 

La description du site Natura 2000 FR8201718 Les Usses : https://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR8201718

 

Les pages du livre « Les torrents de la Savoie » de Paul Mougin (Chapitre 3 sur les Usses) qui donne une perspective historique sur le bassin et dont les premières pages sont disponibles ici :

https://books.google.fr/books?id=0j1XRg8LXhMC&pg=PA526&lpg=PA526&dq=Usses&source=bl&ots=7PezPlib0K&sig=g-Xb0IXRxzxUWuSw-nmZhox7FUY&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwjb5s3w3a7XAhWFWxoKHRiDD0k4KBDoAQg2MAM#v=onepage&q=Usses&f=false

 

Les documents de l’étude volumes prélevables sur le site http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/gestion/gestion-quanti/EVP/esup/usses.php

 

Présentation générale

Les Usses prennent leur source en Haute-Savoie, plus précisément dans le Plateau des Bornes à 950 m d’altitude et sont un affluent du Rhône à Seyssel, après un parcours de 47 km. Les Petites Usses et le Fornant sont les deux principaux affluents. Le bassin versant couvre en totalité 310 km² et regroupe 41 communes et 6 intercommunalités. Deux secteurs de gorges et les massifs rendent le linéaire moins uniforme. C’est l’un des rares cours d’eau de ce département à avoir conservé une dynamique relativement naturelle puisqu’il y a peu d’aménagement. Son régime hydrologique est de type pluvial à caractère torrentiel. En effet, on recense des crues brutales mais également des étiages estivaux sévères entre les mois de juin et octobre. Par exemple, à la station des Douattes, un débit de 376 l/s a été enregistré, soit 11% du module. Les aquifères présents sur le bassin versant ont une faible capacité de stockage à cause de la géologie karstique et participent peu aux soutient des étiages.

Population :

Le bassin versant est un territoire rural qui accueille un peu plus de 33 000 habitants. Il subit une influence périurbaine de plus en plus importante et sa situation proche de Genève et Annecy en fait un espace attractif qui attire de nouvelles populations. Au niveau de la répartition de cette population, on observe quatre principaux bourgs : Cruseilles, Frangy, Seyssel et la Balme de Sillingy.

Économie :

En ce qui concerne l’aspect économique de ce territoire, les activités agricoles et agro-alimentaires dominent largement. Cependant, il n’existe pas vraiment d’activités industrielles majeures. De plus, une grande partie de la population locale active travaille en dehors du bassin versant. L’agriculture est également un acteur important. Elle est concentrée en amont par l’élevage laitier pour les fromages. Plus au centre du bassin versant les parcelles sont utilisées pour l’arboriculture de pommes et poires de Savoie. On retrouve en aval de nombreuses prairies, des cultures fourragères sur les plateaux et des vignes.

Contexte réglementaire :

Le bassin versant des Usses est classé ZRE (zones de répartition des eaux) par sa faible quantité d’eau. Il est donc contraint de respecter certaines réglementations entrant en vigueur de l'article R211-71 du Code de l'environnement et qui sont fixées par le préfet coordonnateur de bassin. Ainsi, Les Installations, les Ouvrages, les Travaux et Activités (IOTA) réalisant un prélèvement d’eau non domestique sont soumis à des déclarations et autorisations. Le classement des Usses comme ZRE a également conduit à une majoration des redevances prélèvement sur les eaux souterraines et superficielles. Enfin, pour remédier au problème de quantité d’eau qui persiste sur ce bassin versant, l’État a pour but de mettre en place durant ces prochaines années des dispositifs, comme augmenter le rendement du réseau, poser des nouveaux points de mesure de débit, une révision de la tarification de l’eau etc. C’est donc au syndicat des Usses (SMECRU) que sera confiée la gestion du débit et de l’usage du bassin versant.

Carte de référence


Voici le lien pour accéder à la carte de localisation du bassin versant des Usses : Carte de référence

(Source : IGN et Contrat de rivière du bassin versant des Usses)

Schéma spatial

Voici le lien pour accéder à la carte spatiale du bassin versant des Usses : Schéma spatial

(Source : Production personnelle)

Analyse des enjeux

Aujourd’hui, la rivière des Usses est gérée par un syndicat : le SMECRU. Ce dernier a pour rôle de prendre des décisions et de défendre les enjeux liés à l’eau sur le territoire. Ainsi, il se voit confié les tâches de gestion du milieu ainsi que le partage de la ressource et de son amélioration du point de vu quantitatif et qualitatif. L’ambition principale des élus au niveau du bassin versant est de concilier activités humaines et préservation de la rivière. Ce sont donc les enjeux majeurs du territoire qui seront mis en avant pour définir les critères et les limites à mettre en place. Une stabilité entre ces derniers est révélatrice d’un bon fonctionnement de la gestion sur ce bassin versant. 

Quantité :

La quantité d'eau est le plus gros souci au niveau de cette rivière. En effet, deux éléments s’opposent. La principale activité de ce territoire est basée sur l’agriculture et l’élevage. Deux activités qui consomment beaucoup d’eau pour pouvoir optimiser les productions. De plus, avec le phénomène du réchauffement climatique on pourra observer une forte sécheresse qui demandera une forte irrigation pour maintenir une production convenable. Cet enjeu est d'autant plus fort pour les cultures arboricoles implantées au centre du bassin versant, qui ont l'une des plus importantes consommation en eau. En période de pluie (hiver), la quantité d'eau est abondante alors qu'en période d'étiage (été), de fortes sécheresses sont à constater. C’est pourquoi, afin d’instaurer un bon équilibre de partage des cette masse d’eau, le SDAGE met en place un plan de gestion. Celui-ci repose sur deux actions :

  • Réglementaire : basée sur les autorisations et les déclarations de prélèvement dans la ressource et leur tarification.

  • Contractuelle : repose sur le Contrat de Rivière des Usses.

C’est en fait l’adduction d’eau potable qui consomme le plus d’eau puisqu’elle représente 70% des prélèvements sur la ressource. Or, cette région frontalière avec la Suisse voit sa population augmentée considérablement lors des périodes estivales. Cet aspect est donc à prendre en compte et à surveiller puisqu’il peut être un élément déclencheur de fortes perturbations sur la quantité de la ressource.

Qualité :

Due à une activité agricole sur le bassin versant des Usses, des pesticides sont détectables dans l’eau. Néanmoins, ce n’est pas la principale cause de leur présence. La pollution de cette masse d’eau provient de l’utilisation de pesticides sur les lieux publics (parcs, voiries, cimetières, etc). Ces pesticides sont un réel problème pour l’environnement puisqu’ils polluent et modifient l’écosystème. Ils sont aussi dangereux pour la santé de l’Homme.

Les industries du territoire représentent également un problème majeur en terme de pollution. Leurs activités (principalement laitières) nécessitent une certaine quantité d'eau ce qui engendre des rejets d'eau conséquents. Ces rejets d'eau proviennent donc d'eau de process, c'est-à-dire charger en polluants. La plupart des industries disposent d'une filière de traitement d'eaux usées ou sont reliées au stations d'épurations alentours. Il demeure que si le rendement de ces dispositifs d'épuration  n'est pas correct, des rejets d'eau polluée auront des conséquences négatifs sur le milieu récepteur. Les industries rejetant des effluents pas du tout ou peu épurés sont donc susceptibles de dégrader la qualité de la rivière des Usses et même engendrer une eutrophisation du milieu.

Économique :

Le critère économique rentre également en compte car c’est celui qui va pousser les agriculteurs à consommer beaucoup d’eau. Ils voient ainsi leurs productions s’élever ou s’agrandir. Les activités du bassin versant entraînent une nécessité de prélever l'eau pour maintenir les productionsImposer des restrictions est donc une responsabilité contraignante. Il s’agit donc de trouver des compromis pour satisfaire à la fois les agriculteurs et industriels, pour avoir une réserve suffisante pour la population et le tourisme, mais aussi pour garder un certain débit dans la rivière afin de conserver un bon état écologique. Le réchauffement climatique est également un élément à prendre en compte pour les futures années puisque les périodes d'étiage se feront de plus en plus ressentir.


Analyse sociale et politique - Acteurs

Analyse sociale et politique

On remarque que les industriels et les agriculteurs ont des attentes à peu près communes. Cependant, les industriels dépendent la plupart du temps des agriculteurs. Cela est dû à une principale activité laitière et fromagère du secteur.

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

Nous avons réalisé deux schémas pour plus de clarté :

  • Schéma fonctionnel acteurs/ressources
  • Schéma fonctionnel acteurs/enjeux

Voici le lien pour accéder aux deux schémas fonctionnels : Schémas fonctionnels acteurs/ressources/enjeux


Ressources considérées

Pour notre cas, nous avons considéré 4 ressources : l’eau propre, l’eau polluée, l’écologie et l’argent :

-      Eau propre : C’est la ressource principale du jeu. Elle est directement liée aux besoins vitaux des habitants mais aussi aux différentes activités des industriels, des agriculteurs et de l’acteur public ainsi qu’au maintien d’une bonne l’écologie. Elle est issue de toute l’eau du bassin versant et représente la quantité d’eau dans les Usses. On la représente par des billes bleues et sa quantité initiale varie selon la météorologie.

 

-       Eau polluée : Cette eau correspond aux eaux de rejets des différentes activités sur le bassin versant (Industriels, agriculteurs, station d’épuration…). Sa quantité doit être inférieure à celle de l’eau propre pour avoir un cours d’eau satisfaisant. Certaines activités peuvent, au contraire, réduire cette pollution. On la représente par des billes roses.

 

-       Argent : C’est la ressource économique indispensable permettant de faire fonctionner toutes les activités du bassin versant, les développer et les entretenir. Elle sert également à subventionner les différents acteurs ou bien les taxer. On la représente par des billes jaunes que l’on appelle WAG.

 

-       Écologie : C’est une ressource indiquant la bonne qualité des Usses. Elle est directement liée aux nombres de billes roses (eau polluée). Plus il y a de billes roses moins l’écologie est bonne. On la représente par des pions verts et son nombre initial de référence est de 6. Selon l’état de l’écologie, les différents acteurs peuvent être taxés ou subventionnés.

Modèle des acteurs - rôles

Dans ce jeu, 5 acteurs sont représentés, voici leurs caractéristiques :




Modèle des actions

Chaque acteur a en sa possession plusieurs cartes :

  • Bleues : Cartes de base
  • Rouges : Cartes innovations
  • Vertes : Cartes de développement d'activités

Pour chaque carte, il est précisé la consommation et la production de ressources.

Voici le lien pour les différentes cartes de jeu de chaque acteur : Modèle des actions

Structure du modèle et du jeu

Notre jeu est constitué d'un plateau de jeu représentant de manière simplifiée le bassin versant des Usses. Ce dernier est composé de différentes cases :

  • 2 zones urbaines (Cruseilles et Frangy)
  • 3 stations d’épuration
  • 3 zones industrielles
  • 3 zones d’agriculture
  • 1 zone acteur public
  • 1 zone météo


Il est également représenté sur ce plateau Les Usses et son affluent principal : Les petites Usses.


Pour jouer sur ce plateau il faut :

  • Un dé (pour définir la météo et pour la sensibilisation)
  • Des billes bleues (eau propre)
  • Des billes roses (eau polluée)
  • Des billes jaunes (argent)
  • Des jetons verts (écologie)
  • Des jetons argentés (illustration population)
  • Les différentes cartes de jeu (base, innovation, développement)
  • Plusieurs gobelets pour organiser au mieux la gestion des différentes billes

Voici notre plateau de jeu : Plateau de jeu

Scénarios

La météo :

Tout d’abord, nous avons décidé qu’un tour dans notre jeu correspondrait à une année dans la réalité.

Une année peut être considérée comme sèche, pluvieuse ou tout simplement normale. Cette variante impacte la quantité d’eau disponible au début de chaque tour de jeu (voir Calibration). Afin de refléter la réalité nous avons décidé que la météo serait un événement aléatoire. Pour se faire, un dé sera lancé avant le commencement de chaque tour :

- Chiffre 1 et 2 : année dite « normale »

- Chiffre 3 et 4 : année dite « sèche »

- Chiffre 5 et 6 : année dite « pluvieuse »

 

La restriction d’eau :

L’un des rôles du Préfet est de s’assurer que tous les acteurs du bassin versant ont suffisamment d’eau pour vivre et faire fonctionner leurs activités. En effet, lors d’une année sèche il a pour devoir d’analyser les tours précédents et ainsi évaluer les difficultés futures. S’il juge que l’année sèche sera dramatique pour les joueurs, il a la possibilité de poser la carte « restriction d’eau » imposant aux acteurs une limite de consommation en interdisant le fonctionnement de leur carte la plus consommatrice en eau.

 

La population :

Suite à notre travail bibliographique, nous nous sommes rendu compte que la population était un facteur important à prendre en compte dans nos simulations de jeu. Afin de refléter les éventuels problèmes que cela engendre, nous avons décidé d’intégrer l’augmentation de la population dans notre jeu. Pour ce faire, le Préfet peut poser une carte « augmentation de la population » quand il le souhaite (environ au trois ou quatrième tour de jeu). Les cartes actions de base de l’acteur « citoyens » seront alors changées pour montrer l’augmentation de la consommation d’eau. Cette variante dans le jeu soumettra les joueurs à une réflexion plus poussée sur le partage de l’eau et de leurs priorités.


Nous avons mis en place tous ces scénarios dans le but de se rapprocher le plus possible de la réalité. En effet, la consommation d’eau sur un territoire n’est jamais constante dans le temps et prend en compte beaucoup de facteurs.


Calibration

Au travers de la calibration de notre jeu, nous avons voulu représenter les différents enjeux de notre bassin versant. En effet, le nombre de billes bleues (eau propre) et de billes roses (eau polluée) à la fin de chaque tour devait être représentatif des problématiques quantitatives et qualitatives. Dans le but de rester le plus réaliste possible, nous avons recueilli un maximum d’informations dans les documents fournis.

Nous savons qu’il y a 3 077 533 m3/an prélevés sur les Usses et environ 60 000 m3 qui sont exportés. Dans le but de simplifier le jeu tout en étant cohérent avec les données réelles, nous avons décidé d’attribuer en année dite « normale » 30 billes bleues (eau propre). Plus précisément, 27 seront disponibles dès le lancement du jeu et les 3 autres le seront à l’embouchure de l’affluent les Petites Usses. Nous avons également eu accès à la répartition plutôt précise de la quantité d’eau prélevée entre les différents acteurs (citoyens, agriculteurs, industriels, acteur public) ce qui nous a permis de calibrer nos cartes actions sans trop de difficultés. Après réflexion, nous avons décidé qu’en année dite « sèche » seulement 21 billes bleues seront disponibles et en année dite « pluvieuse » 36.

En ce qui concerne la quantité d’eau polluée dans le bassin versant, nous avons eu accès à très peu de données précises. Nous avons basé le calibrage sur nos connaissances et nos ressenti vis-à-vis du fonctionnement des industries et des infrastructures agricoles. Cependant, nous savons que les stations d’épuration consomment environ 870 000 m3 d'eau par an. Nous avons représenté sur notre plateau de jeu seulement les trois plus importantes, ce qui nous a amené à faire 870 000 / 3 = 290 000 m3 par station. Dans la même optique que précédemment nous avons attribué 3 billes roses (eau polluée) à chaque station. Cependant, au cours des tours de jeu, nous nous sommes rendu compte qu’avec ce calibrage le problème de la pollution était plus présent que celui de la quantité. Afin de faire passer le bon message aux utilisateurs du jeu, nous avons décidé d’attribuer seulement 2 billes roses à chaque station.

Le calibrage économique a été le plus difficile à décider puisque nous n’avions aucun ordre de grandeur. Après quelques recherches, nous avons réussi à collecter des données sur les chiffres d’affaires des industries et sur les coûts de certains travaux réalisés par les acteurs publics. Nous avons réparti un certain nombre de WAG à chaque début de tour à tous les acteurs en fonction de leurs activités, de leurs possibilités d’évolution et surtout de leurs impacts sur le bassin versant.

  • Acteur public : 5 WAG

  • Citoyen : 10 WAG

  • Industriel : 5 WAG

  • Agriculteur : 7 WAG

Nous avons également voulu représenter l’aspect écologique du bassin versant. Pour ce faire, nous avons décidé de commencer le premier tour de jeu avec 6 pions verts qui sont représentatives de l'écologie des Usses.

Le calibrage de notre jeu s’est affiné au fur et à mesure. En effet, les premiers tours de jeu ne mettaient pas assez en avant les problématiques de notre territoire. Nous avons dû surtout travailler sur le réajustement de la quantité d’eau polluée et sur l’aspect économique.

Règles spécifiques du jeu

  • Le jeu se déroule de l'amont vers l'aval du plateau représentant le bassin versant.
  • Au premier tour, les joueurs ont un nombre défini de billes jaunes, appelées WAG (voir Calibration).
  • Les joueurs jouent dans l'ordre suivant :
                    - Préfet coordonnateur de bassin
                    - Citoyen (Cruseilles)
                    - Industriel
                    - Agriculteur (x 2)
                    - Citoyen (Frangy)
                    - Acteur public

  • À chaque début de tour, le Préfet, qui gère l'argent, choisi un scénario et lance le dé pour connaître la météo et donc connaître le nombre de billes bleues initial dans la rivière.
  • Il y a six carrés verts en début de partie pour représenter l'écologie.
  • Chaque joueur a une ou plusieurs cartes de base qu'il doit faire fonctionner à chaque tour. Chacun consomme et produit les ressources indiquées sur les cartes. L'eau consommée est prise dans la rivière, l'argent à payer est donné au Préfet et la pollution générée est directement mise dans la rivière.
     
  • Selon l'envie et le mode de gestion, chacun peut acheter des cartes "innovations" pour économiser la ressource en eau ou dépolluer la rivière. L'Agriculteur et l'Industriel peuvent également développer leurs activités en achetant des cartes "développement". Les nouvelles cartes achetées sont activées durant ce même tour.

  • L'Acteur public peut décider de sensibiliser les autres joueurs grâce à une carte "innovation". Si cette carte est jouée, tous les acteurs doivent tirer un dé lors de leur prochain tour :

                    - Nombre pair : obligation d'acheter une carte "innovation" (sinon taxe)

                    - Nombre impair : choix d'acheter ou non une carte "innovation"

  • A chaque passage au niveau d'une STEP, la rivière est polluée de deux billes roses
  • A la fin du tour, le Préfet fait un bilan. Le nombre de billes roses (eau polluée) doit être inférieur au nombre de billes bleues (eau propre). De plus, la pollution impacte directement l'écologie :

                    - Entre 1 et 5 billes roses : - 1 carré vert
                    - Entre 5 et 10 billes roses : - 2 carrés verts
                    - Entre 10 et 15 billes roses : - 3 carrés verts                   

  • S'il y a six carrés verts ou plus, le Préfet subventionne de deux WAG tous les acteurs mais s'il y en a moins de six, tous les joueurs seront taxés d'un WAG (excepté l'Acteur public qui ne mène aucune action polluante)
  • A chaque début d'un autre tour, cette écologie est conservée.
  • L'Acteur public est subventionné de cinq WAG à chaque début de tour par le Préfet.
  • Le jeu est terminé au bout de cinq tours. On voit alors si la gestion de la rivière a été réussi, de part la quantité d'eau et de pollution restante. Le but du jeu n'est pas de gagné de l'argent mais d'arriver à développer ses activités tout en gardant le cours d'eau propre (plus de billes bleues que de billes roses) et une bonne écologie. Il n'y a pas de victoire individuelle, les joueurs sont tous gagnants ou tous perdants.

A savoir : Les acteurs peuvent discuter entre eux durant toute la partie afin de trouver des solutions et des accords pour maintenir correctement la gestion de la ressource en eau.
       
Voici la vidéo résumant le fonctionnement de notre jeu : Vidéo d'explication d'un tour de jeu


Résultats du test

Nous avons réalisé deux parties en environ 2h.


1ère partie : nous avons fait 3 tours de jeu (météo : année normale, pluvieuse et sèche).

 

  • Le joueur « citoyen » :

            Problèmes rencontrés : Le joueur a acheté plusieurs cartes "innovation" dès le premier tour de jeu. Il a rapidement été en manque d’argent, ce qui a posé problème pour continuer le jeu correctement. Il ne pense pas que ses actions soient assez significatives pour gérer l’eau à grande échelle.

         Solutions pour la prochaine partie : Le joueur va essayer de mieux gérer son argent en économisant au premier tour par exemple.

 

  • Le joueur « industriel » :

            Problèmes rencontrés : Le joueur a voulu se développer dès le premier tour de jeu sans penser aux autres années qui suivent. Dès le deuxième tour il n’a pas eu assez d’argent pour faire fonctionner ses industries ce qui a paralysé le jeu.

            Solutions pour la prochaine partie : Le joueur semble avoir compris les enjeux du bassin versant et tend vers une stratégie liant rentabilité et environnement.

 

  • Le joueur « agriculteurs » :

            Problèmes rencontrés : Le joueur a été impacté par les choix de l’industriel. Ce dernier n’ayant pas bien gérer son argent, l’agriculteur n’a pas pu conclure d’accord et donc se développer plus rapidement.

            Solutions pour la prochaine partie : Le joueur va essayer d’économiser dès le premier tour de jeu pour acheter le plus rapidement possible la carte « agriculture biologique » qui semble pour lui très bénéfique pour le bon fonctionnement du bassin versant.

 

  • Le joueur « acteur public » :

            Problèmes rencontrés : Le joueur a trouvé qu’il n’avait pas assez de WAG pour entreprendre les actions qu’il souhaitait mettre en place. Il s’est également rendu compte que la carte « sensibilisation » ne doit pas être jouer à n’importe quel moment pour ne pas trop handicaper les autres joueurs.

           Solutions pour la prochaine partie : Le joueur souhaiterait jouer différemment l’ordre de ses cartes dans le but de mieux gérer le côté écologique du bassin versant.

 

2ème partie : Nous avons fait 5 tours de jeu avec une météo aléatoire (lancé de dé).

     Remarques :

  • Pas assez de cartes « innovation » pour le joueur « citoyen »
  • Le joueur « agriculteur » s’est retrouvé à la fin des 5 tours de jeu avec beaucoup d’argent qu’il ne pouvait plus utiliser
  • Problème de cohésion entre utilité et prix des cartes du joueur « acteur public »
  • Le joueur « industriel » se sent un peu limiter en nombres de WAG 

 

Conclusion :

            Il s’est avéré utile de jouer 5 tours pour que chaque acteur ait le temps de se développer et se rendre compte de la réalité. Il y a eu énormément de communication entre tous les acteurs pour trouver le bon équilibre de toutes les ressources mises en jeu. Il semble que les joueurs sont convaincus par une plus juste équité d’une météo dite « aléatoire ».


Photographie du test

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

COOPLAN est une méthode de planification participative intégrée. Elle permet à chaque acteur de dialoguer et proposer des actions dans le but d'améliorer la satisfaction de chacun sur le territoire. Cette méthode se déroule en six étapes :


  • Organisation et Cadrage - Périmètre de l'analyse, liste des acteurs, ensemble des enjeux...
  • Proposition d'actions - Chaque acteur propose des actions qui pourraient être menées
  • Dialogue - Échanges entre les acteurs sur les actions proposées
  • Intégration - Construction des plans d'actions, assembler une stratégie
  • Analyse - Faisabilité et cohérence
  • Mise en œuvre - Plan de mise en œuvre


Voici le travail que nous avons réalisé pour ce module : COOPLAN

Notre stratégie COOPLAN est basée sur une meilleure gestion de la ressource en eau afin de minimiser les problématiques de quantité d'eau sur le bassin versant des Usses. Ainsi, ceci pourrait permettre une meilleure qualité de la ressource et une diminution des conflits entre les différents acteurs. Nous avons proposé des actions à plusieurs échelles spatiales : locale, régionale et nationale. Puis, nous avons ensuite séparé ces actions en deux catégories temporelles : court et long terme.

Nous remarquons que la plupart des idées proposées ont un fort impact économique. En effet, si l'on fait le choix de favoriser la quantité d'eau et l'environnement, ceci coûtera beaucoup d'argent. Nous pouvons alors dire que l'économie est l'un des principales piliers pour que les problématiques du bassin versant soient améliorées. Les acteurs devront faire des choix en fonction des besoins et surtout vérifier le capital économique disponible des grandes villes. Il est donc important d'informer et sensibiliser les acteurs. Nous constatons également qu'il est difficile de prédire les effets des actions à long terme sur l'économie. En effet, ces dernières sont plus coûteuses mais rapporteront de l'argent une fois mise en place. Il est donc difficile de prévoir cette rentabilité.

En résumé, les actions à court terme sont moins coûteuses, pour la majorité à l'échelle locale et donc moins imposantes alors que les actions à long terme sont des gros projets coûteux et plus difficiles à mettre en place telle que la construction d'un barrage. Il serait donc préférable de valoriser prioritairement les petites actions locales pour développer au mieux la gestion intégrée de la ressource.


Plan de participation PrePar

Le plan participatif est un outil de planification à l’échelle de gestion du bassin versant. Il comprend plusieurs grandes étapes. Ces grands axes sont redécoupés en plusieurs actions à mettre en œuvre. Pour cela, les différents acteurs seront désignés comme participants passifs (Présents aux actions en tant qu’observateurs ou informés des évolutions) ou actifs, certains seront organisateurs et d’autres ne participeront pas sur toutes les actions.

Pour évaluer la qualité de la communication et de la compréhension de chaque action, il est convenu de définir des méthodes d’évaluation basées sur les question : « Que s'est-il passé ? » et « Qu’est-ce qu’il y a changé ? ».

Pour notre cas nous avons défini 7 grandes étapes redécoupées en 36 actions. Cela permet de mettre en avant les moments du plan participatif où les différents acteurs interagiront en organisant ou participant aux différentes actions.

A travers ce modèle, nous avions des objectifs de participation :

  • La sensibilisation
  • La compréhension des enjeux
  • L'implication de la population
  • La limitation des conflits


Nous avons cherché des actions de suivi d’évaluation à mettre en œuvre dans chaque grands axes pour être en adéquation avec les enjeux de participation et de gestion de la rivière que nous nous étions fixés. C'est un moyen d’évaluer l’atteinte des objectifs fixés et de pouvoir adapter nos actions et méthode d’évaluation au fil des sept grandes étapes.


Voici le travail que nous avons réalisé pour ce module : Plan de participation + Protocole suivi/évaluation


Suite à une lecture horizontale de notre tableau, sont apparus plusieurs faits :

  • Le porteur principal de nos actions sera le Syndicat Mixte des Usses, le SMECRU
  • Les élus sont les plus informés de l'évolution de la situation et organisateurs de certaines actions
  • Le facilitateur permet une bonne entente et collaboration en aidant sur l'organisation de plusieurs actions
  • Les retraités sont très impliqués dans le suivi du projet
  • Le bureau d'étude est actif dans toutes les phases techniques

Protocole de suivi évaluation

Le travail réalisé pour le suivi évaluation se trouve sur le même document que le Plan de participation :

Bilan

La modélisation participative présentée sous la forme d’un jeu de rôle est un outil clé dans la compréhension des enjeux, des interactions entre les usagés et de l’évolution d’un territoire. Son élaboration passe par plusieurs grandes étapes d’identification, de test, d’amélioration, de planification et de suivi. Après sa construction, se dispositif aide à la discussion et aux réflexions collectives sur la « bonne » gestion des ressources du territoire. Il semble pertinent de l’utiliser lors de débats publics et/ou d’ateliers de sensibilisation sur la gestion intégrée de la ressource en eau.

Tout au long de ce projet nous nous sommes efforcé de réaliser un modèle simplifié du bassin versant des Usses. Le jeu de rôle final a pour objectif de faire comprendre à tous les acteurs les enjeux principales du territoire et comment les gérer. Néanmoins, nous avons souhaité être cohérent avec la réalité pour montrer la complexité d’une gestion intégrée de la ressource. Pour ce faire, nous avons pris en compte un maximum de paramètres (eau, pollution, argent, écologie, population) tout en restant pertinent dans notre démarche. Nous sommes également conscient que la calibration de notre jeu est biaisé mais but principale était d’illustrer le manque d’eau et ainsi faire naître le débat entre les joueurs pour trouver des solutions de partage équitable.

Cette unité d’enseignement nous a mis en situation plus ou moins réelle et nous a permis de prendre conscience des difficultés rencontrées lors de la gestion intégrées de la ressource en eau. Après avoir travaillé plusieurs mois ensemble, nous avons fais notre maximum pour que le rendu final de notre projet soit à l’image de chacun et réponde à toutes les attentes. Nous avons rencontré des moments de désaccords mais avons toujours su rester organisé et efficace sans pour autant négliger le débat. Ce projet a réuni des étudiants de différents parcours et a donc incité le partage des connaissances. Nous avons tous pris conscience de la difficulté de la mise en place d’un projet d’une telle envergure et se fût une expérience très enrichissante.

Voici le support de notre présentation orale : Présentation orale - Usses 1

Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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