Brie1

Documents de travail

Documents à télécharger :

- Article sur l’association Aqui Brie

- Aqui Brie, rapport Ancoeur, 2014

- Contrat d’animation des captages Grenelle de Nangis sur le territoire Ancoeur :

- Plan territorial d’actions prioritaires 2013-2018 Nappe du Champigny

À consulter en ligne :

- Site internet de l’association Aqui Brie : http://www.aquibrie.fr/

- Blog histoire et patrimoine de l’Ancoeur : http://www.3moulins.net/ancoeur.htm

- Article de presse sur les zones tampons humides artificielles de Rampillon : http://www.leparisien.fr/informations/quand-les-agriculteurs-disent-oui-a-une-zone-humide-18-12-2014-4382371.php

Google Drive


Participants

VILLENEUVE Lucas
BERNARD Pauline
BRIOUT Olivier
CHABERT Nicolas
HADDOU Arthur

Encadrant

FERRAND Nils

Présentation générale

La Brie est une région naturelle située en périphérie de la métropole parisienne. D’une superficie d’environ 5000 km2, cette zone d’étude nous fait part de très peu de relief et d’un paysage quasi uniforme où sont clairsemés des amas forestiers de tailles variables. C’est un milieu qui est composé à 65% de cultures, 26% d’espaces forestiers et seulement 9% de zones urbanisés. L’homme a pourtant bien modifié l’espace, puisque les cultures se présentent comme un parcellaire tiré au cordeau. De ce fait, les cultures ne doivent en aucun cas être assimilées à de l’espace naturel mais comme support à l’économie agricole. Ce territoire est traversé par un principal cours d’eau nommé l’Ancoeur (ou Almont) d’une taille avoisinant les 40 kilomètres. Nous nous focaliserons seulement sur la partie amont de la zone d’étude où la ville prédominante est Nangis ( 8500 habitants répartis sur 24 km2). 

L’activité agricole n’est pas sans répercussion sur le territoire. Sur le long terme, le remaniement de la terre et la modification de l’espace pour la culture, a conditionné l’eau de pluie à s’infiltrer rapidement. En d’autres termes, l’eau précipitée s’infiltre beaucoup plus qu’elle ne ruisselle. Nous observons la formation de zones d’engouffrement qui alimentent directement la grande nappe souterraine relativement peu profonde appelée la nappe du Champigny. Cette nappe est un réservoir d’eau douce pour la métropole parisienne qui est de plus en plus menacée par la pollution des eaux de surface. Les rejets industriels mais surtout l’activité agricole du territoire d’étude sont générateurs de pollution qui se retrouve dans la nappe. Les nitrates et les pesticides sont à l’origine de la dégradation de la qualité des eaux souterraines. 

En quelques mots; 

La démographie de la zone d’étude est répartie dans 14 communes mais reste tout de même faible. 20 000 habitants sont répartis sur l’ensemble du bassin versant. Cette population est rurale. Elle dépend soit du monde agricole de la région de la Brie, soit fonctionne avec la métropole Parisienne. La population évolue à la hausse, avec une périurbanisation émiettée pour chacune des communes. 

L’économie de la zone d’étude est prédominée par l’agriculture dite « intensive ». Les grandes parcelles agricoles nous montrent que la mécanisation a pris le pas sur l’activité. Les céréales, mais aussi la betterave sont les cultures les plus courantes. Le brie de Nangis est un fromage produit à partir de lait de vache. L’élevage bovin est une activité reconnue en ces lieux. A ces activités s’ajoute de l’industrie agroalimentaire mais aussi de l’extraction de ressource.


Carte de référence

Cartographier la zone d’étude permet à la fois de présenter le cadre géographique du milieu mais permet aussi de mettre au devant de la scène les éléments importants du territoire. Soit, la nappe d’eau souterraine du Champigny (représentée par le figuré linéaire rouge ) nous fait part de toute son importance. Enjeu central de l’étude, la nappe du Champigny est d’une ampleur considérable. Maintenir; préserver; voire même faire perdurer la qualité des eaux est un devoir actuel. Cette cartographie ne met pas en valeur les cours d’eau, puisqu’ils n’ont pas de lien avec la qualité des eaux souterraines. En effet, les zones d’engouffrement viennent biaiser le rôle collecteur des cours d’eau.
D’autre part, la représentation de l’occupation des sols nous montre qu’une majeure partie du territoire est dédiée à l’activité économique agricole. Les communes forment des petits noyaux urbains parsemés sur le territoire tandis que Nangis s’apparente comme ville prédominante de par sa grandeur et son emplacement. La partie « naturelle » de la zone d’étude se trouve sur la partie Ouest.


Schéma spatial

Le schéma spatial de notre zone d'étude vous est présenté dans le lien ci-dessous:

Analyse des enjeux

Le territoire de l’Ancoeur est très hétérogène sur le point de vue des activités humaines. Malgré une forte présence de zones agricoles et de forêts, nous trouvons plusieurs activités anthropiques importantes sur le territoire.

Le secteur agricole influence le milieu naturel par ses pratiques, ce milieu est tributaire de l’action des hommes. De nature argileuse, les sols ont été drainés afin d’évacuer plus rapidement les eaux de pluie et faciliter le développement des terres agricoles saines et accessibles. La ressource en eau et d’autant plus impacté par les pollutions, puisqu’elle en est le véhicule. De plus, ce paysage agricole est parsemé de zone d’engouffrement. Ces zones sont de véritables puits permettant aux eaux de drainage de s’infiltrer très rapidement dans le réseau karstique de la nappe de Champigny. Ces zones d’engouffrement sont de véritables fléaux environnementaux puisque les eaux de drainage ainsi que les eaux de surface ne subissent aucune filtration par le sol et les plantes avant de rejoindre la nappe. La conséquence de cette infiltration très rapide est simple, la contamination de la nappe de Champigny est très importante et ne sera que croissante si rien n’est fait pour contrer ce phénomène.      

Les activités domestiques sont aussi un point important dans la gestion de la ressource en eau, sans traitement adéquat, ces eaux usées rejetées par les habitants ont un point négatif sur la qualité de l’eau de surface, et par conséquent l’eau souterraine. Il est donc important de surveiller les rejets de station d’épuration.

Les activités industrielles, fortement présentes sur le territoire apportent un soutien économique certain, mais produisent de la pollution. Ce territoire a une concentration de grands équipements industriels importante. Ces activités industrielles sont implantées loin de grands fleuves, ce qui pose le problème de l’impact de leurs rejets dans des cours d’eau à faible débit, et une pression non négligeable sur leur qualité.

L’enjeu économique est donc de taille sur ce territoire, il faut donc allier production agricole et industrielle avec la préservation de la ressource en eau souterraine. Cette même eau que personne ne voit et qui est donc difficile à matérialiser pour les différents acteurs du territoire. Il est aussi difficile de demander de gérer des actions pour une ressource que nous ne voyons même pas de nos propres yeux!

Le dernier enjeu, qui découle de tous les autres, est celui de l’adduction en eau potable.  C’est un enjeu fondamental, puisqu’il est tributaire des différentes activités anthropiques exercées sur le territoire. L’eau est pompée dans la nappe calcaire de Champigny. Des actions sont donc menées auprès des agriculteurs, industriels, collectivités, gestionnaires des infrastructures routières et ferroviaires afin d’améliorer la qualité des eaux de surface, et à terme la qualité des eaux souterraines. Sur le point économique, la dépollution de cette eau souterraine engendre des frais importants pour les communes en charge de l’adduction en eau potable. L’enjeu de cette dépollution est donc de taille puisqu’elle doit allier l’enjeu sociétal de l’adduction en eau potable, l’enjeu environnemental de la pression sur la ressource et l’enjeu économique qu’entrainent les frais de dépollution de l’eau.


Analyse sociale et politique - Acteurs

Les activités présentes sur ce territoire ont un intérêt économique certain. Chacune d’elles à des spécificités et se doit de les protéger. Les pressions  sur la ressource en eau sont importantes puisqu’il faut répondre à la demande, mais aussi faire face aux nombreuses pollutions émises par les activités anthropiques.

La gestion de la ressource en eau est devenue quelque chose de compliqué, car le nombre d’acteurs impliqués et la difficulté de concertation rencontrée rendent cette gestion difficile.

L’activité économique prime sur la gestion de l’eau et de l’environnement, la concertation entre les différents acteurs économiques du territoire doit se faire de manière intelligente pour convenir au maximum à chacun des acteurs.

Il est nécessaire de mettre en place  une gestion intégrée de la ressource tout en ne faisant pas de différence entre les acteurs. Les agriculteurs ont besoin de produire face à une demande toujours plus importante, les intrants épandus sur les terres sont d’autant plus importants.

Les activités industrielles  font subir de grosses pressions sur le milieu naturel mais sont aussi vectrices d’emploi et d’économie sur le territoire.

L’Etat rentre dans la partie grâce aux agences de l’eau et aux différentes associations ou syndicat qui permettent d’appliquer la réglementation en vigueur.

Le tableau Excel que vous trouverez dans le lien « Google Drive » ci-dessous vous présente les enjeux et interactions entre les acteurs du territoire.

Analyse sociale et politique


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

Lien vers le drive ici

Ressources considérées

Eau : l’eau est représentée au sein de la nappe, sa quantité varie en fonction de la pluviométrie déterminée en début de tour. De plus, au tour de la ville de Nangis le joueur va piocher un nombre de billes correspondant à la consommation et devra la dépolluer si nécessaire pour la potabiliser car le jeu tourne autour de la qualité de l’eau.

Argent : dans notre jeu nous avons matérialisé l’argent pour représenter les différents transferts financiers entre les acteurs. Ces mouvements d’argent peuvent prendre la forme, d’échanges commerciaux, d’aides ou de soutien aux actions, mais peuvent aussi servir de sanctions et de leviers d’actions pour développer le jeu en fonction des stratégies des joueurs.

Potentiel de pollution : pour ne pas alourdir le jeu avec trop de ressources différentes nous avons choisi de représenter uniquement le potentiel de pollution que peut entraîner une unité d’intrant car c’est ce qui est le cœur du problème de notre étude de cas et le facteur dégradant de l’objectif du jeu à savoir la qualité de l’eau de la nappe.

Occupation des sols : les agriculteurs ont leurs cultures qui sont une ressource foncière vu que leurs revenus dépendent de la production de leur sol.

Modèle des acteurs - rôles

Le modèle des acteurs et leurs rôles vous sont présentés dans le lien ci-dessous:

Modèle des actions

Les différentes cartes ACTEURS et ACTIONS vous sont présentées dans le lien vers le drive ci-contre:  ici


Structure du modèle et du jeu

Nous avons représenté le territoire de la nappe de Champigny, ainsi que les acteurs et leurs activités au sein de ce territoire, sur un plateau comme suit :

·        Le territoire est modélisé par un plateau de jeu, de forme circulaire, avec pour représentation au centre de celui-ci, la nappe de Champigny. Chaque joueur (et donc acteur) occupe une petite portion de ce cercle, afin de bien faire comprendre qu’ils sont tous impliqués dans la gestion de cette nappe. Pour les agriculteurs par exemple, on verra apparaître les parcelles de ces derniers sur le plateau. Les acteurs ne sont pas placés aléatoirement sur le plateau, les agriculteurs débutent (source de pollution) et les « gestionnaires » finissent le tour (mise en place d’actions).

·        Pour différencier les différents types de culture de chaque agriculteur, les cartes vertes représenteront les champs de type « raisonnés » et les cartes marrons représenteront les champs de type « intensifs »

Concernant les ressources présentes dans le jeu, on y trouve :

·        Les billes jaunes, qui représentent l’argent qui circule sur le plateau de jeu entre les différents acteurs.

·        Les billes bleues, qui symbolisent l’eau, présentent dans la nappe

·        Les billes violettes, qui représentent la pollution (intrants) que vend la coopérative aux agriculteurs, et que ces derniers utilisent pour leurs activités agricoles

 

·        Les pions en forme de cônes représentent les zones d’engouffrement qui sont propres à ce territoire, et qui sont la cause principale de la pollution de la nappe de Champigny

·        Les pions en forme de carrés représentent les zones tampons qui peuvent être mise en place par les agriculteurs afin de contrer les pollutions subies par les zones d’engouffrement

Les cartes jeu :

·        Chacun des acteurs se verra attribuer une carte action, qui définit grossièrement les actions qu’il lui est possible de faire chaque tour par exemple, de manière « normale »

·        Des cartes « innovations » seront aussi disponibles sur le plateau. Ces cartes se distinguent des cartes actions normales car elles proposent des actions radicales, qui changent de manière drastique l’apport en pollution dans la nappe d’un acteur. Ces cartes sont en revanche chère et ne peuvent être, pour la plupart, appliquées qu’une fois !


Scénarios

Nous avons décidé qu’un tour de jeu était équivalent à une année avec une des trois conditions pluviométriques possibles : défavorable, favorable ou optimale.

Tour 1 :

La nappe est représentée par 15 unités d’eau et 2 unités de pollution
On commence par une année défavorable, on rajoute 3 unités d’eau dans la nappe. Le joueur 1 peut jouer avec ces ressources de base et ne peut utiliser que ses cartes actions. De même pour tous les autres joueurs. Les joueurs vont soit consommer de la pollution soit en déverser dans le milieu et donc polluer la nappe. Arrivé au dernier joueur (Aqui’Brie) il peut regarder l’état de la nappe et si elle est trop polluée, va pénaliser les autres joueurs.

Tour 2 :

On repart avec 15 unités d’eau dans la nappe, plus 2 unités de pollution et la moitié de la pollution du tour d’avant. On est dans une année favorable, on rajoute 8 unités d’eau dans la nappe. Les joueurs commencent le tour soit en jouant leurs cartes actions soit ils ont la possibilité d’acheter des cartes innovations. Ce qui va leur permettre de réduire leurs impacts sur l’environnement et également d’augmenter leur richesse. A la fin du tour, le joueur représentant l'association peut regarder l’état de la nappe, s’il y a de la pollution, tous les joueurs vont devoir payer une amende. Si elle n’est pas polluée il peut acheter des cartes innovations qui lui permettent de faire de la sensibilisation ou d’organiser des réunions.

Tour 3 :

On repart avec 15 unités d’eau dans la nappe, plus 2 unités de pollution et la moitié de la pollution du tour d’avant. Cette fois-ci nous sommes dans une année optimale, Il y aura donc 15 unités d’eau en plus dans la nappe de Champigny. Le tour se déroule de la même façon que le précédant et le jeu se poursuit. 

Fin du jeu :

On regarde si tous les acteurs (joueurs) ont rempli leurs objectifs, et on fait un bilan de la nappe au niveau de la pollution.

Calibration

Nous avons fait une première phase de calibration en interne après la création de notre jeu. Pour nous aider, nous avons modélisé sous Excel notre jeu avec les 5 acteurs, la nappe, la pluviométrie et même les dés pour les décisions aléatoires de sorte à pouvoir effectuer un tour de jeu sur ordinateur et visualiser l’impact des actions sur le jeu et comment se réalisent les mouvements de ressources pour pouvoir les équilibrer.

Calibrage EXCEL

/!\Ce tableau n’est pas l’image finale de notre jeu qui a subi des modifications suite aux tests que nous avons pu faire, mais il s’agit bien de celui qui nous a permis de réaliser le premier calibrage.

Par la suite, une fois le premier calibrage effectué nous avons fait un test de notre jeu avec des amis qui ne sont pas de la promotion du Master Eau. A l’issue de la partie les retours des joueurs nous ont permis de recalibrer et de mieux équilibrer le jeu, par rapport à certains dysfonctionnements qui sont survenus pendant la partie ou des remarques sur des points auxquels nous n’avions pas pensé. Nous avons fait certains ajustements par rapport à certaines incohérences sur le déroulement du jeu que nous avons pu constater, comme l’ordre des joueurs que nous avons modifié en inversant le joueur « Ville de Nangis » et le joueur « Aqui’Brie » car nous avons jugé plus pertinent que ce soit ce dernier, chargé de la surveillance de la qualité de la nappe, qui termine le tour afin qu’il puisse jouer en fonction de sa stratégie et une fois que tous les autres joueurs aient réalisé leurs actions pouvant impacter la nappe.

Et pour finir, nous avons fait un dernier test, cette fois avec un autre groupe du cours. Ce test nous a permis de valider les modifications apportées précédemment et de nous conforter sur nos calibrages et équilibre des ressources entre les acteurs et leurs interactions ainsi que leurs cohérences avec la capacité à atteindre les objectifs.


Règles spécifiques du jeu

Notre jeu participatif est composé de:
• Un plateau de jeu symbolisant la nappe phréatique de Champigny sur le une feuille de format A1
• 5 figurants seront mobilisés
• Des cartes actions propres à chaque acteur
• Des cartes innovations relatives aux activités des acteurs
• 3 cartes scénario météo (défavorable, favorable, optimale)
• Une plaquette explicative des règles pour le bon déroulement du jeu
• De billes bleues représentant une unité d’eau saine
• De billes jaunes représentant une unité d’argent
• De billes violettes représentant une unité de potentiel de pollution
• Un récipient opaque représentant la nappe
• D’une ressource d’argent externe aux joueurs
• 12 cartes terrains agricoles intensifs
• 12 cartes terrains agricoles raisonnées
• 6 pions de zone d’engouffrement
• 6 pions de zone tampon
• 2 curseurs de productivité
• 2 dé

Le jeu réunit 5 joueurs (acteurs) autour d’un plateau de jeu qui symbolise la nappe de Champigny et les activités de chaque joueur du jeu. Chaque joueur doit gérer son activité afin de remplir son objectif économique à la fin du jeu qui se déroule en 6 tours. (les objectifs sont propres à chaque joueur et sont définis sur les cartes acteur )
Une fois que tous les joueurs se sont bien imprégnés des règles du jeu (plaquette), le jeu peut commencer.

1. Règles spécifiques


• Au début du jeu, la nappe est constituée de 15 unités d’eau et de deux unités de pollution
• En fonction du scénario, que le temps soit défavorable, favorable ou optimal à la production agricole, on injecte respectivement 3, 8 et 15 unités d’eau supplémentaire dans la nappe.
• Au début de chaque tour, la quantité d’eau est réinitialisée comme décrit ci-dessus, mais on laisse la moitié (arrondi à l’entier supérieur) de la quantité de pollution du tour précédent
• Une parcelle intensive produit 2 unités d’argent pour une unité d’engrais consommé et donc une unité de pollution produite
• Une parcelle dite raisonnée produit 1 unité d’argent sans consommer d’engrais
• 3 unités d’engrais valent 1 unité d’argent
• L’élimination d’une unité de pollution coûte 3 unités d’argent
• Pour la coopérative, la revente d’une unité de production offre 2 unités d’argent
• Chaque tour, la consommation en eau coûte 1 unité d’argent à chaque joueur qu’il verse à la ville
• Une zone d’engouffrement est une faille dans le sol qui transmet de manière directe une unité de pollution à la nappe souterraine chaque tour.
• Chaque tour, la ville augmente sa consommation en eau d’une unité, en raison de l’évolution démographique (départ à 10 unités)
• Une zone tampon est un aménagement qui permet de lutter contre les zones d’engouffrement afin d’éliminer naturellement une unité de pollution. Son coût de mise en service est de 5 unités d’argent à payer par l’agriculteur avec l’aide d’Aqui’Brie
• Chaque tour, Aqui’brie verse une subvention aux agriculteurs mais seulement s’ils exercent une activité raisonnée. Une unité d’argent est versée si l’agriculteur dispose de moins de 3 parcelles « raisonnées », 2 unités d’argent sont données si plus de la moitié de l’exploitation est raisonnée et 3 unités d’argent sont données si la totalité de l’exploitation est raisonnée.
• La capacité de traitement de la ville est de 3 unités de pollution. Toute pollution supplémentaire demande 3 unités d’argent pour être éliminé.
• En fonction de ses ventes, la coopérative verse une somme d’argent équivalente à 1/3 de ses bénéfices à la ville. Ceci est une forme de taxe pour le stockage de matière dangereuse.
• L’agriculteur peut lui même stocker de l’engrais (3 unités maximum)
• Les ententes peuvent se faire librement entre les joueurs et créer une alliance
• Deuxième chance de jet de dés contre 3-4 unités d’argent
• Temps de discussion de cinq minutes à la fin de chaque tour

2. Démarrage du jeu
On attribue à chaque joueur ses ressources de départ
Les agriculteurs définissent le nombre de zones d’engouffrement présente sur leur espace de jeu en tirant 1D3, le principe du "1D3" est le suivant, quand le jour va lancer le dé, s'il tombe sur le numéro 1 ou 2 il devra placer 1 zone d’engouffrement sur son jeu, s'il tombe sur le numéro 3 ou 4 il devra placer 2 zones d'engouffrement, et s'il tombe sur le numéro 5 ou 6, il devra placer 3 zones d’engouffrement sur son jeu.

3. Déroulement d’un tour
Le tour commence en définissant de manière aléatoire (1D3: même principe que pour le tirage des zones tampons) un des trois scénarios qui représente la pluviométrie annuelle.
Chaque joueur dispose sur son espace de jeu ses cartes actions qu’il peut utiliser pour exercer ses fonctions. Par ailleurs chaque acteur dispose de carte innovation qu’il peut acheter et mettre en oeuvre en fonction de la stratégie pour atteindre ses objectifs.
Ensuite un tour de jeu s’effectue par les actions successives des joueurs dans l’ordre représenté sur le plateau de jeu :
Agriculteur intensif —> Agriculteur raisonné —> Coopérative —> Ville de Nangis —> Aqui’Brie


Tour de prise en main:

Les agriculteurs achètent des intrants à la coopérative en fonction de leurs ressources économiques; du scénario déterminé. En fonction des intrants et des zones d’engouffrement présentent sur leurs parcelles, ils vont émettre une pollution qui va aller dans la nappe.
Le scénario pluviométrique détermine si 2, 4 ou 6 parcelles sont productives en fonction que le temps soit défavorable, favorable ou optimal à l’activité agricole.
La coopérative rachète les productions agricoles aux deux agriculteurs pour une somme d’argent (déterminée précédemment). Elle doit ensuite payer la taxe à la ville (stockage de matière dangereuse).
La ville collecte l’argent due à la consommation en eau potable auprès des autres joueurs.
Ensuite, elle pompe de l’eau dans la nappe (10 unités pour le premier tour) et doit traiter l’eau en cas de présence de pollution afin de la rendre potable.
Aqui’Brie remet des unités d’argent aux producteurs en fonction de leur activité (intensive ou raisonnée)

Tour 2:

Tous les joueurs sont libres d’utiliser leurs cartes actions et acheter des cartes innovations.

Résultats du test

Nous avons effectué deux tests afin de vérifier la viabilité de notre jeu coopératif. Un test a été réalisé entre nous auquel nous avons convié des amis (hors master eau) et un test croisé à été réalisé avec un autre groupe de GIRE.

Test entre nous + amis.

Le premier test que nous avons réalisé a fait suite aux différents travaux de calibrage et de création des cartes réalisées lors de nos séances de travail. Nous avons donc réalisé plusieurs manches entre nous pour nous assurer du bon fonctionnement du jeu. Nous avons réalisé 3 manches qui se sont bien déroulées et dans lesquelles tous les acteurs ont trouvé leur place.

Lorsque nous avons fait jouer des amis, le sens de jeu ainsi que le déroulement de celui-ci a vite été compris par l’ensemble des joueurs « novices ». Les débuts ont été difficiles car beaucoup de facteurs rentrent en jeu mais passé la troisième manche, les participants, pouvaient jouer en autonomie. Cependant, des difficultés se font sentir à partir de la cinquième manche… Effectivement, la calibration effectuée plutôt ne permettait pas de jouer convenablement plus de cinq manches…  Les joueurs « novices » se sont tous sans exception retrouvés bloqué par une ressource différente ! Nous avons donc regretté de ne pas avoir poussé le test entre nous plus de 3 manches, car cela aurait évité de recalibrer avec eux… Un recalibrage a donc été nécessaire pour  permettre aux joueurs de passer cinq manches de jeu. Nos amis respectifs ont trouvé le jeu coopératif facile à jouer et très instructif. La diversité des facteurs à prendre en compte rend le jeu prenant et très interactif puisqu’il faut coordonner ses actions seul ou à plusieurs.

 

Test croisé

Le test croisé que nous avons réalisé avec un autre groupe du module de GIRE nous a permis de conforter notre idée du jeu.

La mise en route a été plus lente que prévue puisque notre système de jeu est complètement différent des systèmes des autres groupes. Notre plateau de jeu ainsi que nos déplacements sont de forme circulaire alors que les systèmes des autres groupes sont de type Amont/Aval. Cette particularité est propre à notre problématique puisqu’elle concerne une nappe d’eau souterraine  et non un cours d’eau. Les actions et les enjeux se déroulent donc « autour » de cette nappe, ce qui explique notre manière de jouer de façon circulaire.

Une fois cette étape de compréhension passée, les automatismes du jeu de coopération ont permis au groupe testeur de s’approprier facilement le jeu. La calibration que nous avons réalisé précédemment avec le test (entre nous ainsi qu’avec des amis) a permis à ce groupe de réaliser plus de cinq manches de jeu consécutives.  

Malheureusement, nous n’avons pas pu tester le jeu d’un autre groupe faute de temps… 


Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

Le COOPLAN est un outil de planification participative mis en place dans cette étude dans le but de proposer une approche collective et concertée. Elle se déroule en plusieurs étapes. Dans un premier temps il faut définir les objectifs et les priorités à prendre en compte dans la zone concernée, ensuite il y a une concertation des acteurs autour des actions à entreprendre afin de réaliser ces objectifs. Tous les acteurs ont la liberté de proposer des actions qui pourraient être menées par eux ou bien par un autre acteur du moment qu’elles soient cohérentes avec la problématique, de plus il est possible qu’il s’agisse d’autres actions, qui n’ont pas été utilisées pendant la modélisation par le jeu. L’aboutissement de ces étapes est la création collective d’un plan d’action par les acteurs, composés de celles précédemment établies par rapport à leur faisabilité et pertinence.

Lien COOPLAN

Ces actions, pour pouvoir être réalisées, ont besoin de ressources que nous avons évalué qualitativement pour chaque action et chaque acteur. Nous avons également estimé les impacts et les conséquences que ces actions pourraient engendrer de la même manière et nous avons déterminé à quelle échelle ces actions prennent place.

Pour résumer, le COOPLAN a pour vocation de favoriser la communication entre les acteurs et de privilégier le dialogue plutôt que l’opposition, afin d’adopter la stratégie la plus équitable et la plus efficace dans le but de préserver l’environnement sans que cela soit au détriment de l’économie locale.



Plan de participation PrePar

Pour ce module, nous avons commencé par lister de manière exhaustive tous les acteurs qui seraient susceptibles d’être impliqués dans un processus participatif dans le cas de notre étude (BRIE 1).

Après les avoir listés et regroupés par catégories, nous avons sélectionné des grandes étapes de décisions (cf lien vers tableau excel), et pour chaque étape de décisions, nous leur avons attribué des sous actions de décisions.

Nous avons ensuite estimé l’implication de chacun des acteurs listés dans ces actions. Grâce au tableur que nous avons rempli, nous avons indiqué si l’acteur était « actif » à cette action (A), s’il était « passif » (P), s’il était « organisateur (O)», ou s’il était non concerné (vide).

Lien PrePar


Protocole de suivi évaluation

Lorsque l’on réalise un projet, il est important de regarder si on atteint les objectifs fixés, pour cela il faut mettre en place une évaluation et un suivi du projet. Nous avons choisi de mettre en place plusieurs évaluations : avant, pendant et après, comme indiqué dans le plan de participation PrePar. Cette évaluation sera basée sur l’élaboration d’un questionnaire évaluant les connaissances préalables des enjeux sociaux économiques et environnementaux, ainsi qu'une cartographie participative. Le but d'un suivi comme celui là est ciblé sur l'apprentissage et l'implication des acteurs autour de la gestion de la nappe, le positionner comme présenté ci-dessus permet de voir l'évolution de la connaissance des enjeux des acteurs et leur participation le long du processus par le biais du retour des questionnaires.

Bilan

La gestion participative exposée ici s’intéresse à la qualité de l’eau de la nappe souterraine du Champigny. Les multiples richesses du territoire, la modification de l’espace par l’homme, son activité économique, et puis simplement son mode de vie ont mené ce territoire au conflit entre les différents acteurs. Apporter du soutien à l’ensemble des acteurs par un processus collaboratif n’était que la meilleure chose à planifier pour ce cas d’école. 

A quoi bon tirer des bénéfices personnels d’une ressource sur un court terme, quand on peut s’organiser pour faire perdurer cette ressource pour que chacun puisse en tirer des bénéfices sur le long terme? Voici la principale question qui a donné sens à notre raisonnement. Pour se faire, nous avons établi une réflexion collective que nous avons testé par différents modules, puis analysé les résultats pour ensuite améliorer le processus et pouvoir le mettre en place sur le territoire. Ainsi tous les acteurs étaient perçus comme force de proposition et d’innovation. De ce fait, un acteur n’est plus vu comme un simple agent du territoire mais comme une unité qui agit pour la collectivité. Il était favorable, pour mener à bien notre étude, de simplifier au mieux nos objectifs afin qu’ils puissent être atteints. En d’autres termes, il suffisait de pointer du doigts l’enjeu principal afin de cibler notre plan d’action. De ce fait, la qualité de l’eau était la principale ressource ciblée tandis que la quantité d’eau et la qualité des sols entre en jeu en deuxième position.  

Ce processus participatif que nous avons construit tout au long de notre semestre, a permis de confronter les acteurs à la réalité de leur territoire. La prise de recul et le fait d’observer de manière objective la zone d’étude, ses ressources et ses conflits vont permettre aux acteurs de recentrer leurs intérêts personnels et pourquoi pas les intégrer tout naturellement dans une démarche collective. 

Passer par la schématisation, le jeu, la confrontation des intérêts a permis non seulement d’identifier le « nécessaire » mais a aussi permis de créer des liens entre les différents acteurs. La GIRE est un moyen d’accompagner les acteurs dans leurs évolutions. Nous avons apprécié incarner le rôle de réels acteurs, d’imaginer leurs raisonnements et leurs façons d’agir. Ce cours a été très formateur puisqu’il nous a confronté à la complexité de la gestion intégrée de la ressource en eau. Nous mêmes avons commencé par du conflit, de l’énervement et une mauvaise gestion des ressources du territoire. 

Peu à peu et au fil des modules, chacun d’entre nous a su modifier sa façon d’agir. C’est ce partage entre acteurs; et pour nous entre étudiants qui est une réelle force de proposition. Cette expérience est une réussite et nous avons tenté, au travers de ce rapport, d’expliquer au mieux notre démarche participative. 

Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
Comments