Air de Monostatos

 

Commentaire de l'air de Monostatos..

- La Création

- L'orchestre

L'ouverture

ACTE I:

L'air de Papageno (Vogelfänger)

- L'air de Tamino

- Air de la Reine de la Nuit (O zittre nicht)

- Air de Pamina et Papageno 

ACTE II : 

- Air de Monostatos

- Air de la Reine de la Nuit (Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen) 

- Air de Pamina 

- Air de Papageno Ein Mädchen oder Weibchen wünscht Papageno sich

- Air de Sarastro

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Acte I I

Air de Monostatos (Alles fühlt der Liebe Freuden) :

La scène représente un jardin, Pamina est endormie sous la tonnelle.

Cet air est le monologue de Monostatos devant Pamina endormie. Il exprime son désir de l'embrasser, malgré sa noirceur. Le tempo allegro, la nuance pianissimo exigée par Mozart, l'utilisation de la flûte piccolo, contribue à donner un caractère frénétique à la confidence de Monostatos. Les violons doublent souvent la voix, qui, dans ce tempo très rapide demande au chanteur une très grande agilité vocale.

 

Alles fühlt des Liebe Freuden,

Schnäbelt, tändelt, herzt und küßt;

Und ich soll die Liebe meiden,

Weil ein Schwarzer häßlich ist !

Ist mir denn kein Herz gegeben ?

Bin ich nicht von Fleisch und Blut ?

Immer ohne Weibchen leben,

Wäre wahrlich Höllenglut !

Drum so will ich, weil ich lebe,

Schnäbeln, Küssen, zärtlich sein !

Lieber guter Mond vergebe,

Eine Weibe nahm mich ein.

Weiß ist schön ! Ich muß sie küssen;

Mond, verstecke dich dazu !

Sollt' es dich zu sehr verdrießen,

O so mach die Augen zu !

Tous ressentent les joies de l'amour,

bécotent, cajolent, caressent, embrassent;

et moi, je devrais me priver d'amour,

parce qu'un noir est repoussant !

N'ai-je donc pas aussi un coeur ?

Ne suis-je pas de chair etde sang ?

Toujours se passer d'une petite femme,

ce serait vraiment le feux de l'enfer !

Puisque je vis, je veux à mon tour

bécoter, embrasser, être tendre !

Pardonne, douce et bonne lune,

je suis épris d'une blanche.

La blancheur est belle ! Embrassons-la;

Lune, veux-tu te cacher !

Si cela devait trop te fâcher,

oh alors, ferme les yeux !