Inondation2 Huveaune



Participants :

Encadrant :

  • Nils Ferrand

Membres du groupe de travail : 

  • Enguerrand Terrano
  • Romain Cabrera
  • Loïc Billion
  • Simon Haller
  • Clément Guiot

Documents supports :

  • Le site du Syndicat Intercommunal du bassin versant de l'Huveaune (SIBVH) est malheureusement actuellement en refonte. Néanmoins, vous trouverez de nombreuses informations sur les sites suivants ainsi que sur la page Facebook du Syndicat : https://www.facebook.com/huveauneSIBVH/

 Présentation générale :

L’Huveaune est un fleuve côtier. Il prend sa source dans le département du Var dans le vallon de la Castelette à une altitude de 571m qui appartient au massif de la Sainte-Baume sur le versant nord (commune de Nans-les-Pins).

L’huveaune a une longueur de 52 km, il draine un bassin versant d’une superficie d’environ 520 km² et traverse le département des Bouches du Rhône sur environ 320 km² et le département du Var sur 200km² avant de se jeter dans le golfe de Marseille au niveau des plages du Prado dans la mer Méditerranée.


Durant son périple à travers les deux départements des Bouches-du-Rhône et du Var, l'Huveaune traverse les sept communes de l’amont à l’aval :

  • Nans-Les-Pins (source)
  • Saint-Zacharie
  • Roquevaire
  • Auriol
  • Aubagne
  • La Penne-sur-Huveaune (L'Huveaune a donné son hydronyme à la commune)
  • Marseille (confluence).

Le fleuve est non domanial. Son lit et ses berges appartiennent à des riverains, souvent ce sont des personnes privées (dans 94% des cas) donc par définition il n’est pas navigable (il n’est pas classé dans le domaine public de l’État).

L’Huveaune est à dominante rurale dans sa partie amont, puis est urbanisé à très urbanisé entre Aubagne et Marseille (2eme plus grande métropole française).

Le Jarret est le principal affluent de l’Huveaune, qu’il rejoint dans le quartier de Sainte-Marguerite à Marseille.

 

A cause d’une mauvaise qualité d’eau, les cours d’eaux urbains ont pendant longtemps été utilisé comme exutoire des eaux usées et industrielles pour la protection des zones de baignade.

En effet, le fleuve l’Huveaune a été détourné de son exutoire naturel (plage du Prado à Marseille) juste à l’aval de sa confluence avec le Jarret pour se déverser dans les calanques.

Le nouveau parcours de l’Huveaune est détourné à partir du barrage de la Pugette (dans le centre de marseille) pour ensuite arriver jusqu’à l’anse de Cortiou depuis 1972 (procédure de Déclaration d’Utilité Publique). Ce détournement est autorisé depuis 1972 par l’arrêté préfectoral datant du 13 avril 2007.


Au-delà d’un débit de 30m3/s, le cours d’eau retrouve son chemin initial, c’est-à-dire jusqu’aux plages du Prado.

La pente évolue de sa source jusqu’à l’embouchure :

  • de la source basse à l'aval de St Zacharie, la pente est de 25 %,
  • de St Zacharie à Aubagne, on obtient une pente moyenne, proche de 8%,
  • à l'aval d'Aubagne, la pente moyenne est inférieure à 5%.

Cependant, il existe des seuils de niveau d’eau sur l’Huveaune qui diminue la pente naturelle sur certaine portion du fleuve.

L’Huveaune, pendant son parcours est alimenté par de nombreux affluents qui peuvent être temporaires ou permanents qui forme la trame hydrographique du bassin versant.


L’Huveaune c’est une histoire d’inondation et de crue :


    Depuis longtemps l’Huveaune est sujet à des crues et des inondations causant des dégâts considérables tant économiques qu’humains.

Image d'archive : Journal "le petit Provencal" édition du 13 novembre 1935

source : http://histoire-patrimoine-hm.skyrock.com/photo.html?id_article=3014261489&id_article_media=12974901

Quelques chiffres clefs :

L’histoire commence dès 1518, une crue exceptionnelle de l’Huveaune cause de nombreux dégâts. L’auberge du Mouton, actuellement sur la commune de La Penne-sur-Huveaune est détruite, emportée par les eaux.


  • Juillet 1770 : Des vents d’une rare violence venus du sud-ouest provoquent une hausse moyenne de 60 centimètres des eaux du Vieux-Port, entraînant l’inondation des boutiques situées autour du du port.
  • Octobre 1892 : Plus grand orage jamais mesuré à Marseille. Ainsi, la station de l'Observatoire mesure une pluviométrie de 221,5 mm en environ 4 heures dont 27 mm en seulement 13 minutes. D'après les chroniques de l'époque décrivant les zones inondées, la crue enregistrée par l'Huveaune aurait dépassé le débit d'une crue centenaire.
  • Octobre 1960 : Toute une partie du terroir entre Aubagne et La Penne est envahie suite à une crue exceptionnelle de l’Huveaune, avec 184 m3 par seconde à Aubagne. L’Huveaune déborde aussi en aval.
  • Janvier 1976 : Une pluie exceptionnelle provoque de très graves inondations dans la basse vallée de l’Huveaune. Plus de 1.000 personnes sont sinistrées, alors que les dégâts matériels sont très importants.
  • Janvier 2014 : Importante crue de l’Huveaune.

Source : http://serge-bs.over-blog.com/2016/06/quelques-crues-et-inondations-a-marseille.html

Carte de référence :


Source : http://madeinmarseille.net/actualites-marseille/2016/07/carte-fleuve-vallee-huveaune.png

Source : http://madeinmarseille.net/actualites-marseille/2016/07/carte-fleuve-vallee-huveaune.png

Carte de localisation du bassin versant de l'Huveaune :



Source : http://static.cheznous-immobilier.fr/map/image/4490/carte-france-penne-sur-huveaune.jpg



Schéma spatial :


  L'étude réalisée sur le bassin versant de l'Huveaune a permis de réaliser un schéma spatial.



Analyse des enjeux :

Le risque Inondation :

Le bassin versant de l'Huveaune est actuellement au centre d’enjeux liés au risque d’inondation.

En comparaison avec d’autres fleuves français, l’Huveaune n’a fait l’objet que de peu d’aménagements mais son milieu naturel a beaucoup évolué au cours de ces dernières décennies. En effet l’industrialisation, l’agriculture mais surtout l’urbanisation ont changé le fonctionnement hydraulique du fleuve ainsi que son paysage.

La modélisation des inondations sur le bassin versant va mettre en évidence la vulnérabilité de la vallée et de pouvoir répondre par la mise en place d’une politique de prévention des risques d’inondation.

L'histoire du bassin versant est marquée par des crues récurrentes dont la plus ancienne connue remonte à 1518. Il faut pourtant attendre la seconde moitié du XXème siècle pour développer des techniques d'observation et d'enregistrement de données précieuses à la gestion du risque d'inondation.

 L’enjeux Economique :

C’est un enjeu important. En effet une inondation peut donner lieu à de nombreuses conséquences, souvent dommageables pour l’industrie et l’agriculture.

Ces inondations ne sont pas forcément prévisibles. 

Les conséquences d’une catastrophe se mesurent généralement en pertes directes et indirectes, qui peuvent varier selon la nature de la crue, sa durée ou encore le type d’exploitation.

Egalement les bâtiments et logements peuvent être lourdement endommagés. Quelques centimètres d’eau peuvent, par capillarité, remonter dans les murs ou les cloisons et les endommager gravement. Les réseaux électriques, de téléphone, de gaz, d’eau potable, et d’évacuation des eaux usées peuvent être coupés. Les zones hors d’eaux peuvent aussi être concernées par ces perturbations de réseaux. Des habitants de la zone non inondable seront notamment dans l’impossibilité de se rendre sur leur lieu de travail. Les communications et déplacements sont fortement perturbés.

L'enjeux Humain :

C’est un enjeu majeur. La mise en danger de la population survient surtout lorsque les délais d’alerte et d’évacuation sont trop courts ou inexistants dans le cas de crues rapides ou torrentielles mais aussi de plaines dans les espaces urbanisés.

Les conséquences sont parfois terrible pouvant aller jusqu’à la mort de personne, mais ce n’est pas tout, malheureusement l’inondation provoque également des blessures, parfois très grave.

S’ajoute également l’évacuation, le relogement de familles, de quartiers et même de ville entière qui nécessite un processus complexe. 
Il ressort de toutes ces conséquences des blessures psychologique, (séquelles, angoisses …)

Analyse sociale et politique - Acteurs :

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources :


Ressources considérées :

Risque Inondation (Eau) : 

Ressource correspondante à l’eau qui va engendrer l’inondation. Elle représente le risque pour les différents acteurs du jeu pouvant impacter les activités économiques ainsi que porter atteinte à la sécurité physique et morale des habitants. Le risque inondation est représenté par une goutte d’eau

Argent : 

Ressources dite « économique » présent dans le jeu qui peut provenir d’investissement privé ou public. C’est la ressource qui permet aux acteurs d’investir dans une carte action qui rapportera par la suite des bénéfices supplémentaires ou dans une carte innovation afin de faire diminuer le risque inondation. Celle-ci est représenté par le signe «  ».

Satisfaction :   

Ressource non prise en compte pour les actions et innovations du jeu. Cependant, elle est définie par les agissements individuels des acteurs et par leur manière de se concerter pour prendre des décisions d’intérêt général. Cette ressource est distribuée par la personne en charge du jeu. Elle peut être donnée ou reprise aux acteurs en fonctions de leurs actions ( action individuelle ou action issu d’un consensus).

Modèle des acteurs - rôles :



Modèle des actions :

Cartes actions des différents acteurs :


Agriculteur en zone difficilement inondable :

Agriculteur en zone inondable :

Industriel en zone difficilement inondable :

Industriel en zone inondable :

Riverain :

Elu :

Cartes innovations des différents acteurs:


Agriculteur en zone difficilement inondable :

Agriculteur en zone inondable :

Industriel en zone difficilement inondable :

Industriel en zone inondable :

Riverain :

Elu :

Structure du modèle et du jeu :

Plateau :

Pour notre plateau de jeu, nous avons choisi de représenter de manière schématique le bassin versant de l’Huveaune, comprenant le cours d’eau principal, le barrage de la Pugette, les communes d’Aubagne et de Marseille, ainsi que les 4 affluents majeurs :

  • le Fauge
  • le Merlançon d’Aubagne
  • le Merlençon
  • le Jarret, comprenant une partie entièrement canalisé au niveau de la commune de Marseille (schématisé en pointillé sur notre plateau)

Pour rendre le plateau plus réaliste, le cours d’eau est séparé en zones inondables (en bords du cours d’eau) et en zones difficilement inondables (éloignées du cours d’eau).


Matériel nécessaire :

  • Plateau de jeu
  • Cartes acteurs
  • Cartes activités
  • Cartes crues
  • Billes de couleurs jaunes : L’argent
  • Billes de couleurs roses : Le risque inondation
  • Billes de couleurs orange : La satisfaction
  • Un gobelet opaque symbolisant le risque inondation

Acteurs :

  • 1 Riverain (commune de Marseille) - son activité est asssimilié à une zone difficilement inondable
  • 1 Elu - son activité est asssimilé à une zone difficilement inondable
  • 1 Agriculteur ayant son activité première en zone inondable
  • 1 Agriculteur ayant son activité première en zone difficilement inondable
  • 1 Industriel ayant son activité première en zone inondable
  • 1 Industriel ayant son activité première en zone difficilement inondable

Objectifs du jeu :

  • Gagner de l’argent, faire prospérer son activité
  • Se concerter sur les risques liés aux inondations
  • Mettre en place des actions permettant d’acquérir de la satisfaction. Dans le but de prévenir et d’éviter au maximum les dégâts dus aux inondations

Scénarios :

Pour rendre le jeu le plus vivant et le plus concret possible, nous avons mis en place 4 scénarios :

  • Crue annuelle -> + 1 risque sur l’ensemble des zones d’activités
  • Crue Décennale -> + 7 risques sur l’ensemble des zones d’activités
  • Crue Cinquantennale -> + 9 risques sur l’ensemble des zones d’activités
  • Crue Centennale -> + 11 risques sur l’ensemble des zones d’activités

Le “maître du jeu” choisit la fréquence d'apparition des scénarios de crues selon cet ordre  :

  • 1er tour: crue annuelle
  • 2ème tour : crue décennale
  • 3ème tour : crue cinquantennale
  • 4ème tour : crue décennale
  • 5ème tour : crue centennale
  • 6ème tour : crue annuelle
  • 7ème tour : crue cinquentennale

Bien-sûr, il existe la possibilité d’avoir moins de tour en fonction du temps de disponibilité des joueurs.

Calibration :

    Lors l’élaboration de notre jeu, nous avons d’abord décidé de mettre en place 4 ressources : l’argent, l’eau, le risque et la satisfaction. Après avoir effectué une première phase de calibration, nous nous sommes rendu compte que l’eau et le risque représentaient la même ressource pour notre jeu. Notre objectif étant de montrer les impacts des inondations, il n’avait pas lieu d’incorporer le manque d’eau dans notre simulation, sous peine de rendre notre jeu trop complexe. L’eau comme ressource a donc été supprimé, pour permettre une meilleure compréhension.

    De même pour la satisfaction ; à la base elle représentait une ressource à part entière, laquelle pouvait être consommée ou rejetée par les activités. Mais, nous nous sommes rendu compte que cela ne reflétait en rien la réalité. Pour garder malgré tout un aspect de complaisance et d’entente entre les différents acteurs, la distribution de la satisfaction a été délégué au “maître du jeu” ( la personne en charge d’animer la partie). C’est lui qui donne où enlève de la satisfaction aux joueurs en fonction de leurs actions. Ainsi, lors des phases de concertations (entre les tours), un débat peut avoir lieu sur le bien fondé des agissements de chacun.

    Dans un  premier temps, nous avons dû mettre des valeurs arbitraires pour nos différentes cartes activités. Pour ce faire, nous avons utilisés nos connaissances personnelles ainsi que les données bibliographiques en notre possession. Une fois, les cartes activités « pré-calibrées », nous avons fait un premier test du jeu.

    Ce premier essai du jeu nous a permis de nous rendre compte que les valeurs de nos cartes activités rendaient le jeu injouable. Nos cartes coûtaient beaucoup trop chères, aucun joueur ne pouvait les acheter.

    De plus, les cartes activités et innovations permettaient d’enlever trop facilement le risque inondation et n’engendraient pas d’impacts à l’aval. Cela empêchait de représenter la problématique principale du bassin versant.

    Pour remédier à ces problèmes, nous avons donc revus le prix des cartes à la baisse, tout en gardant un prix raisonnable ne permettant pas aux joueurs de tout acheter dès le premier tour. L’impact sur le risque inondation des cartes à lui aussi était totalement revu, pour permettre de montrer l’impact positif et parfois négatif des actions sur les inondations.

    Enfin, après avoir joué pour notre pré-test, nous avons remarqué que l’aire de débordement du cours d’eau lors d’une inondation n’était pas clairement définie. Pour remédier à cela, nous avons décidé de mettre en place des zones inondables et difficilement inondables.

Règles spécifiques du jeu :

Le jeu se joue à 6 personnes, chaque joueur tire au sort un acteur entre : les 2 agriculteurs, les 2 industriels, l’élu et le riverain.

Les cartes acteurs déterminent les actions spécifiques et les innovations que les joueurs pourront acheter. Les cartes actions ont un prix d’achat et d’utilisation proportionnelle à leur rareté. Il en est de-même pour les cartes innovations.

Le jeu se déroule en plusieurs tours , qui représente à chaque fois une année hydrologique. Le but du jeu est de terminer chaque tour/année en ayant de l’argent et sans subir d’inondations sachant que :

  1.  L’Huveaune comprend déjà 4 billes de risques de base
  2.  Les zones inondables peuvent accepter 12 billes de risques au maximum
  3.  Les zones difficilement inondables peuvent accepter 15 billes de risques au maximum
  4.  Si un activité est inondée, le joueur possédant l’activité devra débourser le prix initiale de la carte pour la racheter

Mise en place :

  1.  Chaque joueur tire au sort l’acteur qu’il incarnera
  2.  Chaque joueur commence avec 6 billes d’argent
  3.  Chaque joueur prend 2 cartes actions et choisit celle qu’il veut posséder
  4.  Chaque joueur se place sur les cases du plateau en fonction de son acteur :
    • Zones inondables :  1 agriculteur et 1 industriel
    • Zones difficilement inondables : 1 agriculteur et 1 industriel
    • Le riverain : commune de Marseille ou d'Aubagne
    • L’élu :  n’a pas besoin de poser son activité sur une case spécifique du plateau -> ces actions impactent l’ensemble du bassin versant

Premier tour “ tour de chauffe” :

Le gobelet opaque symbolisant le risque inondation et contenant 6 billes se déplacent d’amont vers l’aval du cours d’eau.

Chaque joueur verse les besoins en argent de sa carte action à la banque. Il absorbe ou restitue également le nombre de billes de risque inondation indiqué sur sa carte dans le gobelet opaque ; sans que les autres joueurs n’en voient la quantité.

Fin du premier tour :

A la fin du tour, le “maître du jeu” verse le contenu du  gobelet  devant l’ensemble des joueurs, pour qu’il puissent voir combien de billes de risques contient le gobelet.

Au premier tour, il n’y a pas de surplus de risque et aucune carte crue n’est choisi par le maître du jeu. Le but du premier tour est de faire comprendre le modèle et les règles du jeu aux différents joueurs.

Tours suivants :

  • Phase de jeu :

A tour de rôle, chaque joueur tire au sort deux cartes actions et décide d’acheter (ou non) une des deux cartes. Ils ont également le droit d’utiliser leurs cartes actions, ou de les laisser inactivées pour le tour en cours. Sachant que chaque carte dispose d’un coût de fonctionnement.

Enfin, ils peuvent acheter des cartes innovations, dès la manche suivant le “tour de chauffe”. Ces cartes leurs permettent d’augmenter leurs revenus ou de se protéger contre les inondations.

Pour finir son tour, chaque joueur restitue ou absorbe le risque indiqué sur ces cartes. Il met la quantité spécifiée dans le gobelet opaque, à l'abri des regards.

  • Phase de concertation :

Au début de cette phase, le “maître du jeu” choisit la crue qui va s’appliquer pour le tour qui vient de finir.

Il met le nombre de billes de risques correspondants dans le gobelet opaque, et dévoile aux joueurs la quantité totale de risque totale contenue ( celle restituée par les joueurs + celle due à la crue).

En fonction de la quantité de risque :

    • Aucun joueur n’est impacté
    • Seul les joueurs en zone Inondable sont impactés
    • L’ensemble des joueurs sont impactés

Si un joueur est impacté par une crue, il perd ces activités et doit payer le prix d'achat initial de la carte pour la réutiliser.

Lors de cette phase, après divulgation du risque, les joueurs peuvent communiquer entre eux, se concerter sur l’impact de leurs actions et sur la marche à suivre pour les prochains tours. C’est également lors de cette phase  que les joueurs ayant fait des actions d’utilités communes reçoivent des billes de satisfaction, ou en perdent car ils ont joué sans se soucier du risque.

Résultats du test :

Les résultats de nos tests ne sont pas les mêmes en fonction de « l’origine » des joueurs. Avant d’analyser l’ensemble de nos résultats, Il est donc important de faire deux analyses distinctes :

  • Une analyse générale du test, sur des autres élèves de la GIRE
  • Une analyse  générale du test, sur des personnes extérieurs à la formation Master Eau  

Analyse avec des élèves de la GIRE :

Nous avons pu constater, que dès le 1er  tour où un impact lié à une crue a eu lieu. Les joueurs ont directement eu une stratégie de concertation et de conciliation. Ainsi, après une première inondation impactant généralement les acteurs  en zones inondables et détruisant donc leurs activités. Tous acteurs du test se sont senti concernés et ont acheté des innovations permettant de lutter contre le risque inondation.


Ici, les joueurs ont  reçu  de nombreuses billes de satisfaction de la part du maître de jeu, car leurs actions n’étaient pas exclusivement d’ordre individuel. De plus, ils ont réussi à  limiter les impacts des inondations (même centennale), en utilisant des actions faiblement productrices/ ou  ne produisant pas de risque et en achetant de nombreuses innovations.

Analyse avec des personnes extérieures au master :

Quand nous avons fait jouer des personnes n’ayant jamais eu d’initiation à la GIRE, les résultats du test ont été radicalement différents.

Nous avons pu constater que dès le deuxième tour, les joueurs en zone inondable ont été inondés. Suite à cela, aucuns acteurs n’a prix de décisions en vue d’un consensus pouvant limiter l’impact des crues. De ce fait, de nombreuses inondations ont eu lieu lors des tours suivant, entraînant la destruction de plusieurs acteurs.


Dans ce cas-là, aucun acteur n’a reçu de billes de satisfactions. L’envie personnel de s’agrandir et de gagner de l’argent à primé sur le reste.

Analyse globale :

Suite à nos différents tests, l’importance d’avoir une logique de gestion globale entre tous les acteurs a pu être mise en évidence. Lors d’une partie où les joueurs décidaient de faire passer leur intérêt  personnel avant l’intérêt collectif, de nombreuses inondations ont eu lieu. A l’inverse, si les acteurs décidaient d’avoir une conciliation sur les activités, ils limitaient au maximum les impacts des crues.

Nous avons également pu  noter que la succession de crues selon notre modèle est pertinente. Elle permet aux joueurs de ne pas être constamment inondés, tout en mettant une part de précision liée aux  crues à venir et à leurs impacts.

Il est également à noter, qu’en fonction de la carte actions tiré au début du jeu, les acteurs réussissent plus ou moins à s’agrandir. Si ces cartes leurs rapportent directement beaucoup d’argent, ils s’agrandissaient rapidement et inversement. 

Proposition de stratégie COOPLAN (ES) :

La stratégie COOPLAN a été séparé en trois tableaux représentant différents niveaux d’intervention : individuel, collectivité et national.

La plupart des actions répertoriées sont effectuées au niveau de la collectivité ce qui montre l’importance du travail entre les différents acteurs du territoire.

Dans chacun des tableaux sont présentés deux stratégies qui correspondent à deux échelles temporelles, les actions à court et les actions à long terme. Les différentes stratégies pouvant être utilisées par les différents acteurs pour résoudre les problèmes liés aux risques d’inondation.

COOPLAN.ods

Test COOPLAN dans le jeu :

Toutes ces actions ne sont pas présentes dans le jeu car elles sont trop nombreuses. Mais nous avons appliqué certaines de ces actions Cooplan dans le jeu avec les cartes innovations. Par exemple, nous avons les cartes innovations : zone d’expansion, création de digue, création de batardeau, prévention,… 


De plus, pour l’application de ces actions dans le jeu, nous avons considéré que les actions à long terme avaient un effet direct car cela est plus simple pour le déroulement du jeu. Dès l’achat de la carte innovation, il y a un impact sur le risque inondation. 


Nous avons aussi remarqué que les cartes innovations (et donc les actions Cooplan) avaient un réel impact dans le jeu, lorsque nous avons fait tester le jeu à un autre groupe. Ils ont réussi, en utilisant les cartes innovation, à éviter les inondations sur le territoire. L'autre groupe testeur n'a pas trop utilisé les cartes innovations (les joueurs ont privilégié les cartes actions aux cartes innovations) et on subit plusieurs inondations. 


Plan de participation PrePar / Protocole de suivi évaluation :

Plan-de-participation-PRE-PAR-AERMC.xlsx


Le but du plan de participation est de définir les étapes de décisions et les actions importantes devant être mises en place sur notre territoire. Il doit également permettre d’identifier l'ensemble des acteurs présents actuellement sur le Bassin Versant de l'Huveaune et leurs implication dans chaque étapes décisionnelles du plan de participation.

Ainsi,  le PrePar doit permettre d'aboutir à une stratégie participative dont l'objectif est de mettre en commun les moyens et savoirs de chacun pour limiter le risque lié aux crues.

Enfin, pour avoir un retour d'expérience, un protocole de suivi et d'évaluation a été mis en place.  Ce protocole a pour objectif d'évaluer aux travers de différentes méthodes, le bon déroulement des étapes et actions. L'initiateur du projet peut ainsi noter la participation de chaque acteur et sa volonté d'engagement. Le suivi a également comme but de juger les résultats du plan de participation ( a t-il répondu aux attentes).

Bilan :

Notre cas portait sur les enjeux liés au risque inondation présent sur le bassin versant de l’Huveaune.

Notre territoire possédait la particularité de mêler a la fois les riverains de grandes zones urbaines comme Marseille et Aubagne, des agriculteurs et des industriels tous plus où moins impactés selon leur localisation ainsi que des institutions politiques. Parmi ces acteurs, tous cherchaient à protéger leurs intérêts. Ainsi, les agriculteurs et les industriels étaient guidés par une volonté de profit et d’augmentation de la productivité, les élus politiques par la gestion des inondations avec comme priorité la sécurité des riverains et ces derniers par une volonté de se prévenir eux même ainsi que leur bien contre tout risque inondation.

Nous avons donc essayé de centrer notre jeu sur ce problème majeur afin d’y trouver des solutions d’aménagement du territoire, en adoptant une méthode participative visant à créer une cohésion entre les différents acteurs. Cela  à donc permis aux acteurs, représentés par les joueurs, de prendre des décisions collectives dans un objectif d’intérêt  général et de prendre réellement conscience des impacts que représente leur activité sur le risque inondation pour les riverains et eux-mêmes.

Notre jeu est ainsi très représentatif de notre cas, très simple à comprendre et à jouer, et implique des stratégies différentes suivant les acteurs qui doivent augmenter leurs profits tout en ne pas dépassant pas le seuil d’acceptabilité du risque pour leur activités. Pour cela, des cartes innovations étaient mis à leur disposition entre chaque tour. Cela permettait de les aider à diminuer le risque dans le cour d’eau et d’assurer la pérennité de leurs activités face au danger que pouvaient représenter les crues, symbolisé par le risque inondation dans notre jeu.

Du point de vue personnel, ce jeu nous a permis  de mieux comprendre les préoccupations et attentes de chacun des acteurs.

Il permet de mettre en évidence les problématiques d’inondation présente sur le territoire aux yeux des acteurs et l’impact qu’ont chacune de leurs actions sur cet enjeu.

D'une autre part, il permet également de concilier autour d’une même problématique les différents acteurs sujet a ce risque et consent à promouvoir l’interaction directe, le débat et les négociations autour de cet enjeu afin d’y trouver les meilleurs compromis.

L’élaboration du jeu fut un bon moyen de modéliser  les différentes problématiques présentent sur notre territoire en matière de gestion du risque inondation.  Nous pouvons enfin définir ce jeu comme  un moyen d’accompagnement des acteurs dans leur prise de décision, puisque il modélise parfaitement les caractéristiques spécifiques de leur territoire sur la problématique du risque inondation.

 

Vidéo de présentation du jeu




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