M1 Lez

Participants

Encadrant

Nils FERRAND

Poste actuel : Chercheur au CEMAGREF

Adresse mail : nils.ferrand@irstea.fr




Présentation oral :

Voici le lien pour accéder à notre prezi.

https://prezi.com/o-z8a4jmdm9m/le-lez/

Les sources seront marquées en blanc ou en noir suivant l'image de fond


Membres du groupe de travail

  • Bastien CARRIO
  • Bastien COMBEMALE
  • Antoine FRICARD
  • Nicolas MEYER
  • Cyris POUTOUT

Présentation générale

Le Lez est un fleuve côtier du département de l'Hérault, long de 29,6km, de sa source à résurgence karstique sur la commune de Saint-Clément-de-Rivière à son embouchure dans la Méditerranée au niveau de Palavas-les-Flots, et traversant notamment la ville de Montpellier. Parmi ses affluents se trouvent le Lirou, le Terrieu, le Verdanson (en partie enterré et fortement endigué) ou encore la Mosson (bien que cette dernière ne soit connectée qu’en aval par un des bras de son delta). Son débit moyen est de 2,5m3/s ; avec de fortes variations selon la saisonnalité puisque pouvant aller de 0,03m3/s à l’étiage l’été jusqu’à 900m3/s estimé pour une crue centennale d’après des experts lors de la conférence scientifique de 2007 sur l’estimation du débit centennale du Lez. A noter que lors des périodes estivales de sécheresse, le Lez est alimenté par les eaux du Rhône via un canal du BRL installé sur le site de Lavalette au nord de Montpellier.

L'eau alimentant les communes provient de prélèvements à la source du Lez et non du débit du cours d'eau en lui-même, bien que nous ayons simplifié la situation par volonté de clarifier notre modèle.

Le Lez est soumis à de fortes pressions anthropiques tout au long de son parcours, sujets de multiples usages, il est la principale source d’eau potable de Montpellier. C’est d’ailleurs dans cette optique de fleuve urbain que nous étudierons le Lez dans ce présent exposé. En effet l’urbanisation, au-delà de la question du peuplement et de la consommation en ressource hydrique, impacte fortement le fleuve lors d’épisodes météorologiques intenses. Si le bassin versant du Lez possède un régime pluvial méridional (750mm par an sur la commune de Montpellier en moyenne d’après des données pondérées de Météo France), il est important de souligner l’occurrence de phénomènes exceptionnels tels que les épisodes orageux méditerranéens (cellule orageuse « en V » de type convectif) causant des crues significatives en milieu urbain du fait de l’imperméabilisation des sols et de la modification de la transparence hydraulique. De plus l’attractivité démographique du département de l’Hérault et surtout de la ville de Montpellier entraîne une économie à dominante présentielle (secteur tertiaire) accroissant à la fois la demande en eau et les vulnérabilités face aux risques naturels, et concurrençant les activités traditionnelles comme la viticulture et le maraîchage. Nous nous attacherons donc à détailler la gestion multi-usage de l’eau sur ce fleuve, des inondations à la pollution en passant par la consommation, selon les divers acteurs en présence sur ce territoire.

 

Le bassin versant du Lez en quelques chiffres (selon le Syndicat du Bassin du Lez) :

-          536km² (746km² pour l’ensemble du BV Lez-Mosson-Étangs palavasiens)

-          12% de la surface du département de l’Hérault

-          25% de sa surface en site classés (Natura 2000, ZICO, ZNIEFF)

-          7éme plus grosse source par résurgence de France

-          340 000 habitants

-          6% de la population exposée directement aux inondations

-          1 SAGE approuvé en 2003 par le Préfet

-          1 PAPI avec un budget d’actions de 55 millions d’euros pour le plan 2007-2013

http://www.syble.fr/

Carte de référence

Schéma spatial

Schéma spatiale du Lez




Voici la représentation de notre plateau de jeu, issue du schéma spatial, qui est la base  du développement de notre exposé et de notre modèle :

Représentation du plateau de jeu



Analyse des enjeux


Exemple d’une crue et de ses conséquences sur le bassin du Lez à travers le retour sur la situation de la nuit entre le 29 et le 30 Septembre 2014 :

Hydrogramme de crue du Lez à Montferrier – Vigicrues

    Pour cet épisode du 29 et 30 Septembre 2014, l’observatoire français des tornades et orages violents Keraunos, nous dit que : « débuté dans la nuit du 28 au 29 septembre entre Pyrénées-Orientales et Aude, un épisode pluvio-orageux intense a concerné l'Hérault le 29 septembre 2014. Des orages diluviens ont frappé le centre du département en matinée et milieu de journée avant de gagner la région de Montpellier et le Vidourle dans l'après-midi. Les lames d'eau observées sur Montpellier sont exceptionnelles et battent tous les records depuis l'ouverture de la station après-guerre. Cet épisode relève dès lors de la catégorie R4 et peut ainsi être considéré comme sévère sur la région de Montpellier.».

    Les photos qui suivent correspondent à l'inondation qui a frappé Montpellier et toute son agglomération le 29 septembre 2014 :


Inondations consécutives aux orages diluviens du 29 septembre 2014 à Montpellier. © Marie GOLDSTEIN / Midi Libre



Inondation du Verdanson dans le centre de Montpellier, ici vue devant Domino's Pizza.

http://www.midilibre.fr/2014/09/29/intemperies-dans-l-herault-vos-images,1057998.php

Inondation des quais du port de Palavas-les-Flots.

http://www.midilibre.fr/2014/09/29/intemperies-dans-l-herault-vos-images,1057998.php



Pour expliquer cette inondation éclaire nous pouvons voir ci-dessous la carte des cumuls de pluie observés sur l'épisode - (Données Météo-France & Hydroreel) :

    De fait les enjeux du Lez sont principalement liés aux phénomènes précipitant pouvant induire des crues importantes et des inondations dommageables pour les activités humaines. C’est pourquoi notre modèle inclus des évènements modifiant profondément la dynamique de jeu, en adéquation avec des données antérieures de crues survenues sur le Lez. Toutefois il ne faut pas oublier les situations de sècheresse estivale que connaît ce bassin (débit d’étiage sévère amenant à des apports du Rhône comme dit précédemment), couplé aux forts flux de tourisme durant cette période.

     De plus, ce bassin versant reste également soumis à des problématiques et des enjeux d’urbanisation et d’occupation foncière du sol. Dans cette optique de prégnance démographique nous avons intégré au modèle des principes d’espaces du sol à occuper en fonction de divers types d’habitat dans la logique de périurbanisation et développement durable (notion « d'éco-quartier » notamment) que connaît l’agglomération de Montpellier. La question de la préservation et protection de certains milieux comme les zones humides et espaces verts divers selon les nouvelles législations comme la Loi sur l’Eau des Milieux Aquatiques de 2008 est à souligner. Enfin, nous avons également voulu prendre en compte, dans un souci d’analyse globale du territoire, les questions de consommation de l’eau et de sa pollution par les activités présentes sur celui-ci.

Analyse sociale et politique - Acteurs



Tableau acteur ‎‎(analyse sociale et politique)‎‎


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources

    Vous trouverez dans cette partie les interdépendances qu'il y a entre les acteurs, mais aussi entre les acteurs et les ressources. Nous avons choisi de représenter cela sous la forme d'un schéma avec la version 5.06 de CmapTools.

Les acteurs sont représentés par des rectangles et les ressources par des ellipses.

Exemple de sens de lecture :

    - Si on part de l'Habitant, et qu'on suit la flèche "Taxé" alors il faut comprendre : l'Habitant est taxé par le Maire.



Ressources considérées

Pour la réalisation et la pratique de notre modèle de jeu nous avons opté pour l’utilisation de 5 ressources, tels que :

-L’eau = ressource vitale aux activités et aux habitants, elle circule le long du cours du Lez sous forme de « bille » bleue pour l’eau dite propre, et rouge pour l’eau qualifiée de polluée. Sa quantité est déterminée initialement par les évènements météorologiques .  

- Le sol = ressource qui représente à la fois les terrains d’activités en eux-mêmes, le fond et les berges du cours d’eau aménageables et les cases d’occupation liées aux habitations au sein des milieux urbains.         

- L’argent = ressource économique reliant chaque acteurs selon des transactions, des échanges, subventions et autres taxes.  Cette ressource implique des investissements selon les activités et terrains. Elle circule dans le jeu sous forme de « bille » jaune, nommée WAG.

- Le bonus écologique = ressource conceptuelle représentant la bonne tenue des écosystèmes sur le bassin du Lez selon leur gestion et leur usages par les acteurs adéquats. Est également pris en compte l’urbanisme écologique avec la création d’habitats à faible consommation d’énergie. Elle apparait sous forme de « smiley » sur les cartes d’action.


Modèle des acteurs - rôles 

           Ci-dessous la présentation des rôles des acteurs lors du déroulement de notre jeu. Nous avons tenté de respecter la réalité territoriale, économique, social et politique tout en simplifiant certains aspects pour une clarification et un dynamisme du jeu. C'est pourquoi par exemple, le rôle du représentant des espaces verts et du tourisme qui n'existe pas réellement tel quel a été conçu, permettant de fait une meilleur fluidité du jeu tout en conservant les logiques de problématiques en accointance avec la vision que notre jeu exprime sur le bassin versant du Lez. Enfin il a volontairement été choisi que les rôles ne soient pas trop restrictifs et ciblés dans leurs objectifs pour laisser la prise de conscience des enjeux et des solutions aux joueurs directement au travers des erreurs personnelles qu'ils pourraient effectuer.

 

                                                                           Maire agglomération

Description

Représentant des habitants de l'agglomération de Montpellier. Le rôle est fictif puisque l'agglomération n'est pas dirigée par un maire mais par un président, de plus certaines communes ne faisant pas partie de l'agglomération ont été intégrées dans un soucis de simplification et de compréhension globale.

Objectifs

Il a pour but de gérer le budget de l'agglomération et de défendre les populations face aux différentes crises liées à l'eau, comme la pollution ou encore la prévention et protection contre les inondations.

Conditions initiales

Il possède et a la possibilité de jouer sur les cartes de terrains péri-urbaine de « Saint Clément de Rivière, Prades le Lez et Montferrier sur Lez » et urbaine de « Montpellier », de plus ses actions peuvent se réaliser directement sur les tronçons du cours du Lez et de ses affluents. Son budget initial est de 8 WAG.

Relations

Son action étant centrale dans le cadre du jeu, il est au cœur de fortes interactions avec les autres acteurs : en effet il gère les relations monétaires (amendes, taxes, subventions) et peut de fait se positionner selon les conflits d'usages, c'est notamment le cas des agriculteurs qui polluent fortement le bassin versant du Lez et son cours d'eau et peut amener au paiement d'amendes en fin de tour de jeu qui sont assumées par le maire de l'agglomération.

Activités

Les activités à disposition du maire sont la construction de station d'épuration ou de digue. On peut lui compter comme activités exceptionnelles la gestion des subventions aux divers acteurs ainsi que l'achat d'eau du Rhône pour alimenter les villes n'ayant pu être satisfaites en période de manque de la ressource.

   

                                                Représentant des espaces verts et du tourisme

Description

Représentant du secteur tertiaire, des activités récréatives et des espaces verts du bassin versant du Lez.

Objectifs

Son objectif est double : il est d'assurer d'un côté la préservation des écosystèmes tels que les Étangs palavasiens et de l'autre de dégager des profits des activités touristiques.

Conditions initiales

Il possède les cartes de terrains des espaces verts à savoir : la source du Lez, la forêt de Prades, le Zoo de Lunaret, les Étangs palavasiens et il possède également la carte de terrain de Palavas, symbolisant une zone dense de tourisme cristallisé par la présence de la plage. Son budget initial est de 4 WAG.

Relations

Ses relations sont fortement liées au maire d'agglomération principalement du fait des espaces verts qui ne sont pas rentables et sollicitent des subventions pour pouvoir être maintenus (notion du bonus écologique à introduire également avec l'État). Enfin il entretient des relations conflictuelles avec les habitants et les agriculteurs puisque la carte Palavas est à l'aval du Lez et peut se retrouver trop polluée ou en manque d'eau pour pouvoir faire tourner ses activités correctement.

Activités

Les activités que peut entreprendre le représentant des espaces verts et du tourisme sont le changement de nature de ses terrains. Les espaces verts restent faibles consommateurs d'eau et font même augmenter le bonus écologique de l'acteur, contrairement aux activités du tourisme bien plus gourmandes en ressource hydrique et en pollution.

  

                                                                                Agriculteurs

Description

Ce sont les différents propriétaires de terres agricoles le long du Lez, avec une certaine variété de production selon la localisation (allant des maïs au maraichage en passant par la viticulture).

Objectifs

Leur but est de faire prospérer leurs terres en s'assurant un rendement minimum pour lui faire dégager un certain profit et nourrir les populations, sans trop polluer l'eau.

Conditions initiales

Initialement ils possèdent une carte de terrain de « maïs irrigué » en amont, ensuite deux cartes de « vignes » et une carte de cultures de « maraichages » en aval. Leur budget initial est de 5 WAG.

Relations

Leurs relations sont principalement conflictuelles avec les autres acteurs à cause de leurs activités polluantes, mais les agriculteurs possèdent néanmoins un poids importants dans la région (en terme de superficie utilisée comme de biens économiques engrangés).

Activités

En plus de leur consommation en eau, ainsi que de pollution, les agriculteurs peuvent changer leurs cartes de terrains selon les différentes cultures à leur disposition (assolements).

  

                                                                                    Habitants

Description

Personnes qui vivent au sein des territoires du bassin du Lez.

Objectifs

Leur objectif est d'assurer un développement soutenable de la population et des centres urbains en adéquation avec les ressources disponibles.

Conditions initiales

Les habitants jouent sur les cartes de terrains des centres urbains, de l'amont à l'aval : « St-Clément-Prades-Montferrier » avec 4 cases d'occupation du sol, puis « Montpellier » avec 8 cases et en dernier « Lattes » avec 2 cases disponibles. En début de jeu les cases d'occupation de ces villes sont vides et aucun type d'habitat particulier n'est pris en compte dans la consommation initiale. On considère que la ville de Palavas possède une consommation de ses habitants mais n'est pas jouable par l'acteur « habitants » du fait de l'impossible étalement urbain sur le littoral déjà trop congestionné. Leur budget de base est de 6 WAG.

Relations

Les habitants entretiennent des relations étroites avec le maire de l'agglomération, au niveau des subventions et indirectement au niveau de l'État avec le bonus écologie lié au type d'habitat.

Activités

Les habitants consomment l'eau à travers les cartes de terrains des centres urbains et peuvent également choisir de construire des habitats en fonction de leurs moyens et de leur volonté (habitations écologiques induisant des points de bonus écologique ou HLM vétustes).

   

Pour conclure cette partie nous pouvons rajouter que les acteurs étant représentés par des joueurs à travers notre modèle de jeu, des discussions et échanges peuvent avoir lieu pour déterminer des politiques à mener, des gestions et partages spécifiques de la ressource. Ce sont aux joueurs de prendre en main leur territoire.


Modèle des actions

Il y aura autant de carte action que de terrain possédé par le joueur.

  • Pour le représentant du tourisme et des espaces vert :

  •  Pour l'agriculteur :


Carte agriculteur


  • Pour le maire de l'agglomération :

Carte maire



  • Pour l'habitant :

Carte habitant




Structure du modèle et du jeu

La structure de notre jeu comprend :

  •  Un plateau de jeu

Plateau de jeu


  •  6 principaux tronçons représentant le cours d’eau du Lez
  • 4 petits tronçons représentant les affluant et un apport du Rhône au Lez
  • Des billes bleues représentant les gouttes d’eaux propres
  • Des billes rouges représentant les gouttes d’eaux polluées
  • Des billes jaunes représentant la ressource économique, appelées « Wag »
  • Un gobelet contenant une quantité de goutte d’eau déterminée par les cartes évènements météorologiques.
  • Un gobelet contenant les gouttes d’eaux polluées
  • Des cartes d’actions et d’acteurs
  • Des cartes évènements météorologiques
  • Un dé à 6 faces (permettant par exemple l’obtention ou non de subventions données par l’État) 

Scénarios

    Les différents scénarios qui se joueront pendant un tour de jeu (représentant 1 année), sont appelés cartes évènements. Ces cartes seront tirées chaque tour, après les investissements et par le Maire (ou un joueur tiers). Sur chaque carte est référencée la quantité de goutte d'eau que les usagers pourront utiliser pendant ce tour de jeu. De plus pour les cartes crues, est marqué quelles conséquences elles auront sur les acteurs. Nos différents scénarios révèlent donc ainsi l'aspect aléatoire des contextes climatiques et conditions météorologiques. Ceci conditionne les actions des acteurs en fonction des règlementations en vigueur mais le scénario n'est pas tracé laissant de fait un libre-arbitre pour que chaque joueur se rende compte par lui-même des enjeux et des conséquences de ces actes.

Il y a au total 10 cartes évènements :

  • 4 cartes année normale :

  • 2 cartes année sèche :

  • 1 carte année humide :

  • 2 cartes année en crue :

  • 1 carte année en crue décennale :

Calibration

Selon le fascicule de « Montpellier Agglomération » pour le salon Hydrogaïa 2014 les prélèvements à la source du Lez sont de 33 millions de m3, c'est pourquoi nous avons choisi de représenter une année normale par 33 billes. Nous savons également qu'à l'embouchure du bassin du Lez s'évacuent 9 millions de m3 après toutes les utilisations et usages sur son territoire, ce qui équivaudra donc à 9 gouttes dans le modèle. De fait, nous avons décidé de calibrer notre jeu en fonction de ces données en amont et en aval pour statuer les valeurs de consommation des activités.

Pour les villes nous avons calculé cette consommation au prorata du nombre d'habitants, sur la base de 300 000 habitants pour la ville de Montpellier et sa couronne périurbaine proche (Castelnau-le-Lez, Clapiers) équivalent à 17 billes, soit 50% des besoins. D'après le Schéma directeur d'alimentation en potable de l'agglomération de Montpellier la consommation moyenne par habitant est de 54.7 m3 par jour soit 150 litres par jour. On a alors : 54,7*300 000 = 16,5 millions de m3, que nous avons ramené à 17 billes. Par analogie nous avons obtenu une bille pour chacun des centres urbains restant : « St-Clément-Prades-Montferrier », « Lattes » (15 000*54,7 = 0,9 million de m3 arrondis à une goutte pour simplifier).  Pour Palavas nous avons considéré l'afflux touristique important à la saison estivale pour faire une moyenne pondérée. D'après les données de l'INSEE, la population de Palavas est de 100 000 habitants pendant les mois de Mai, Juin, Juillet, Août, tandis que la population communale est de 5 000 environ le reste de l'année, on obtient ainsi une moyenne annuelle de 36 000, ce qui équivaut à 2 billes de consommation dans le jeu.

    Les autres années étant interprétées par analogie selon le contexte climatique (on a considéré qu'une forte pluviométrie amenée une augmentation de la disponibilité en ressource et inversement pour un déficit). Ainsi on se retrouve avec 25 billes pour une année sèche, 36 pour une année dite humide, 38 pour une crue et 40 pour une crue décennale (une chance sur 10 d’occurrence chaque année).

Concernant l'argent, ne pouvant avoir à notre disposition des données sur les budgets de chaque acteurs nous avons opté pour une calibration par « ranking » en fonction de leurs besoins et devoirs spécifiques. Selon le même principe nous avons déterminé les ressources « sol » et « bonus écologique ». Pour le sol, les cases d’occupation représentent l’espace encore disponible à l’étalement urbain et notamment la construction de logements, c’est pourquoi sur une base de 8 pour Montpellier nous avons choisi les valeurs de 4 pour « St-Clément-Prades-Montferrier » et 2 pour Lattes où nous avons considéré que l’expansion pour cette dernière était relativement limité du fait de la présence de zones environnementales à protéger notamment. Pour le bonus écologique ont été sélectionnées les activités améliorant la qualité environnementale comme les villas écologiques ou encore les espaces verts, chacune de ces activités rapportant un point de bonus.

Les consommations et rentabilités des activités ont été fortement assujetties à notre subjectivité et à une logique de « ranking », suivant la calibration amont-aval expliquée précédemment (rapport de 33 à 9 le long du cours du Lez). Ainsi par exemple un camping va consommer deux fois plus d’eau qu’une forêt et va même polluer la ressource là où la forêt aura un rôle de dépolluant naturel.

 

Règles spécifiques du jeu

Règles spécifiques à chaque acteur:

- Agriculteurs :

    1) possibilité de laisser des terrains sans culture.

    2) possibilité de changer les terrains posés de base sur le plateau de jeu

    2) impôt de 1W par activité ayant fonctionné au cours de l'année.

    3) 5W de départ.

- Maire :

    1) peut jouer sur toutes les villes sauf Palavas.

    2) les constructions (digue/ STEP) sont efficaces de facto.

    3) peut placer des équipements sur tous les tronçons.

    4) choisi les montants des subventions qu'il peut accorder (ou non) aux autres acteurs.

    5) 8W de départ.

- Habitant :

    1) ne joue pas sur Palavas.

    2) impôt de 1W par activité ayant fonctionné au cours de l'année.

    3) 6W de départ.

- Représentant de tourisme et espaces vert :

    1) possibilité de changer les terrains posés de base sur le plateau de jeu

    2) Ne paye pas d'impôts sur les activités "espaces verts"

    3) 4W de départ.

 

Règles générales: 1 tour = 1 an

  • Tirage au sort des rôles pour chaque joueur.
  • Changement de terrain ? Si oui piocher 3 cartes au hasard dans ses activités. Payer 1W / activité changé.
  • A partir du second tour, les subventions : le maire lance le dé, si 5 ou 6, alors il reçoit des subventions de l’État (1W par « smiley » des activités ayant fonctionné sur le plateau). Dés le premier tour, le maire peut donner de sa poche des subventions aux autres joueurs.
  • Investissement sur les activités.
  • Possibilité de prêt à la banque pour les joueurs qui n'ont plus d'argent (prêt sans intérêts)
  • A partir du second tour, réparations  :
    • pour les habitants, lancer de dé, si 1 ou 2 obligation de rénover ses bâtiments (2W / ville écologique et 1W / HLM). Si le paiement est impossible les habitations sont délabrées et donc détruites.    
    • pour les agriculteurs, s'il y a une crue décennale, lancer de dés. Si 1 ou 2, obligation de rénover les champs (2W / terrain agricole investi). S'il ne peut pas payer, ces terrains agricoles ne seront pas actifs le tour suivant.   
  • Tirage des cartes évènements : le maire piochent une carte climat qui va décider de la situation de jeu pour l'année à venir (avec plus ou moins de goutte d'eau disponible).
  • Tour de jeu : on va de l'amont vers l'aval pour la distribution de l'eau sachant que les villes ne sont pas prioritaires sur la ressource. En revanche les villes n'ont le droit qu'à de l'eau propre, sinon 1W / par goutte sale à payer immédiatement par le Maire.
  • Bilan de chaque acteur pour les rémunérations de chaque activité.
  • Impôts : 1W / activités ayant fonctionné durant l'année
  • Amende si pollution en aval (40% de gouttes pollués maximum). Amende de 3W à payer par le plus grand pollueur lors du tour de jeu si l'eau est trop polluée.

Autres règles:

  • Apport du Rhône selon le climat :
    • 3 gouttes en année sèche
    • 1 goutte en année normale.
  • Nous négligeons les apports des affluents, mais ses derniers causeront des dommages en période de crue décennale.
  • Les digues protègent un tronçon complet : annulent les crues et font passer les crues décennale en simple crue.
  • S'il n'y a plus assez d'eau en aval pour les villes seulement, le maire peut acheter de l'eau à une compagnie privée : 1W / goutte d'eau nécessaire.

Résultats du test

L’expérience de la création d’un modèle de jeu rendant compte d’une réalité territoriale sur les questions de la gestion de la ressource en eau fut intéressante bien que compliquée à mettre en place. En effet les différents choix à prendre sur les acteurs, les activités, la disposition ou encore la calibration étaient soumis à une forte partialité se couplant à certains manques de données fiables et précises. Dans notre système de jeu on remarque que l'agriculteur s'enrichit considérablement par rapport aux autres acteurs et notamment l'habitant qui peine à dégager des revenus.

 

Toutefois notre modèle de jeu a su répondre à l’objectif principal qui était de mettre en lumière les problématiques de crues et d'inondations dans la région, ainsi que les pressions urbaines et périurbaines dans l’agglomération de Montpellier. Quant à la pollution des divers acteurs sur le bassin, les problèmes apparaissent de manière évidente notamment vis-à-vis de l'agriculture. Cependant cela est loin d'être exhaustif puisque nous avons négligé les rejets d'eaux usagées des populations des villes.


Le modèle apparaît alors comme intuitif avec une dynamique de jeu permettant à chaque joueur de s'imprégner de son rôle pour mieux comprendre et analyser le territoire et les enjeux en question.

Actions stratégiques complémentaires

        À la fin de la construction de notre jeu, certaines idées complémentaires sont apparues comme judicieuses à intégrer. C’est notamment le cas de la notion de « catastrophe naturelle » déclarée par l’État lors de situations exceptionnelles de crue et permettant des indemnisations aux habitants et agriculteurs de la part des assurances.

 

D’après http://www.ffsa.fr/, aux termes de la loi, sont considérés comme effets des catastrophes naturelles « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l'intensité anormale d'un agent naturel lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises » (Article L. 125-1 alinéa 3 du Code des assurances).

 

De plus d’autres actions auraient pu être mises en place mais auraient eu tendance à complexifier le jeu comme le fait que les étangs palavasiens soient utiles pour le stockage du surplus d'eau pendant les inondations (écrêtage de crue agissant comme des bassins de rétention naturels), la mise en place d'un système d'élection pour le maire de l'agglomération (mandat électif de 6 ans), l'intégration de prêts avec intérêts, la création de crues vicennale, cinquantennale voire centennale  ou encore l’instauration de système de Plan de Prévention des Risques contre les Inondations (PPRI) venant légiférer les constructions urbaines selon un zonage spécifique.

Proposition de stratégie COOPLAN (ES)


Test COOPLAN dans le jeu


Bilan




Documents supports (types)


- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement
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