TAVERNAY

(Saône-et-Loire)


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-Carte IGN 1/25000e 2824 est Lucenay-L'Evêque.

 

-Accès : depuis Autun par la D978, direction Château-Chinon, jusqu'à la Comaille, puis par la D132 et la D116 (9 km).

 

Bâti en bordure du Ternin, le bourg de Tavernay a pris la place d'un important habitat gallo-romain. Un grand canal dérivait les eaux de la Celle à la hauteur de Polroy pour les amener dans l'Arroux 4 km en amont du confluent naturel, sous les murs d'Autun. On suit encore le tracé de ce canal à travers le territoire de la commune de Tavernay.

 

Tavernay possède quelques belles demeures, propriétés privées, visibles seulement de l'extérieur :

Morcoux, château XVIIIe, bâti sur l'emplacement d'une antique maison forte, à 2 km au nord-est du bourg, se voit en bordure du chemin prolongeant la D278 jusqu'au bourg de Tavernay.

La Cour de Sommant, à 2 300 mètres au nord-ouest du bourg, en bordure de la D132, est une belle maison du début du XIXe siècle, également bâtie sur fondations beaucoup plus anciennes, et vaut surtout par son emplacement face à l'est et son cadre remarquable.

Les Panneaux, le long de la même D132, à 1 km au nord-ouest du bourg, est une construction remontant probablement au XVIIe ou XVIIIe siècle, sur une maison forte attestée au XIIIe siècle.

Varolles, à la limite est de la commune, en bordure d'un bel étang, le long d'un chemin rural d'Autun à Chambois, est aussi un château moderne construit sur une maison forte du XIIIe siècle.

 

Au XIXe siècle, Tavernay a connu un certain essor industriel grâce à l'exploitation de la houille et du schiste bitumineux. Il y eut quatre puits de houille, un à Chambois, deux à St Romain et un à Polroy, dont on devine l'emplacement grâce à l'architecture caractéristique des petites constructions industrielles en briques de cette époque, inspirées des grandes industries du nord de la France. Cinq usines de schistes étaient installées à Poizot, la Revenue, Pont Renault, la Marbre et la Grande Usine, devenue aujourd'hui la Vieille Usine, proche de la Comaille, dont les terrils, très atténués par le temps, sont maintenant couverts d'une végétation dense. Toutes ces exploitations n'ont finalement duré que vingt ou trente ans. La Grande Usine, avec 110 ouvriers, a fermé ses portes en 1903.

 

© Roland Niaux, 09 février 1994

Publication électronique : 2006-2007