EDT15 G2 Cap-Vert


Encadrant

FERRAND Nils

Membres du groupe de travail
BALDE Mamoudou
EL HADDOUC Farid
LE HEL Pascale
KAISER Matthias
RATIÉ Sophie

Présentation générale

    Découvert en 1456 par les navigateurs portugais, la République du Cabo Verde se situe dans l’Océan Atlantique, à 450kms à l’ouest des côtes sénégalaises et s’étend sur une zone maritime de plus de 4000 km².
Composée de dix îles, dont neuf habitées, la population de l’archipel est estimée à 501 648 habitants et connaît une croissance annuelle de 1,2%.Cette population se concentre sur l’île de Santiago (55,7% de la population totale du pays). 
Le Cabo Verde a été un pays d’émigration pendant de nombreuses années, et le nombre de Capverdiens actuellement installés à l’étranger est le double de ceux vivant dans le pays.

    Les dix îles volcaniques se découpent en deux groupes, constitués selon leur position géographique, soit les îles Barlavento (dans le vent) comprenant Santo Anto, Sao Vincente, Sao Nicolau, Sal, Boavista, Santa Luzia et les îles Sotavento (sous le vent) avec Santiago, Fogo, Maio et Brava. Localisation du Cabo Verde

    Relief & climat
    Caractérisé par un climat aride et semi-aride tempéré par l’influence océanique ainsi qu’une température annuelle moyenne de 24 ºC, le Cabo Verde doit faire face de multiple difficultés structurelles : rareté des ressources naturelles, fragilité des écosystèmes, discontinuité du territoire, insularité. 
Cette fragilité affecte les productions agricoles ainsi que les activités économiques, rendant l’État fortement dépend vis-à-vis des importations mais également des aides extérieures et des transferts des expatriés. 
La majeure partie des îles sont montagneuses. Dans l’ensemble, la pluviométrie est très faible et l’ensoleillement abondant. 
  

    Le Cabo Verde connaît deux saisons. L’une de novembre à juin qui se caractérise par une saison sèche, l’autre de juillet à octobre où tombent la plupart des pluies. 

La pluviométrie moyenne est de 230 mm/an.La République subit le phénomène de désertification de par son climat tropical sec, lié aux vents de sable provenant du Sahara et ses problèmes de ressources hydriques (faibles pluies, problème d’infiltration d’eau, surexploitation des nappes phréatiques, salinisation des terres...).



    Défi de l’eau et de l’agriculture au Cabo Verde :
    Au Cabo Verde l’agriculture se pratique soit dans les vallées où il est possible aux agriculteurs de recourir aux nappes phréatiques souterraines, soit le long des versants de montagne où l’on trouve plutôt une agriculture pluviale. 
Malgré la faible importance du secteur agricole dans le PIB du pays (moins de 10% du PIB), il reste un élément clé de la société du Cabo Verde et constitue aujourd’hui la principale ressource de revenus pour environ 40 % de la population active. 
Seul 10% de la superficie sont considérés comme potentiellement cultivable, ce qui représente environ 41.000 ha dont 3 à 5000 ha irrigables.

    Territoire d'étude
    Notre territoire d’étude se trouve au centre-ouest de l’île de Santiago, plus grande île du pays sur laquelle se situe la capitale Praia et plus de 50% de la population de l’Archipel. Il n’existe pas dans l’île de Santiago des cours d’eau permanents. Ces derniers drainent de l’eau seulement pendant la période des pluies.

    Ici nous travaillerons sur la municipalité de Santa Catarina, et plus précisément sur la rivière « Ribeira da Barca » deuxième municipalité de Santiago par la population, qui s’étend sur 213km² et rassemble 43 297 habitants. Dotée d’un relief montagneux, la municipalité de Santa Catarina comprend le massif Pico de Antonia (1394m), point culminant de l’île. Localisation de Santa Catarina

Les ressources de la municipalité proviennent principalement de l’agriculture (9.3% du PIB ), du tourisme (24% du PIB) et de l’industrie (18.8% du PIB). 
Depuis la vague de la décentralisation des années 90, les municipalités du Cabo Verde disposent de multiples compétences notamment dans l’assainissement, la santé, l’environnement, le tourisme ainsi que le développement rural.

Carte de référence
  

Schéma spatial

Analyse des enjeux

    De nos jours, la problématique du changement climatique doit être au cœur du développement de la république du Cabo Verde. Cette situation est d’autant plus préoccupante que cet archipel présente un climat semi-aride. 

    L'eau

    Le territoire qui fait l’objet de notre étude, en l’occurrence la municipalité de Santa Catarina est caractérisé par une très faible pluviométrie. Face aux contraintes climatiques et hydrologiques, le principal enjeu de ce territoire étudié demeure l’eau. Il s’agit d’aborder la problématique de l’eau dans toutes ses dimensions en intégrant les activités dépendantes de cette dernière. Autrement dit, les différents acteurs doivent s’organiser pour mettre en place des projets visant une gestion durable de l’eau, en adoptant des pratiques de maîtrise et de valorisation de cette ressource. En effet, de par leur activité ou pour leur survie, différents acteurs sont concernés directement par la gestion durable de l’eau. En première ligne se trouve les habitants de Santa Catarina, ensuite arrive les agriculteurs puis les gestionnaires touristiques.

Le constat fait par le PNUD grâce à son programme mondial d’adaptation au changement climatique fait apparaître un problème de manque d’infrastructures, accentué par la rarification de plus en plus importante des pluies. Les populations, par l’intermédiaire des responsables locaux doivent investir dans les aménagements hydrauliques à travers la recherche et la localisation des eaux souterraines, le stockage et la distribution de l’eau. Ces opérations demandent des investissements conséquents et une expertise. Compte tenu de sa pauvreté, le pays bénéficie d’importantes aides au développement qui contribuent au financement des projets s’inscrivant dans la résolution de la problématique de l’eau. 

    De plus, la faible couverture végétale de l’île de Santiago fait que l’écoulement des pluies en période de crue est de type torrentiel. Il en résulte une recharge limitée des nappes phréatiques en période de fortes pluies. Cet écoulement superficiel de l’eau occasionne un déficit hydrique, puisque l’eau s’écoule directement vers la mer. Par conséquent, la faible infiltration de l’eau des pluies contribue à la diminution des réserves de la nappe phréatique utilisée pour le développement de l’agriculture irriguée.

Les zones côtières qui regroupent près de 80% de la population et les activités touristiques, voient leur développement menacé par l’érosion et la submersion des côtes résultat de la montée du niveau de la mer.   

    L'érosion des sols: 

    Le Cabo Verde est extrêmement vulnérable en raison du problème de la sécheresse et de la  désertification. Les épisodes de sécheresse sont récurrents et ils peuvent durer plusieurs années consécutives.

Les terres agricoles sont menacées par divers facteurs, et particulièrement dans l’île de Santiago, par la salinisation et l’érosion hydrique. L’urbanisation, l’utilisation du bois comme combustible et le pâturage, aggravent encore plus cette vulnérabilité.

Parmi ces facteurs, l’érosion hydrique est celle qui menace le plus fortement les sols car elle retire aux sols sa matière organique qui lui garantit sa fertilité. Ce processus engendre d’une part la baisse des rendements agricoles et d’autre part des inondations entrainant des dégâts importants pour les infrastructures situées en aval.

Le  phénomène  de  la  désertification  se  manifeste  dans tout le  pays,  mais  de  manière différente selon les îles. Par exemple, sur les îles qui sont planes  et  sableuses, la sécheresse se  manifeste,  surtout  par  la  disparition  presque  totale  de  la couverture végétale. Sur les autres îles, les effets de la désertification sont à l’origine d’un  écoulement  torrentiel  et  d’une  importante érosion  hydrique. Santiago continue d’être l’île la plus menacée par ce phénomène.

Aujourd’hui la  lutte  contre la  désertification  au  Cabo Verde est  faite à toutes les échelles de décision (nationale et locale) avec également la participation de divers partenaires de développement.

Le Cap Vert fut ainsi le premier pays d’Afrique et le second au monde à avoir ratifier la Convention Internationale des Nations Unies de Lutte contre la Désertification de Rio de Janeiro.


Analyse sociale et politique - Acteurs

 

Gérant d’un complexe touristique

Agriculteur

Pêcheur

Industriel

Municipalité

Gérant d’un complexe touristique

Développer l’activité touristique du Cabo Verde

Concurrence pour l’utilisation de la ressource « eau ».

Conflit lié à la dégradation du patrimoine maritime.

Concurrence pour l’utilisation de la ressource « eau ».

 

Conflit lié à la dégradation du littoral

Partenariat

Réglementation le développement de l’activité.

Promotion d’un tourisme durable.

Garantir l’approvisionnement en eau potable.

Agriculteur

Concurrence.

 

Conflit lié à la dégradation de la biodiversité (forêt).

Subvenir aux besoins alimentaires de la population.

Développer le secteur agroalimentaire.

Entre-aide

Mêmes conditions socio-économiques.

Coopération pour le développement du secteur agroalimentaire

Partenariat

Action de sensibilisation aux nouvelles techniques agraires.

Pêcheur

Conflit lié à la dégradation du patrimoine maritime.

Entre-aide

Mêmes conditions socio-économiques.

Exploiter au mieux les ressources halieutiques afin de développer l’activité.

Coopération pour le développement du secteur (conserverie, chambre froide…)

Partenariat

Gestion des ressources halieutiques

Réglementation.

Industriel

Concurrence pour l’utilisation de la ressource « eau ».

 

Conflit lié à la dégradation du littoral

Coopération pour le développement du secteur agroalimentaire

Coopération pour le développement du secteur (conserverie, chambre froide…)

Veiller au développement économique et industriel du Cabo Verde.

Partenariat

Action de sensibilisation à la gestion de la pollution.

Réglementation liées à la pollution.

Municipalité

Partenariat

Réglementation le développement de l’activité.

Promotion d’un tourisme durable.

Garantir l’approvisionnement en eau potable.

Partenariat

Action de sensibilisation aux nouvelles techniques agraires.

Partenariat

Gestion des ressources halieutiques.

Réglementation.

Partenariat

Action de sensibilisation à la gestion de la pollution.

Réglementation liées à la pollution.

Promouvoir les activités économiques.

Veiller à la bonne gestion des ressources hydriques.

Protéger la biodiversité.

Garantir le bon état de l’eau.


Schéma fonctionnel Acteurs / Enjeux / Ressources



Ressources considérées
Nous avons identifiées quatre ressources : 
  • L'eau propre : représentée par les billes bleues, cette ressource regroupe l'eau potable ainsi que l'eau utilisable pour les activités industrielles et agricoles. La préservation de sa qualité est essentielle pour le bon fonctionnement des activités. 
  • L'eau polluée : représentée par les billes rouges, cette ressource regroupe les eaux usées (tourisme, habitation), polluées (engrais, produits chimiques) ou  l'eau non traitée survenue suite à certains événements (fortes précipitations, montée du niveau de la mer). 
  • Le foncier/les terrains : quatre types de terrains sont représentés (zone agricole, zone industrielle, zone touristique, biodiversité/forêt). Leur maintien est nécessaire pour développer les activités. Cette ressource permet de rendre compte de l'état de la biodiversité. Celle-ci évolue en fonction des activités. 
  • L'argent : moyen de paiement (représentée par les billes jaunes), les escudos permettent aux joueurs d'investir, faire fonctionner leur(s) activité(s) et de recevoir un revenu. L'argent sert également à mener des actions collectives ou encore à contracter des emprunts. 

Modèle des acteurs - rôles

Fiches acteurs


Modèle des actions

Fiches actions


Structure du modèle et du jeu

Le jeu est composé : 

  • De cartes actions (18)
  • De trois sacs de billes : 
    • Billes jaunes : argent (escudos)
    • Billes bleues : eau propre
    • Billes rouges : eau polluée
  • De cartes terrains (25): 
    • 10 cartes pour le littoral (jaune)
    • 7 cartes pour la biodiversité (vert)
    • 5 cartes pour l'industrie (orange)
    • 3 cartes pour l'agriculture (marron)
  • De cartes scénarios et budget (8)
  • De gobelets (9): 
    • 3 au départ des cours d'eau
    • 2 destinés à des dispositifs (désalinisation, station d'épuration)
    • 1 pour le budget de la municipalité de Santa Catarina
    • 3 pour les réserves (argent, eau polluée, eau propre)
  • D'un document décrivant les règles, le rôle des acteurs, les scénarios et les objectifs de chaque tour
  • De cartes représentant Ribeira da Barca
  • De cartes représentant les villages (4)
  • De pions (5)
Exemples de cartes action : 

Présentation du jeu

Scénarios

    A partir de l’analyse des caractéristiques du territoire nous avons identifié quatre scénarios probables. Quatre scénarios climatiques sont proposés ainsi que 4 scénarios budgétaires. Le choix des scénarios se fait par tirage au sort, excepté pour le premier tour où l’animateur impose un scénario (« année normale »).

Ces scénarios permettent aux acteurs de mieux saisir la réalité du territoire et les enjeux auxquels il est exposé.

    Premier tour : 

Lors du premier tour un scénario est imposé. Il s’agit d’un scénario « année normale » en termes de pluviométrie, qui se déroule pendant la saison des pluies. 15 gouttes d’eau propre sont disponibles au départ (5 à chaque entrée).

Aucun objectif n’est fixé pour ce premier tour, afin de laisser le joueur s’approprier le jeu.

Le budget de la municipalité s’élève alors à 8 CVA.

     Scénarios climatiques :

  • Sécheresse : 11 gouttes d’eau propre (répartie 3,4,4), destruction d’un terrain de biodiversité et d’un terrain agricole.
    • Objectifs : Il doit rester dans le contenant d’arrivée au moins 2 gouttes d’eau propre,  au maximum 3 gouttes d’eau polluée, 4 terrains de biodiversité, 8 terrains de littoral.
  • Montée des eaux : 15 gouttes d’eau propre, 3 gouttes d’eau salle au niveau de Ribeira da Barca, destruction de 2 terrains sur le littoral.
    • Objectifs : 5 gouttes d’eau propres, moins de 7 gouttes d’eau polluée, 7 terrain sur le littoral, 4 terrains de biodiversité.
  • Fortes précipitations : 11 gouttes d’eau propre, 5 gouttes d’eau polluée (2, 2, 1), destruction d’un terrain de biodiversité.
    • Objectifs : 5 gouttes d’eau propre, moins de 7 gouttes d’eau polluée, 4 terrains verts, 8 terrains sur le littoral

    Scénarios budgétaires :

  • Aide internationale au développement : 10 CVA
  • Aide européenne : 7CVA
  • Année normale : 8 CVA

Calibration

Deux types de calibration ont été menés pour chaque ressource : 

  • Une calibration absolue : celle-ci a été réalisée à partir des données présentées dans les documents du MAAP ou de la Banque Africaine de développement : 
    • La ressource terrain : la Municipalité de Santa Catarina est dotée d'une superficie de 243km²) et nous souhaitions mettre en place 25 terrains. Ainsi chaque LCP correspond à 9,72km² (243km²/25=9,72). La distribution de cette ressource s'est réalisée à partir de données sur l'occupation des sols. Ainsi l'agriculture représentant 10% de la surface de Santa Catarina l'acteur agriculteur devait posséder 3 LCP.
        Agriculture Pêche et Tourisme Industrie  Population Forêt 
       Occupation des sols (%)
      10%
       34% 20% 8% 28%
       Nombre de terrains 3 LCP 8 LCP 5 LCP 2 LCP 7 LCP
    • Ribeira da Barca représente 78% de la population, Ganchamba 22% (population rurale)
    • La ressource eau : Face aux manques de données, nous avons construit cette ressource à partir des précipitations, et  nous avons souhaité mettre 15 gouttes d'eau au départ de chaque cours d'eau, pour une année normale. Ainsi avec une précipitation moyenne de 225mm/an, une goutte d'eau équivaut  à 15mm. 
  • Une calibration relative : Face aux manques de données et à la difficulté de calibrer certaines ressources,  notamment sur la consommation de chaque activité et sur leurs coûts (fonctionnement et investissement), nous avons évalué les quantités d'une activité par rapport aux autres.
Règles spécifiques du jeu

    En début de jeu, chaque joueur tire au sort un pion d'une couleur. La couleur correspond à un acteur. Le joueur peut ensuite choisir une activité parmi les deux activités "habituelles" de l'acteur (NB: A partir du second tour les joueurs pourront acheter une activité supplémentaire ou bien modifier leur activité). Ces cartes actions comprennent les besoins et les effets produits par l'activité sur les ressources du territoire. 
Les joueurs se positionnent sur les terrains indiqués par leur carte action et les ressources financières sont distribuées : 

  Agriculture irriguée       Elevage Hôtellerie Activité nautique Pêche artisanale  Pêche industrielle Raffinage du sucre Cimenterie
 Escudos 5 CVA     5 CVA 7 CVA 5 CVA 4 CVA 5 CVA 5 CVA 7 CVA

Les joueurs doivent ensuite verser la somme indiquer sur leur carte ainsi qu'un CVA d'investissement (ne se verse qu'au premier tour ou lorsque le joueur souhaite acheter un nouveau terrain pour étendre son activité). 

Le joueur le plus en amont doit alors commencer la partie : il prend dans les gobelets les gouttes dont il a besoin pour faire fonctionner son activité et rejette des gouttes d'eau polluée ou détruit un terrain. 

A la fin d'un tour: 
  • Si les conditions ne sont pas respectées et/ou si les villages ne sont pas approvisionnés en eau propre alors chaque joueur devra vers 1CVA à la municipalité
  • Les activités qui ont fonctionné reçoivent la somme indiquée sur la carte
  • Les activités qui n'ont pas fonctionné ne reçoivent  pas d'argent. Pour relancer une activité le joueur doit payer un CVA à la banque (NB : un joueur n'ayant pas assez d'argent peut contracter un emprunt auprès de la municipalité avec laquelle il discutera des modalités de remboursement). 
  • Le joueur représentant la municipalité peut établir un temps de concertation, de décision collective à la fin de chaque tour et mettre en place des actions (Attention : le budget de la municipalité ne se cumule pas d'une année à l'autre). Les actions doivent être acceptées par tous les joueurs. 
  • Pour recommencer un nouveau tour, au moins quatre terrains de biodiversité doivent être présents sur le plateau. 
Nouveau tour : 
  • Les joueurs doivent verser à la banque les frais de fonctionnement indiqués sur la carte action.
  • Les actions décidées collectivement prennent effet. 
Résultats du test
    Le jeu a été testé auprès de cinq personnes dont 3 personnes extérieures. 
    Les joueurs ont rapidement compris le principe du jeu et se sont vite appropriés leur rôle, nous avons notamment pu l'observer lors des épisodes de négociation. 
Dès le premier tour, les participants ont été confronté aux problématiques du territoire (érosion des sols et quantité de l'eau insuffisante) et ont pu améliorer la situation du territoire en engageant des phases de dialogue, animées par le joueur "Municipalité". 
    Nous sommes donc parvenus à notre objectif, qui est de susciter le débat parmi les participants afin de trouver un compromis et engager tous les joueurs. 
    Cependant les retours des joueurs ont mis en avant deux aspects 
- La contextualisation : suite à une présentation insuffisante les joueurs ont eu beaucoup d'interrogations au cours des deux premiers tours. Aussi un effort pédagogique est souhaitable pour permettre aux joueurs une bonne compréhension du jeu. 
- Un manque de liberté : selon certains participants, le nombre d'actions limite la liberté des acteurs. 

Actions stratégiques complémentaires

    Afin d'améliorer la situation du territoire, nous avons proposé une stratégie construite sur les documents de la MAAP et de la Banque Africaine de Développement, mais nous nous sommes également inspirés des innovations introduites dans des territoires similaires au Cap-Vert. 
La stratégie s'articule autour de trois grands axes : 
  • Amélioration de l'approvisionnement et de la qualité de l'eau
  • Limitation de l'érosion des sols
  • Citoyenneté et qualité de vie
Proposition de stratégie COOPLAN (ES)

CooPLAN Cabo Verde 2


Test COOPLAN dans le jeu

    Globalement, les actions stratégiques élaborées peuvent être intégré au jeu. Néanmoins certaines actions nécessitent des ressources non représentées dans notre modèle. Un travail de réflexion doit ainsi être envisagé pour introduire de nouvelles ressources et permettre le fonctionnement de ces actions. 
Vous trouverez dans le document suivant l'ensemble des actions stratégiques accompagné des actions à réaliser, penser pour les mettre en oeuvre. 

Test CooPLAN


Bilan

    A travers ce jeu, nous avons essayé de rendre compte de la situation particulière que connaît le Cabo Verde. Afin de mieux rendre compte de l’ensemble des problématiques liées à ce territoire, nous avons choisi de nous concentrer sur un bassin versant. Il nous semblait plus pertinent d’analyser une partie du territoire que l’ensemble des îles. 

Nous avons fait le choix de nous focaliser sur les problématiques liées à l’eau et à l’érosion des sols. Intégrer plus de facteurs comme l’indépendance alimentaire auraient sensiblement compliqué le jeu.

Nous avons essayé de représenter l’ensemble des activités (agricoles, industrielles et services) présentes au Cabo Verde, ce qui a pu nous générer quelques difficultés notamment en ce qui concerne le choix de l’activité à identifier.

    Sur le jeu : Nous avons fait le choix de nous servir des bases du jeu WataGame, soit un modèle semi-abstrait, auxquelles nous avons incorporé quelques éléments propres à notre cas d’étude.

Le processus de calibration a été difficile notamment sur la partie pollution. La difficulté s’est posée lors de l’intégration de ce processus dans le jeu. Un travail plus approfondi sur cette problématique permettrait d’affiner notre modèle de jeu.

Nous avons également fait le choix de ne représenter qu’une saison. L’échange que nous avons eu avec notre expert nous a conforté dans notre choix.

Au travers  notamment des stratégies CooPlan, il nous a semblé évident que la municipalité était l’échelle la plus pertinente pour bon nombre d’actions à mener. L’ensemble des actions que nous avons préconisé peuvent être intégrer dans le jeu sous forme de carte Action.

    Nous avons repris le modèle ENCORE pour le bilan de la modélisation participative :

  • Externe : faire travailler ensemble des profanes (amis, collègues, ...) pour tester le jeu, perspective d’une utilisation future du jeu dans le cadre du développement territorial du Cap-Vert (suite à la présentation auprès de Serge Djohy).
  • Normatif  : jeu inclusif et distrayant. 
  • Cognitif : modéliser un jeu, des stratégies, des processus de décision
  • Opérationnel  : repenser l’utilisation personnelle des ressources en eau, repenser le territoire et sa vision.
  • Relationnel  : s’échanger avec un expert, défendre son projet devant les autres groupes et l'enseignant. 
  • Équité : essayer de rendre accessible le jeu à tous les acteurs et de leur donner de la parole afin de rendre compte la diversité des problèmes territoriaux liés à l’eau et à l’érosion des sols. 

Documents supports (types)

- carte générale
- usages du sol
- hydrographie
- données hydro / pluvio
- distrib de populations
- activités économiques
- productivité des activités agricoles
- données tourisme quand c'est le cas
- données conso urbaine (type SONEDE) si dispo
- tous rapports sur le cas
- des photos éventuellement

Bibliographie

Banque Africaine de développement, CABO VERDE DOCUMENT DE STRATEGIE PAYS 2014-2018, Département ORWA/SNFO, Mars 2014

Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Pêche (MAAP), AGRICULTURE ET PECHE :STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT A L’HORIZON 2015 PLAN D’ACTION , Tome 1 : Rapport de synthèse. 

Programme d'action national de lutte contre la désertification du Cap Vert, Pan/CCD, 2015

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