Apt1 Reuse

Participants

Encadrant

Nils FERRAND

Membres du groupe de travail

  • Simon DELARQUE
  • Agathe VINSON
  • Chloé MAUTERLE
  • Sara BOUGHDADI
  • Romane HELM

Documents de travail


Présentation générale

    Le Calavon-Coulon est une rivière méditerranéenne délimitée par les Monts du Vaucluse au nord et par le massif du Lubéron au sud. Prenant sa source au village de Banon (Alpes-de-Haute-Provence) à 800 m d'altitude, le Calavon-Coulon forme la vallée du Calavon en passant par les villes d'Apt et Cavaillon avant de se jeter dans la Durance. Cette rivière est le dernier affluent rive droite de la Durance et mesure près de 84 km. Son bassin versant topographique couvre près de 1 000 km², s’étend sur deux départements (Vaucluse et Alpes de Haute-Provence) ainsi que 36 communes, pour un total de 59 000 habitants. Il faut noter que la ligne de partage des eaux souterraines ne correspond pas exactement au bassin topographique et hydrologique de surface. Les précipitations s’infiltrent donc dans le système karstique de type vauclusien dans la partie nord du bassin topographique, alimentant directement la Fontaine de Vaucluse qui se trouve être la source de la Sorgue.

Le Cavalon-Coulon est couvert par un SAGE, le premier document avait été établi en 2001 par la CLE (commission locale de l'eau). Un second document a été adopté en 2015, en accord avec le Parc Naturel du Lubéron.

Après avoir obtenu une vue d’ensemble du bassin versant, voyons les problématiques qui se posent sur ce territoire. Tout d’abord, nous sommes dans un climat méditerranéen, ce qui implique une forte sécheresse l’été, ce qui s'observe par des forts assecs fréquents et il est correct de penser que rien ne s’arrangera avec le réchauffement climatique. Le ressource en eau se fait donc rare pendant la période estivale. De plus, une partie de la géologie du bassin versant (40 % de la surface totale du bassin) n’est pas propice au stockage de l’eau. En effet, il y a des pertes karstiques en amont du bassin versant qui privent différents acteurs de leur ressource en eau. Les pertes d’eau naturelles vers les systèmes karstiques en réseau vauclusien et les faibles précipitations induisent des importants étiages, allant par endroits jusqu’à des assecs prolongés.

En plus de ce problème quantitatif, le Cavalon-Coulon connaît aussi des problèmes de qualité de l’eau en raison de la présence d’activités industrielles et agricoles qui rejettent un certain nombre de polluants dans le cours d’eau.

Carte de référence


source : sircc http://www.sircc.fr/BV-territoire.htm

Schéma spatial

Analyse des enjeux

        Comme nous l’avons vu le Cavalon-Coulon connait un contexte climatique où la ressource en eau est peu disponible. Il faut ajouter à cela les prélèvements liés aux activités humaines qui ne cessent d’augmenter. Depuis 2007, le bassin versant du Cavalon-Coulon a un bilan hydrique déficitaire. Le principal enjeux est donc autour de l’aspect quantitatif de la ressource en eau.

Initialement, le territoire accueillait une agriculture sèche, familiale et vivrière peu consommatrice d’eau. Cependant, la mise en place de forages, a permis le passage à une agriculture productiviste, avec l’installation de nouvelles cultures comme le melon ou la pastèque. Cette transformation des usages de l’eau ne tient pas compte de la réalité du territoire et de ses contraintes.

De même, la fin de l’exode rural dans les années 60, a entraîné une augmentation de la population dans les villages du bassin versant et une industrialisation progressive. La consommation moyenne d’eau par habitants et par jour est supérieure à la moyenne nationale. De plus, les réseaux de distribution de l’AEP enregistrent des pertes de presque 40%. Tout cela est sans compter sur l’affluence de touristes qui arrivent sur le territoire chaque été (environ 30 000 personnes), et qui, par leurs pratiques, consomment de l’eau qui se fait déjà rare.

Face à cette augmentation de la demande en eau, deux ressources de substitutions sont envisagées sur le territoire : les retenues collinaires et les forages profonds. Cependant, cette logique de substitution a des limites. En effet, plutôt que de chercher de nouvelles ressources en eau il faudrait trouver des solutions pour réduire la consommation. Différentes possibilités sont envisageables : l’adaptation des types de cultures (revenir à une agriculture sèche, moins consommatrice d’eau), réfléchir à de nouvelles techniques agricoles (paillage, goutte-à-goutte…),
moderniser les réseaux d'eau (changement des canalisations, augmenter les recherches de fuites...).

Le SAGE a pour but de redonner au Cavalon-Coulon son débit d’étiage naturel. Il devient donc nécessaire d’établir une gestion raisonnée de la ressource en eau sur le territoire pour les agriculteurs, et autres acteurs en général, qui consomment énormément d’eau. La question de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) se pose alors.

        Au delà de cette problématique quantitative, il y a aussi un enjeu autour de l’aspect qualitatif de la ressource en eau. Le développement des activités humaines (développement des villes, de l’industrie), a entraîné des pollutions du cours d’eau.

Analyse sociale et politique - Acteurs

Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

  • Schéma fonctionnel Enjeux_Acteurs

  • Schéma fonctionnel Activités/Actions_Ressources

Ressources considérées

Afin de correspondre le plus fidèlement possible au cas de la REUT dans le bassin du Cavalon-Coulon, nous avons considéré 4 ressources.

L’eau brute : L’eau venant du milieu naturel est considérée comme “brute”, c’est à dire exempt de tout traitement et présente naturellement dans le milieu. Elle est en faible quantité dans le milieu, d'où la nécessité d’utiliser les eaux usées traitées pour conserver un débit conséquent en aval de la rivière. L’eau propre se matérialise par des billes bleues et circule le long de la rivière.

L’eau usée traitée : Bien que répandue dans le monde, la réutilisation des eaux usées après traitement reste une pratique très limitée en France du fait des fortes réglementations de qualité d'eau sur les parcelles agricoles à consommation humaine. Elle pourrait être particulièrement utilisée pour l’arrosage des espaces verts et des équipements de loisirs en milieu urbain ainsi que pour l’irrigation des cultures. Les eaux usées traitées se matérialisent par des petites billes roses et circulent le long du Cavalon-Coulon. Elles peuvent être utilisées à la place des petites billes bleues d’eau brute et nécessite la mise en place d'une carte innovation. Cependant l’utilisation de cette ressource impose une notion de risque.

L’argent : L’argent est essentiel pour permettre aux acteurs de conserver une activité économique, de produire et d’acheter des biens. L’argent est nécessaire au développement des villes, des industries et des parcelles agricoles. L’argent se matérialise par des petites billes jaunes.

Le point environnement : Le point environnement est une récompense qui encourage les différents joueurs à faire des actions en faveur de la réutilisation des eaux usées traitées dans leurs activités. Il s’agit d’une matérialisation de l’effort que fait chaque acteur concernant la problématique d’assèchement de la rivière Cavalon-Coulon. Le point environnement se matérialise par un pion vert qui sera attribué à chaque joueur ou coalition de plusieurs joueurs qui s’organiseront pour faire de la REUT.

Modèle des acteurs - rôles

Les différents acteurs que nous avons décidé de modéliser par des rôles sont les agriculteurs, les industriels, les agglomérations urbaines, l’État et la Société du Canal de Provence (SCP).

Certains rôles ne sont pas incarnés par des joueurs mais par une action réalisée par le maître du jeu.
    Prenons l'exemple de la SCP, sur le plateau de jeu nous avons représenté 2 cases, une pour un forage et une pour le canal qui apporte de l'eau brute de la Durance vers le bassin du Cavalon-Coulon. Lors de l'installation du jeu, 2 billes d'eau brute sont déposées sur ces cases symbolisant l'arrivée d'eau par ces 2 ouvrages. Et durant les tours de jeu, le meneur ajoute les billes d'eau brute dans le gobelet à son passage devant les 2 cases.
    L'état est représenté sous la forme de la taxe du non respect du débit d'étiage à chaque fin de tour.
    Les 3 autres rôles représentés sont ceux des agriculteurs, des villes et des industriels dont leur fiches récapitulatives sont ci-dessous.


Modèle des actions

  • Cartes actions :
Les cartes actions et innovations que nous avons créé sont régies en fonction d'un code couleur. 
Les cartes vertes correspondent aux cartes actions/innovations de l'agriculteur, les cartes rouges correspondent à la ville et les cartes marrons correspondent à l'industriel.

Les cartes qui ont un logo dans l'angle en haut à droite sont les cartes dites innovations. Elles prennent en compte toutes les actions permettant d'économiser de l'eau ou d'utiliser l'eau issue de la REUSE.

Chaque carte action à :
  1. Un coût à l'achat qui est de 2 argents.
  2. Un coût de fonctionnement qui corresponds à la consommation d'eau.
  3. Des gains
Chaque carte innovation à :
  1. Un coût à l'achat qui est de 4 argents.
  2. Un coût de fonctionnement prenant en compte pour certaines un remplacement de l'eau brute part de l'eau traitée ou pour d'autre une baisse de la consommation d'eau brute.
  3. Des gains financiers ou un risque de l'utilisation de la carte.


  • Cartes acteurs :
Ces cartes sont choisies au début du jeu et déterminent le rôle de chaque joueur durant tout le jeu.

Structure du modèle et du jeu

Composition des éléments du jeu :


  • 1 plateau : zone d’étude du bassin versant du Coulon-Cavalon ; avec des parcelles de couleurs selon les activités de chacun :

    Vert = zones agricoles

    Rouge = villes

    Marron = zones industrielles


  • 8 cartes acteurs

  • 10 cartes actions en exemplaires nécessaires pour que chaque joueur puisse avoir celle qui lui correspond

  • 8 cartes innovations en exemplaires nécessaires pour que chaque joueur puisse avoir celle qui lui correspond

  • 1 dé de 6 faces (de 1 à 6) représentant le risque (de contamination, de non acceptation sociale, etc) lors de la réutilisation de l’eau usée traitée

  • 2 gobelets pour contenir l’eau présente dans le cours d’eau principale et son affluent
  • 5 ou 6 (suivant le nombre de joueurs) pions de "présence" à placer sur les différentes parcelles
  • Les jetons:

  • les billes bleues indiquent l’eau de bonne qualité présente dans le cours d’eau qu’on appellera eau “brute”

  • les billes jaunes représentent l’argent,

  • les billes roses symbolisent les eaux usées retraitées issues des activités anthropiques,

  • les pions verts matérialisent les points environnement.


Le jeu se déroule pendant la saison estivale, étant donnée que c'est la période où l’aspect quantitatif est le plus problématique. Durant cette période, l’activité touristique est élevée, ce qui renforce l’enjeu de la quantité d’eau. Ce problème de quantité d’eau, accentue les problèmes de qualité, car moins il y a d’eau, plus la pollution se concentre dans le peu d’eau restant.


Les différentes phases de construction du jeu :


  1. Découpage des cartes de jeu

  2. Création, coloriage du plateau de jeu


Scénarios


Le jeu que nous avons conçu est élaboré en fonction de la réalité du terrain. Le jeu est créé dans le but de voir s’il est possible (et comment) de faire de la REUT dans le massif du Lubéron sur le bassin du Calavon-Coulon.

Nous mettons en scène plusieurs acteurs jouant un rôle non négligeable sur le territoire, comme les agriculteurs, les industriels ou encore les villes dans la consommation d’eau. Ainsi, chaque joueur incarne un rôle et le mène comme bon lui semble, en essayant toutefois de rentabiliser ses activités.

Le jeu se déroule idéalement en 4 manches avec un temps de réflexion entre chacune d’elles concernant la consommation en eau des joueurs, les possibilités qui s’offrent à eux (économiques, REUT, ect).
  • La première manche permet de familiariser les joueurs au plateau, aux règles et au fonctionnement du jeu. Dès la fin de la première manche on constate immédiatement les problèmes qu’il va falloir a priori gérer car le bilan global du débit d’eau dans la rivière Calavon-Coulon est négatif. S’instaure alors une taxe de consommation en eau que chaque joueur devra payer.
  • La deuxième manche s’inscrit dans la continuité de la première manche. Les acteurs peuvent faire fructifier leurs profits ou favoriser l’émergence d’initiatives afin de limiter leur consommation en eau brute, ou les deux à la fois. Les joueurs se rendent compte des contraintes du territoire.
  • La troisième et la quatrième manche permettent de pallier aux problèmes de consommation en eau en installant des infrastructures permettant de réutiliser l’eau usée traitée à la place de l’eau brute. Le but final est d’atteindre une gestion optimale de la ressource en eau, tout en conservant une dynamique économique dans le bassin versant. Cela se traduit par un débit conséquent dans la rivière Calavon-Coulon en plein été, ainsi qu’un développement économique attractif.

Tant que cet état n’est pas atteint, une manche supplémentaire est lancée. Le jeu se termine lorsqu’une bonne gestion de la consommation en eau est atteinte.

Calibration

La calibration s’est faite tout au long de la création du jeu. Tout d’abord en jouant entre nous pour tester la robustesse du jeu, puis en constatant des failles lors de tests avec d’autres joueurs externes au module.


    Notre jeu compte quatre ressources : l’eau brute, l’eau usée traitée, l’argent et les points environnements. La partie de la calibration la plus complexe était celle concernant l’eau brute. En effet, la quantité d’eau disponible varie fortement en fonction du nombre de joueurs et surtout de leur choix dans les cartes d’actions ou d’innovations. Ainsi, pour avoir une calibration ajustée avec la réalité de la situation nous avons d’abord pris en compte les données bibliographiques du bassin-versant. Nous avons ensuite modélisé ces données à notre jeu ; puis nous avons confronté ces premières estimations lors de séances de tests internes à notre groupe, afin d’ajuster la quantité d’eau disponible sur le bassin versant. Nous avons estimé la consommation minimum et maximum en fonction des différents choix des joueurs ; à partir de ces valeurs nous avons donc pu déterminer le nombre de billes d’eau disponibles sur notre bassin versant, ainsi que le seuil minimum à ne pas dépasser, qui indiquerait une surconsommation de la ressource.


    Pour calibrer la ressource “argent”, nous avons aussi essayé d’être au plus proche de la situation réelle. En effet, l’argent est souvent une ressource qui manque dans la gestion de l’eau ; cependant il faut aussi laisser assez de moyens aux acteurs pour réaliser des actions et des innovations.


A l’issue de ces différentes étapes de calibrations nous avons donc abouti aux résultats suivants :

  • eau brute : 30 billes (20 billes dans le cours d’eau principal, 6 billes apportées par l’affluent, 4 billes apportées par le forage et le canal)

  • eau brute - seuil minimum à la fin d’un tour : 15 billes

  • 3 argents par joueur pour démarrer le jeu

  • prix d’une carte action : 2 argents

  • prix d’une carte innovation : 4 argents

Règles spécifiques et déroulement du jeu

Les joueurs prennent place autour du plateau et choisissent une carte acteur (agriculteur, ville, industrie). 

Ils positionnent un “pion de présence” sur le plateau à l’emplacement de leur parcelle (agricole, industrielle, ou bien une parcelle de la ville qui correspond à leur acteur) qu’ils auront préalablement choisi. Il n’y a pas d'avantages ou d'inconvénients à se trouver à un endroit particulier du plateau. 

  •     Chaque joueur reçoit 3 argents (billes jaunes) pour commencer la partie. 
  •     Chaque joueur choisit une carte activité correspondant à son acteur (carte activité pour l’agriculteur, pour l’industrie et pour la ville). Il démarre le jeu avec cette carte qu’il ne payera pas. 
  •     Le joueur ne peut acheter qu’une carte action à chaque tour et une ou plusieurs carte(s) innovation(s). L’achat d’une carte innovation fait remporter un point environnement au joueur.
  •     Le sens du jeu suit le sens du cours d’eau, de l’amont vers l’aval. 
  •     Le joueur accumulant durant toutes les manches le plus de points environnements et le plus d’argent gagne le jeu. Le point environnement prime sur l’argent, c'est à dire que nous comptabilisons d'abord le nombre de points environnement et s'il y a égalité, alors nous comptons le nombre d'argent.

Commence alors le jeu.


Premier tour :


  • Le joueur le plus en amont commence le jeu. Il suit les instructions écrites sur sa carte activité.


Exemple : S’il s’agit d’un agriculteur et que la carte activité est “production de fourrage”, alors le joueur enlève de l’eau brute (bille bleue) de la rivière Calavon-Coulon et gagne de l’argent. Se référer au nombre de billes à enlever et/ou prendre sur la carte directement.


  • Le second joueur le plus en amont prend la main et joue sa carte activité jusqu’au dernier joueur le plus en aval.


Une fois que le dernier joueur a joué, le premier tour est terminé. On comptabilise les billes bleues (eau brute) restantes dans le gobelet. S’il y a plus de 15 billes bleues, il n’y a pas de problème, le débit de la rivière est assez conséquent. En revanche, si le nombre de billes bleues est inférieur à 15 alors il y a une taxe de 1 argent à payer pour tous les joueurs. Le débit de la rivière est inférieur aux normes, il faut préserver la ressource.


  • Il y a un moment de concertation entre tous les acteurs. Ils peuvent faire des alliances, acheter des cartes activités et/ou innovations (pour pallier au manque d’eau dans la rivière), s’organiser pour le prochain tour. Les cartes innovations comprenant de la REUT possèdent une notion de risque (liée à la contamination des aliments, des sols, non-acceptation sociale de la REUT, une perte potentielle de revenus financier). Voir tableau risque REUT


Second tour :


  • Le joueur le plus en amont commence le tour et suit les instructions de sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation.

  • Le second joueur le plus en amont prend la main et joue sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation(s) jusqu’au dernier joueur le plus en aval.


Le tour se termine lorsque le dernier joueur a joué. On comptabilise les billes bleues dans le gobelet. Si le nombre est inférieur à 15 billes, il y a une taxe plus élevée que la première fois et il devient interdit d’installer de nouvelles activités consommatrices d’eau (voir tableau des sanctions).


  • Temps de concertation entre les acteurs pour s’organiser pour le prochain tour


Troisième tour :


  • Le joueur le plus en amont commence le tour et suit les instructions de sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation(s).

  • Le second joueur le plus en amont prend la main et joue sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation(s) jusqu’au dernier joueur le plus en aval.


Le tour se termine lorsque le dernier joueur a joué. On comptabilise les billes bleues dans le gobelet. Toujours, si le nombre est inférieur à 15 billes, il y a une taxe plus élevée que la seconde fois et il est toujours interdit d’installer de nouvelles activités consommatrices d’eau (voir tableau des sanctions).


  • Temps de concertation entre les acteurs pour finaliser la partie


Quatrième tour :


  • Le joueur le plus en amont commence le tour et suit les instructions de sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation(s).

  • Le second joueur le plus en amont prend la main et joue sa/ses carte(s) activité(s) ou innovation(s) jusqu’au dernier joueur le plus en aval.


Fin du jeu lorsque le dernier joueur a joué. Normalement, les joueurs ont réussi à trouver une entente/un compromis pour préserver la ressource. Si ce n’est pas le cas, on ajoute des tours supplémentaires, (cinquième, sixième parties) jusqu’à obtenir un débit conséquent de la rivière Calavon-Coulon (15 billes bleues).


Le joueur ayant le plus de points environnements et le plus d’argent gagne le jeu.


Tableau risque REUT :

Pour symboliser la notion de risque liée à la Re-use (contamination, non-acceptation sociale, etc), nous avons établi des combinaisons (probabilités de perte) de lancés de dé.
Le joueur lance un dé, il perd s’il tombe sur une combinaison définie ci-dessous comme perdante, alors il devra payer une amende qui correspond à une possible perte de revenu
de l’acteur.

Acteur ou activité touché par le lancé de dé lors de la REUT

Probabilité de perte de revenu et combinaison de dé

Amende à verser

Agriculture

½ (dé à 1, 2 ou 3)

1 €

Golf et arrosage ville

⅓  (dé à 1 ou 2)

Industrie

⅙ (dé à 1)


Tableau des sanctions :

A la fin de chaque manche si le niveau d’eau à l’exutoire n’est pas respecté (débit d'étiage), tous les acteurs payent une amende selon

le tableau suivant. Cette taxe est progressive.


Le numéro du tour

Le montant de la redevance et les restrictions induites

1er tour

1€

2ème tour

2€ et l’ impossibilité de mettre en place une nouvelle activité consommatrice d’eau

3ème tour

3€ et l’impossibilité de mettre en place une nouvelle activité consommatrice d’eau 


Résultats du test


Nous avons réalisé différents tests de notre jeu. Tout d'abord en interne puis avec des personnes extérieures au module et aussi d'autres groupes de GIRE. Ainsi, au cours de ces différentes sessions de test nous avons pu constater certaines failles dans notre jeu et ensuite adapter les règles et apporter des améliorations. 

Les différents points que nous avons soulevés et améliorés sont les suivants :
  • Expliquer de manière claire les enjeux du territoire et les objectifs du jeu
  • Insister sur la possibilité de coopération entre les acteurs
  • Importance de bien expliciter les règles de manière claire pour que les joueurs aient tous les éléments en début de partie
  • Améliorer notre facilitation de groupe
  • Nécessité de créer des cartes actions et innovations supplémentaires pour laisser plus de possibilités et de choix aux joueurs
Les règles que nous avons ajoutées ou modifiées sont les suivantes :
  • Possibilité de jouer une carte innovation seulement en lien avec une carte activité
  • Laisser la possibilité de désinstaller une activité : si on désinstalle une activité, on perd la carte innovation qui est en lien avec cette activité 
  • Faire payer une taxe plus élevée pour les acteurs qui consomment plus d'eau pour encourager les actions en faveur de la REUT
  • Le gagnant de la partie n'est pas celui qui a le plus d'argent mais le plus de points environnement, s'il y a égalité c'est la quantité d'argent qui détermine le gagnant. Cette règle permet d'insister sur l'importance de faire des actions en faveur des économies d'eau.
Le deuxième test avec un groupe extérieur s’est mieux déroulé que le premier. En effet, nous avons pu instaurer de nouvelles règles et nous avons plus insisté lors de la présentation de départ sur le contexte et les enjeux du territoire. Les joueurs ont mieux perçu l'intérêt du jeu ainsi que les objectifs à atteindre.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)


    Grâce à la stratégie COOPLAN, nous avons pu établir cette matrice. Elle nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur la faisabilité et l’efficience des différentes actions qui permettraient de répondre aux enjeux et problématiques de notre bassin versant. Les différentes actions ont été classées selon deux critères : une échelle temporelle (long terme et court terme) et une échelle spatiale (locale, régionale, nationale).
Ainsi, nous remarquons que dans le cas du manque de ressource en eau, la volonté politique et l’argent sont les principaux moteurs pour engager le changement. Il faut aussi noter que beaucoup d’actions à l’échelle locale et à court terme apparaissent très efficientes car elles ont un réel impact sur la quantité d’eau mais sont peu coûteuses. Le travail d’information et de sensibilisation des citoyens ainsi que des élus parait donc essentiel.
    Ensuite, on remarque qu’il y a souvent une dualité dans les actions à long terme. En effet, l’efficience est difficile à évaluer car elle peut être positive ou négative en fonction de différents critères. Par exemple, pour le cas de l’irrigation avec des eaux usées traitées il est difficile d’anticiper les effets sur la qualité de l’eau et l’économie car ce type d’irrigation comporte un risque.
    Pour finir, il faut noter que les actions à court termes sont souvent plus tournées vers la modification de pratiques et usages de l’eau : changement du type de culture, sensibilisation aux gestes pour économiser de l’eau ; alors que les actions à long terme se concentrent plus sur les financements, la législation ou la recherche de nouvelles ressources hydrauliques.

Plan de participation PrePar

    Nous avons réalisé un plan de participation afin d'intégrer tous les acteurs au processus de production de connaissances et de prise de décisions. L'objectif principal de ce plan de participation est d'informer et de sensibiliser les différents acteurs à la REUSE, dans un contexte de rareté de la ressource en eau.
Nous pensons que le moteur de la REUSE est la volonté politique, en lien avec l'acceptabilité sociale. Ainsi, nous avons axé notre plan de participation essentiellement sur des actions qui sensibilisent les citoyens. 

Vous pouvez trouver notre plan de participation ci-dessous :

Protocole de suivi évaluation

    Voici notre travail réalisé pour le suivi d'évaluation du plan de participation sur le bassin versant du Cavalon-Coulon :

Bilan

    La modélisation de la gestion de la ressource en eau dans notre jeu a permis de rendre compte de la complexité des relations entre les acteurs et enjeux du territoire. Cependant, même si le jeu réalisé permet de se rendre compte des enjeux du territoire, il reste une version très simplifiée de la réalité omettant certaines contraintes spatiales, sociales, environnementales et politiques...

    Au-delà de mettre en relation les acteurs d’un territoire, le jeu est un outil participatif qui permet de promouvoir la réutilisation des eaux usées traitées, encore très peu connue et mise en pratique sur le terrain en France.

    Plus en général, le module nous a permis d’explorer une multitude d’outils participatifs, essentiels dans la gouvernance de l’eau de nos jours. Nous avons une vision plus globale de ce qu’est la REUT et de comment solliciter les différents acteurs présents sur le terrain. La gestion partagée de l’eau est un processus essentiel sur un territoire comme le bassin du Calavon-Coulon où la ressource en eau est rare en saison sèche (été) et sous pression à cause de l’augmentation démographique due au tourisme.

Restitution du travail de présentation oral




Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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