CUSSY-EN-MORVAN

(Saône-et-Loire)


Accueil

 

- Carte IGN 2824 est Lucenay-L’Evêque et 2824 ouest Arleuf - Haut Folin

 

- Accès au bourg :

  • depuis Autun (22 km), prendre la D978 direction Château-Chinon, jusqu’à la Celle-en-Morvan, puis à droite la D2 jusqu’à la Petite Verrière et enfin la D302 jusqu’au bourg de Cussy-en-Morvan.
  • Depuis Château-Chinon, prendre la D 978 direction Autun jusqu’à Arleuf, puis à gauche la D177 direction Anost, et à Anost jusqu’à Cussy (31 km depuis Château-Chinon).

 

Cussy dont l’existence est attestée dès le Xe siècle (Cociacum en 936) est un toponyme très courant en Bourgogne et en Franche-Comté. Il existe en France neuf communes de ce nom et un nombre considérable de hameaux et lieux-dits.

 

Cette agréable commune rurale comprend un bourg fort bien situé et des hameaux dispersés sur les pentes et dans les vallées des ruisseaux qui vont grossir la rivière de la Celle. Les possibilités de promenades en voiture, à vélo ou VTT, à cheval, à pied, sont infinies. Citons : D302 et D106d de Cussy à Ménessaire, D276 de Cussy à Chissey par Faye, D88 de Cussy à Lucenay-l’Evêque vers l’est et de Cussy à Anost par Montcimet vers l’ouest. D’autres chemins, plus étroits, et sentiers, permettent des randonnées pédestres, à partir du Vernois, vers Montcimet ou vers la Croix de Chèvre ; de Maison Bourgoux vers Allye (gîtes et centres équestre avec attelages) ; de la Chaume à Vismogey, par Villeboeuf et les Jours…

 

Au cours de ces promenades, sont à découvrir, à Marey, les ruines d’une maison forte. Le chemin le plus court pour y accéder s’embranche sur la D302 (route de Cussy aux Settons) à 1 km au nord du bourg, sur la gauche un chemin descend rapidement, indiqué « Montloiron », d’abord goudronné puis en terre. Il faut aller jusqu’aux maisons. Les vestiges sont sur la gauche, dans un pré, à cent mètres du chemin : un donjon, en maçonnerie de granit ocre, presqu’entièrement recouvert de lierre, quelques ouvertures, des caves, les appuis d’une cheminée monumentale. Selon la tradition, ce château daterait du XIe siècle, mais les vestiges semblent remonter au XVe siècle. On connaît des seigneurs de Marey depuis le XIIIe siècle, alliés aux grandes familles seigneuriales de la région. L’emplacement paraît assez mal choisi sur le plan défensif, au pied d’une forte pente et dans une vallée étroite, où coule le ruisseau du Grand Vernet. Le long de ce ruisseau, à quelques centaines de mètres, en remontant la vallée, se trouvent les ruines d’un moulin et de quelques maisons.

 

Au milieu du bourg de Cussy s’élève l’église paroissiale, sous le vocable des saints Pierre et Paul. Ses parties les plus anciennes sont les deux chapelles du transept, le chœur et l’entrée. L’entrée, par un porche formant narthex, est garnie extérieurement de deux contreforts d’angles. La porte principale, étroite, s’ouvre entre les deux contreforts. La tour du clocher, quadrangulaire, est supportée par une voûte d’arêtes dont les quatre appuis sont ornés, l’un des clefs de Saint Pierre et de fleurs de lys, les trois autres de têtes de personnages, l’ensemble est caractéristique de la fin du XVe siècle. Les clefs de Saint Pierre rappellent le nouveau protecteur de l’église, primitivement sous le vocable de Saint Léger. La tour, éclairée sur chaque face d’une baie géminée, a certainement été reconstruite au siècle dernier. Elle est surmontée d’une flèche couverte en ardoises, comme le reste de la toiture.

 

La nef, formée de quatre travées et les deux bas-côtés ont été reconstruits en 1851 sur les plans de l’architecte Roidot-Houdaille. En 1885, les murs de la nef furent surélevés et percés de huit fenêtres. Les travaux étaient dirigés par l’architecte Lagoutte, d’Autun.

La chapelle sud du transept fut bâtie par Michaut de Chaugy, seigneur de Roussillon, qui mourut en 1479. Les nervures des voûtes reposent sur des consoles ornées de têtes sculptées. Elle est éclairée par une large baie de style gothique garnie de vitraux modernes. La chapelle nord, qui était celle du seigneur de Fretoy, est sans doute un peu plus récente, de même style, mais plus sobre. Le chœur, un peu plus étroit que la nef, est de plan rectangulaire et se trouve séparé du transept par un arc. Il semble remonter au XVIe siècle. Les deux chapelles du transept, ainsi que le chœur, sont contrebutés par des contreforts d’angle.

Le cimetière était autrefois autour de l’église. Il n’en reste, au sud, que le calvaire et quelques tombes le long du chœur.

L’église renferme un beau mobilier :

 

-         dans la chapelle nord, sur l’autel, Vierge couronnée portant l’Enfant Jésus tenant un oiseau, pierre polychrome, XVIe siècle, MH

-         dans le chœur, Saint Pierre portant la tiare, pierre XVIe siècle, et trois évêques dont un Saint Léger, pierre XVIe siècle. Deux tableaux de Charlot (XXe siècle) représentant, l’un Sainte Bernadette, l’autre l’adoration des bergers.

-         Dans la chapelle sud, sur l’autel, un évêque en bois doré, XIXe siècle (ISMH)

-         Dans le carré du transept, à droite, un Christ à la colonne, en pierre, XVIIe siècle (ISMH)

 

© Roland Niaux, 09 février 1994

Publication électronique : 2006-2007