Mozambique1

Participants

Encadrants
Raphaëlle Ducrot
Nils Ferrand

Membres du groupe de travail

Kadidja Ahmed
Hanane Bouyantouch
Kele Mary Oliveira
Rémi Scotto Di Liguori
Etienne Neuenschwander

Documents travail

Dossier Google Drive


Présentation générale

    Le Mozambique est un pays situé au sud du continent africain.

    Son climat tropical humide est divisé en deux saisons :

  • ·        Chaude et humide (entre novembre et mars) ;
  • ·         Fraîche et sèche (d'avril à octobre).

    Le pays est administrativement divisé en onze provinces, dont une est Gaza.

    Situé dans le sud du pays avec une superficie de 75 709 km2.  

    Cette province présente des taux de précipitations relativement élevés dans la zone côtière cependant les taux ont tendance à diminuer sur le continent.

    La province de Gaza est celle où le mouvement des masses d'air est le plus irrégulier, la différence entre les deux saisons, sèche ou fraîche, n'étant pas si nette, elle a aussi des précipitations irrégulières et mal réparties.

    Cette province est divisée en quatre districts, parmi lesquels le district de Chókwè, situé dans la région sud-ouest de la province.

    Il a pour capitale la ville de Chókwè, ce district est délimité par l'une des plus grandes rivières du continent africain, la rivière Limpopo. Son bassin est la principale source d'eau de la province. Et au-delà, la rivière Mazimechopes agit également comme une frontière naturelle, en plus des limites administratives avec d'autres districts.

    C'est un district essentiellement agricole, avec une superficie agricole d'environ 80 mille hectares, donc l'une des principales activités socio-économiques est l'agriculture.    

    Une activité qui nécessite une grande quantité d'eau pour son bon fonctionnement, mais les niveaux de précipitations enregistrés pour cette région sont insuffisants pour répondre aux besoins de cette activité, faisant ainsi usage d'un système traditionnellement utilisé dans le pays depuis la période coloniale, l'irrigation.  Et dans ce district, est situé le plus grand périmètre irrigué du Mozambique avec 35000 ha.

    Ce périmètre irrigué a été construit dans les années 50 avec l'intention d'établir des conditions pour le développement des activités agricoles dans la région. Initialement destiné à la production de riz, le périmètre irrigué est utilisé en fonction de la saison sèche ou humide pour aider à la production de maïs, de manioc, de patates douces, de haricots et de légumes.

    Ceci est divisé en trois secteurs :

  • Sector Sul (Secteur Sud) - 18946 ha
  • Sector Rio (Secteur Fleuve) - 8738 ha
  • Sector Montante (Secteur Amont), - 6164 ha

    Les secteurs sont composés de canaux principaux, secondaires, tertiaires et quaternaires.

    Les structures sont utilisées par différents types d'utilisateurs :

  • de 0,5 à 4 ha ;
  • de 4 à 20 ha ha ;
  • de plus de 20 ha.

    La plus forte concentration d'utilisateurs se trouve dans le secteur de Rio avec 5177 utilisateurs sur un total de 12313.

    Le fait qu'il se trouve dans un endroit exposé à de fréquentes inondations, qui met en risque la production et lié à des problèmes de maintenance et de gestion, pose de sérieux problèmes aux utilisateurs.

    Le périmètre d'irrigation est géré par une entreprise publique, HICEP - Chókwè Hydraulic Public Company, qui est responsable de la gestion et de l'exploitation de l'eau, des relations contractuelles, de l'alimentation en eau du périmètre et de la maintenance des ouvrages hydrauliques et l'organisation des utilisateurs. L’HICEP est responsable de l'entretien des canaux principaux et secondaires et les associations d'irrigants sont chargées de l'entretien des canaux tertiaires et quaternaires, sous la supervision de l’HICEP.

    Malgré les questions sensibles et les nombreux problèmes de gestion auxquels le périmètre irrigué est confronté, cela reste un domaine important pour le gouvernement, d'où l'intérêt de trouver des solutions à l'un des principaux problèmes locaux, le risque d'inondation pour assurer le bon déroulement du périmètre irrigué.

Carte de référence


Schéma spatial

Analyse des enjeux

    Le Mozambique est sujet à un climat semi-aride associé à des saisons sèches et  humides avec des précipitations intenses donnant lieu à des crues extrêmes. L’historique des crues sur une période de 40 ans en ressasse trois majeures : en 1977, 2000 et 2013. Ces dernières sont notamment amplifier par la géomorphologie du territoire. En effet, le sol lourd avec une pente relativement inférieur  à 0.5%, avec quelques dépressions plate,  peut être une zone de refuge des eaux d’inondation pendant plusieurs semaines.  De plus, les ouvrages hydrauliques comme les barrages des pays voisins situer en amont du fleuve Limpopo peuvent parfois causer des inondations lors de décharge importante.

    A des conditions climatiques et géographiques contraignantes  s’ajoute des enjeux économiques et financiers, caractéristique d’un PMA (Pays les Moins Avancés),  en effet avec un IDH (Indice de Développement Humain) faible le pays peine à attirer des investissements étrangers.

    L’agriculture est le secteur économique principal du Mozambique, il est source d’alimentation, de revenu et de travail. Le District de Chokwè en est le parfait exemple avec un le plus fort potentiel agricole notamment  grâce à PIC (Périmètre Irrigué de Chokwè). Cependant, l’absence de fonds financiers donc la limitation de l’accès au crédit engendrent une agriculture très peu motorisé rendant le travail rude pour les agricultures. Les difficultés de travail s’accompagnent également par un  manque de semence et réduit donc considérablement les rendements et induit une agriculture vivrière.  Par exemple 40% des petits agriculteurs de riz produisent par sécurité alimentaire. De surcroît, 15% de la population est dépendante du système d’irrigation construit dans les années 50 et fonctionnant par gravité. Ce système défaillant ayant connu une légère réhabilitation cause des problèmes d’accès à l’eau dus à l’état des canaux et au mauvais drainage. Par conséquent, lors de crues extrêmes qui  inondent les cultures, elles doivent être  replantées ou elles sont  complètement perdues.

    Enfin, le mauvais fonctionnement des productions agricoles engendre un phénomène d’exode vers les pays voisins dans l’espoir d’une meilleure vie amoindrit la main d’œuvre, ainsi 54% des familles d’agriculture ont envoyé le jeunes homme en Afrique du Sud induisant un nombre important d’agricultrices.

    Enfin, face à ses difficultés HICEP, une entreprise de l’Etat responsable du PIC prend en charge la gestion des ouvrages hydrauliques en mettant en œuvre en 2012 la maintenance de ces derniers. Toutefois, la mise en œuvre du maintien des canaux nécessite des capitaux, les faibles revenus de HICEP perturbent son fonctionnement optimal. 


Analyse sociale et politique - Acteurs

Acteur (          )      impact (        )

Agriculteur

HICEP

Associations

ONG

Agriculteur

Produire un maximum

Assurer la réhabilitation et l’entretien des canaux en préservant des taxes

Maintenance et gestion des canaux tertiaires et secondaire d’irrigation

Aides financière et/ou matériels

HICEP

Pression afin de produire et aide à la réhabilitation des canaux

Produire un maximum

Aide à la gestion et maintien des canaux tertiaire et secondaires

Aides financière et/ou matériels

Associations

Besoins de se faire entendre

Assurer la réhabilitation et l’entretien des canaux primaires

Produire un maximum

Soutiennent les associations

ONG

Demande des moyens financiers et /ou matériels  pour augmenter leurs rendements

Demande des moyens financiers et /ou matériels  pour augmenter leurs rendements

Demande de soutien

Satisfaire les acteurs en leur venant en aide

 

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

Schéma acteurs

Ressources considérées

1.    Argent :

 

L’argent est le moteur du jeu. Cette ressource matérielle et économique, c’est un instrument de paiement utiliser dans notre jeu et qui permet d’acquérir des parcelles, payer des taxes, faire fonctionner et réaliser diverses des actions, les développer et les entretenir. Elle est présentée par des billes jaunes que l’on appelle des WAGs.

2.    Parcelle :

      Une ressource matérielle. Le nombre de parcelle possédée influence le nombre d’activités.

3.    L’eau :

     Une ressource indispensable, représentée par des billes bleues, et sa quantité initiale varie selon la consommation d’agriculture.

 Modèle des acteurs - rôles

Cette partie présentant les acteurs et leurs rôles est tirée du mémoire intitulé "Maintenance et drainage: Développement et test
d’un instrument de discussion sur la gestiondu périmètre irrigué de Chókwè."

1.    L’HICEP:

    "L’HICEP est une entreprise d’Etat, sous la tutelle du Ministère de l’agriculture (MINAG), qui est en charge de la gestion du périmètre irrigué de Chókwè. L’entreprise est responsable de la gestion de l'eau et des relations contractuelles avec ARA-Sul7, pour la fourniture d'eau en tête de périmètre. Elle est également responsable de l'exploitation et l'entretien des infrastructures hydrauliques et de l'organisation des usagers.

    Elle est dirigée par un conseil d’administration de 7 membres, dont la durée du mandat est de 3 ans. Elle comprend à l’heure actuelle une direction des opérations et une direction de la maintenance ainsi qu’un service administratif, basés à Chókwè. Les directions sont représentées au niveau des 3 secteurs hydrauliques.

    Les secteurs hydrauliques sont la partie opérationnelle de l’entreprise et leurs fonctions peuvent être classées en 3 types : le suivi des cultures et la définition des tours d’eau (opération) ; la facturation des redevances aux usagers (administration) ; et la maintenance des infrastructures (maintenance).

    Les secteurs hydrauliques sont dirigés par un chef de secteur et structurés comme suit : ! une composante administrative, chargée de la facturation, du paiement et de la gestion administrative ! une composante exploitation et maintenance subdivisée en plusieurs zones, dirigée chacune par un chef de zone, chargé de superviser le relevé des surfaces cultivées par type de culture ; la gestion de l’eau ; le relevé continu des disfonctionnements et des opérations de maintenance;

    Au niveau de chaque zone, ce travail est réalisé par des cantonniers chargés du contrôle et de la saisie du niveau d’eau dans les canaux ; des manoeuvres sur les prises d’eau pour l’alimentation des secondaires ; du relevé des besoins de maintenance sur le primaire ; de la supervision des travaux de maintenance réalisés sur le réseau primaire par l’HICEP et/ ou les entreprises de maintenance ; et des opérations de maintenance régulière sur les primaires.

    Pour chaque secondaire (Distribuidor), un cantoneiro est responsable pour la réalisation du tour d'eau. Celui-ci est défini en accord avec l'association existante au niveau du distribuidor, qui réunit les usagers des tertiaires alimentés par ce secondaire. Ce calendrier est établi selon les besoins des cultures, et ne repose pas sur qui paie ou non la redevance d’irrigation. Il n'y a pas de tour d’eau pour les grands producteurs. Ces derniers gèrent l'eau avec leurs propres ressources humaines et n'ont pas recours aux cantoneiros."

 

1.     Les Associations d’irrigants (AR):

   "Une association regroupe les usagers dont les parcelles sont irriguées par un même distribuidor. Elles regroupent environ 12,400 usagers (HICEP, 2003). D'après les statuts de l’HICEP, l’activité principale des AR devrait être la maintenance et la gestion des infrastructures d’irrigation secondaire et tertiaire ainsi que la collecte de la taxe d’irrigation.

    Toutefois, la Taxe d’irrigation est directement perçue par l’HICEP et non par les associations comme initialement prévu dans les statuts.

    Les AR (Associations d’irrigants) sont au nombre de 36, dont 33 sont actuellement légalisées.

    On distingue deux types d’associations sur le périmètre. Les associations d’irrigants proprement dites qui font partie de l’UNAR (União Nacional das Associações de Regantes) et les associations de petits producteurs soutenus par l’UNAC (União Nacional dos Camponeses) et représentés par la UCAC ( União das Cooperativas Agrícolas de Chókwè) , qui voient la participation d’agriculteurs du sector familiar.

    Notons que les statuts des associations ne sont pas articulés avec ceux de l’HICEP et avec les règles générales du PI et relèvent du fonctionnement associatif en général (quorum, règles de majorité, etc.). Aucune mention n’est faite de la taxe sur l’eau, mesures contre les mauvais payeurs ou participation à la gestion de la maintenance des infrastructures.

    Les associations sont constituées de « petits agriculteurs » (pequenos agricultores) et d’« agriculteurs moyens » (agricultores medios)."

 

3.    Les agriculteurs:

 

  "Les agriculteurs sont pour la grande majorité des petits agriculteurs, qui pratiquent une agriculture de subsistance. Ils contrôlent le tiers de la surface cultivée du PI et cultivent une surface de moins de 2 ha. Ceux- ci pratiquent une agriculture familiale, caractérisée par une capacité d’investissement limitée, avec un recours limité aux moyens motorisés pour la préparation de la terre; un investissement limité en fertilisation du sol et un recours à la main d’oeuvre familiale.

    A l’opposé, les grands agriculteurs, moins de 1% du total des agriculteurs, cultivent des surfaces de 16 à 100 ha, sur une surface totale équivalente au tiers du PI. Ils possèdent des moyens plus importants et investissent dans la productivité de leurs cultures. Leurs gains restent toutefois limités en raison de la difficulté qu’ils ont à écouler leurs produits. Entre les deux, l’agriculteur moyen cultive des surfaces allant de 2 à 12 ha."

Modèle des actions

Chaque joueur dispose d'un panel d'action qu'il peut ou doit exécuter à chaque tour selon les actions

Les Agriculteurs 

Acquisition de parcelle

Implantation de cultures sur les parcelles en sa possession

Raccordement au réseau d’irrigation de parcelles

Raccordement au réseau de drainage de parcelles

Taxes raccordement irrigation à payer

HICEP

Fixe le niveau des taxes

Développe le réseau de drainage :

-          Etendre le réseau de drainage

-          Curer un réseau obstrué 

Structure du modèle et du jeu

Le jeu est composé de :

·         d’un plateau de jeu représentant le périmètre irrigué de Chokwe comprenant les parcelles agricoles, le réseau d’irrigation et ainsi que celui de drainage,

·         des cartes acteurs détaillant chaque rôle,

·         des cartes actions pour chaque acteur,

·         des cartes cultures permettant aux agriculteurs d’évolués leur exploitation,

·         des cartes évènements tel que « l’inondation » » qui impose des changements économiques

·         des billes bleues représentant l’eau,

·         des petits cônes représentant le raccordement à l’irrigation,

·         des bandes oranges pour symboliser le réseau de drainage,

·         des billes jaunes représentant la monnaie

À chaque tour est lancé un tirage au sort à lieu, symbolisant l’évènement « inondation » dont la probabilité augmente proportionnellement à chaque tour.

Scénarios

D'après le jeu que nous avons mis en place, et les tests effectués, nous pouvons approximativement dégager 3 scénarios possibles :

- les joueurs jouent chacun pour eux, en essayant de capitaliser sur leurs récoltes pour se développer

- les joueurs comprennent l'importance de la protection des crues mais mettent trop de temps à les mettre en place, ce qui les pénalise

- les joueurs décident d'eux même d'investir fortement dans les réseaux  de drainage et parviennent à se mettre en sécurité.

A noter que l'aspect aléatoire de l’événement crue peut rendre les conclusions plu floues si la crue survient dès les premiers tours de jeu, car peu importe la stratégie adoptée, les joueurs seraient sanctionnées. Ce point à été longuement débattu au sein du groupe, mais nous souhaitions garder cet événement aléatoire pour coller le plus possible à la réalité.

Calibration


Production


Inondation


Prix parcelle

Prix d'investissement

Taxe réseau

Taxe d'irrigation

Pluviale

Irriguée

Avec drainage

Sans drainage

Riz

1

8

1

1

2

4

2

1

Maïs

1

10

1

1

2

5

2

1

Maraîchage

1

12

1

1

3

6

3

2











    Le déficit en eau n’ayant pas lieu d’être dans notre zone d’étude, seul l’aspect économique de cette ressource est pris en compte. Les taxe d’irrigation étant proportionnelle avec la demande en eau de chaque culture, l’Hicep joue le rôle de vendeur d’eau au sein du périmètre irrigué. Néanmoins, les taxes d’entretien des réseaux résultent de son libre choix.

    La production d’une parcelle dépend de son raccordement au réseau d’irrigation.

   Lors de l’évènement « inondation », les parcelles raccordées à un réseau de drainage voient leur production divisée de moitié. Dans le cas où la parcelle n’est pas raccordée à un réseau de drainage sa production est réduite, et cela dure 3 tours au lieu d'un seul en cas de drainage.

Règles spécifiques du jeu

Contexte :

(à lire aux joueurs lors de la présentation)

Vous êtes des agriculteurs du Bassin du Chokwe, au Mozambique. Si la région ne souffre pas particulière du manque d’eau ou des sécheresses, elle est très exposée aux crues de la rivière Chokwe. Ensemble, vous devrez vous prémunir des inondations et en limiter les impacts sur les cultures à l’aide de réseaux de drainage. En parallèle, vous devrez évidement continuer à développer votre activité paysanne pour survivre.

But du jeu

Ensemble, les acteurs, du bassin versant du Chokwe devront se prémunir des inondations particulièrement violentes dans la région, tout en pérennisant l’activité agricole du secteur.

Installation du jeu :

La première étape est de définir le rôle de chacun des participants. Un des joueur, tiré au sort, endossera le rôle de l’HICEP. Les autres joueurs seront des agriculteurs.

Cartes acteur :

L’HICEP

Vous êtes responsable des réseaux de drainage. C’est de vous que dépend le niveau de protection des agriculteurs ! Au cours de la partie, il vous sera demandé de fixer le taux des taxes, puis d’investir dans des réseaux de drainage avec l’argent ainsi collecté. C’est également à vous qu’incombe l’entretien des réseaux de drainage.

Les Agriculteurs

Vous êtes des agriculteurs du bassin de Chokwe. Votre récolte est votre unique source de revenus, il est donc important pour vous d’avoir une activité stable. En parallèle, vous devrez entrer en négociation avec l’HICEP, afin de vous prémunir au mieux des inondation. Vous pouvez vous grouper avec un autre agriculteur pour investir dans l’extension des réseaux de drainage.

Déroulement de la partie

Le jeu s’organise autour d’une succession de tours, ou chaque tour représente une année. Lors de chaque tour, les actions s’enchainent selon l’ordre décrit dans le chapitre suivant. Les joueurs ne peuvent modifier leurs possessions que lorsqu’ils sont invités à le faire.

Le tour zéro est le tour de mise en place, et permet aux joueurs de prendre le jeu en main. Il n’y a donc pas de crue ce tour là. La règle ci-dessous sert de repère aux joueurs. Chaque début de tour, ou fait avancer un pion sur le numéro de tour correspondant.

-- REGLE

L’animateur joue le rôle de banque, et perçoit toutes les dépenses des joueurs autres que les taxes de l’HICEP.

Chaque tour fin de tour, il y a une chance que la rivière soit en crue, infligeant au passage de sévères dégâts aux cultures, et encore plus si la parcelle n’est pas raccordée au réseau de drainage.

 

Déroulement d’un tour

Avancer le pion d’une année sur la règle.

Les Agriculteurs 

Tour à tour, les agriculteurs présents autour de la table effectuent les actions suivantes :

Acquisition de parcelle : Pour 1$, les agriculteurs peuvent acheter une parcelle qui sert de support pour implanter leurs cultures.

Implantation de cultures : L’agriculteur choisi un type de culture (Riz, mais ou maraichage) et paye en fonction de ce choix le coût pour l’implanter sur la parcelle choisie. Ce coût est relativement élevé car il comprend les semences, mais aussi l’outillage nécessaire à la culture.

Raccordement au réseau d’irrigation : Chaque agriculteur peu raccorder sa parcelle au réseau d’irrigation pour 1$ afin de bénéficier du rendement maximum. Cela ne comprend pas la facturation de l’eau, mais juste le raccordement. On considère le réseau déjà en place, à la limite de la parcelle.

Raccordement au réseau de drainage : Chaque agriculteur peu raccorder sa parcelle au réseau de drainage pour 1$ afin de bénéficier de protection en cas de crue.

Taxes raccordement irrigation : Pour chaque raccordement, l’agriculteur paye 1$. C’est un forfait comprenant l’entretien du réseau, et la fourniture de l’eau.

HICEP

Fixe le niveau des taxes : Au début de sont tour, l’HICEP fixe le niveau de la taxe pour l’année. Tous les agriculteurs devront alors s’en acquitter. La communication avec les agriculteurs est essentielle : l’HICEP a besoin de fonds pour assurer ses fonctions, mais ne doit pas pour autant le faire en mettant en péril l’activité des agriculteurs.

Développe le réseau de drainage : L’HICEP investit les fonds ainsi récoltés dans un réseau de drainage. Il a plusieurs options possibles :

-          Etendre le réseau de drainage : chaque tronçon coûte 5$ et l’HICEP les réparti comme il le souhaite. Si un joueur se trouve dans l’incapacité

-          Curer un réseau obstrué : 1$ par tronçon. En effet, les tours multiples de 3, les tronçons du réseau de drainage se colmatent et doivent être curés pour retrouver leur fonctionnalité première.

-          Vous pouvez proposer aux agriculteurs de se grouper pour investir davantage dans les canaux de drainage.

Evènement crue

Chaque fin de tour, on effectue le tirage au sort de l’évènement crue. Dans le sachet, sont placés 5 billes bleues + un nombre de billes rouge correspondant au numéro du tour. On tire une bille à l’aveugle, et si elle est rouge, c’est la crue !

En cas de crue :

-          Les réseaux de drainages se colmatent tous et doivent être curés par les services de l’HICEP

-          Le rendement des cultures est affecté selon le tableau de calibrage

Les cultures sont affectées pendant 3 tours ou jusqu’à que le réseau de drainage soit rétabli.

Le jeu se termine 3 tours après l’inondation. On comptabilise ensuite les gains de chaque joueur, et on conclut par un débat en abordant les points qui auraient dû être mieux réalisés

Résultats du test

Nous avons réalisés plusieurs tests de notre modèle de jeu afin de vérifier plusieurs points, tels que la clarté des règles, la facilité de compréhension du jeu et le calibrage du jeu. En effet, il est essentiels que le calibrage soit ajusté et que l'on puisse ainsi tirer les bonnes conclusions du jeu.
Pour cela nous avons d'abord effectués des test interne au groupe, puis nous avons effectués un test avec un autre groupe.

Les test internes nous ont permis de faire de nombreuses mises au point, notamment dans la facilitation, l'ajustement de la technique pour simuler l’événement crue, la structuration nette d'un tour de jeu, la répartition du temps de parole entre les acteurs, mais aussi l'ajustement du panel d'action disponibles pour chacun.
Le test avec un autre groupe du module nous a permis de mettre en avant d'autre problème du jeu : le manque d'innovations à mettre en place, même si ls réseaux de drainage constituent l'innovation que nous avons souhaité mettre en avant, cela fait plus partie du but du jeu et d'un itinéraire obligatoire à suivre pour le joueur qu'un réel choix stratégique. Ce test a également permis de révéler quelques problèmes dans la calibration du jeu, et nous avons par la suite appliqués quelques correctifs, comme la simplification des ressources acquises à la suite d'une crue.

Nous pouvons ainsi affirmer que ces test ont étés enrichissants ; c'est lors du déroulement de ceux-ci que l'on se rend réellement compte le la cohérence du jeu. Ainsi cela permet de remettre en question le travail effectué dans les étapes précédentes, de valider ou non certains points des règles, de mettre en lumière les dysfonctionnements... Les tests sont donc une étape clé pour assurer la cohérence du jeu malgré toutes les précautions prises lors de son élaboration.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

Le module COOPLAN est une méthode de planification qui nous permet de traiter l’intégralité des actions-stratégies et repose sur trois principes :

-légitimité des acteurs

-Capacité à discuter

-L’utilité

Pour cela, nous avons donc proposé une lise d’action dans le but de répondre aux enjeux concernant le territoire. Dans un second temps nous avons confronté les besoins et les effets de ces dernières, puis mit en place ne échelle de temps de mise en œuvre (long, moyen et court terme). L’ensemble des actions sont listées ce dessous :

TableauEXCEL COOPLAN

Bilan

Ce module de GIRE nous a permis d'élaborer un modèle de jeu WAG, mettant en scène les différents acteurs du PIC de Chokwè. Ce processus à pour objectif de cerner les conflits autours des usages de la ressource en eau et de permettre à chaque acteur local de saisir les enjeux qu'il incombe à chacun des autres acteurs afin d'adapter son comportement. Au cours de ce cours nous avons également appris à garder un œil critique sur notre travail en le remettant en question que ce soit avec les test ou avec PREPAR. De plus nous avons appris à planifier est estimer les ressources à mobiliser ainsi que les bénéfices engendrés par d’éventuelles solutions mises en place.


Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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