Vidourle 2015

Table des matières

  1. 1 Encadrant
    1. 1.1 Membres du groupe de travail
    2. 1.2 Schéma spatial
    3. 1.3 Analyse des enjeux
      1. 1.3.1 Réduire le risque inondation à Sommières est primordial. Intéressons nous à la crue exceptionnelle de Septembre 2002 : généralement les vidourlades durent environ 12h, seulement le 8 septembre 2002 l’eau a commencé à monter, puis elle est redescendue avant de remonter le 9 avec une plus grande amplitude : ce qui fait un total de 24h. C'est pourquoi les conséquences que voici furent terribles :
        1. 1.3.1.1 L'enjeu principal de notre étude et donc de cette zone va être de diminuer le risque inondation tout en prenant en compte les autres usagers ainsi que la composante environnementale. Cela se fera aux travers d'investissements (représentés par des WAG) dans divers équipements pour faire face aux crues que notre problématique s'articulera. Les notions de conséquences environnementales (qualité des eaux, maintient de la biodiversité, pollutions, …) ou économiques (baisse d'une activité, ...) découleront de ces derniers.
  2. 2 Objectif du processus / problématique
    1. 2.1 Analyse sociale et politique - Acteurs
    2. 2.2 Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources
    3. 2.3 Ressources considérées
    4. 2.4 Modèle des acteurs - rôles
    5. 2.5 Modèle des actions
    6. 2.6 Structure du modèle et du jeu
    7. 2.7 Scénarios
    8. 2.8 Calibration
    9. 2.9 Règles spécifiques du jeu
    10. 2.10 Démo du jeu
    11. 2.11 Résultats du test
    12. 2.12 Actions stratégiques complémentaires
    13. 2.13 Test COOPLAN dans le jeu
    14. 2.14 Bilan
    15. 2.15 Documents supports (types)

Encadrant

Nils Ferrand et Louisa Kistemaker

Membres du groupe de travail

  • Yasin Kazemi 
  • Aboubacar Goro
  • Julie Palpacuer
  • Romain Haguelon


Présentation générale

Le Vidourle est un fleuve côtier dont la source se trouve au Nord de la Montagne de la Face (Cévennes, 630m d'altitude) au niveau de la commune de Saint-Roman-de-Codières. Il draine le bassin versant du Vidourle qui s'étend sur 800 km², concentrant pas moins de 120 000 habitants répartis sur 95 communes.

Nous pouvons scinder ce fleuve en trois parties :

Son cours supérieur

- de sa source jusqu'à Saint-Hippolyte-du-Fort, il forme un torrent cévenol à forte pente, et présente peu d’interactions avec les nappes d'eau souterraines

- de Saint-Hippolyte-du-Fort à Suave les terrains sont fortement karstiques et les interactions nappes/fleuve vont être complexes.

Son cours moyen

- de Suave à Vic le Fesque : Le Vidourle traverse des massifs très calcaires appelés « la roque d’Aubais » qui sont fortement imperméables et qui donc ne vont pas laisser lieu à beaucoup d'échanges.

Son cours inférieur

- de Sommières au Grau du roi le fleuve se retrouve en plaine alluvionnaire et les relations entre le fleuve et les nappes vont alors être permanentes.

Pour finir après avoir parcouru plus de 85 km, le Vidourle se jette en mer via deux débouchés :

  • au niveau du chenal maritime du Grau du Roi

  • au niveau de l'étang du Ponant

    Concernant son débit, il est généralement bas en période estivale ( il peut descendre à 3m3/s) contre 1500 m3/s en crue ! En effet, le Vidourle connaît des crues impressionnantes appelées « vidourlades ». Elles sont provoquées par les épisodes cévenols en période automnale, et plus de 52% de la population est directement exposée au risque lié à ces inondations. Ce sont principalement les villes de Quissac et Sommières qui sont, en général, le plus impactées par ces événements extrêmes. C'est pourquoi, lors de notre travail, nous nous sommes focalisés sur Sommières, qui a subi une crue inédite et très intense le 9 Septembre 2002 : la cote record fut de 8 mètres au dessus de son niveau habituel.

    Il faut savoir que la ville de Sommières est ancienne, et que donc beaucoup de maisons, d'entreprises, d'industries ou encore de terrains agricoles ont été implantés dans des zones que l'on qualifie aujourd'hui de fortement inondables. Or le risque lié aux crues se fonde à la fois sur l'aléa du phénomène (la crue en elle même) mais aussi sur la vulnérabilité qui en découle. C'est pourquoi notre jeu de rôles consiste à mettre en place des solutions pour diminuer ce risque, soit en mettant en place des structures qui vont atténuer l'impact physique de la crue sur les lieux urbanisés, soit en aidant les acteurs à prendre les bonnes décisions pour les rendre moins vulnérables, et ainsi diminuer ce risque.

    Notons qu’il existe déjà des plans dans la lutte du risque inondation. Le plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) est un document d’urbanisme qui a pour objectif de prévenir et de gérer le risque d’inondation, il est institué par la loi Barnier du 2 février 1995 pour garantir la maîtrise de l’aménagement du territoire tout en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones à risque, en favorisant une réduction de la vulnérabilité des biens exposés dans la zone.

    Il a un lien étroit avec les services de l’état qui sont chargés pour faire son élaboration, et les suivis techniques, puis il sera intégrer dans le plan local d’urbanisme (PLU) qui régit le droit de construire sur un territoire en fonction du risque connu dans la zone, pour en fin d’adoptées des mesures d’interdiction ou d’autorisation et la mise en place des préconisations techniques qui permettront d’intégrer le risque dans les projets réalisés.

    Le plan communal de sauvegarde (PCS) permet, en fonction du niveau de crue d’alertés les différents acteurs de la commune grâce à un système d’annonce de crue donné par le service de prévision des crues.


Carte de référence


 


Schéma spatial


Analyse des enjeux

Réduire le risque inondation à Sommières est primordial. Intéressons nous à la crue exceptionnelle de Septembre 2002 : généralement les vidourlades durent environ 12h, seulement le 8 septembre 2002 l’eau a commencé à monter, puis elle est redescendue avant de remonter le 9 avec une plus grande amplitude : ce qui fait un total de 24h. C'est pourquoi les conséquences que voici furent terribles :

-plus de 100 commerces touchés

-sinistre de banques, du centre des impôts,

-des écoles ravagées

-des zones touristiques endommagées

-des exploitations agricoles saccagées aux abords de Sommières

-dégradation de la biodiversité

-pertes économiques liées à des dégâts industriels

-sinistres dans les habitations

(...)

Ainsi, après un événement si dévastateur, il faut mettre en place de nouveaux éléments pour diminuer le risque de ces crues.

L'enjeu principal de notre étude et donc de cette zone va être de diminuer le risque inondation tout en prenant en compte les autres usagers ainsi que la composante environnementale. Cela se fera aux travers d'investissements (représentés par des WAG) dans divers équipements pour faire face aux crues que notre problématique s'articulera. Les notions de conséquences environnementales (qualité des eaux, maintient de la biodiversité, pollutions, …) ou économiques (baisse d'une activité, ...) découleront de ces derniers.

Chacun des secteurs de cette étude disposent de budgets différents, et ont accès à des solutions qui leur sont adaptées. Mais pour gérer au mieux le risque inondation, il faut qu'ils prennent les bonnes décisions en terme d'investissements.

L'enjeu est donc de gérer au mieux les budgets personnels mais aussi le budget commun pour faire face à ces phénomènes. Cela sans oublier les conséquences de leurs choix !


Si l'on considère un à un les acteurs de notre jeu, on relève pour tous des enjeux différents. Positionnons nous en cas d'inondation :

  • Les habitants peuvent voir leur habitat dévasté, l'enjeu relève donc de l'attachement à leur lieu de vie. Sans compter du danger direct lors de l’événement : il se doit de se protéger lui et sa famille des inondations.

  • L'agriculteur fait face à deux problématiques en cas de crue : bien souvent son habitat est dévasté étant donné qu'il vit non loin de son exploitation, et intervient en plus la destruction de son terrain agricole qui est la source de ses revenus. De plus, il peut causer des pollutions (lessivage des sols avec les eaux de débordement ayant pour conséquences une pollution des terrains voisins, des nappes, ou encore des cours d'eau).

  • Le tourisme peut voir son image et sa notoriété dégradées : les voyageurs sont plus réticents à se diriger vers des zones à risque. De plus, en cas de crue, les infrastructures peuvent être endommagées, ajoutant donc à cela une perte matérielle et économique.

  • La biodiversité est dégradée, et les espaces verts sont endommagés. L'écosystème est alors mis en péril. D'autant plus le Vidourle et sa ripisylve représentent de réels corridors biologiques.

  • Les Industries sont endommagées, entraînant de lourdes pertes financières et même dans certains cas , pouvant causer une relocalisation dans d'autres villes, ce qui provoquerait de nombreuses pertes d'emploi. Rentre aussi en compte la notion de pollution environnementale : des fuites ou des transports de produits chimiques par les eaux peuvent survenir en cas d'inondation.

Objectif du processus / problématique

La problématique principale du bassin du Vidourle au niveau de la région de Sommières va donc être de gérer au mieux le risque inondation en permettant aux utilisateurs de devenir acteurs des aménagements de la zone lors du jeu. Cela tout en prenant en compte les conséquences économiques et environnementales de leurs décisions. Le jeu va permettre une prise de conscience des enjeux et une mise en situation face à des épisodes extrêmes dont l'acteur n'a pas forcément l'habitude. Il va aussi mettre en avant les solutions existantes.

Il s'agit réellement d'une interaction entre acteurs, face à une simulation de risque sur le secteur de Sommières. Risque ayant un caractère purement aléatoire, que ce soit au niveau de l’événement en lui même (période de retour), mais aussi de son ampleur (différente pour chaque crue)

Le dispositif va alors s'articuler autour de discussions, de négociations, et de prises de consciences : Quelles sont les conséquences de nos choix sur l'environnement ? Sur l'économie de la ville ? Sur l'économie des autres usagers ?

On parlera d'apprentissage par l'action.

Enfin, les investissements dans les aménagements de protection vont s'opérer grâce à deux sources financières différentes :

  • chaque acteur possède un budget personnel qui lui permettra d'investir dans des outils de protection

  • les acteurs possèdent un budget commun mis à disposition par l'état, les aménagements vont alors être plus conséquents mais aussi soumis à de plus intenses négociations. Cela est aussi une manière de faire prendre conscience aux acteurs des conflits et des difficultés omniprésentes qui interviennent dans la gestion des crues.

Analyse sociale et politique - Acteurs

ACTEURS

Habitant

Gestionnaire des espaces publics

Gestionnaire des espaces verts

Agriculteur

Représentant du tourisme

Industriel

Habitant

Mission principale : Faire les bons choix pour protéger leur maison et leur famille des inondations


Utilise les espace publics pour les loisirs (stade…) et l'éducation (école...)

Utilise les espaces verts pour se reposer, faire du sport, se détendre…


Consomme les produits de l'agriculture

Dynamise la ville au travers de leurs activités professionnelles et commerciales et créent donc l'attraction des touristes

Main d'oeuvre pour l'industrie

Gestionnaire des espaces publics

Fournis des services et infrastructures aux usagers

Mission principale : Garantir l'entretien/la qualité des infrastructures tout en faisant face au risque d'inondation

Collaboration,

dialogue

Quelques conflits au niveau de l'occupation du sol

Met à disposition des infrastructures qui rendent la ville plus attractive

Quelques conflits au niveau de l'occupation du sol

Gestionnaire des espaces verts

Propose des espaces naturels entretenus pour les loisirs (pêche...) et aussi garantir un cadre de vie agréable

Collaboration, dialogue

Mission principale :

Protection de la biodiversité et des espaces naturels face aux inondations

Collaboration mais quelques conflits (exigence quant à la protection des éco-systèmes)

Dynamise l'activité touristique (loisirs…)

Quelques conflits en terme de pollution

Conflits car exigences quant à la protection des éco-systèmes

Agriculteur

Approvisionnent les habitants avec des produits locaux

Quelques conflits au niveau de l'occupation du sol

Collaboration mais quelques conflits (utilisation de produits phytosanitaires)

Mission principale :

Protéger au mieux son exploitation des crues


Dynamise le tourisme en proposant des produits locaux

Conflits au niveau du sol et des pollutions

Représentant du tourisme

Apporte de l'animation et dynamise la ville

Crée du ''mouvement'' et de la clientèle au sein des espaces publics

Quelques conflits au niveau de la pollution occasionnée par le tourisme (déchets sur le sol...)

Permet l’essor de l’agriculture

Mission principale :

Maintenir l’attractivité touristique de la zone malgré le risque inondation


Conflits à propos des nuisances liées à l'industrie

Industriel

Occasionne des nuisances liées à son activité mais crée aussi de l'emploi

Quelques conflits au niveau de l'occupation du sol

Pollution des éco-systèmes

Conflits au niveau du sol et des pollutions

Occasionne des nuisances liées à son activité

Mission principale :

Développer son industrie en prenant en compte le risque inondation


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources


Ressources considérées

Pour estimer au mieux les enjeux de notre zone d'étude sur le bassin versant du Vidourle, voici les ressources que nous avons jugé bon de prendre en considération :

Argent : ressource économique se divisant en deux branches : budget public investi tout au long du jeu dans l’intérêt du bien commun , et budget privé, défini selon le rôle de chacun, et qui évolue en fonction des décisions et des investissements. Cette ressource évolue dans le jeu sous forme de billets que nous appellerons WAG. Cette ressource est en lien direct avec la notion de « malus budgétaire ».

Culture du risque : ressource d'ordre immatérielle qui constitue, avec l'argent, l'un des axes principaux de notre jeu, étant donné que c'est à travers cela que les décisions pour gérer le risque inondation seront prises.

Habitations, terrains et infrastructures : ressource illustrant la propriété de chacun, et l'état ce celle-ci après des événement extrêmes. Cette ressource est donc dépendante du degré d'inondation mais aussi des moyens de protections en place.

Biodiversité et environnement : ressource naturelle qui matérialise le maintient d'une bonne préservation des écosystèmes et de l'environnement. Cette ressource sera liée au « malus environnemental ».

Modèle des acteurs - rôles

Habitant

Il représente les habitants de Sommières. Son but est de faire les bons choix pour protéger ses biens et sa famille des inondations.

Il possède en début de jeu 200 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 100 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie.

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 50 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Sacs de sable

- Batardeaux

- Barrières anti-inondation



Industriel

Il représente les industries de Sommières. Son but est de développer son industrie tout en se protégeant au mieux face aux inondations.

Il possède en début de jeu 4000 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 2000 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie et cause un malus environnemental (pollution).

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 1000 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Revêtement pour étanchéité des murs

- Mur mobile anti-crue

- Re haussement des batîments



Agriculteur

Il représente les agriculteurs de la région de Sommières. Son objectif est de protéger ses récoltes des inondations pour pouvoir vendre des produits de qualités et ne pas perdre d'argent.

Il possède en début de jeu 3000 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 1500 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie et cause un malus environnemental (pollution).

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 700 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Fossés

- Petite digue

- Bassin de rétention



Directeur du camping

Il représente le tourisme à Sommières. Il doit protéger son camping et maintenir la zone attractive malgré le risque d'inondation.

Il possède en début de jeu 1200 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 600 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie et se voit attribuer 1 malus budgétaire suite à la diminution de son activité.

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 300 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Batardeaux

- Barrières anti-inondation

- Fossés



Gestionnaire espaces publics

Il représente les espaces et lieux publics de Sommières (écoles publiques, cinéma…). Son but est garantir l'entretien et la qualité des infrastructures, tout en faisant face au risque d'inondation.

Il possède en début de jeu 2400 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 1200 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie et se voit attribuer 1 malus budgétaire suite à la diminution de son activité.

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 600 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Batardeaux

- Revêtement pout étanchéité des murs

- Re haussement des batîments



Gestionnaire espaces verts et biodiversité

Il représente les espaces verts naturels et il lutte en faveur des écosystèmes et du maintient de la biodiversité de Sommières. Son but est donc de protéger cela contre les inondations.

Il possède en début de jeu 2800 WAG.

Son salaire à la fin de chaque tour est 1400 WAG.

Si il est mal protégé face à une inondation il perd 1 vie et cause un malus environnemental (dégradation des écosystèmes et de la biodiversité).

Il paye une amende en cas de dégradation environnementale : 700 WAG.

Il a la possibilité d'investir son budget personnel dans :

- Fossés

- Petite digue

- Bassin de rétention


Modèle des actions

Actions communes


Actions par acteur

Structure du modèle et du jeu

Le modèle de jeu se compose :

  • d'un plateau de jeu avec différentes cases se succédant (case « événement » ; « inondation » ; « action » ; et « réunion » ; + une case « départ ») qui s'organisent autour du schéma de la région de sommières

  • de 6 pions-terrain matérialisant le terrain de chaque acteur (chaque acteur placera son terrain dans la zone à la quelle il a été affecté)

  • un pion « temps »

  • d'un dé avec 2 faces de chaque chiffre de 1 à 3, pour faire évoluer le pion « temps »

  • des ♥ (vies) pour chaque acteur

  • de WAG (billets)

  • de malus environnementaux (billes roses)

  • d'un bol pour accumuler les malus environnementaux

  • des 6 livrets explicitant le budget et les caractères propres à chaque acteur

  • de cartes (1 carte action pour chaque acteur, des cartes « événement », des cartes « inondation », des cartes « zone », et des cartes « équipements de protection »).

  • d'un tableau répertoriant les actions communes

  • de cartes « budget commun »

Scénarios

Un tour de jeu correspond à 5 ans : cela correspond à la durée de mise en place de solutions diverses et variées face aux risques naturels tels que les inondations. Sur ces 5 années, un scénario interne sera mis en avant : lorsque les joueurs tomberont sur la case « inondation » alors ils piocheront une carte correspondante qui imposera une crue (niveau 0 à 3) et qui simulera un scénario climatologique.

Concernant le début de chaque tour, interviendra un deuxième scénario : le budget commun attribué par l'état aux acteurs sera différent au début de chaque période de 5 ans .

Pour le premier tour, le budget commun sera de 3000 WAG

Pour cela, au début de chaque tour, les acteurs piocheront une carte « budget commun » qui leur attribuera pour les 5ans à venir le budget à investir. Ce budget oscillera entre les valeurs suivantes :

  • 1000 WAG

  • 1500 WAG

  • 2000 WAG

  • 2500 WAG

Calibration

Pour établir les budgets personnels de chacun nous avons fait de nombreuses recherches quant aux prix des différents équipements que nous faisons intervenir dans notre jeu. Nous avons aussi fait des recherches sur les bénéfices annuels de chaque acteur. Au départ nous voulions établir un coefficient entre les prix réels et les WAG dans le jeu. Seulement nous avons vite réalisé qu'il serait difficile de jouer correctement avec de telles différences budgétaires entre un habitant et un industriel par exemple. C'est pour quoi nous avons fait le choix d'établir nos prix et budgets de manière moins mathématique : nous avons gardé les hiérarchies économiques mais pas les coefficients exacts. C'est donc au travers d'un raisonnement qualitatif de relativité entre acteurs et entre différents équipements que s'est articulée notre calibration. 

Règles spécifiques du jeu

Présentation :

Le jeu se compose d'un plateau de jeu avec 4 cases différentes se succédant (+ 1 case départ), un dé, 6 pions, des ♥ (vies), des billets et des billes roses représentant le malus environnemental. Un tour du plateau de jeu correspond à 5 ans.

Mise en place :

Avant de commencer le jeu, chaque joueur choisi un rôle parmi la liste suivante :

- Habitant

- Agriculteur

- Camping

- Gestionnaires des Espaces Verts & Biodiversité (GEV&B)

- Industriel

- Gestionnaire des espaces publics (GEP)

Chacun se voit attribuer un budget initial selon son rôle. A la fin de chaque tour, les acteurs perçoivent une somme qui correspond à leur ''salaire''.

  • Habitant : 200 WAG

  • Agriculteur : 3000 WAG

  • Camping : 1200 WAG

  • GEV&B : 2800 WAG

  • Industriel : 4000 WAG

  • GEP : 2400 WAG

Chaque joueur possède un livret sur lequel est mentionné son budget personnel ainsi que son salaire.

On attribue également un budget commun qui sera différent à chaque tour (cf scénarios).

De plus, chaque joueur possède 3 vies (1 vie= 1 ♥). A la fin de chaque tour, chacun des joueurs gagne une vie. Si un joueur perd toutes ses vies, alors le jeu est terminé pour lui.

Un tour de jeu correspond à une durée de 5 ans. Les joueurs ne jouent pas l'un après l'autre mais jouent ensemble.

Début de jeu :

Chaque acteur possède 1 terrain représenté par un pion sur le plateau de jeu.

Ils piochent l'un après l'autre 1 carte ''Zone'' qui déterminera dans quelle zones inondable sera leur terrain pour le premier tour:

  • jaune : risque faible → inondé si inondation niveau 3 ;

  • orange : risque moyen, inondé si inondation niveau 2 et 3;

  • rouge : risque fort, inondé si inondation niveau 1, 2 et 3.

Pour le premier tour, le budget commun sera de 3000 WAG

Un des joueurs lance le dé (les joueurs lancent le dé chacun leur tour au fil du jeu). Ils avancent le pion ''temps'' sur la case correspondante au numéro du dé.

Il peut tomber sur 4 types de cases.

Descirption des cases :

Case ''action'' : Chaque acteur décide ou non d'investir son budget personel dans des équipements qui protègeront son terrain.

Lorsqu'un joueur achète un équipement, il prend une carte qui stipule qu'il possède cet équipement. À savoir qu'il ne peut acheter qu'un équipement à la fois. Le prix de ces équipements est différent selon le niveau de protection qu'ils offrent, ou encore selon leur durée de validité. Ces équipements sont différents pour chaque acteur, et sont référencés dans des cartes “actions” spécifiques pour chacun. La carte relative à l'achat de l'équipement sera placée sur le plateau, sous le pion du joueur.

Une fois que l'équipement de durée de validité “1 inondation” a subit une inondation supérieure ou égale à son niveau de protection, il est détruit.

Case ''réunion'' : Les joueurs se réfèrent au tableau des actions communes. C'est à ce moment là qu'ils vont pouvoir investir le budget commun dans des actions ou équipements autour de discussions entre acteurs. Ces achats seront placés sur la case en question de manière à ce qu' au bout de 5 ans on enlève les ouvrages ou actions valables seulement pour 5 ans. Chaque investissement représentant différents avantages/désavantages soit pour l'aspect environnemental, soit purement pour l'aspect de la protection des crues, ou soit pour le bien-être de chacun.

Remarques : les acteurs n'ont pas l'obligation d'investir lorsqu'ils tombent sur les cases "réunion" et "action"

Case ''inondation'' : Le joueur qui a lancé le dé pioche une carte inondation. Celle-ci impose une inondation allant du niveau 0 à 3 :

- 0 : Pas d'inondation

- 1 : Inondation des zones rouges

- 2 : Inondation des zones rouges et oranges

- 3 : Inondation des zones rouges oranges et jaunes.

Les cartes sont remises dans le tas à la fin des 5 ans. Puis le tas est remélangé.

Case ''événement'' : Intervention d’événements indépendants des acteurs. Ces événements sont pioché dans le tas des cartes événements et permettent d'augmenter ou de diminuer le malus écologique.

Augmentation du malus par une pollution extérieure (rejet agricoles ou industriels de villes voisines, pollution des affluents du Vidourle, etc...)

Diminution du malus par actions extérieures.

Déroulement du jeu :

Les joueurs vont décider tout au long du jeu des actions qu'ils peuvent accomplir selon leur budget pour faire face aux différents risques d'inondations. Ils pourront investir leurs propres économies lorsqu'ils tomberont sur les cases “actions”, mais aussi le budget commun quand ils tomberont sur les cases “réunion”.

Si les protections ou infrastructures mises en places par les acteurs pour protéger leurs terrains ne sont pas de niveaux suffisant face à l'inondation en cours, ils perdront une vie.

De plus, lorsqu'un joueur voit son terrain inondé, il peut causer:

  • soit 1 malus environnemental : au centre du plateau de jeu, un gobelet dans le quel on met des billes roses qui représentent le malus environnemental (1 bille= 1 malus).

  • soit 1 malus budgétaire : enlève 200 WAG au budget commun. Cette somme revient alors à la banque.

Cela est explicité sur chaque livret personnel.

Si a la fin du tour le malus environnemental est > 3, alors cela signifie qu'il y a une dégradation avérée de l'environnement. Ainsi chaque joueur paye une amende à la banque. La valeur de cette amende est indiquée sur le livret de chaque joueur. De plus, ce malus perdure d'un tour de jeu à un autre. les joueurs devront donc mettre en place des solutions pour le réduire. 

A la fin de chaque tour, chaque acteur reçoit son salaire et le budget commun est tiré au hasard.

La carte « budget commun » sera remise dans le tas qui sera mélangé à chaque fois. De plus, les joueurs piochent une nouvelle carte « zone » au début de chaque tour.

Démo du jeu


Résultats du test

Après les tests croisés, nous nous sommes aperçus que le premier prototype de notre jeu avait plusieurs lacunes et quelques incohérences.

Au niveau des budgets, ils étaient assez mal calibrés : les budgets personnels étaient bien trop faibles, et ne permettaient pas aux joueurs de protéger correctement leurs terrains. A l'inverse, le budget commun était trop élevé. Après que l'idée du budget commun ait été longuement remise en questions quant à sa nature ou son utilisation, nous avons eu comme idée de lui greffer la notion de scénario : à chaque tour le montant du budget commun est tiré au hasard.

Concernant les actions (communes ou personnelles) elles étaient toutes piochées au hasard, le choix du joueur consistait seulement à dire s'il souhaitait ou non investir dedans. Dorénavant, le choix se porte aussi sur l'équipement : c'est au joueur de choisir s'il veut investir et si oui, dans quel équipement. De même pour les actions communes où les acteurs choisissent parmi un tableau.

Enfin, nous avons aussi décidé de réajuster le nombre de cartes inondation de chaque niveau : plus le niveau de l'inondation est élevé, moins il y a de cartes correspondantes. Cela illustre le simple fait qu'une inondation forte a moins de chances de se produire qu'une inondation faible.

Actions stratégiques complémentaires

A la fin de la mise en place de notre jeu, nous nous sommes aperçu qu'il était judicieux de mettre en avant le caractère environnemental. C'est pourquoi nous avons décidé d'introduire la notion de « malus environnemental » en place en complément de la problématique principale de notre étude étant la gestion du risque inondation.

Nous avons aussi choisi de définir des impacts causés par les décisions de chacun : de ce biais la , chaque acteur a un rôle différent, car selon ses décision il impactera telle ou telle personne, ou encore, chaque équipement commun n'aura pas les mêmes conséquences ou les mêmes rendements pour chaque acteur. Car il est vrai que sans cela, chaque joueur avait exactement la même place dans le jeu, hors il était primordial que chaque rôle soit bien défini et bien différent.

Enfin, nous aurions aimé mettre en avant les notions de territoires d'activité différents (terrains agricoles, lotissements, espaces verts, ...) et d'attachement au lieu de vie, mais il était trop difficile d'intégrer cela à notre jeu, et nous pensons que cela l'aurait rendu bien trop complexe.

Test COOPLAN dans le jeu

L'objectif du COOPLAN est de mettre en place des stratégies intégrées pour un cas d'étude considéré. 

Il permet ici d'apporter une réponse à notre objectif principal qui est d'avoir une bonne gestion individuelle et collective du budget. Cette gestion ''réfléchie'' du budget permettra d'investir de façon judicieuse dans des équipements destinés à protéger des crues. Il permet aussi de prendre en compte l'impact de ces équipements sur l'environnement, la pollution des eaux, la diminution de la biodiversité. Pour notre cas d'étude, les échelles temporelles seront étroitement liées aux échelles du ''territoire d'action''.

Bilan

La modélisation du risque inondation fut complexe à mettre en place. C’est pourquoi nous avons décidé de focaliser notre étude sur la ville de Sommières et non sur l‘intégralité du bassin versant du Vidourle. 

Nous sommes donc partis sur une problématique principale de protection face aux crues. Part la suite, nous avons fait apparaître la notion de répercutions des choix des acteurs, notamment avec les malus environnementaux. ll est vrai que les conséquences de ces choix auraient pu être plus marquées dans le jeu, mais ce dernier étant déjà complexe, nous avons craint de perdre en clarté et en jouabilité.

Lors des tests croisés nous nous sommes aperçus que les acteurs n’avaient pas de rôle suffisamment bien définis. Nous avons donc choisis de leur donner des équipements propres à chacun, ou encore des décisions différentes à prendre selon leur place dans le jeu. Nous avons également mis en place un véritable travail de négociation à travers les cases “réunions”.

Concernant la calibration des budgets, elle fut délicate et nous avons dû faire des approximations qualitatives afin de servir un but pédagogique.

Pour terminer, nous avons donc construit un jeu qui s’articule autour de la problématique des inondations, et notamment autour du risque directement lié à celles-ci : connaître l'existence du risque, savoir se protéger des crues, prendre les bonnes décisions, bien investir son budget, avoir conscience des répercussions de nos choix… Ainsi, malgré les simplifications que nous avons appliquées, ce jeu reste un outil de sensibilisation pour les population et illustre de façon ludique les différentes alternatives possibles face aux inondations.


Au niveau du travail de groupe, il fut difficile de trouver du temps libre pour se réunir étant donné que les différents parcours du master eau n'ont pas les mêmes emplois du temps. De plus, nous étions un groupe assez conflictuel et nous avons éprouvé des difficultés lors du partage du travail.

Cependant, nous avons eu des débats enrichissants et chacun a pu exprimer sont point de vue et ses idées sur le jeu ce qui a amené chacun à faire des concessions. Au final, ce projet fut une expérience enrichissante qui nous a permis de mieux nous connaître et d'apprendre en pratique à aborder complètement un cas d'étude en vue d'une démarche de gestion participative.



Notre présentation : 
https://drive.google.com/file/d/0B_c_mpQ8AVkGeDJqZ19oNzN2RkU/view?usp=sharing

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