Apt2 Reuse

Participants

Encadrant

Nils Ferrand

Membres du groupe de travail

  • Maeva Gauthier
  • Angeline BOEHM
  • Victor Griffone
  • Enrick Exposito
  • Tian Zhou
  • Antoine Pécastaings

Documents de travail

Présentation générale

   Sous le climat Méditerranéen-Alpin se trouve la rivière du Calavon-Coulon, dans le sud-est de la France. Avec un ensoleillement de 2500h/an, couplé à des précipitations atteignant 800mm/an, ce climat occasionne des périodes de sécheresses récurrentes.

Le Calavon prend sa source dite officielle à Banon situé dans les Alpes de Hautes Provence et se jette dans la Durance, à proximité de Cavaillon dans le Vaucluse. Il est le dernier affluent de la Durance en rive droite. En réalité, le réseau hydrographique du Calavon naît sous la montagne de Lure à 1370m d’altitude puis repasse en sous terrain pour ressurgir à Banon à 800 m d’altitude. Le cours d'eau suit une pente de 8m/km dans la région de Cereste, puis finit sa course dans la Durance à 65m d’altitude avec une pente de 1m/km.

Le Calavon-Coulon est long de 84 km et s’étend sur son bassin versant topographique d’une superficie de 995 km². Il possède 11 affluents dont le plus important est la Doua. Le Calavon est délimité au nord, par les Monts Vaucluse et la montagne de Lure et au sud, par le massif du Luberon.

Son débit se caractérise par de grosse variation avec un débit moyen mensuel localement de 1,7m3/s en fevrier et un débit moyen d'étiage mensuel de 0.074 à 0.23m3/s pendant l'été .Cependant, lors de crues automnales et hivernales, le débit devient très important. Il a pu être enregistré un record de 300 m3/s à Cavaillon.

Le bassin du Calavon-Coulon présente des formations géologiques karstiques dans la partie nord du bassin et des plaines alluviales dans le sud qui s'étendent du pont Julien (à 7km en aval d'Apt) jusqu'à Cavaillon. La nappe alluviale liée au Calavon est peu productive et ne présente pas d'assez bonne conditions d'exploitation.
La ligne de partage des eaux ne correspond pas à celle des limites du bassin versant à cause des pertes d’eaux s’infiltrant vers les systèmes souterrains karstiques. Ces formations recouvrent environ 45 % de la superficie totale du bassin. Ces pertes d’eaux vont directement alimentées la fontaine de Vaucluse en dehors du bassin versant du Calavon-Coulon.


Le bassin est recouvert principalement par des forêts 42 % et des terres arables 32 %. La ressource en eau est utilisée pour différents usages : l’irrigation, l’alimentation en eau potable et l’industrie. Les besoins en eau sont couverts, principalement par des apports extérieurs en provenance du bassin de la Durance car le Calavon-Coulon ne peut satisfaire l’ensemble des besoins. En effet, celui-ci satisfait les besoins en eau à hauteur de 14 %, par conséquent, le bassin importe 86 % du volume total nécessaire pour satisfaire les usages.


Le bassin versant est constitué de 36 communes avec comme principales agglomérations, Apt et Cavaillon. Il a été estimé 54000 habitants vivant à l’année et une population touristique de 46000 personnes.

Un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Calavon (SAGE) a été mis en place en 2001, collectivement, suite à des problèmes de pollutions et de crues sur le bassin. Un contrat de rivière a pu être établi par la suite, il est constitué de programmes d’actions à entreprendre pour atteindre les objectifs du SAGE.

Carte de référence




https://drive.google.com/open?id=1m1AyrBjxLdxCNgso5c2CI5xF0bif5YPe



Schéma spatial



https://drive.google.com/open?id=1v0_et4x5Zr8GplpLNnGIRJShQAoJwo__

Analyse des enjeux



Point de vue quantité :

Le bassin versant du Calavon-Coulon connaît de grandes crues mais est souvent déficitaire en eau. En effet la plupart des ressources en eau utilisées notamment dans l’agriculture, l’industrie ainsi que pour l’AEP proviennent à 86% d’importation.

Les faibles précipitations caractéristiques du climat méditerranéen et les pertes au niveau des Karst (environ 45%) engendrent de épisodes de sécheresse réguliers avec des étiages sévères et l’apparition d’assecs. Ces phénomènes naturels sont aggravés par les prélèvements d’eau effectués par et pour les agriculteurs, qui représentent l’activité majeure sur le territoire. Durant ces périodes des restrictions d’usages sont alors mises en place, en moyenne elles s’imposent 7 années sur 10.

Néanmoins, des avancées sont en cours afin d’éviter les prélèvements dans les zones sensibles :

  • Création de nouveaux points de forage plus profonds (hors nappe alluviales)
  • Apports de l’irrigation de la société du canal de provence
  • Analyser à l’échelle du bassin versant les modes de consommations ainsi que les besoins


Point de vue qualité :

Le Calavon-Coulon à longtemps été considéré comme le cours d’eau le plus pollué de France, à cause des pollutions liées à son mauvais traitement des eaux usées issues des sous produits de l’agriculture ( pesticides, herbicides), ainsi que de gros complexes agro-alimentaire tels que des confiseries et des caves vinicoles.

Une grande partie de cette pollution se manifeste par la présence de matière organique en grande quantité, notamment de phosphore entraînant pendant les périodes d'étiages une grande prolifération d’algues.

Des différences notables sont remarquées sur les différentes parties du Cavalon :

  • La partie Amont ainsi que l'extrême Est sont considérés de bonne qualité, malgré l’indice de biodiversité (“bonne qualité écologique”) qui est déclassé au fil des années pendant les période d’étiages.
  • Plus en aval, au niveau d’Apt, le cours d’eau se retrouve particulièrement pollué aux matières organiques, cependant la ville d’Apt en concertation avec les acteurs de l’agro-alimentaire ont modifié leurs infrastructures afin qu’en aval de la ville l’indice soit abaissé. Pour atteindre une meilleure qualité de l'eau du Calavon-Coulon, certaines industries mettent en place leur propre système de traitement. De plus, la qualité est suivie régulièrement par le programme SCAL (Suivi de la qualité du Calavon) sur 16 points du bassin. Une amélioration de la qualité de l'eau a été mise en évidence, cependant le problème des pesticides reste présent.
  • Le Calavon-Coulon redevient de bonne qualité au niveau de Cavaillon.

La nappe alluviale du Calavon-Coulon est aussi d’une qualité médiocre. Celle-ci ne peut être pompé à certains endroits à cause de la non compatibilité avec les traitements d’eau potable ou de baignade. Une grande quantité de pesticides y sont présent, traduisant une grande pression des activités agricoles, mais aussi du service des entretiens des routes et des collectivités qui emploient des produits sanitaires.


Point de vue socio-économique :

Le bassin versant du Calavon-Coulon est constitué de 40 communes dont 33 qui sont intégrées au périmètre du contrat de rivière Calavon-Coulon. L’évolution démographique est positive et comporte pour l’instant 72 000 habitants. Les 2 principales communes du bassin versant sont Cavaillon et Apt, et totalisent à elle deux 51% de la population totale du bassin versant.

L’agriculture est l’un des acteurs économique le plus important sur le bassin versant du Calavon-Coulon, à elle seule elle prend une place de 30% du territoire ce qui totalise environ 250 km2 et comporte 880 professionnel en 2010. Ces cultures diverses sont notamment concentrées sur les plaines alluviales de la rivière se prolongeant jusqu’a la confluence de la Durance (proche de Cavaillon), et parsemées au nord du bassin.

Ces agricultures participent a la pollution ainsi qu’au prélèvement d’eau du bassin versant.

L’activité industrielle n’est pas beaucoup développée dans le bassin versant, sauf aux alentours des deux villes principales (Cavaillon et Apt). Autour de ces deux grandes villes les activités principales se regroupent dans le secteurs de l’agro-alimentaire avec notamment des usines de confiseries, des caves viticoles et les activités liées aux transformations animales (fromagerie, boucherie etc …). Ces activités économiques importent quasiment la totalité de leurs besoins en eau de la Durance empêchant ainsi de trop nombreux prélèvements. Néanmoins les rejets se font dans le bassin versant du Calavon-Coulon d’ou la présence de nombreuses contaminations aux matières organiques ainsi qu’au pesticides.

Le dernier acteur économique du bassin versant est le tourisme. Il participe à l’augmentation de la population d’environ 63% (46 000 personnes). Cette augmentation survient pendant la période estivale et augmente considérablement les besoins en eau potable ainsi que les rejets domestiques. C’est à ce même moment de l’année que survient l’étiage, ces deux éléments fragilisent d’autant plus la qualité physico-chimique et quantitative du cours d’eau.


Mesures mises en place pour palier aux problèmes :

Deux des objectifs du SAGE du Calavon-Coulon sont en lien avec les enjeux concernant la qualité et la quantité de la ressource. Ces deux objectifs sont:

  • Restaurer la qualité des eaux en réduisant les pollutions
  • Installer une gestion quantitative de la ressource par un retour équilibré entre l’offre et la demande en eau, afin de maintenir un bon état du milieu aquatique.

Cette demande concorde avec la Directive Cadre France et aux obligations de la Commission Européenne.

Pour cela, une réduction de 20 % des prélèvements sur le Haut Calavon d’ici 2021 a été proposée, dans le but d’économiser 140 000 m³.

Différentes pistes d’actions sont étudiées afin d’atteindre cet objectif, tels que :

  • L’amélioration des rendements des réseaux AEP,
  • Une sensibilisation aux économies d’eau pour atteindre un usage et une consommation raisonnés
  • Une réutilisation des eaux usées traitées.

Analyse sociale et politique - Acteurs

Ce tableau met en évidence le lien entre les différents acteurs sur le bassin versant du Calavon-Coulon.

lien entre acteurs

agriculteurs

communes

industries

infrastructures

le bassin versant

agriculteurs

développer leurs activités; assurer une productivité ,

fournir l'alimentation ;

prélève la plupart de l’eau disponible

fournit des matières premières; est impacté par la pollution d'origine industrielle;

partage les mêmes intérêts économiques;


causer la pollution agricole;

prélève la plupart de l’eau disponible

causer la pollution agricole;

payer les taxes de pollution;

occuper la plupart d'eau prélevé

communes

consomme les matières premières;


maintient la qualité de vie des citoyens

acheter les produits;

créer les emplois

financement et entretien des infrastructures,

consomme de l'eau, payer les taxes de pollution et prélèvement sur la ressource

industries

acheter la matière première des agriculteurs,

créer les emplois

fournir les produits, crée une dynamique économique

augmenter leur production et leur chiffre d'affaire

Envoient des effluents dans les stations d’épuration,

consommer de l'eau, payer les taxes de pollution

infrastructures

fournissent de l’eau traitée utilisable

aider à maintenir la qualité de vie en créant de l’emploi

traite leurs effluents

préserver l'environnement et les ressources en eau;  maintenir la qualité de vie


consommer de l'eau; aider à préserver l’environnement; aide à limiter la consommation d’eau par la REUSE

le bassin versant

satisfaire les besoins d'eau;

perçoit les impôts

et taxes de pollution;

satisfaire les besoins d'eau;

perçoit les impôts

et taxes de pollution;

satisfaire les besoins d'eau;

perçoit les impôts

et taxes de pollution;


satisfaire les besoins d'eau;


satisfaire les besoins d'eau,

préserver l'environnement et les ressources en eau, éviter les inondations

 

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources



https://drive.google.com/open?id=1zyr-VeQcjEuNmZV4oMjHWS84nyzurfCI

Ressources considérées

Lors de l'analyse du bassin versant, nous avons considéré et sélectionné plusieurs ressources comme "utiles" pour la résolution de la problématique.

  • L'eau propre

Correspondant au débit d'eau disponible dans la rivière du Calavon, cette eau est transposée en "unité" et modélisée par une bille bleue.

Cette ressource est très importante sur le bassin versant. En effet, influencé par un climat méditerranéen atypique, de fortes périodes d’étiage se présentent chaque année.

Ces périodes d’étiages imposent des restrictions pour les usagers. Notamment pour les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Dans le jeu les différents acteurs sont directement liés à la disponibilité de l’eau, sans quoi ils ne pourront pas gagner de billes “argent”. De plus si un nombre de billes bleu n’est pas suffisant à l’exutoire, le maître du jeu pourra mettre en place des sanctions.

  • L'eau polluée

Avec l'activité des infrastructures présentes sur le bassin versant (industries, agriculture, habitations...), l'eau de la rivière baisse en qualité. Étant donné que la qualité des rivières reste un enjeu important sur le territoire nous avons voulu représenter cette dégradation, en disposant des billes rouges qui correspondent à des unités "d'eau polluée".

Cette partie environnementale est aussi importante que la quantité de l’eau. En effet une eau polluée n’est pas utilisable dans toutes les situations et peut engendrer une perte économique énorme pour le bassin versant (épidémie, infections…). C’est grâce à ces critères que nous avons décidé que chaque bille de pollution relâchée par les joueurs leur coûtera l’équivalent d’une bille “argent”.

Si le nombre de billes de pollution arrivant à l’exutoire est trop importante, le maître du jeu pourra mettre en place des sanctions contre le territoire ou un joueur en particulier.

  • L'argent

Tout territoire a besoin de se développer ou au moins de maintenir sa prospérité. Il est donc nécessaire de considérer l'argent comme source d'échanges pour garder un lien avec la réalité. Chaque unité monétaire sera représentée par des billes jaunes.

Cette ressource argent est indispensable au développement de la partie ainsi que du territoire de chaque acteur. Cette ressource va lui permettre de construire des infrastructures économiques supplémentaires, mais aussi des infrastructures afin de traiter leurs effluents.

Grâce à l’argent, les acteurs peuvent acheter des cartes réutilisation des eaux traitées (REUSE) afin de gagner la partie.

  • La satisfaction/insatisfaction

Lors de la mise en place sur le bassin versant d'actions en faveur de l'économie de la ressource, nous prenons en compte les bénéfices non matériels générés (préservation du milieu naturel, amélioration du cadre de vie.). Pour se faire, des "Smileys" seront distribués suite à l’achat de carte REUSE.

En cas de non-respect des normes de qualité et quantité d'eau à l'exutoire (entrainant une dégradation du milieu), un "malus" sera affecté au maître du jeu traduisant l'aspect négatif des actions. Si plusieurs malus sont accumulés par le maître du jeu, celui-ci pourra instaurer de nouvelle règle éphémère.

Modèle des acteurs - rôles


Modèle des actions


Les actions dont le joueur dispose se trouvent sur les cartes action. Ces cartes sont classées en différentes catégories. Chacune a un coût et des conséquences.





Les cartes agricultures sont un moyen d’augmenter l’activité économique pour un faible coût (entre 1 et 2$). En revanche, certaines consomme une quantité importante d’eau, et d’autres peuvent coûter cher en pollution. Il sera parfois nécessaire d’installer un système de traitement pour que les cartes soient rentables. En effet certaines d’entre elles rejettent deux points de pollution et rapportent deux $ de bénéfice par tour. Sachant qu’une pollution non traitée coûte un $ par tour, ce qui donne un bilan neutre.


Les cartes communes indiquent le développement de la population dans la commune:




Ce sont des actions relativement gourmandes en eau et nécessitent un traitement d’eau. Elles assurent un bénéfice moyen mais sont à l’abri des décisions du maître du jeu, de freiner l’activité économique, celui-ci préfèrera bloquer les industries et provoquer de mauvaises récoltes.


Cartes industries:





Les cartes industries seront les investissements les plus rentables pour les joueurs mais auront pour conséquence d’être très polluantes. Il sera nécessaire, plus qu’ailleurs, de traiter les effluents car ceux-ci peuvent provoquer un déficit pour le joueur.


Cartes infrastructures:

Les cartes infrastructures seront les cartes les plus importantes du jeu. En effet, les cartes forage et STEP (station d'épuration) seront essentielles pour les joueurs car elles leur fourniront de la ressource en eau supplémentaire, et un traitement des pollutions. De leur gestion dépendra la sortie du bassin versant et donc les conséquences du maître du jeu pour les prochains tours.



Les cartes bonus sont les actions nécessaires pour remporter la partie. Ce sont les seules cartes qui permettent de remporter des “smileys” du maître du jeu. Avec 3 smileys, le joueur remporte la partie. Ce sont des cartes qui permettent de créer les infrastructures suffisantes pour la réutilisation des effluents de STEP afin de limiter les prélèvements en eau dans la rivière du Calavon-Coulon.

Structure du modèle et du jeu

Le jeu se compose:
  • D'un plateau de jeu représentant le bassin versant du Calavon-Coulon avec 5 communes (Cavaillon, Apt, Banon, Cerest et Viens) qui seront les acteurs du territoire avec le maitre du jeu.

https://drive.google.com/open?id=1br52Q09MWmkCgHT71icULuRk2T1yc_E-

  • De cartes actions composées d'activités industriels, agricoles, d'habitations, d'infrastructures pour le loisir et pour traiter et réutiliser les eaux...
  • Des billes bleues, symbolisant l'eau propre
  • Des billes rouges, symbolisant la pollution
  • Des billes jaunes, symbolisant l'argent
  • Des "Smileys" contents à distribuer aux acteurs lors d'une action réalisée bénéfique pour la ressource en eau.
  • Des malus, représentés par des Smileys pas contents, attribués au maitre du jeu à la fin de chaque tour lors du non respect des normes qualité, quantité imposées à l'exutoire.
  • D'un chronomètre

Scénarios

Le jeu a été réalisé en fonction des problèmes présents sur le territoire. Le manque d'eau est le principal problème puis intervient la problématique de la qualité de l'eau. En effet, la ressource disponible sur le bassin versant ne peut satisfaire l'ensemble des demandes en eau, il est alors indispensable que les différents acteurs prennent conscience des enjeux présent sur le territoire et de mettre en place des alternatives pour améliorer la gestion de l'eau.
Le jeu est conçu dans cette optique précise: Le but étant que toutes les activités soient maintenues ou développées à la fin de la partie en ayant mis en place le plus de système REUSE (réutilisation des eaux usées traitées).
Le tour du jeu correspond à une année et se déroule avec 5 joueurs. Il se déroule dans le sens de la rivière, de l'amont à l'aval.
Les joueurs se voient attribuer une commune sur laquelle est imposé des cartes d'activités en fonction de la réalité du terrain. Ils devront développer leur activité en posant d'autres cartes sans mettre en péril la qualité et la quantité d'eau dans la rivière. Pour ce fait, des cartes station d'épuration et réutilisation des eaux traitées pourront être jouées et le joueur sera gratifié par un Smiley content pour l'installation de cette dernière.
Les cartes REUSE ont pour principe de permettre à un joueur de bénéficier directement de l'eau qui sort de sa station d'épuration. Elles permettent de réduire les besoins en eau des cartes d’activités mis en place sur sa commune. Au cours du jeu, des alliances pourront être réalisées entre les acteurs ainsi que des achats de cartes en collectifs afin d'améliorer la qualité et la quantité de l'eau à l'exutoire.

Règles du jeu

But du jeu :

Que toutes les activités économiques se développent ou au moins soient maintenues à la fin en ayant le plus réalisé de partenariats REUSE. Le premier joueur qui atteint le nombre de 3 smileys gagne la partie

Distribution des rôles :

Les 6 cartes rôles sont distribuées aléatoirement au début du jeu.

Rôle du maître du jeu :

Le maître du jeu désigné par le tirage au sort ne joue pas, mais contrôle la partie. Le maître du jeu distribue aléatoirement les cartes de secteurs, ainsi que 5$ par secteur.

Son second rôle est de diriger la banque et de contrôler le temps.

Mais aussi le maître du jeu décide des taxes infligées aux secteurs pour la surconsommation d’eau et la production de pollution impactant les secteurs en aval.

Rôle des acteurs :

Une fois installé sur leurs secteurs les acteurs doivent mener à bien leurs cartes rôle.

Pour cela ils doivent construire leurs secteurs avec les cartes actions qu’ils piochent à chaque tour. Tout en veillant à ne pas utiliser trop d’eau ou relâcher trop de pollution sous peine de taxes.

  • Le jeu est fait pour 6 personnes qui s’affronteront tour à tour.

  • Il se déroule dans le sens amont - aval.

  • Au début, chaque joueur pioche une carte Acteur (5), puis une carte maître du jeu et prend place sur sa zone.

  • Les 5 zones sont déjà équipées d’une carte action ( Commune, agriculture, industries.).

Tour de jeu:

  • Le maître du jeu distribue 1 carte acteur à chacun, chaque personne se positionne face à son territoire.

Chaque territoire possède d’office des activités qui sont en fonction de la réalité terrain (population, industries implantées, taille des activités agricoles)

  • Le maître du jeu annonce le temps qu’il va faire et positionne les ressources en eau de départ

Dans l’ordre amont-aval les joueurs effectuent leur tour de jeu :

    • tirage d’une carte actions

    • bilan des besoins, recettes, rendus au milieu

    • achat ou non d’une carte action seule

  • achat ou non d’une carte REUSE seule

  • Fin du tour:

    • 60 secondes pour discuter des axes de jeu en commun

    • 60 secondes pour discuter des achats de cartes groupés, alliances possibles

    • bilan de la ressource par le maître du jeu (il marque sur un tableau caché ce qui a été mis comme ressource au début puis ce qui reste à la fin)

    • réception par le maître du jeu du malus si le seuil ressource est dépassé

    • attribution des bonus REUSE (smiley content)

  Règles:

  • Chacun peut garder 4 cartes outils maximum dans la main

  • À partir de 5 pollutions à l’exutoire à la fin d’un tour, un malus est attribué au maître du jeu

  • Si il reste moins de 3 eau à l’exutoire un malus est attribué au maître du jeu.

  • À partir de 3 malus dans les mains du maître du jeu, il peut choisir de freezer un type d’activité pendant un tour (pas de gains d’argents pour l’acteur, etc.) ex : grève des agriculteurs, restriction d’activité, arrêt momentané d’activité pour le bien public

  • Chaque joueur paye une taxe de 1$ à la fin d’un tour si il y a non respect des normes qualité quantité à l’exutoire

  • Temps normal : 20 eaux

  • Temps sec: 10 eaux

  • les cartes REUSE s’utilisent soit sur notre territoire soit en coopération avec le territoire voisin, pour des activités qui concernent notre territoire (ex: pas de carte REUSE industrie si pas d’industriels sur la commune). Les cartes REUSE s’utilisent que s’il y a l’installation d’une STEP sur le territoire ou le territoire voisin.

Règles spécifiques du jeu

Ce jeu de plateau se joue au tour à tour et comporte des règles afin d'en assurer un bon déroulement. Nous avons créé une règle spécifique s’appliquant a la fin de chaque tour avant le verdict du maître du jeu. Cette règle consiste à :


Faire le bilan des cartes au sein des mains des différents acteurs afin d’organiser une vente aux enchères entre eux. Cette vente aux enchères est organisé par le maître du jeu. Le  but de cette vente aux enchères est de vendre les cartes non-intéressante ou non utilisable sur le territoire d’un acteur.


Le deuxième but de cette règle spécifique est d’engager des dialogues afin d'améliorer la qualité et la quantité de l’eau à l’exutoire (confluence avec la durance en aval de Cavaillon). Pour ceci les acteurs peuvent créer des alliances afin d’acheter en collectivités des cartes Infrastructures ( Station d’épuration petite, grande et moyenne). Cette action collective améliorera la qualité de l’eau en fonction de son placement et permettra d’éviter les sanctions imposées par le maître du jeu.



Calibration

En étudiant les différents enjeux du territoire du Calavon-Coulon, il nous est apparu nécessaire de porter une attention particulière à la calibration de la quantité d'eau qui sera à disposition des acteurs, étant donné que cette dernière sera l'élément le plus limitant des activités. Lors du premier test du jeu entre nous, il a été constaté que le nombre de billes d'eau allouées était trop confortable par rapport a la quantité d'eau nécessaire au déroulement d'un tour de jeu, les joueurs n'étaient par conséquent pas poussés à mettre en place des actions de REUSE. A force d'essais, nous avons donc abouti avec une calibration précise décrite ci-dessous :
  • Rivière du Calavon-Coulon côté Banon (au nord)
    • Période humide: 20 billes d'eau au départ
    • Période sèche: 10 billes d'eau au départ
  • Rivière du Calavon-Coulon côté Cereste (Est)
    • Un forage délivre une quantité d'eau régulière pour la ville de Cereste à hauteur de 5 billes d'eau par tour de jeu
L'argent distribué et gagné au long d'un tour de jeu par les joueurs a également été une ressource complexe à calibrer, car un équilibre entre contraintes et liberté était nécessaire à trouver pour pouvoir initier les joueurs à l'entraide et les initiatives écologiques.
Contre une distribution initiale d'un "budget" de 6 billes par joueurs, il a été conclu au bout de 3 tests une distribution de 3 billes monétaires par joueurs.

En fonction de la quantité d'eau disponible que nous avons défini (cf paragraphe précédent), un petit recalibrage de la quantité d'eau nécessaire aux cartes outils et infrastructures a été nécessaire. En effet les cartes REUSE ont du être rendues plus attractives car même durant le test à l’extérieur il a été difficile de trouver un avantage à leur utilisation. Maintenant, le prix d'achat de la carte a été baissé pour une quantité d'eau économisée inchangée, ce qui permet aux joueurs de les installer seuls ou à plusieurs.


Résultats du test

Nous allons présenter les résultats du test tour par tour pour mieux voir l'évolution du jeu.

Premier tour

Lors du premier tour, le maître du jeu instaure une année normale. Les joueurs ne se rendent pas compte de l'impact de leur pollution et jouent toutes

leurs cartes pour avoir un gain d’argent maximum. À la fin de ce tour, l’état de la rivière est médiocre et tout le monde doit payer les taxes de pollution.

Le maître du jeu décide donc de mettre en deuxième tour une année sèche. Afin d’éviter une future amande de pollution et préserver l'environnement,

les joueurs ont décidé d’acheter en groupe et installer une carte “Station d'épuration”.

Deuxième tour

Pour ce deuxième tour, suite à la diminution de la disponibilité en eau et les activités excessives des acteurs, la rivière est menacée au niveau

qualitatif et quantitatif. Pour le tour suivant, le maître du jeu a décidé d’empêcher toutes les industries de fonctionner tout en instaurant une condition

de sécheresse. Après une discussion, les joueurs se sont mis d'accord pour acheter un forage et des cartes “Station d'épuration” afin de compenser

les ressources en eau.

Troisième tour

Lors de ce tour, on commence à voir apparaître les bénéfices des cartes Infrastructure (STEP, forages). Même si les industries sont bloquées dans

ce tour, les joueurs n'ont pas supporté trop de pertes. Il reste malgré tout encore trop de pollution dans la rivière à la fin de ce tour, certains joueurs ont

investi dans l’achat de cartes “bonus” REUSE pour réutiliser de l'eau sortant des stations d’épuration.

Quatrième tour

Pour ce quatrième tour, grâce à leurs investissements les joueurs ont put accomplir pleinement leurs activités sans compromettre la qualité de la

rivière, le jeu continuera jusqu'à ce qu’assez de carte REUSE ai été achetées par un joueur (lui permettant d’accumuler des smiley), dès 3 smileys
de côté, la partie s'arrêtera.


Les différentes stratégies des joueurs

À force d’expérience, nous avons été amenés à penser que la meilleure stratégie, pour un joueur en aval, de gagner, était de négocier avec les autres joueurs le cofinancement des infrastructures d’assainissement, mais de les faire construire sur son territoire. De ce fait, c’est ce même joueur qui économisera de l’argent sur la pollution et pourra plus facilement investir dans les cartes REUSE.

Pour un joueur en amont, il semble hélas que la meilleure stratégie ne soit finalement pas vraiment la coopération. En effet, il n’aura a priori intérêt qu’à maintenir la pollution sous un seuil suffisant pour éviter le courroux du maître du jeu, mais pas de la faire traiter plus que nécessaire. Il sera plus intéressant pour lui d’investir dans des activités économiques rentables à court terme, quitte à polluer et à consommer trop d’eau.

Il existe une position particulière sur le plateau qui est celle du joueur Céreste. Celui-ci se trouve sur un affluent de la rivière principale et n’est pas directement affecté par le pompage des joueurs en amont, il possède sa propre ressource. Cela semble être une position privilégiée, mais il devra gérer ses investissements avec beaucoup de parcimonie, car il possède peu de budgets, et une ressource en eau limitée. S’il a besoin de plus, il devra financer ses propres pompages.

Une démarche plus coopérative peut être apportée sur l'ensemble du bassin versant durant le jeu. Le but principal étant une amélioration de la gestion qualitative et quantitative de la ressource à l’exutoire, se situant en aval de la commune de Cavaillon (dernier joueur). Les différents acteurs du territoire peuvent s’entraider par le biais d’alliances et d’achats de cartes en commun. Les communes à proximité l’une de l’autre peuvent s’allier et s’assurent ainsi de limiter leur impact sur la rivière par l’achat de cartes STEP en commun et la mise en place derrière de cartes REUSE. Tout en maintenant le développement de leur territoire. Le joueur suivant reçoit alors une eau correcte et de nouvelles alliances peuvent être faites. Au final les caractéristiques de l’eau à l’exutoire respectent les normes imposées par le maître du jeu. De plus, chacun de leur achat de cartes REUSE suite à la mise en place de STEP est gratifié par des smileys. Le premier joueur comptabilisant 3 smileys gagne la partie.


Réalisation du COOPLAN

Pour réaliser le COOPLAN nous avons listé l’ensemble des actions proposées par tous les membres du groupe. Certaines actions semblent invraisemblables ou irréalisables, et cela reflète bien à quel point il s’agit d’un groupe cosmopolite venant de différentes formations.
Chaque action a été détaillée en fonction de ses besoins et de ses effets. Pour notre étude de cas, les besoins choisis ont été :
  • L’investissement
  • Le coût opérationnel
  • L’occupation des sols
  • Le soutien social

Le soutien social est un besoin important pour nos cartes COOPLAN car beaucoup d’actions concernent des restrictions ou la réutilisation des eaux usées. La REUSE ne peut pas être imposée et doit donc recueillir des partisans pour être envisagée.

 

Les effets des cartes actions quant à elles ont été détaillées en plusieurs parties afin de décrire l’impact sur :

  • Les écosystèmes
  • La quantité d'eau
  • La qualité de l'eau
  • La vie communautaire
  • L’économie
  • La justice/bonne répartition des ressources

 

Les actions COOPLAN ont été classées par échelle d’application :

  • BV: à l’échelle du Bassin Versant
  • Com: à l’échelle de la commune
  • Part: à l’échelle particulière

Voici l'intégralité des actions cooplan :

Coplan apt reuse 2 2017 entier


Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

Nous avons établi une stratégie d’application des actions COOPLAN. Pour cela nous avons sélectionnés les actions qui nous semblaient adéquates et envisageables en terme de coût.

Le tableau suivant présente toutes les actions retenues pour notre stratégie COOPLAN. Nous avons décidé de décrire notre stratégie à travers deux critères :

La mise en place:

CT- court terme: l'action est mise en place à court terme, aussi rapidement que possible
MT- moyen terme : l'action est mise en place à moyen terme  
LT- long terme: l'action n'est pas envisagée dans l'immédiat, mais prévue en dernier

La durée:

court : l'action ne reste pas en place longtemps (quelques années maximum)
moyen : l'action doit rester en place assez longtemps (10 - 15 ans)
long : l'action doit rester en place de manière définitive ou presque


https://docs.google.com/spreadsheets/d/1UjqGWbEFsAoNSh2xYgDqga1MMGr3cFM5JItGZFca2fQ/edit?usp=sharing

Cooplan apt reuse 2 2017

Plan de participation PrePar

Le document PREPAR décrit l’ensemble des éléments du Plan Participatif (PP).

L’ensemble des acteurs a été listé, et leurs rôles aux différents moments du PP ont été notés.

Voici les différents rôles possibles des acteurs :

  •  M pour mise en œuvre
  • O pour organisateur
  • C pour consulté
  • E pour écoute
  • P pour participe activement
  • D pour décide
  •  Q pour questionné
  • F pour financeur

 

 



Protocole de suivi évaluation

Lors de la mise en place d’un projet, il est important d’en observer les conséquences sur le long terme. En cela, il faut établir un protocole de suivi et d’évaluation.

En premier lieu, il faut établir une routine de contrôle systématique de la quantité et la qualité de l’eau. Des différences seront-elles observées?

Il faudrait également établir un contact régulier avec les acteurs pour pouvoir observer ou non un changement de politique et de comportement des privés. Il est important de garder aussi le contact entre les acteurs eux-mêmes. L’objectif de ce projet est de les faire se rencontrer, se comprendre, et prendre des décisions collectivement pour solutionner un problème. Il est majeur de maintenir ce lien, si les résultats de la consultation sont satisfaisants.

Nous pourrions organiser un retour sur notre projet de la part des acteurs concernés. Nous pourrions chacun leur faire remplir une fiche type d’évaluation, organiser un retour en groupe, à l’occasion d’un rencontre des acteurs (voir paragraphe précédent), ou bien simplement des entretiens oraux personnels. L’important est que ce projet ne soit pas contraignant car il dépend de la bonne volonté des acteurs.


Bilan

La construction et la mise en service de notre jeu de plateau sur le bassin versant du Calavon-Coulon a été une étape difficile. Effectivement, les enjeux sur ce bassin versant sont nombreux, ce qui a apporté une difficulté supplémentaire d’actions parallèles. Néanmoins cela nous a permis de comprendre les solutions existantes face aux restrictions d’eau comme la réutilisation des eaux usées ou l’importance de l’entraide entre acteurs,tout en apportant notre propre vision par rapport à ces enjeux.


Nous espérons que notre plateau de bassin versant du Calavon-Coulon sera interactif et suscitera l'intérêt des acteurs. Sa construction a été pensée afin de sensibiliser les joueurs à l’importance de la ressource en eau ainsi que de sa qualité.


En complément voici notre vidéo de présentation :


Vidéo Présentation Jeu.avi




Pour finir voici le lien de notre présentation oral, ouvert à la consultation. 

https://drive.google.com/open?id=1WP2MybPY4L8bwpKgdWqwOs35NcZqiAsh



Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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