J12 BURGOS / LEON

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29 MAI 2007

 

 

 

 

Une vraie nuit de sommeil dans un vrai lit avec des vrais draps. Je me réveille tôt, vers 6h15, les habitudes ne se changent pas si vite. Bernard fait surface un peu plus tard. C’est calme, la rue en bas est vide et la pendule digitale de la pharmacie, en face, égraine les minutes, et de temps en temps affiche la température – Brrr ! Plus 4°C ce matin en pleine ville. Burgos n’est vraiment pas très accueillante pour nous.

Le ciel est clair, parsemé de petits nuages roses et frais comme la température.

Ce matin nous prenons notre temps : nous n’avons rien à faire si ce n’est déjeuner et nous rendre à la gare avant midi.

Le petit déjeuner, ce sera dans le bistro en face de l’hostal. La rue s’est un peu animée avec les gens qui vont travailler, prennent un cafe con leche et s’en vont. 9H, les rues se vident et le café se désertifie, nous sortons arpenter les rues de Burgos.

Lentement, calmement, nous profitons des premiers rayons du matin qui réchauffent un peu l’atmosphère et donne un nouvel éclat aux immeubles.

Nous demeurons un long moment sur la place (est-ce la plaza mayor ?) à observer les passants et les pigeons, les camionnettes de livraisons se succèdent dans un silence relatif.

Encore quelques photos en passant et nous nous dirigeons au pas du promeneur vers la gare.

Trois Allemandes attendent aussi le train. Elles vont vers Madrid, en route pour le retour. Elles feront le reste du pèlerinage une autre année.

Nous les connaissions de vue, mais on n’avait pas encore eu l’occasion de parler aussi longuement. Dommage, au moins l’une d’entre elles manie le Français avec aisance.

Le train est en retard et le petit vent, sur le quai nous rappelle qu’il ne fait pas chaud. Les wagons sons confortables, il y a de la place pour étendre les jambes et bouger. Il y a du monde mais ce n’est pas bondé. Nous profitons de cette parenthèse d’une heure et quelque pour avaler nos bocadillos. A 14h15 le train s’arrête en gare de Leon : la seconde partie du voyage commence.

 

D’autres pèlerins descendent aussi du train. Des Allemands semble t’il. Leon est pour beaucoup un point de départ ou le point de redémarrage de ceux qui font le voyage en plusieurs fois.

En sortant de la gare nous cherchons un peu à nous orienter : nous ne connaissons pas Leon et comme la gare n’est officiellement pas sur le Chemin il n’y a pas de marquage.

Après quelques mètres on nous glisse un plan de la ville entre les mains. C’est un pèlerin Français qui rentre. Il nous donne deux ou trois indications rapides et nous sommes repartis avec le sac visser sur les épaules. Le centre c’est tout droit, l’albergue que nous cherchons est Plaza Santa Maria del Mercado, une petite place qui donne sur la Rua et que personne ne semble connaître. Le plan nous aide bien.

L’auberge est vaste, tenue par une communauté religieuse dont le couvent ou monastère est jute à coté, 180 lits ou plus. Dans notre dortoir de nombreux lits restent vides, il n’y a personne au dessus de moi, ni au dessus de Bernard. C’est « donativo » donne qui peut ou qui veut, nous laissons chacun 5€ mais beaucoup ne laissent rien. Demain matin le petit déjeuner est inclus – ne rien donner me semblerait totalement anormal.

 

Nous profitons du soleil pour étendre notre lessive (un tee-shirt, un slip, et chaussettes. Les séchoirs sont fixes et à l’ombre – çà ne va pas sécher comme souhaiter et je râle un peu tout seul dans mon coin et dans ma barbe. Cà me vaut le premier contact avec un Clermontois qui travaille chez Michelin et fait le voyage avec son épouse : pince sans rire il me fait remarquer que je ne suis pas vraiment dans l’esprit du chemin, qu’en arrivant plus tôt les séchoirs étaient au soleil et que de tout façon Dieu qui est grand fera le nécessaire ; Son clin d’œil complice me fait comprendre qu’il faut écouter tout cela au second degré. 

 Go, partons à la conquête de Leon et de ses trésors.La ville est très animée. La cathédrale n’ouvre qu’à 16 heures et en attendant  Bernard continue à penser « portable ». cette fois dans la boutique on arrive à bien se faire comprendre et l’échange de carte SIM est tenté. Comme on nous l’avais dit : tout marche bien jusqu’à ce que Bernard tape son code : message d’erreur code réseau incompatible ; Maintenant on en est sur : pas question de s’acheter un portable àn groupe de femmes en tenues folkloriques nous fait une petite danse accompagnée de chants sur la place avant de disparaître dans les rues.

Un groupe de scolaires piaille dans les rues autour de la cathédrale en cours de restauration

La cathédrale est remarquable, riche, mais plus dépouillée que celle de Burgos. Nous visitons le cloître – photos interdites – nous sommes seuls : on ne va pas se gêner. Bernard ne l’avait pas vu l’an dernier.

La visite de la ville suit le balisage du Chemin, c’est classique. Demain on pourra donc prendre un petit raccourci pour sortir de la ville.

Un petit bistrot pas cher, une ancienne brasserie sans doute 7h30, nous sommes seuls on nous sert un repas très correct, pas cher pour une grande ville.

9h : Je plonge dans le sommeil, un peu difficile car il nous manque la fatigue de la marche et surtout il me manque un traversin. Au matin c’est surpris et en sursaut que l’appel au petit déjeuner me tire d’un sommeil profond. Je ne suis pas le dernier, mais presque.