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ARCHITECTURE ET MONUMENTS A L'EPOQUE ROMAINE

 
 
Pour vous donner un petit avant goût de voyages ou de vacances ....


Qui n’a jamais entendu les expressions populaires « un vrai travail de romain » à propos de prouesses architecturales …. Ou « tous les chemins mènent à Rome » eu égard aux réseaux routiers créés par les romains aux fins de faciliter le cheminement pour la sécurité mais aussi pour le ravitaillement au travers de ce vaste Empire …

Construire des monuments, des ponts qui, malgré tous les affres du temps, des guerres, des facéties de la nature et des démolitions humaines ont su résister jusqu’ aujourd’hui, prouvent que les romains étaient de sacrés bâtisseurs… et nous ne pouvons être qu’admiratifs devant tant de beauté ….
Les principales caractéristiques architecturales :
- Multiples et reconnaissables, les Arcs de Triomphe dont le rôle, comme le nom l’indique, était de commémorer les victoires militaires.
- Les Dômes et les Coupoles, dont la plus célèbre est celle du Panthéon à Rome : sa taille n’a jamais été égalée par aucune autre !
- Les Aqueducs et les Ponts qui témoignent du génie urbain des Romains en matière de travaux hydrauliques, d’une part, mais aussi du rôle indispensable que jouent les voies de communication dans l’expansion et le gouvernement de l’Empire. Pensons aussi aux fameuses Voies impériales : la Via Appia, la Via Aurelia, la Voie Domitienne, Via Traiane
- Les Théâtres et les Amphithéâtres, les Temples …
Ils exploitent surtout cet élément caractéristique de l’architecture romaine qu’est l’arche capable de supporter des masses plus lourdes que les colonnes dont usaient plus les Grecs.
Ces derniers ont néanmoins transmis aux Romains l’héritage des trois ordres classiques : le dorique, l’ionique et le corinthien.
Les temples sont agencés suivant un ordre similaire : généralement construits en position dominante, ils comprennent un péristyle de colonnes, coiffé d’un fronton triangulaire.
Bien entendu il n’est pas question ici de représenter dans cet article toutes les monnaies comportant un monument mais j’en ai sélectionné quelques unes car les monuments temples, ponts, colonnes, port, cirques furent abondamment illustrés sur le monnayage de l’empire romain
C’était comme sur les autres figurations sur les revers, sorte de propagande ou de louange faites aux bâtisseurs et à la gloire de la Rome éternelle.
Dernièrement j’ai eu l’occasion d’avoir entre les mains un superbe sesterce de TITUS montant le Colosseum ou le Colisée de ROME, le plus grand monument jamais construit pendant l’Empire romain, chef d’œuvre de l’architecture et de l’ingénierie romaine.
C’est ce qui m’a donné l’envie de faire cet article.
Avant toutes choses, je rappellerai d’abord et surtout à ceux qui ne collectionnent pas les monnaies romaines que les revers monétaires de l’époque impériale sont étroitement liés à la vie du Prince ou de l’Empereur et que la monnaie joue un rôle de propagande très important.
En fin de cet article nous verrons notamment que les revers ornés de fortifications symbolisent au IIIème siècle et au IVème siècle la politique de défense contre les invasions barbares.
Cette construction a été commencée sous l’Empereur VESPASIEN en 70/72 après Jésus Christ et achevée sous TITUS huit ans plus tard …
De découvrir ce chef d’œuvre vu des airs avec la vision des spectateurs assistant à un spectacle …

Le COLISEE DE ROME


Maquettes repésentant le COLISEE


Photos du COLISEE

Sur un sesterce de TITUS
Rev : Amphithéâtre (Colisée) ; à droite une pyramide (la Meta Sudans) ; à gauche, une partie de la maison dorée (Domus Aurea)
Ref :: RIC : 110 var. (R3) ; COHEN : 400 var. (80 fr)

Sesterce frappé à ROME en 243 – non répertorié.
Rev: MVNIFICENTIA GORDIANI AVG – Taureau combattant un éléphant dans le Colosseum.

Aureus d’ALEXANDRE SEVERE – Réf : RIC 33 cf – Calico 3095 – mlanque à Cohen et BMC.- Rev : P M TR P II COS P P . Colosseumest représenté avec des statues dans les arches.

Les ARCS DE TRIOMPHE

A ROME il en existe plus d'une vingtaine. Ils étaient placés au cœur même de la ville, au milieu des places, des forums, pour soutenir un aqueduc ou encore en tant que portes du Mur servien ou du Mur d'Aurélien.
C'étaient de grands monuments, carrés ou rectangulaires adoptés par les Romains pour célèbrer une victoire ou une série de victoires.

Les arcs de triomphe sont largement représentés sur les monnaies d’or, d’argent ou bronze en voici quelques exemplaires.
Ils peuvent être surmontés de quadrige ou de statues .
I

Réf RIC 132 – C 85

Réf RIC 136
Sur des Deniers d’AUGUSTE

Sur des monnaies de CLAUDE


Réf : RIC 3, Vagi 580

RIC 70 – C 2 – BMC 97 – CBN 3


RIC 34 – C 18

Aureus et Deniers d’argent de CLAUDE
Sur les premières monnaies est indiqué DE GERM et la dernière DE BRITANN ;
Celles-ci commémorent les Victoires sur la GERMANIE et sur la BRETAGNE (ANGLETERRE)


Sesterce de CLAUDE - Réf : RIC 98 – C 48
Rev: NERO CLAVDIVS DRVSVS GERMAN IMP – Arc de triomphe avec la statue équestre de CLAUDE ; De part et d’autre un trophée.



Sesterce de NERON frappé à LYON en 65 – Réf. : RIC 433 – C 306 – BMC 330 – BN 69
Arc de triomphe, surmonté par un quadrige vu de face conduit par Néron
entre les statues de la Victoire (Victoria) et de la Paix (Pax).


Denier de SEPTIME SEVERE – Réf : RIC 263 – BMC 326 – C 134 frappé à ROME en 204
Rev. FELICITAS SAECVLI


TEMPLE DE JANUS
JANUS le dieu au deux visages, l’un regardantvers le passé, l’autre vers l’avenir. Ce dieu est déjà représenté sur les monnaies gauloises et sur les monnaies romaines. Pour ces derniers, JANUS est le plus ancien de leurs dieux et de nombreux temples lui furent consacrés sur tout le territoire de l’ Empire.
Le temple était ouvert en temps de guerre et fermé en temps de paix. Janus est le dieu des portes, puisqu’il a deux visages et que chaque porte donne deux possibilités.
Auguste avait fermé le temple de Janus à Rome trois fois, la troisième fois en 3 avant notre ère, et pendant la 42e année de son règne, la paix ayant été établie dans l'Empire Romain.
Néron, pensant avoir établit la paix partout dans l'empire, ferma le temple de Janus. Ce fait est commémoré par une importante émission d'auréi, de sesterces et d'Asses.


Aureus de NERON frappé en 65 – Réf : RIC 50 – BMC 64 – Vagi 688 – C 11a.

Sesterce du même Empereur – Réf : RIC 438 – BMC 319 – C 146
Rev: IANVM CLVSIT PACE PR TERRA MARIQ PARTA
NERON Aureus et Sesterce de bronze avec au revers le Temple de JANUS porte fermée.
Le petit temple de Janus Geminus était placé sur l'Argiletum, près de la basilique Æmilia (Regio IV). Il se présentait comme un petit édifice rectangulaire avec deux arches et deux portes qui étaient fermées quand Rome était en paix et ouvertes quand elle était en guerre. Néron célébra à partir de 64 la fermeture des portes afin d'indiquer que le monde romain était en paix. Moins de deux ans plus tard, la guerre de Judée commençait et deux ans encore après, la guerre Civile. Sur l'or, on ne voit que les portes du temple fermées, mais sur le bronze, le temple est représenté dans son intégralité.

Temple De JANUS à ROME


Temple de JANUS d’AUTUN (Bourgogne) édifié au 1er Siècle.
Ce temple était un fanum (sanctuaire gallo-romain) qui s’inspirait des constructions gauloises mais celles-ci étaient faites de bois.

MACELLUM MAGNUM

Le macellum diffère du forum qui était une place à découvert entourée de portiques, où, chaque semaine, à certains jours fixés d'avance, se tenait un marché où l'on trouvait, tous les fruits de la terre, mais aussi un grand nombre d' objets usuels de la vie courante. Il y avait dans Rome deux édifices consacrés à ces marchés aux comestibles, un sur l'Esquilin, le macellum livianum ; l'autre sur le mont Caelius, le macellum magnum, entouré de deux étages de colonnes, et couvert au centre d'un dôme élevé dont il est ici parlé.
Le Macellum Magnum (La maison sur le marché) a été construit par NERON en 59 après J .C..Il est représenté sur les pièces de cette période et est représenté comme un bâtiment de forme circulaire de deux étages, avec un dôme central tholos ou structure entouré par des colonnades. Il fut détruit et reconstruit à la fin du IVe siècle à un usage de marché et a été transformé en l'église de S. Stefano par le pape Simplice (468-482) et restaurée avec de nombreux changements par Théodore I (642-649) et de Nicolas V (1453). De la construction de NERON ne subsistent que les fondations en travertin, une partie du mur d'enceinte, et huit pilastres de la colonnade extérieure. Il semble tout de même avoir conservé sa forme originale.
D'autres furent construits à OSTIE ou en LIBYE;


Gravure représentant la façade du MACELLUM MAGNUM


Macellum de Leptis Magna (Libye), 2005



Sesterce frappé à LYON en 65 – Réf : RIC 402 – BMC 336 – C 129


Dupondius frappé à LYON en 65 – Réf : RIC 399


Dupondius frappé à ROME en 63 / 64 – Réf RIC 185 – BMC 193 – BN 293


As frappé à LYON en 65 Réf RIC 402 – BMC 336 – BN 91 – C 65

Sur ces monnaies de NERON est représentée la façade du MACELLUM MAGNUM


L’ARA PACI AUTEL DE LA PAIX D'AUGUSTE


L'érection de l'Ara Pacis Augustae (l'autel de la Paix d'Auguste) a été décidée le 4 juillet 13 avant JC par le Sénat en l'honneur d'Auguste revenant victorieux d'Espagne et de Gaule. Le sacrifice offert par le princeps ce jour-là est représenté sur les murs externes du monument, qui fut dédié le 30 janvier 9 avant JC.
Cet autel a été construit sur le Champ de Mars à ROME paradoxalement dans une zone qui servait à l’entrainement des soldats Campus Martius: du dieu Mars, dieu de la guerre.


Reconstitution de Guglielmo Gatti

Célébration du retour de l'Age d'Or
Dans cette mise en scène, les enfants sont mis en avant de manière systématique. Le bas-relief le mieux conservé de tout le monument, et de loin le plus spectaculaire, est celui qui se trouve à l'arrière et représente Tellus, la terre nourricière, symbolisée par une femme épanouie, chargée d'enfants et entourée de tout ce qui peut symboliser la fertilité et la Paix sur terre : animaux et végétaux.


As – Réf : RIC 526 - C 29
Rev. S C en exerge ARA PACIS - Autel

Représentation de l’ARAS PACIS sur un sesterce de NERON


TEMPLE DE JUPITER OPTIMUS MAXIMUS



Le temple de Jupiter Optimus Maximus, était également connu sous le nom de Temple de Jupiter Capitolin. C’était le plus grand temple de la Rome antique situé sur la colline du Capitole.
Il est ici représenté sur un rare Cistophore en argent frappé en 82 / 83 de DOMITIEN – Réf : RIC II - BMCRE - RPC II 867


Le temple primitif aurait été construit au début de la République Romaine mais fut incendié à plusieurs reprises.
Il fut à chaque fois reconstruit toujours plus somptueux :
En - 83 par SYLLA
en - 26 par AUGUSTE
en 75 par VESPASIEN
en 83 par DOMITIEN, revêtu complètement de marbre, ce qui dorénavant le sauvera d'incendies ultérieurs.
Le temple était construit selon une architecture étrusque. Les parois et les colonnes étaient en tuf et il était recouvert de bois et revêtu de plaques de terre cuite. Lors de la reconstruction de DOMITIEN les colonnes furent construites en marbre du Pentélique , le toit recouvert de tuiles en bronze doré et les portes de lames en or. Des restes du stylobate et des fragments des colonnes sont conservés dans l'actuel Palais des Conservateurs ;


Gravure du XIXème siècle montrant le Temple surplombant le Tibre sous la République romaine

LA DOMUS FLAVIA



La Domus Flavia était le centre de la vie officielle de la cour impériale
La ville dans la ville qu’était la Domus Auréa ne survécut pas au suicide de Néron. Le véritable palais Impérial vit le jour avec Domitien et son architecte Rabirius. On le connaît sous le nom de Domus Augustiana.
Dans cet ensemble cohérent édifié entre 81 et 92 on peut distinguer ce qu’Auguste avait déjà voulu réaliser : la séparation quoique dans un même lieu des espaces publics et privés. On va donc rencontrer deux ensembles : la Domus Flavia partie publique du Palatin et la Domus Augustiana regroupant les salles résidentielles. C’est cet ensemble qui est le plus clairement visible sur le Palatin
La Domus Flavia où l’on accédait du Forum par le Clivus Palatinus présentait une façade composée d’un portique sur podium desservi par trois escaliers. La partie centrale dénommée au XVIIIème siècle Aula Régia présentait de vastes proportions (30,3 m x 20,19m) et sans doute une élévation impressionnante, le mur subsistant actuellement s’élève encore à 16m de haut. L’Aula Régia était entourée de colonnes de Chemtou encadrant des niches occupées par des statues. Elle était dominée à l’extérieur par une sorte de temple rappelant le caractère sacré de l’édifice : un sanctuaire.


Sesterce de DOMITIEN avec au revers la DOMUS FLAVIA
 
AUTEL DE LYON

L’Autel LYON « Ara Lugdunensis » apparaît sur des le revers monnaies de bronze d'AUGUSTE et de TIBERE. Il est représenté avec la légende dédicacée à « Rome et Auguste » (abrégé « ROMETAVG »); cet autel était consacré à 60 peuples de la Gaule, et il était érigé à Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône. Sur les monnaies, il figure sous la forme d'un massif rectangulaire orné de sculptures et surmonté de deux colonnes portant des Victoires ailées qui tiennent une couronne de laurier.

Ces monnaies ont été frappées dans le second atelier monétaire impérial qui fut créé en -15 à Lugdunum, l'actuelle ville de Lyon, lorsque l'empereur Auguste réorganisa le monnayage de l'Empire.


As de TIBERE - Réf : RIC 245 [Augustus], Cohen 37, BMC 585, Paris 1769
Frappé à LYON en 12 / 14


CURIA JULIA

Curie Julia, ou Sénat, a été construit en 44 avant JC par Jules César. Les travaux en furent interrompus par son assassinat. Ce projet fut achevé par son successeur AUGUSTE en 29 avant J.C.
C’est un des rares monuments romains qui, à ce jour, est toujours intact. Au Septième siècle il fut transformé en l’Eglise de Saint ADRIANO

Denier d’AUGUSTE frappé à ROME en 30 / 29 avant JC – Réf RIC 266 – BMC 632 – C 122



Le monument sur un denier d’AUGUSTE et des photos de ce lui-ci à l’heure actuelle.


Les PONTS

Les ponts romains furent les premières passerelles et les premiers ponts construits. Les Romains en installèrent dans quasiment toutes leurs provinces.
Il y a différentes sortes comme les aqueducs amenant de l'eau d'une province à l'autre.

Des recherches poussées démontrent que dans les majorités des provinces romaines, aujourd'hui se cachent des vestiges impressionnants.

Un des plus grands ponts romains était le pont Trajan, pont sur le cours inférieur du Danube, construit par Apollodore de Damas, qui est resté pendant plus d'un millénaire.



Reconstitution de ce pont sur le Danube.



Vestiges encore visibles à ce jour, d'une pile de ce pont.



Pont romain très célèbre : le Pont du Gard



Sesterce de TRAJAN frappé à ROME en 106 - Réf : BN IV, 60, 315. RIC 284, 569. C. 542.
Rev : S P Q R OPTIMO PRINCIPI / S C représentant ce pont sur le Danube avec un bateau passant en dessous.



As de SEPTIME SEVERE frappé à ROME en 208 - Réf : RIC 786 (c). C. 523. BMC 857. Hill (1964) 1018. Bauten Roms 122.
Rev : P M TR P XVI / COS III P P / S C


Nummus frappé à CONSTANTINOPLE en 330 - Réf. : RIC.VIII 21,I pour la commémoration de la Fondation de CONSTANTINOPLE
Le revers représente un pont au dessus d'une rivière.


Les PORTES DE CAMPS

Sur bon nombre de monnaies de l’Empire romain figurent divers types de fortifications, enceintes de camps, portes ou murailles de villes.
Comme je l’ai déjà indiqué, ces revers ont un but de propagande afin de garantir au Peuple une sécurité contre les différences invasions.
C’est pour cela que durant le Haut Empire les fortifications ne sont figurées qu’exceptionnellement.

J’ai tout de même trouvé quelques représentations.
La première sur un denier d’AUGUSTE représentant la porte de l’AUGUSTA EMERITA en Espagne (MERIDA) et la deuxième sur un aureus de CLAUDE représentant le camp prétorien de ROME.



Denier frappé à EMERITA en 25 / 23 avant JC. Réf. : RIC 9a, BMC 24, C 397
Rev: P CARISIVS LEGPROPR – Porte de camp sur laquelle est écrit EMERITA.



Aureus de CLAUDE - Réf. :C 4. BMC 5. RIC 7. CBN 23. Calicó 359.
Inscription sur le mur d’un camp prétorien percé de deux portes, surmonté de cinq créneaux et d’une enceinte fortifiée ; en arrière plan, au centre une femme, tenant une enseigne de la main droite ; devant, une enseigne militaire ; le tout surmonté d’un fronton triangulaire surmonté d’un croissant.
Monnaie provenant probablement du trésor de BOSCOREALE découvert en 1895.


Denier de même type – Réf : RIC 26, BMC 24

Il faudra attendre la réforme monétaire de DIOCLETIEN pour voir apparaître les fortifications abondamment représentées sur son monnayage.

L’Argenteus créé en 294 reprend le poids du denier de NERON
.
Les revers représentent une enceinte de camp devant laquelle les Tétrarques sacrifient sur un trépied, ou tout simplement une porte de camp.

Les légendes des revers vont varier et on retrouvera notamment :
CONCORDIA MILITVM - PROVIDENTIA AVGVSTORVM - VICTORIA SARMATICA et VIRTVS MILITVM.

De 284 à 296 DIOCLETIEN et les corégents vont lutter sans relâche contre les BAGAUDES, CARAUSIUS, ALLECTUS révoltés en BRITANNIA, les FRANCS, les ALAMANS, les BURGONDES, LES FRISONS, les SARMATES etc. …

Argentei de DIOCLETIEN offrant les deux revers distincts


Argenteus frappé à NICOMEDIE – 3ème officine en 295 – 296 - Réf : RIC 25a, RSC 492b.



Argenteus frappé à SISCIA en 295 – Réf. : RIC VI, 461, 52a. Jelocnik 76, 6. Hohes

Pour MAXIMIEN HERCULE


Aureus frappé à TICINUM en 299 – 300 – Réf : RIC 8
Rev: VIRTVS MILITVM // T


Argenteus frappé à NICOMEDIA – Réf : RIC 22b


Argenteus frappé à ROME en 295 – 297 – Réf : RIC 40b, C 622g

Les mêmes monnaies pour l’Empereur CONSTANCE CHLORE


Argenteus frappé à ROME – Réf RIC 18


Frappé à SERDICA en 305 / 306 – Réf : RIC 11 (VI, Serdica), C 304a


Il eut été dommage de ne pas vous remontrer ce multiple de 10 aurei trouvé à BEAURAINS près d’ARRAS. Il est vrai qu’il est rare de pouvoir montrer une telle pièce unique frappé à TREVES pour CONSTANCE CHLORE trouvée en plus dans notre région.



Le revers montre l’Empereur à cheval recevant la soumission de la ville de LONDRES agenouillée. En bas sont représentés 5 soldats dans un bateau (partie de la flotte de débarquement qui a permis à CONSTANCE d’écraser ALLECTUS).

Derrière la femme à genoux est représentée la ville de LONDRES ce qui est prouvé par les lettres LON.
Il est amusant de signaler que la porte de LONDRES ressemble en tous points à la Porta Nigra deTREVES où a été frappé ce médaillon.


Je n’ai malheureusement pas retrouvé une photo du fameux médaillon de plomb trouvé dans la Saône en 1862 dont la publication m’avait été donnée par le Docteur BASTIEN ; ce médaillon devait être un essai pour la frappe d’un multiple d’or. Il illustrait de façon magistrale le pont du Rhin mais aussi les fortifications.

A partir de DIOCLETIEN les portes de camp continueront à être représentées sur les revers des argentei mais à dater de 324, la plupart des ateliers de l’Empire vont émettre d’abondantes séries de monnaies de bronze argenté représentant au revers la porte de camp.
Il en existera diverses variantes (2 tours, 3 tours, quatre tours …,, sans porte ou portes ouvertes).
Les légendes, elles aussi pourront être différentes : PROVIDENTIAE AUGUSTORUM ou CAESARUM mais aussi VIRTUS AUGUSTORUM ou CAESARUM … symbole de la Providence et de la Virtus de l’Empereur et de ses fils.
Ce n’est qu’en 330 que ce thème sera abandonné au profit de GLORIA EXERCITUS

Sur le même thème pour GALERE


Argenteus frappé à SERDICA en 303 – 305 - Réf : RIC 2b - C 223b


Argenteus frappé à HERACLEE en 294 – Réf : RIC 4 (VI, Heraclea), C 220d

Et pour MAXIMIN II DAIA


Argenteus frappé à SERDICA en 305 / 307 – Réf : RIC 22
.
Pour LICINIUS 1er


Centenionalis ou Nummus frappé à HERACLEE en 318 - 320– Réf : RIC 43 (Heraclea)
Rev: PROVIDENTIAE AVGG // •SMH


Une autre monnaie du même type même atelier – même empereur – Réf RIC 15


RIC 19

Centenionalis ou Nummus avec son argenture de LICINIUS I

Pour CONSTANTIN 1er le GRAND



Argenteus frappé à TREVES – Réf : RIC 638 (VI, Treveri), C 706a



Demi Silique – Réf : RIC 828 (VI, Treveri), C 707 .
Rev: VIRTVS MILITVM // TR







Centenionalis ou Nummus frappé à HERACLEE en 317 – Réf : RIC 16 (VII, Heraclea) .
Rev: PROVIDENTIAE AVGG // MHT


Centenionalis ou Nummus frappé à SISCIA – 2ème Officine en 328 / 329
Réf : RIC 215, C 458 - Rev.: PROVIDEN-TIAE AVGG / B // SIS
VIRTVS et PROVIDENTIA représentées sur le monnayage de CONSTANTIN Ier le Grand

Ce n’est que sous la dynastie des VALENTINIENS que va réapparaitre les portes de camps au revers des monnaies de cuivre à l’Atelier de TREVES entre 367 et 375 avec la légende GLORIA ROMANORUM.

Pour VALENTINIEN II



Nummus frappé à TREVES en 367 – 375 – Réf : RIC 29 a
Rev : GLORI-A ROMA-NORVM , S entre les deux tourelles // SMTR

THESSALONIQUE reprendra également ce thème mais avec la légende GLORIA REIPUBLICE //TES et GLORIA REIPUBLICA pour VALENTINIEN II.
Il faut dire que VALENTINIEN à cette époque a contribué au renforcement de la défense du RHIN ; Cela justifie ces courtes émissions.



Rare centenionalis ou nummus de VALENTINIEN 2
Frappé à THESSALONIQUE en 384/389
A noter que l’étoile a été remplacé par un Chrisme
Réf : RIC 59



Un autre exemplaire également frappé à THESSALONIQUE

En 387 et 388 les usurpateurs MAGNUS MAXIMUS et FLAVIUS VICTOR vont à nouveau frapper des monnaies avec la porte de camp mais avec une légende différente SPES ROMANORUM . Nous sommes loin de la Providence et de la Virtus impériales mais caractérise l’espoir des romains dans la valeur de son armée et de ses défenses.
Ces espoirs seront anéantis puisque quelques années plus tard en 406 une grande offensive des Vandales, des Alains et des Suèves venus de l’Est, profiteront de l’hiver et du RHIN gelé pour envahir la Gaule.
Cela mettra un terme à l’Empire romain .


MAGNUS MAXIMUS (383 - 388)


Nummus frappé à AQUILEE en 387 / 388 – Réf : RIC IX 105, 55 (a); Hunter - ; C. 7.
Rev: SPES RO-MA-NORVM. // SMAQP

FLAVIUS VICTOR



Nummus frappé à AQUILEE - Réf : RIC 55 b 1 - LRBC 1004
Rev. : SPES ROMANORVM //SMAQP.

De la monnaie à la réalité ….


Représentation du camp de ZUGMAN (Allemagne)



Et celui de MAASTRICH (PAYS BAS)
 
LES PORTS







Célèbre sesterce de NERON frappé à LYON en 65 - Réf : BN II, 125, 74 var.- RIC 177, 441. C. 252. MacDowall, NNM 161 189, 427
Rev : PORT AVG / S C dans le champ




Sesterce de TRAJAN frappés à ROME EN 107 : 111 - Réf : RIC 471, BMC 770a, C 305
Rev: PORTVMTRAIANI // SC -

En premier le très célèbre port d’OSTIE sur un sesterce de NERON et, en deux sur un très rare sesterce de TRAJAN le PORTVM TRAIANI .
L'empereur TRAJAN a agrandi ce port. Son but était probablement de faciliter le stockage et installations de transbordement des céréales d'Alexandrie à Rome.
La pièce maîtresse de cette nouvelle entreprise a été la création d’un grand bassin hexagonal, construit à une courte distance au sud-est du bassin principal du port de Claudius (Porto di Claudio). Il fût conçu comme un port intérieur ce qui permettait d’accueillir un plus grand nombre de bateaux.
C’est ce bassin qui est représenté sur le revers de ce sesterce.

Le bassin de CLAUDE se révèle inadapté dès le 62 ap JC., lorsqu’une tempête détruisit pas moins que deux cents bateaux. TRAJAN, par conséquent, construisit un bassin intérieur et sûr, de forme hexagonale, en creusant et en allongeant le canal de communication entre le port et le fleuve, l'actuel "canal de Fiumicino", permettant à la fois de se protéger des inondations et de l’ensablement, et d'alléger le trafic à l’embouchure du Tibre.
L'intervention de Trajan améliorera considérablement la capacité et l'efficacité du port de ROME , permettant l'augmentation de la population dans le territoire environnant.

Même le nom fut changé, passant de « Portus Ostiensis » à « Portus Traiani » ou même simplement Portus.

Le bassin de Trajan, révélé et restauré durant les trente dernières années, mesurait 358 m. de côté, occupait une superficie d’environ 33 hectares et permettait l'accostage d’au moins 200 bateaux de grand tonnage. La profondeur moyenne est de 5 mètres, le rivage étant incliné vers la mer et était pavé de grandes pierres, ce qui en facilitait l'entretien.
Au IV è siècle, le port fut protégé par une enceinte défensive, aujourd'hui partiellement visible dans le secteur qui comprend le canal d'entrée au bassin hexagonal et les restes des magasins de Trajan.



J. Blaeu, « Utriusque portus Ostiae delineatio », gravure du. XVII è, Bibliothèque Clémentine de Rome (Clémente de Marigliani, Histoire des ports d'Anzio)



Vue aérienne actuelle de ce bassin.


QUELQUES CONSTRUCTIONS DE TRAJAN

TRAJAN est non seulement connu pour ses qualités militaires mais il fût également un grand bâtisseur et sur ses monnaies on retrouve énormément de représentations de ses œuvres telles que le Forum de Trajan, la colonne Trajane mais aussi les thermes.
En voici quelques représentations :

LE FORUM



Vue actuelle du Forum


Aureus frappé à ROME en 115 - Réf : RIC 256, BMC 509, Vagi 1230, C 168
Rev: Pas de légende . En exergue : FORVMTRAIAN - Facade du Forum de TRAJAN.

Celui-ci est composé de six colonnes, d’une arche centrale de quatre niches contenant des statues et sur la corniche un quadrige de face entouré de six statues de part et d’autre.
Réf : Cohen 167. RIC 257 Calicó 1029 Biaggi 493


LA BASILIQUE ULPIA

La Basilique Ulpia (Basilica Ulpia) fut construite entre 106 ap JC et 113 ap.JC date de l'inauguration du Forum de TRAJAN, sur ordre de l'Empereur TRAJAN qui lui donna le nom de sa famille, Marcus Ulpius Traianus.
C'était la plus grande basilique de ROME, avec 170 mètres de long (120 mètres sans les absides) et 60 mètres de large. La basilique était de forme rectangulaire avec des absides à chaque extrémité.


Aureus frappé à ROME en 112 - Réf : RIC II 247; Strack 202b; BMCRE 492; Calicó 988; cf. Cohen 42-43.
Rev : BASILICA VLPIA en exergue -
Ex Vte Triton VIII, Lot: 1131. du 10 Janvier 2005 - Collection Tony HARDY


La COLONNE TRAJANE

La colonne Trajane (en latin : Columna Traiani) est un monument situé à ROME sur le Forum de TRAJAN, au centre d'une place rectangulaire, derrière la Basilica Ulpia entre les deux bibliothèques et face au temple de TRAJAN . Celle-ci fut érigée en 113 par TRAJAN pour immortaliser les campagnes qu'il mena contre les Daces en 101 - 102 et 105 -107.
Le fût est une mine de renseignements extraordinaires sur les arts, les mœurs et l'équipement militaire, tant des Romains que des Daces puisqu’il développe en tout environ 200 mètres d'une frise de 2500 personnages en bas reliefs disposés sur 23 spires !
Les reliefs, considérés comme un des chefs-d’œuvre de la sculpture romaine, montrent un récit de 184 scènes de batailles, mais aussi des mouvements de troupes, des travaux de fortifications, des sacrifices, des ambassades et des soumissions avec des décors de rochers, arbres, bâtiments qui semblent bien se référer à des événements particuliers et vécus.
Les scènes de travaux accomplis par les soldats sont particulièrement riches en détails tels que ponts, forts, camps ou vues de fleuves et de fortifications à vol d'oiseau, appartenant probablement à la tradition de la peinture romaine des vues triomphales, dont on portait les panneaux en procession lors des triomphes des généraux victorieux, dont on voulait montrer au peuple les exploits et faits de guerre les plus marquants.



Gravure du XVIème Siècle d' Ambrogio Brambilla



Gravure de Piranèse, XVIII° siècle



La place de la Colonne Trajane, gravure de Guisueppe Vasi, milieu du XVIII° siècle.



Vue actuelle





Détails de la colonne




Aureus frappé en 115 à ROME – Réf : RIC 292 – BMC 292 – C. 557
Rev: S P Q R OPTIMO PRINCIPI



Denier frappé à ROME en 114 – 115 – Réf : RIC 307 – C. 115
Rev : COS VI P P S P Q R



Sesterce frappé à ROME en 112 - 115
SPQROPTIMOPRINCIPI
Banti 298



Dupondius frappé à ROME en 115 – 116 – Réf : RIC 679 -BMCRE p. 219 - C. 360
Rev : SENATVS POPVL-VSQVE ROMANVS S C



Dupondius frappé à ROME en 114 - Réf : RIC 603v, Cohen 563, BMC 995

Anecdote : NAPOLEON Ier s'inspirera de la colonne Trajane pour construire celle de la Grande Armée, actuelle place Vendôme à Paris.

Cette colonne a été élevée sur la Place des Victoires à la gloire des Armées Françaises en l'an 1810, par les ordres de Sa Majesté Impériale et Royale Napoléon le Grand, terminée par la description de la Statue pédestre du général Desaix.


LE CIRCUS MAXIMUS

Le Circus Maximus est un immense édifice public de ROME, situé dans la vallée de la Murcia entre le Palentin et l'Aventin, où étaient organisées des courses de chars.
Circus Maximus signifie en latin : « le très grand cirque ». Dans ses dimensions maximales, atteintes au IIIème siècle , il pouvait accueillir environ 380 000 spectateurs, ce qui en fait de loin le plus grand édifice sportif jamais construit.


Maquette du Circus Maximus


Gravure du Circus Maximus, attribué à Ambrogio Brambilla

En 549 eut lieu la dernière course, après laquelle le Circus Maximus fut abandonné et tomba en ruine.Au cours du Moyen Age , les pierres et les marbres des gradins et tribunes furent progressivement réemployés dans la construction des divers églises et palais. Après la Renaissance, il ne restait presque plus rien de la grande construction. Bien souvent tous ces édifices terminèrent ainsi : en carrière. C’est ainsi que l’on trouve souvent des pierres de réemploi dans des constructions postérieures.







Sesterce frappé à ROME en 112 - 115 - Réf : RIC 571, C 545
Rev: S P Q R OPTIMO PRINCIPI // SC - Le Circus Maximus bavec en son centre l'obélisque.


Magnifique Sesterce de CARACALLA ayant pour thème Circus Maximus.
Frappé en 213 - Réf : RIC IV 500a; BMCRE 251; Hill 1372; Hill,
Monuments, 73; Cohen 236; Platt-Hall 1720

LES VOIES ROMAINES


LA VIA NOVA TRAIANA

La Via Nova Traiana a été construite par Trajan. Elle était appelée "Via Nova Traiana", afin de lA distinguer de la Via Traiana ;




Aureus frappé à ROME en 112 / 114 – Réf : RIC 266, BMC 484, C 647
Rev: S P Q R OPTIMO PRINCIPI // VIATRAIANA - Via Traiana allongée à gauche tenant une roue et une branche.

Sesterce frappé à ROME en 115 / 116 d’un même revers et titulatue. Réf. : RIC 636, BMC 986a.

Sesterce également frappé à ROME - Réf : NAC 29 #535
Rev: SENATVS POPVLVS QVE ROMANVS // VIATRAIANA /SC -
Les AQUEDUCS

L’AQUA TRAIANA ou l’AQUEDUC DE TRAJAN a été construit en 109 sous le règne de TRAJAN.
Il est alimenté par les sources des monts Sabatini au nord du lac Sabatinus (aujourd’hui connu sous le nom de lac de Bracciano), au nord-ouest de ROME.
Ci-dessous une représentation de cet aqueduc sur un dupondius de TRAJAN



Sesterce frappé à ROME en 112 / 117 – Réf : RIC 608, BMC 975
Rev: S P Q R OPTIMO PRINCIPI // AQVA/TRAIANA - Aqua Traiana couché à gauche sous une arche.


Dupondius frappé à ROME en 112 / 114 – Réf : RIC 464, C 22
Même revers et même titulature.


Le STADIUM DE DOMITIEN


Construit sur le Champ de Mars par l'empereur du même nom, le stade de Domitien ne possédait ni spina ni carceres. La place Navonne occupe désormais l'emplacement du stade et a conservé ses dimensions et ses formes.

Le Stade de Domitien était un stade pour des compétitions athlétiques dans la Rome Antique.








Très rare Aureus de SEPTIME SEVERE frappé à ROME en 206 comme aussi la seule représentation de ce stade sur une monnaie.
Réf : RIC 260 - BMCRE 319, pl. 35. 4 - C 571 6 CALICO 2518. Monnaie citée dans le BM. Il existerait uniquement 4 monnaies de ce type enregistrées.



Aureus de SEPTIME SEVERE montrant les jeux du cirque. Réf : RIC 274 - C 254
Frappé à ROME en 202. Galère voguant à gauche, animaux en dessous et 4 quadriges au dessus.


LE NYMPHAEUM

Le nymphaeum, dans la Grèce antique et de Rome, était un monument consacré comme son nom l’indique aux nymphes.
Ces monuments étaient à l'origine naturelle des grottes, que la tradition affectés à l'habitat local nymphes. Ils sont parfois disposés près d’une source de façon à fournir un approvisionnement en eau, au Pamphylian. Un nymphaeum dédié à une nymphe locale de l'eau, Coventina, a été construit le long du mur d'Hadrien, en BRETAGNE.

Ici est représenté le nymphaeum de JERASH en JORDANIE construit en191 AD. La fontaine était à l'origine agrémentée de marbre sur le niveau inférieur, en stuc peint à l'étage supérieur, et surmonté d'une demi-dôme.



L'eau coulait en cascade par le biais de sept lion sculpté la tête dans les petits bassins sur le trottoir.
La majorité d'entre eux étaient construits en rotonde, et sont ornés de statues.
Ils avaient une triple utilisation : sanctuaires, des réservoirs et salles de réunion où étaient célébrés des mariages.


Mosaïque de Neptune et d'Amphitrite à Herculanum, dans la "Maison de Neptune et Amphitrite".


De nombreux nymphaeum ont été construits à ANTIOCHE, CONSTANTINOPLE, en AFRIQUE et une vingtaine ont été découverts à ROME.



Aureus d'ALEXANDRE SEVERE frappé à ROME en 226 - Réf : RIC 58 - C 298
Rev: P M TR P V COS II P P -Représentation de la façade d’un Nymphaeum
 
Les AUTRES TEMPLES

Les représentations de temples sur les revers de monnaies de l’Empire sont communes à tous les empereurs et il n’est pas possible de les représenter tous.

Ils sont dédiés aux nombreuses divinités romaines.

Dans cet article je n’en présenterai que quelques exemplaires.

Il s’agit souvent de temple Octostyle qui désigne un temple de style grec ayant huit colonnes en façade. Un temple ayant seulement 2 colonnes en face se nommerait distyle , 10 colonnes décastyle, etc. Sachant que le rapport du nombre de colonnes en façade par rapport au nombre de colonnes sur les côtés dans les temples grec est toujours égal à 2n+1 (pour n colonnes en façade).



Denier de NERON frappé à ROME en 65 - 66 - Réf. : RIC 62, BMC 104, S 1946, C 335
Rev: VESTA - Temple de VESTA avec six colonnes . VESTA y est assise tenant une patère et un sceptre.



Sesterce de TRAJAN frappé à ROME en 104 / 107 - Réf : RIC 575 v. C 552 v
Rev. : S P Q R OPTIMO PRINCIPI // S C Temple octostyle (huit colonnes)




Dupondius de TRAJAN frappé à ROME en 103 - Réf ; RIC 576 - C 554
Temple octastyle avec Pax, la Paix debout de face et Jupiter assis




Denier de DOMITIEN avec au revers le Temple de CYBELE



Aureus de DOMITIEN frappé en 73 à ROME- Réf : RIC 230 (Vespasian), BMC 412 (Vespasian), Vagi 1067

Rev: VESTA - Temple de Vesta avec 4 colonnes ; statue de Vesta debout à gauche avec deux autres statues de part et d'autre .




Aureus d'HADRIEN frappé à ROMME en 119 - 125 - Réf : RIC 156, Calicó 1320, C.1083
Rev: P M TR P COS III - Temple dédié à HERCULE avec deux colonnes; Hercule debout de face la main posée sur une massue et tenant une pomme de l'autre. Le dieu rivière allongé à gauche la main levée.




Aureus de FAUSTINE frappé par son mari ANTONIN LE PIEUX - Réf : RIC 354 (Antoninus Pius), BMC 83 (Antoninus Pius), C 64
Rev: AETERNITAS - Temple avec six colonnes, avec au centre statue assise de face, la représentant.



Temple même revers Réf : RIC. 1115 – C. 65- BMC 1506




Aureus de CARACALLA frappé à ROME en 215 - Réf : RIC 270a, BMC 148, C 317
Rev: P M TR P XVIII COS IIII PP - .CARACALLA opère un sacrifice au dessus d’un autel
allumé devant le Temple de VESTA.



Aureus de JULIA DOMNA frappé à ROME EN 207 - Rev.: VESTA MATER
Même type de revers que la monnaie précédente - Réf : Bauten 6. Biaggi 1161; BMC p. 169, 97; Calicó 2651; Coh. 239; Hill 886; RIC 586; Sear II 6570.



Sesterce de CALIGULA frappé à ROME en 37 / 38 - Réf : BMC 41; Coh. 9; RIC² 36.
Rev : CALIGULA faisant un sacrifice au Divus Augustis devant un temple hexastyle (6 colonnes).




Médaillon d’or de 4 aurei frappé à TREVES pour CONSTANCE CHLORE - Ref : C. 305
Rev: TEMPORVM FELICITAS // CAESSXIIIICOSSV / PTR - CONSTANCE CHLORE et GALERE debout, face à face sacrifiant au dessus d’un autel devant un temple à 4 colonnes en arrière plan un joueur de flute et 4 témoins.



Antoninien de PROBUS frappé à ROME en 281 – 6ème émission – Réf / RIC 183 –
Bust type H.
REV.: ROMAE AETER. Rome assise dans un temple tenant une Victoire et un sceptre.
Vente Dr. Busso Peus 374, 23 Avril 2003

Un autre exemplaire du même type pour la 4ème Emission de ROME en 279



Vente Dr. Busso Peus 374, 23 Avril 2003



Sesterce de MARC AURELE frappé à ROME en 173 - Réf : RIC 1076, BMC 1446, C 534
Rev: IMP VI COS III // RELIG AVG - Mercure debout à gauche sur un piédestal, dans un temple à quatre colonnes à fronton cintré, tenant une bourse de la main droite et un caducée de la gauche ; Les quatre colonnes sont formées par des Termes ; dans le tympan, on voit une tortue, un coq, un bélier, un caducée, un casque ailé et une bourse, (tous les attributs du dieu Mercure).




Follis de MAXENCE frappé en 308/310, à TICINUM 2ème Officine Réf : RIC 108



Monnaie identique Réf : RIC VI 102/
Sur ces Folles (pluriel de follis) de MAXENCE : Rev : CONSERV VRB SVAE
« Conservatores Urbis Suae » (Les protecteurs de leur Ville)
Temple hexastyle avec fronton triangulaire décoré de statues et orné d'une couronne ; à l'intérieur, statue de Rome casquée et drapée, assise sur un bouclier à gauche, tenant un globe et une haste pour les deux premières quant à la troisième l’Empereur offrant (le monde) représenté par un globe à la ROME éternelle.



Sur un Centenionalis de CONSTANTIN Ier le Grand,
Victoria (La Victoire) assise à droite sur un cippe tournée à gauche,détournant la tête à droite, tenant une palme dans chaque main ; devant elle à gauche, un trophée et un captif agenouillé à gauche sur lequel elle pose son pied droit ; dessous, un bouclier.
Réf : C.91 - RIC.35A (R3) - Foss 85.
Cette monnaie a été frappée à Constantinople, 1ère off. En 328



Rare Follis du DIVVS GALERIVS frappée après sa mort en 311 par MAXENCE
Atelier ROME - RIC 248 - Temple à fronton circulaire surmonté d'un aigle, les portes fermées. Sur cette monnaie les porches laissent entrevoir des victoires.










Folles de ROMULUS, fils de MAXENCE temple à dôme circulaire, les portes entr’ouvertes, surmonté d'un aigle debout à droite, tournant la tête à gauche


AUTRES REPRESENTATIONS ARCHITECTURALES

LES CIPPES

La définition du cippe « cippus » c’est une pierre dressée sur laquelle était placée une inscription destinée à préserver la mémoire d'un événement. Ils étaient utilisés pour divers usages, à la fois religieux et séculiers et marquaient parfois l'emplacement d'une sépulture familiale; ils pouvaient aussi servir de bornes.



Cippe romain d'ANGOUSTRINE



Cippe, chaise de Consul romain, Musée lapidaire, Avignon



Denier de DOMITIEN frappé à ROME en 88 - Réf : RIC² 601, C 73.
Rev.: Cippe sur lequel est écrit COS / XIIII / LVD / SAEC / FEC

Sur des monnaies de PHILIPPE I, de son fils PHILIPPE II et d'OTACILIA SEVERA


Aureus de PHILIPPE I frappé à ROME en 248 - Réf : RIC 24a, C 191

Rev: SAECVLARES AVGG - Cippe sur lequel est écrit COS/III.



Antoninien de billon frappé même atelier en 248 / 249 - Même revers.




Sesterce frappé à ROME en 247 - Réf : RIC V 165 var. - C. 6 var.
Ex Amphora Coins List 78 (September 2001), no. 261.



Aureus de PHILIPPE II frappé à ROME en 248 - Réf : RIC 225 (Philip I), C 77
Rev: SAECVLARES AVGG - Cippe sur lequel est écrit COS/II.



Antoninianus non décrit de PHILIPPE II frappé à ANTIOCHE en 248.
Rev: SAECVLARES AVGG - Cippe sur lequel est écrit COS/III.



As de cuivre d'OTACILIA SEVERA frappé à ROME en 248 - Réf : RIC 202 b - C. 69
Rev. : SAECVLARES AVGG S—C, Cippe.




Antoninien de GALLIEN frappé à LYON en 285 - Réf : RIC 22 - C 397
Rev : IOVI VICTORI, Jupiter nu debout à gauche sur un cippe, tenant une victoriola de la main droite et un sceptre long de la gauche ; sur le cippe est inscrit en deux lignes IMP/ CES.


Centenionalis ou Nummus frappé à ROME en 318 / 319 - Réf : RIC 162
Rev: SAECVLIFELICITAS / P / R // R - sur un cippe, bouclier sur lequel est écrit AVG




Exceptionnel et unique médaillon ou Miliarense lourd de CRISPE
Frappé à THESSALONIQUE en 320/321
Rev. VOTA ORBIS ET V – RBIS SEN ET P R - Cippe sur lequel est inscrit en 4 lignes XX / XXX / MVL / FEL // •TS•E•. C
Deux étoiles de part et d’autre du cippe. Des flammes apparaissent en haut du cippe

Ces médaillons originaux furent frappés en faible quantité dans trois ateliers AQUILEE, SISCIA et THESSALONIQUE pour
Constantin I, Licinius I, Crispus and Constantin II. Une dizaine d'exemplaires sont connus.
Cette monnaie serait le deuxième exemplaire connu pour l'atelier de THESSALONIQUE, le premier étant au nom de
CONSTANTIN Ier (apparue lors de la vente TKALEC en 2002 - lot n°248)



Centenionalis de CONSTANTIN Ier le Grand, Victoria (La Victoire) assise à droite sur un cippe tournée à gauche, détournant la tête à droite, tenant une palme dans chaque main ; devant elle à gauche, un trophée et un captif agenouillé à gauche sur lequel elle pose son pied droit ; dessous, un bouclier.
Réf : C.91 - RIC.35A (R3) - Foss 85. Cette monnaie a été frappé à CCONSTANTINOPLE, 1ère officine En 328

LES AUTELS ET BUCHERS FUNERAIRES


Je n’évoquerai pas ici celui de LYON puisqu’il en est déjà fait allusion plus haut, ni les revers où apparaisse un petit autel avec une divinité en train de faire un sacrifice et qui sont très nombreux dans l’iconographie des revers des SALUS, CLEMENTIA, PIETAS ou autre GENIO POPULI ROMANI etc…
Ceux-ci sont essentiellement représentés sur les monnaies de CONSECRATIO qui seront évoquées dans un autre article.

Je n’illustrerai ici que quelques autels qu’il ne faut surtout pas confondre avec les cippes.

Pour CLAUDE LE GOTHIQUE, les autels peuvent être représentés tout simplement, ou divisés en quatre caissons, ornés d’une guirlande, avec ou sans feu.



Aureus du Divin ANTONIN LE PIEUX frappé après sa mort à ROME en 161– Réf : RIC 435 (Marcus Aurelius), C 163
Rev: CONSECRATIO – Bucher funéraire . 161 (Rome)



Denier du même Empereur frappé à ROME EN 161 – Réf. : RIC 430 – C 155/156
Rev.: CONSECRATIO – Aigle sur un autel



Un autre denier frappé à la même date et dans le même atelier pour le Divin ANTONIN
Réf : RIC 436 – C 164
Rev : CONSECRATIO : Bûcher funéraire surmonté d'un quadrige vu de face conduit par ANTONIN..



Sesterce du même type pour le Divin ANTONIN LE PIEUX – Réf RIC (Marcus Aurelius) RIC 1266 frappé par le même atelier la même année.



Aureus frappé à ROME en 140 – 144 - Réf : RIC 408 – BM 792
Rev: TR P XXXIIII M P X COS III P P – MARC AURELE debout à gauche sacrifiant au dessus d’un autel et tenant un sceptre.



Sesterce du Divin MARC AURELE – Réf : RIC 657 – BMC 85 frappé par COMMODE
Après la mort de MARC AURELE – Rev. : CONSECRATIO S C Aigle sur un autel
.

MONNAIES COMMEMORATIVES DE TRAJAN DECE
Pendant l'année 250, l'Empereur TRAJAN DECE va produire dans l'atelier de ROME une émission d'antoniniens de restitution, commémoratifs pour certains empereurs qu'il avait qualifié de "bons Empereurs'
La liste des empereurs restitués comprend pour le premier siècle : AUGUSTE, VESPASIEN, TITUS et NERVA, et pour le deuxième siècle : TRAJAN, HADRIEN, ANTONIN LE PIEUX, et curieusement COMMODE. Et pour le troisième Siècle SEPTIME et ALEXANDRE SEVERE.
Il est à noter que dans la série des 'Divi', il existait deux types de revers l'un représentant l'aigle, qui porte l'âme vers les cieux, et le deuxième celui qui nous concerne ici, le type à l'autel.

En voici quelques représentations :



Pour AUGUSTE - Réf RIC 78



Pour TITUS - Réf : RIC 82b, C 405



Pour TRAJAN - Réf : RIC 86a, C 590



Pour ANTONIN LE PIEUX - Réf : RIC 90, C 1189 A




Pour SEPTIME SEVERE - Réf RIC 96, C 800



Pour ALEXANDRE SEVERE - Réf : RIC 98, C 598


Voyons maintenant les fameux Antoniniens de CONSECRATION de CLAUDE LE GOTHIQUE que nous trouvons fréquemment en détection.... de même que les fameuses imitations radiées, véritable monnaies de nécessité émanant d'ateliers italiens ou d'ateliers irréguliers locaux pour palier aux manques de numéraires dans ces périodes de troubles ...

Les imitations radiées sont souvent appelées minimi ou d'imitations barbares.



Antoninien frappé à MEDIOLANUM en 268 - 270 - Réf RIC 261 k




Même monnaie pour l'atelier de SISCIA 1ère Emission, 3ème Officine
Réf : C.52 var. - RIC.261 var. - Alföldi7 /5 var. - Göbl160 c4 var. - Cunetio-
Autel allumé et décoré de quatre caissons.



Variante avec Autel décoré d'une guirlande



Avec Bucher funéraire (monnaie rare)




Nummus de CRISPUS frappé à LONDRES - Réf RIC 279 a
Rev : BEATA TRA***NQLITAS, globe sur un autel sur lequel est inscrit VO/TIS/XX//PLON (trois étoiles au dessus



La même monnaie frappée à TREVES - Réf : RIC 378
Rev : VO TIS XX // •STR•

REPRESENTATION DE VOUTE



Sur un Miliarense de CONSTANTIN 1er le GRAND frappé à SIRMIUM en 307 - 337
Réf : RIC 15 – C 149 – GNECCHI I, pl. 291
Au revers CONSTANTIN Ier est entouré de ses fils, CRISPUS et CONSTANTIN II, sous une voûte et à droite.
Une monnaie semblable existe pour JULLIEN II l’APOSTAT
 
LES ROSTRES

Les rostres, nom donné à la tribune où, dans le Forum romain, les orateurs montaient pour parler au peuple, parce qu'elle était ornée d'éperons de navires pris aux Volsques d'Antium dans la guerre latine
Plusieurs Rostra furent construites à différentes périodes de l’histoire de ROME : le Rostra Vetera , le Rostra Augusti, le Rostra Juli et le Rostra palman
C’était une construction de forme souvent circulaire, surmontée d'une plate-forme qu'entourait un parapet et que protégeait une sorte de dais en pierre ; le tout était supporté par des arcades dont les piliers étaient ornés des éperons en question.
Une belle représentation de Rostra sur un denier de Marcus Lollius Palicanus (45 avant JC)

La tribune des rostres est surmontée par une sella curulis.



Essai de reconstitution d’une Rostra.



La Rostra vue du Clivus Capitolinus



Une exception est ici faite pour la représentation d’une Rostra puisque celle-ci est figurée sur un denier de la République romaine de Lollius Palicanus daté de 45 avant JC représentant une vue de la Rostra dans le Forum surmontée par une sella
Réf : Crawford 473/1; Syd 960.



Le dessin de ce revers montrant bien les rostres de bateaux



Sesterce d’HADRIEN frappé à ROME en 124 – 128 – Réf : RIC 640, Banti 203, C 417
Rev. : COS III // SC – Hadrien debout à gauche sur une Rostra dans le Forum s’adressant à quatre citoyens ayant la main levée en signe d’acclamation. En arrière plan temple avec 4 colonnes.




Denier d’AUGUSTE frappé en 13 av. JC par Sulpicius Platorinus Ref : RIC 407, RSC 529, BMC 115 Rev : C SVLPICIVS PLATORIN représentant Auguste et Agrippa assis cote à cotesur une rostra.

LES STATIUES



Statue équestre de TRAJAN représentée sur un de ses deniers frappé à ROME en 113
Revers : S P Q R OPTIMO PRINCIPI Statue équestre de TRAJAN à droite
Réf : RIC II 291 var. (buste drapée).
[

Denier de TRAJAN sur lequel figure la colonne érigée par cet Empereur surmontée d’une statue le représentant. A la base de la colonne : deux aigles.
Réf : RIC 307, RSC 115, BMC 522

LE LARAIRE

Le laraire est un petit temple miniature placé dans l'atrium de la maison. Sur l'autel, brûle en permanence un feu. C'est le chef de famille (pater familias) qui dépose des offrandes faites de fleurs, parfums, vin, miel et gâteries, à certaines dates: calendes, nones, ides, anniversaire du maître, naissances, mariages et décès.



Laraire gallo-romain de Rezé
Exposition "Traces humaines" La Loire-Atlantique de la Préhistoire aux Vikings du 24 mars 2006 au 31 août 2007. Prolongation jusqu'au 30 septembre 2009



Laraire (maison des Vettii, Pompéi)



Le laraire de la maison du poète - Pompéi (photo © Patricia Carles)

Le lararium a la forme d'un petit temple. Au centre, le chef de famille, flanqué de deux Lares qui brandissent une coupe en forme de corne. Un serpent, génie protecteur que possédait chaque habitation, rampe à leurs pieds. Le "génie" protégeait les hommes; les femmes, quant à elles, étaient toutes sous la protection de Junon. Pour ceux qui ont suivi les fouilles de MARQUISE près de BOULOGNE SUR MER, la trouvaille d’une sculpture en forme de serpent doit leur rappeler quelque chose …



Sur le sesterce de DOMITIEN frappé à ROME en85 on peut y apercevoir l’Empereur voilé,
debout en train d’effectuer un sacrifice au dessus d’un autel allumé, placé devant un laraire dédié à MINERVE.
Réf. : RIC 277, (RIC [1962] 256), Cohen 491, BMC 296

C’est ainsi que ce termine ce petit dossier concernant les différents panoramas de la construction et de l’architecture chez les romains.
J’espère que cette petite étude vous fera découvrir ou redécouvrir les travaux qu’ils ont effectués durant l’Empire.

Chaque semaine les médias nous font part de nouvelles découvertes et certaines sont en rapport avec cet article.

Aujourd’hui nous avons encore la chance de pouvoir admirer quelques uns de ces chefs d’œuvres.
A chaque fois nous ne pouvons qu’être admiratifs sur le savoir de nos ancêtres, et suis sûr que lorsque vous regarderez le Pont du Gard ou autre chef d’œuvre, vous ne le ferez plus de la même façon et que vous prendrez d’avantage conscience de l’immense prouesse technique.
Il ne faut pas oublier qu’à l’époque il n’y avait pas du tout les mêmes moyens qu’aujourd’hui que ce soit de l’ébauche à la réalisation.
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