J7 LOGRONO / NAJERA

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24 MAI 2007

Une belle étape de 27km en perspective. En dépit des prémices d’hier soir le temps s’annonce clément. Je me suis abondement tartiné de Mytosil et nous sommes en ordre de marche dès 6h30. Il faut bien dire que le dortoir au plafond bas, avec des poutres dans tous les sens n’invite pas au farniente.

Jamais encore nous ne sommes partis si tôt. Le petit tour d’hier soir en ville nous permet de prendre quelques raccourcis par rapport au balisage. Il n’en reste pas moins que la sortie de la ville me semble bien longue.

En une heure nous parvenons enfin à quitter le tissu urbain et renouons avec la campagne. Ivan souffre visiblement. Avec Arlette ils envisagent de nous quitter pendant cette étape.

La piste que nous suivons est une piste cyclable, en fait elle est très fréquentée par la population locale qui fait son jogging matinal et les buen camino fusent de la part de ceux qui nous croisent ou de ceux qui nous doublent en courant. La piste mène vers une retenue d’eau en sortie de ville, les Logronais viennent y pécher, et le week-end, si j’en juge par les installations, c’est un lieu de promenade et de pique-nique familial.

 

Le chemin monte en pente douce vers Navarette, le petit déjeuner (1 café et quelques biscuits, un peu de pain et de miel) est maintenant bien loin. A 9 h à l’entrée de Navarette nous avons un petit creux. Ivan et Arlette nous font leurs adieux. Des pèlerins à vélo nous font la photo de famille devant le panneau d’entrée de la ville et nous nous séparons.

Le petit creux est de plus en plus sensible. Un bar nous propose ses tables en terrasse, il est tout prêt d’une albergue et de nombreux pèlerins sont déjà attablés. Le temps de commander nos cafe doble pas Americano, un sandwich au jambon (du Serano) et voilà Yvan et Arlette. La séparation aura été brève.

Des nouvelle de Roland et Françoise : Raymond a de nouvelles ampoules. Ils vont s’avancer doucement jusqu’à Logroño, une petite étape de 12 km et, après cette journée de repos relatif ils tenteront de nous rejoindre, soit  à Santo Domingo, soit à Belorado.

Le temps de se restaurer et cette fois nous nous séparons vraiment du couple Ivan et Arlette.

Nous ne sommes plus que trois. Bernard a tenté de nouvelles chaussettes, elles sont plus fines et des ampoules se forment. Prises d’assaut au « compeed », elles ne persisteront pas.

Le chemin poursuit sa lente ascension à travers les vignes de la Rioja. Ce soir nous goûterons ce vin réputé. Le ciel est gris, Maurice semble avoir un peu le blues. Passé l’alto de San Anton, à près de 680m, le chemin redescend vers Najera, plus que 9 km. La vue d’un village en contre bas nous fait croire un instant que l’étape est proche, à moins d’une heure. Mais non, 9 km çà ne fait pas une heure, nous devrions pourtant le savoir, mais la déception est cruelle et les derniers kilomètres sont maintenant mal venus, indésirables, en trop.

La descente se poursuit en milieu urbain, et çà n’est pas agréable

Le soleil est revenu, la lessive sèche, mais la douche est froide, très froide. Cette étape m’a semblé longue et je commence à m’inquiéter des quelques étapes de plus de 30 km qui sont bientôt au programme. En effet on vient de faire deux étapes de 7 h et demi, çà fera des étapes d’une heure de plus. J’espère que je vais tenir et Bernard ne me semble pas si en forme que çà, j’ai bien senti une pointe de doute ce soir en approchant de Najera avec le vent dans la figure.

Heureusement l’étape de repos (Burgos / Leon) approche, nous en avons besoin. Elle sera d’un bon réconfort.

L’auberge ce soir est agréable, claire et située en bordure d’un petit cours d’eau. Verdure, soleil retrouvé, la lessive sèche – retour à la sérénité, demain sera un autre jour et pour le moment çà va bien.

J’attends des nouvelles de Nathalie qui a du passer ses épreuves. Les cartes postales d’hier, il va falloir les écrire et aussi trouver des timbres – ici les timbres sont soit dans des distributeurs soit dans les tabacos, pas forcement là ou se vendent les cartes, autre pays autres mœurs.

Ce soir, exceptionnellement on a fait des courses, on mange à l’auberge. nous nous sommes offert une bouteille de Rioja qui nous change des boissons râpeuses et acides qu’on nous sert le plus souvent sous l’appellation vino de la casa