Brie2


Documents de travail

 Documents à télécharger (dans Google Drive) :

- Article sur l’association Aqui Brie

- Aqui Brie, rapport Ancoeur, 2014

- Contrat d’animation des captages Grenelle de Nangis sur le territoire Ancoeur :

- Plan territorial d’actions prioritaires 2013-2018 Nappe du Champigny

À consulter en ligne :

- Site internet de l’association Aqui Brie : http://www.aquibrie.fr/

- Blog histoire et patrimoine de l’Ancoeur : http://www.3moulins.net/ancoeur.htm

- Article de presse sur les zones tampons humides artificielles de Rampillon : http://www.leparisien.fr/informations/quand-les-agriculteurs-disent-oui-a-une-zone-humide-18-12-2014-4382371.php

Ouvrir Dossier Google Drive

Participants

Encadrant

Nils Ferrand        
Laura Seguin

Membres du groupe de travail

-Alice VERPILLOT

-Sarah BELGHAZI

-Faustine MABIRE

-Oumaima EL BAROUDI

-Baptiste BERTHOME

Le power point de présentation de la soutenance est disponible ici

Présentation générale

L’Ancoeur prend sa source dans la commune de Bailly-Carrois à une altitude d’environ 125 mètres au sein du département Seine-et-Marne en région Ile-de-France. Le cours d’eau s’écoule sur environ 30 kilomètres. Il porte aussi le nom d’Ancoeuil à partir de la commune de Saint-Méry avant de se jeter dans le bassin de la Poêle du château de Vaux-le-Vicomte. Enfin, l’Ancoeuil devient l’Almont et se jette dans la Seine à Melun (77288). 

L’amont de l’Ancoeur est un bassin versant de 132 km². L’activité prédominante du territoire est l’agriculture représentant 63 % de l'occupation des sols du Bassin versant. L'activité agricole est de type grandes cultures de production intensive de betteraves et de céréales.

La Seine-et-Marne est un département de plaine. En pente douce, sur le bord oriental du Bassin parisien, il culmine à 220 m au Nord-est et est drainé selon deux grands axes : au nord par la Marne et ses affluents, au Sud par la Seine et ses affluents (l'Ancoeur) .

Le département bénéficie d’un climat océanique dégradé , doux et assez peu ensoleillé.  La pluviométrie annuelle cumulée atteint environ 650 mm par an en Seine-et-Marne et est légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm).

Au Nord-Ouest du bassin versant, les sols sont pourvus de fossés profonds permettant le drainage des eaux de ruissellement des parcelles agricoles. Ce drainage contribue à l'alimentation en eau des cours d'eau de la zone Nord-Est du bassin. Cependant, elle est chargée en polluants à l'issue des épandages agricoles. Au Sud-Ouest, les sols sont occupés par des zones forestières. Les rejets d'effluents des stations d'épuration de la ville de Nangis (8000 habitants), la plus grande ville à l'amont de l'Ancoeur, participent à la dégradation de la qualité de l'eau des cours d'eau du bassin versant.

Le bassin versant est dépourvus de grand cours d'eau, par conséquent les rejets d'eaux industrielles impactent la qualité des cours d'eau notamment lors des débits de crise d'étiage (plus précisément en période estivale et en fin de drainage agricole).

Les caractéristiques géologiques naturelles de la région (marnes imperméables, hydrodynamique des eaux sur calcaires) ainsi que l'accroissement des pratiques agricoles intensives (épandages agricoles, remaniements des terres), contribuent au lessivage et à l'infiltration importante des eaux dans le sous-sol (formation de gouffres). La pollution des eaux de surface se retrouvent ainsi directement dans les eaux souterraines. 

Enfin, le bassin versant amont de l'Ancoeur est situé sur la nappe du Champigny, principale ressource en eau souterraine d'Ile de France pour l'alimentation en eau potable d'environ 1 millions de personnes. La nappe subit des pressions anthropiques importantes notamment au niveau qualitatif par le biais des activités agricoles,des rejets d'eaux industrielles et domestiques. L'association Aqui'Brie est engagée pour atteindre le bon état écologique et chimique des masses d'eaux du territoire. Elle a recensé des taux élevés en nitrates et pesticides dans les prélèvements de la nappe. Des plans d'actions sont mis en place pour réduire la quantité de nitrates et pesticides présents dans les eaux superficielles et souterraines de la région. 

Carte de référence


Le lien Google Drive afin d'accéder à la carte de référence pour le territoire de l'Ancoeur (source : Aqui'Brie) ici

Schéma spatial

Le lien Google Drive afin d'accéder au schéma spatial pour le territoire de l'Ancoeur (source : réalisation du groupe) ici

Analyse des enjeux

Les enjeux sur le territoire sont à la fois quantitatifs et qualitatifs et reposent sur 3 dimensions principales : la dimension écologique, économique et sociale. 

Enjeux quantitatifs :

La ressource en eau souterraine est limitée sur le territoire de l'Ancoeur. La nappe est vulnérable à la sécheresse et aux prélèvements trop importants. Depuis 1996, le SDAGE priorise la conservation de la qualité de la ressource en eau et l'équilibre recharge/prélèvements en eau de la nappe destinés à l'alimentation en eau potable. Le SDAGE 2010-2015 a mit en place des dispositions pour la gestion quantitative de la ressource souterraine, par exemple en limitant les prélèvements dans la nappe. Afin de renforcer ces dispositions le bassin hydrogéologique a été placé en Zone de Répartition des Eaux. En effet, plusieurs zones sont classées "zones sensibles" face à une "tension quantitative". Les débits de pompage sont limités alors que l'on recense des débits d'infiltration (au niveau de la formation de gouffres) très importants et non négligeables (même si cette eau se retrouve assez rapidement dans la nappe du Champigny).
Les enjeux liés à l'aspect quantitatif restent principalement orientés vers l'alimentation en eau potable des habitants du territoire. 

Enjeux qualitatifs

Sur le territoire, la pluie efficace est déficitaire et engendre un fonctionnement non optimal du réseau de drainage. Ce phénomène provoque une accumulation des nitrates dans les sols. En effet, les taux de nitrates sont fonction des pratiques agricoles des exploitants (utilisation des produits phytosanitaires pour optimiser la productivité).
Le drainage défaillant des eaux de ruissellement sur les parcelles est un facteur favorable à l'accumulation du taux de nitrates sur plusieurs zones localisées.
L'infiltration des eaux de surface dans le sous-sol a une conséquence directe sur la qualité de l'eau souterraine et sur la qualité du sol. Malgré les prélèvements profonds en eau  dans la nappe phréatique (AEP) et les aires de périmètres de protection de captage (APP), certains puits ont dû être condamnés en raison d'une contamination par infiltration.
La qualité de l'eau et des écosystèmes aquatiques sont perturbés par les rejets d'effluents de la STEP de Nangis (résidus médicamenteux, eaux turbides), de la sucrerie, de la zone industrielle de Nangis ou encore de la raffinerie de Grandpuits (ammonium, nitrites, phosphore organique, etc.). L'usine d'engrais GPN rejette à plus de 1000 mètres de profondeur de la matière azoté. D'après des études effectuées en analyse laboratoire, des concentrations maximales en NO3 ont atteint jusqu'à 140 mg/l en 2010.  

Les terres agricoles sont abondamment réparties sur le territoire. La concentration en nitrates des eaux de drainage agricole est plus élevée que la concentration en eaux des rejets industriels et des stations d'épuration. Cette concentration en nitrates réduit cependant les taux de chlorures,sodium, sulfates et potassium. Les risques de dystrophisation sont importants.

L'usage des produits phytosanitaires par les agriculteurs est presque indispensable du fait de la pression émise par le Marché (accroissement de la demande) et les coopératives pour optimiser la productivité et pouvoir générer des bénéfices. En effet, les herbicides semblent être les pesticides les plus utilisés. Les concentrations apparaissent prépondérantes dans les analyses. Un certain nombre de métabolites correspondant à des substances dangereuses (molécules interdites sur le marché) sont parfois retrouvées dans les analyses laboratoire. D'autres substances sont retrouvées dans les analyses. Mais, sur 62 pesticides recensés et autorisés, près de la moitié correspondent à des usages agricoles. 
D'après les données du SEQ eau, la qualité de l'eau varie de bon à très mauvais de façon localisé et rapide. Certains effluents pollués sont rejetés dans le milieu par intermittence et les taux de concentrations varient de façon importante sur une échelle de temps courte. En décembre et mi-mars les rejets d'origine agricole sont très importants. 

Les pressions anthropiques sur le territoire impacts fortement la qualité de la ressource en eau superficielle et souterraine. Les actions prioritaires sur la nappe du Champigny ou encore le contrat d'animation des captages GRENELLE de Nangis sur le territoire Ancoeur sont des outils mis en place dans le but de répondre aux objectifs de la DCE : le bon état écologique et chimique des masses d'eaux et des milieux connexes. 

Analyse sociale et politique - Acteurs

L'analyse sociale et politique réalisée par l'ensemble du groupe est représentée synthétiquement dans le tableau suivant : ici. L'ensemble des interactions entre les différents acteurs sont expliquées dans le détail dans le tableau ci-joint. 

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

Le lien Google Drive afin d'accéder au schéma fonctionnel Acteurs/ Enjeux/ Ressources (source : réalisation du groupe) ici

Ressources considérées

Argent : tient compte du budget initial de chaque acteur, les coûts d’investissement (foncier, matériels, machines) et de fonctionnement (électricité, eau, rémunération des employés) des activités. Cette ressource comprend également les bénéfices et le chiffre d’affaire annuel pour les entreprises/organismes ainsi que les subventions et aides financières de la collectivité territoriale, de la région, du département et de la PAC. Tous les acteurs disposent d’une ressource financière. La banque est également une ressource essentielle.

Production agricole : produits alimentaires bruts non transformés mis en vente sur le marché (grandes surfaces et export) et intégrés dans l’économie régionale.

Ressource agriculteurs : semences pour produire des cultures céréalières et maraîchères principalement.

Ressource COOP : produits bruts revendus sur le Marché.

Ressource industrie : achat de produits bruts pour être transformés (sucrerie ou industries Agro-alimentaires).

Ressource en « eau non polluée » :

- Eau souterraine des calcaires de Champigny  prélevée à partir des puits de captage pour l’alimentation eau potable des abonnés de la ville de Nangis.

- Eaux de surface du bassin versant de l’Ancoeur regroupant les précipitations et flux d’écoulement de l’amont. La région est soumise à un climat humide, les agriculteurs n’ont pas de besoins de prélever de l'eau pour l'irrigation. Les industriels et les habitants sont les principaux consommateurs de cette ressource.

Milieu naturel : Il représente le bassin versant de l’Ancoeur et ses espaces naturels connexes (berges, ripisylves, forêt galerie, zones humides, plan d’eau, lacs, étangs). C’est le milieu récepteur des effluents domestiques (assainissement) et industriels ainsi que des eaux de drainage des parcelles agricoles. Le milieu naturel est une ressource cruciale dans un intérêt écologique pour l’équilibre des milieux aquatiques et terrestres (biodiversité) et pour les intérêts socio-économiques (milieu préservé et sain pour les usagers : habitants, pêcheurs, chasseurs / prélèvements destinés à l’AEP, services écosystémiques, image extérieure sur la gestion du territoire...).

Ressource en eau polluée : concerne les eaux souterraines et les eaux de surface contaminées par les rejets d’effluents domestiques, industriels et notamment par les eaux de ruissellement et de lessivage des parcelles agricoles (nitrates et pesticides). Ces pollutions d’origine agricole ont pour conséquences l’eutrophisation des cours d’eau et la contamination des eaux souterraines impropres à des prélèvements pour la consommation (obligation de fermeture de puits de captage ou obligation de modernisation des stations de potabilisation et d’assainissement).

Modèle des acteurs - rôles


Dans notre jeu, nous avons fait le choix d'identifier 5 acteurs différents : la ville de Nangis, la coopérative agricole Val France, l'association Aqui'Brie, un petit exploitant et grand exploitant agricole (ils se distinguent par la quantité de SAU: Surface Agricole Utile). Les tableaux suivants regroupent l'ensemble des rôles, objectifs, actions et innovations entrepris par les différents acteurs intervenant dans le cadre du jeux de modélisation : 



  Les Agriculteurs
 Rôles Productions agricoles intensives :
- SARL Grand agriculteur : céréalier
- SARL Agricole PME: maraîchage (betterave)
Rôle : défendre leurs intérêts, dialoguer, accepter les arrangements
 Objectifs

 Productivité agricole (pour survivre et répondre à la demande du Marché)
 Actions- Traitement par des produit phytosanitaire: Pesticides, insecticides, fongicides
- Fertilisation des champs : Engrais, N,P,K
- Vente des produits agricoles à la COOP
 Innovations- Rotation de cultures
- Accepter la conversion en agriculture raisonnée
- Céder une partie des parcelles pour laisser place à des zones tampons

  Coopérative agricole
 Rôles Vente semences, engrais et produits phytosanitaires aux exploitants, appui technique : conseils auprès des agriculteurs. Rôle de négociateur.
  Objectifs

 - Réaliser des bénéfices
  Actions - Vente des semences et produits phytosanitaires
 - Vente des récoltes sur le Marché
 - Conseil auprès des agriculteurs 
 Innovations - Accepter la vente de cultures plus diversifiées
 - Vente de nouveaux produits plus respectueux de l'environnement

 
 La Ville de Nangis

 Rôles

Gestion du budget de l’État.
Pompage et alimentation de la ville en eau potable.
 Objectifs - Dépollution des eaux prélevés et distribution de l'eau potable  
   Actions -Dépollution/ potabilisation
 -Alimentation en eau potable
 Innovations - Subventions AQUI'Brie et suivi des actions de l'association


  AQUI'Brie
 Rôles  Concilier les activités anthropiques avec le maintien du bon état écologique et chimique des masses d'eau du territoire. Rôle de gestionnaire, d'informateur et de conseiller
 ObjectifsProtection de la ressource en eau, limiter la pollution de la ressource en eau en menant des plans d'actions et de sensibilisation auprès des agriculteurs et de la COOP
 Actions - Gestion des milieux aquatiques
 - Informer le public agricole = protection des nappes
 - Sensibiliser les différents acteurs aux problématiques
 Innovations - Abondons captages
 - Dialogue/ concertation entre acteurs


Modèle des actions

L'ensemble des cartes actions et des cartes innovations sont présentées dans le lien suivant : ici
Afin de bien lire les différentes cartes, veuillez ouvrir le lien avec les fonctions de Google (Google Slides).

Structure du modèle et du jeu

Le but du jeu est de réduire la pollution de la nappe phréatique tout en maintenant les activités anthropiques du territoire. Les acteurs du jeu devront adopter une stratégie de concertation et de négociation.

La composition du jeu est la suivante :
  • Le plateau de jeu : représente le bassin versant l'Ancœur et l'occupation des sols de ce territoire. Les activités agricoles sont représentées par des parcelles (cartons verts et jaunes) et sont placées à proximité du cours d'eau. La ville de Nangis est représentée par une carte marron.
  • 1 gobelet représente la nappe phréatique correspondant à l'eau d'infiltration lors de chaque début de saison climatique.
  • 1 sac a billes jaunes qui représente la banque 
  • Billes jaunes : le budget
  • Billes roses symbolisent l'eau polluée : effluents, eau de ruissellement, pollution de la nappe 
  • Billes bleues symbolisent "l'eau propre": précipitations, eau de la nappe
  • Les pics représentent des zones de gouffres c'est à dire des zones sensibles à la pollution directe par infiltration .
  • Les croix vertes correspondent aux zones tampons (zones naturelles de phytoépuration)
  • Les cartes acteurs permettant de s'approprier le rôle et objectifs pour chaque acteurs
  • Les cartes actions sont les cartes misent en jeu à chaque tour. Elles indiquent les principales actions des acteurs et les redevances ou gains suivant les actions.
  • Les cartes innovations correspondent à de nouvelles actions permettant d'atteindre l'objectif principal. L'ensemble des acteurs devront discuter à chaque tour pour exposer leur satisfaction, proposer des solutions alternatives vis-à-vis de la problématique, trouver des arrangements.

Scénarios

Le jeu représente le bassin versant d’Ancoeur et se déroule en 4 tours. Chaque tour est défini par une année climatique variable dans le temps.
Le jeu se déroule avec cinq  joueurs. Les 2 premiers tours permettent de s'approprier le jeu et de jouer les cartes actions. Les 2 derniers tours permet d'instaurer un dialogue plus concret et la mise en jeu des cartes innovations.

Le déroulement du jeu est le suivant :

Tour 1 : un tour de test 

Le jeu débute par une saison des pluies normale avec des précipitations autours de la moyenne saisonnière (20 billes bleues).

Chaque joueur dispose d'un budget initial provenant de la banque. Chacun leur tour, ils peuvent mettre en jeu leurs cartes actions. En effet, chaque action implique une conséquence financière (coût des activités) et/ou un impact sur la qualité de l'eau de la nappe (pollution). Les conséquences varient suivant le rôle de l'acteur. Chaque carte dispose d'indications sur la pollution et le coût d'investissement et de fonctionnement selon l'activité et redevances pollueurs-payeurs. A la fin du tour lorsque tous les joueurs ont mis en jeu leurs cartes actions, un débat est ouvert après comptage des billes (budget final et prélèvement de 10 billes au hasard dans la nappe). 

Tour 2 :

Le deuxième tour représente une année sèche avec de faible précipitations (15 billes bleues). Chaque joueur remet en jeu les cartes actions. Les billes présentent dans la nappe résultent du tour 1 et du tour 2. Un comptage du budget final et des billes bleues et roses est effectué.

L'objectif de ce deuxième tour et d'instaurer un débat participatif sur les résultats obtenus.

Débat :

Après prélèvement de l'eau souterraine par la ville de Nangis, cette dernière s'est rendu compte d'un pic de pollution. Les coûts de dépollution ont augmentés. Les redevances pollueurs-payeurs sont plus importantes. Le prix de l'eau est inchangé.  et ainsi que  la nappe est peu rechargée et les rivières sont en débit de crise d'étiage, la ville fait appelle à l'association et distribue les subventions nécessaires à la mise en jeu des cartes actions d'Aqui'Brie. AQUI'BRIE : Constats selon expertise et diagnostic des pollutions, mise en jeu des cartes actions.

Résultats : La ville à moins d'argent, les agriculteurs ont payés plus. La COOP a produit des bénéfices. L'association est intervenue.

Points de satisfaction négatifs pour les 4 joueurs (mécontentements).

Tour 3 :

Le troisième tour représente une saison humide avec de forte précipitations (25 billes bleues).

Chaque acteur met en jeu les cartes actions. Suite au débat précédant, les cartes innovations peuvent être misent en jeu. Le choix de ces cartes impliqueront l’engagement de l'ensemble des acteurs pour atteindre l'objectif final. Elles mettent en valeur les efforts techniques et financiers des différents partis.

Un bilan des impacts sur le milieu naturel et sur le budget final est de nouveau réalisé.

Un débat est ouvert pour dialoguer, négocier et définir des compromis. 

Débat :

Ce troisième tour a permis de générer de nombreuses interactions notamment entre l'association et les autres acteurs pour faire prendre conscience des enjeux écologiques. La Coopérative et les Agriculteurs ont négocié et trouvé un accord à l'amiable : ajustement des prix de vente et d’achat, nouveaux contrats de culture, remise à jour des cahiers des charges.

Mise en place d’un PDE (Plan Directeur de l’Eau) par l’association AQUI'BRIE  pour une gestion des milieux aquatiques et la réalisation d'une campagne de sensibilisation auprès des agriculteurs pour se convertir en agriculture raisonnée (coût important).

La ville s’engage à soutenir les agriculteurs (mesures compensatoires financières).

Tour 4 : Constats

Le quatrième tour débute avec une saison normale avec des précipitations proches de la moyenne saisonnière (20 billes bleues).

Ce dernier tour permet d'évaluer si l'objectif final a été atteins : concilier les intérêts économiques avec la réduction de la pollution de la nappe phréatique.

Cette objectif a été effectivement atteins, à partir de la participation de l'ensemble des acteurs, leurs engagements, efforts. Des points de satisfaction ont été retenus. On a pu constater que par le biais de la concertation, d'une démarche pragmatique et participative, diverses solutions et alternatives aboutissent à la conciliation des enjeux écologiques et socio-économiques. Il est important de prendre en compte le fait que ce type de démarche participative nécessite des ressources financières importantes. Ce jeu ne peut pas vraiment être transposable dans la vie réelle. Plusieurs limites sont incontournables dans un contexte réel et rationnel : besoins financiers, conflits d'intérêts, projets réalisables à long terme.

Calibration 


Pour établir les budgets initiaux de chaque acteurs, nous avons estimer de manière cohérente et arbitraire le nombre de billes selon les différentes activités exercées. Cette ressource est primordiale puisqu'elle représente le principal levier pour lancer le jeu et évoluer à chaque tours et de pouvoir innover et payer les potentielles taxes.

En ce qui concerne la calibration des billes bleues, nous avons pris en considération les précipitations (variables selon la saison climatique) ainsi que l'eau souterraine. La quantité d'eau présente dans la nappe est bien évidemment fonction des précipitations. Sur le plan qualitatif, la contamination de la nappe est fonction des précipitations et des pratiques culturales principalement (dilution des eaux en période humide).

Concernant la quantité d'eau captée pour l'alimentation en eau potable nous avons considéré à chaque tour un prélèvement au hasard de 10  billes bleues sachant qu'il y a plus de 8500 abonnés.

La contamination de la nappe par les billes rose est proportionnelle à la taille de l'exploitation agricole (nombre de parcelles) et des pratiques des exploitants (quantité d'intrants apportée). Une bille rose remplace une bille bleue selon l'agriculteur.
Dans le contexte géologique et édaphique local ainsi que des pratiques culturales (remaniement des terres), la formation de gouffres favorise l'accumulation des contaminants de manière localisée. L'hydrodynamique de l'eau est importante, la formation calcaire permet d’accélérer le transport des contaminants à travers les flux de la nappe phréatique et peut atteindre la nappe sous-jacente sur les zones surexploitées. Cette pollution devient diffuse et peut atteindre les puits de captage. La réglementation pour les prélèvements en eau potable est de 50 mg/l de nitrate. Si ce seuil n'est pas respecté, la Commune aura pour contrainte la fermeture des puits de captage ou la modernisation des systèmes de traitement plus performants pour répondre aux normes de qualité.
Cela nécessite des coûts importants. La potabilisation d'une bille rose coûte 2 billes jaunes.

Résultats du test


Nous avons décidés de jouer en 4 tours. Le premier tour est une expérimentation. Chaque joueur/acteur joue et intervient selon son activité et ses besoins. C’est à la fin du jeu que nous constatons les dégâts sur la qualité de la nappe.

Dans ce premier tour l'association n'intervient pas.


Au deuxième tour il y a peu de précipitations. C’est à partir du deuxième tour que l’association va agir et présenter ses actions. Selon son expertise, elle constate les conséquences des activités agricoles sur la nappe. Le rôle de l’association est très important puisqu'elle va amorcer le dialogue et les négociations entre la COOP et les agriculteurs. Elle à la fois un rôle d'informateur et de persuasion. Elle doit également intégrer la ville pour exposer son plan d'action afin d'obtenir des subventions. Son objectif repose également dans l'intégration de l'ensemble des acteurs dans le suivi de ses actions et pour l’engagement collectif des réunions de concertation annuelles.


Le troisième tour est une saison humide à fortes précipitations, une nouvelle organisation apparait avec la réalisation de changement de pratiques culturales. Cette phase a permit de générer de nouvelles négociations entre la COOP et les agriculteurs. En effet, la ressource financière de la COOP a augmenté (augmentation des prix de vente). Celle des agriculteurs est presque inchangée puisque nous avons instauré une mesure compensatoire financière face à une baisse de la productivité. En revanche, le budget de la ville a nettement diminué.


Le bilan commun est relativement équilibré. L’intervention de l’association reste faible dans le jeu malgré son rôle indispensable. Il serait intéressant de mettre ses actions et innovations en valeur et d’organiser davantage de dialogues avec les autres acteurs. 


Ici, nous avons vraiment à faire à une modélisation participative des acteurs du bassin versant puisqu'ils ont réussi à communiquer, à négocier en trouvant chacun leurs intérêts dès le deuxième tour. 


Malheureusement cette solution est idéologique et donc non réaliste. C'est la critique que nous pouvons se faire par rapport à la mise en place du jeu : viabilité faible. 

Les acteurs d'un territoire ne peuvent pas coopérer aussi facilement, et rapidement tout simplement parce que leurs exigences, contraintes, et objectifs sont complètement différents (conflits d’intérêts et d'usage). Et que même si toutes leurs attentes sont entendus, elles ne pourront pas toutes être exaucées. De plus, ce type de projet participatif nécessite des moyens financiers importants et varient selon le budget de la commune et de la volonté politique de celle-ci à s’engager.


Nous pouvons quand même utiliser notre jeu comme modélisation étant donné que le le but était de diminuer la pollution de la nappe  tout en conservant les intérêts économiques de chaque acteur ce qui est quand même le cas.


Ce que nous pouvons prendre en exemple également, c'est que peu importe le consensus atteint ou non, nous constations  que dans l'ensemble les joueurs recherchent plus à trouver des compromis qu'à entrer dans une compétition et générer des litiges et affrontements. 

En somme, les séries de test, nous ont permis de vérifier que le jeu remplissait réellement les fonctions de sensibilisation aux enjeux de l'eau et de la négociation des actions concertées.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

Le module COOPLAN est un module permettant d’intégrer la notion de planification participative. Cette planification permet de concevoir avec l’ensemble des différents acteurs concernés des plans d’actions à différents horizons temporels. Le but final est d’identifier les besoins de tous les acteurs et de construire des stratégies d’actions communes répondant aux besoins de chacun.  

Il a été nécessaire de procéder de manière organisée pour réaliser à bien notre travail.

Dans un 1er temps nous avons déterminé :

- les limites du territoire : le territoire de compétences d'Aqui'Brie

- les acteurs concernés par la démarche de planification : ils sont présentés dans les tableaux ci-dessous

- les enjeux et les problématiques principales qui émergent de notre projet : la problématique principale est la diminution de la pollution en nitrates et pesticides dues en particulier aux pratiques agricoles sur le territoire. 

La démarche suivante consiste à réaliser des propositions d’actions, soit les actions à mettre en œuvre afin de répondre aux différentes problématiques. Chacun des différents membres du groupe ont listé plusieurs propositions d’actions, en fonction des acteurs présents lors de la planification participative (entre 5 et 10 actions).

Après discussion, l’ensemble du groupe a validé les multiples propositions. Pour chacune des propositions les besoins et les impacts ont été identifiés et intégrés dans le tableau suivant : ici

Un listing des modèles d’actions par « secteur visé » a été réalisé. Il permet de cibler concrètement les thèmes des propositions d’actions. On distingue 3 thèmes d’actions différents : agricole, eau et assainissement et concertation/Médiation/ Sensibilisation. Le tableau récapitulatif du travail est présenté : ici 


Une dernière phase d’analyse est nécessaire pour discuter de la faisabilité et de la cohérence des différentes propositions d’actions présentés précédemment. Le tableau suivant (ici), rend compte de l’ensemble du travail réalisé.

Plan de participation PrePar

Dans un premier temps, il est primordial de définir les objectifs de la participation dans le cas Brie2.

Ils sont :

-          impliquer les acteurs (économiques, usagers, associations, industriels, agriculteurs, ville, etc..) du territoire pour construire une stratégie commune répondant aux enjeux actuelles.


-          Agriculteurs, industriels : renforcer les connaissances sur les impacts environnementaux, proposer des alternatives de pratiques culturales, etc. 


-          Usagers : informer, consulter, sensibiliser, responsabiliser,etc.  

La seconde étape est la classification des acteurs à intégrer dans le processus de dialogue . Cette classification permet de rassembler l’ensemble des parties prenantes dans un but de faciliter la discussion.  On obtient, par la suite, un aperçu global des différents intérêts. Le fait d’intégrer cette discussion dans le processus de création de stratégie commune à pour but de répondre le plus objectivement possible aux enjeux du territoire.

Une phase importante de ce module est la mise en accord sur l’importance de participation des acteurs dans les étapes de la décision. Cette phase, essentielle, permet d’impliquer dans la réflexion et à différents degrés tous les acteurs de la participation. La légende présentée ci-dessous permet la lecture du tableau (ici) réalisé par l’ensemble du groupe : 

- I : initiative

- O: organisation

- PA : participation active

- E : écoute

- Av:  avis

- D: décision

- MO : mise en œuvre

- Q : question

- A : analyse

Protocole de suivi évaluation

L’ensemble des stratégies (actions et plans), construisent par cette réflexion collective, doivent être mises en place. Afin de juger de leurs efficacités, il est préférable de mettre en place des méthodes de suivi et d’évaluation, comme une série d’indicateurs. Des exemples de suivi et d’évaluation de ces méthodes sont présentées dans la dernière colonne du tableau ci-joint(ici).    

Bilan

Notre étude de cas portée sur le bassin versant de l'Ancoeur, est une zone confrontée à un enjeu écologique majeur qui est la pollution des eaux souterraines. Nous avons donc mobiliser notre jeu sur cette problématique afin de trouver des solutions innovantes. La méthode participative que nous avons adopté nous a permis d'atteindre l'objectif final: la réduction des polluants dans la nappe de Champigny. 

La modélisation sous forme de jeu d'une démarche de gestion intégrée de la ressource en eau nous a permis de mieux comprendre le rôle et le fonctionnement des différents acteurs à l'échelle d'un territoire.

Nous avons pu mieux comprendre et analyser les différentes contraintes et difficultés auxquelles les acteurs peuvent être confronter dans un contexte de situation réelle. L'appropriation du rôle de chaque acteur dans une démarche de gestion concertée de la ressource en eau nous a fait prendre conscience de l'importance de la communication entre les différents acteurs.

Notre jeu peut être considéré comme représentatif de notre étude de cas, il est simple à comprendre et à jouer, et implique l'adoption de nouvelles stratégies par les différents partis qui pour la plupart ont pour objectif principal la conservation et l'augmentation des profits. L'ensemble des décisions prisent ont été réalisées de manière constructive et collective afin d'éviter au maximum de délaisser un acteur au niveau de sa propre activité et de sa ressource financière.


En conclusion, ce modèle peut permettre aux différents acteurs de se rendre compte des impacts socio-économiques et environnementaux. Ce système de gestion intégrée de l'eau simulé sous un modèle ludique, est efficace car il permet de recréer un cas réel, favorise l'échange et le débat entre les acteurs et constitue une aide à la prise de décision. Ainsi ce modèle peut permettre de proposer des solutions face à une problématique environnementale grâce à la proposition d'actions innovantes, de nouvelles idées et assurer une gestion efficace et raisonnée de la ressource en eau. De plus, cette démarche permet aussi d'étudier la faisabilité de chacune des décisions par le biais d'une prise de recul et de se projeter dans le temps.


Documents supports (types)

VIDEO TEST DISPONIBLE ICI : 

https://drive.google.com/open?id=1_dIp69fCQz723uEw8r194dhZe1w07KuK

- carte générale

- usages du sol

- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
https://drive.google.com/drive/folders/1XQ1Pnf4YdRUXdmBJfW_cC4nrn7E2362S?hl=fr
Comments