J0 RONCEVALES

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 17 MAI 207

 

Ce matin départ d’Oloron en voiture, direction Saint Jean Pied de Port. Les sacs sont chargés après une dernière vérification. Il ne faut rien oublier, il ne faut pas non plus les remplir inutilement, chaque objet pèse un peu et dès demain ils seront sur les dos et non dans un coffre de voiture.

Il y a de l’animation dans les rues de Saint Jean, beaucoup de touristes en conglomérats denses en ce jeudi de l’Ascension.

 Un peu d’argent liquide dans un distributeur, un repas dans un petit restaurant un peu à l’écart  des circuits touristiques et nous sommes repartis. Une halte obligatoire dans une venta pour se procurer un future petit déjeuner pour demain matin plus quelques bricoles traditionnelles que Geneviève et Jocelyne emporteront avec elles et nous affrontons le premier col de notre voyage. La voiture ne semble pas souffrir en dépit de la température fraiche et des quelques gouttes qui se mêlent au brouillard

 

A Roncesvalles il pleuviote et il ne fait pas chaud à 950 m d’altitude. Nous nous dirigeons fermement vers l’Auberge à travers un dédale d’étais : tout est en travaux de restauration et un panonceau indique que l’établissement est fermé.

Nous découvrons que l’hébergement a été transféré dans une sorte de grande bâtisse en contre bas de la route. C’est ouvert. Nous nous présentons avec nos sacs et notre crédentiel pour notre premier tampon de pèlerin.

Le temps d’investir un lit en y posant notre sac de couchage et nous retrouvons nos épouses à l’extérieur pour une visite de l’église ou nous reviendrons ce soir pour la bénédiction des pèlerins

Geneviève et Jocelyne nous ont laissé. Ce soir l’auberge est pleine, 160 personnes environ dans une grande salle, il faudra tester les boules « Quies » si je veux avoir une chance de dormir. Les pèlerins qui arrivent sont crottés et sembles épuisés, certains ont fait quelques heures de marche en plus en se perdant dans le brouillard. J’apprendrai plus tard que l’étape Saint Jean / Roncevaux est l’une des plus difficiles C’est souvent la première étape pour un grand nombre de pèlerins. 

Pour nos compagnons de dortoir  les quelques heures qui suivent leur arrivée sont dévolues à la lessive, douche et repos. Certains soignent les bobos.

Je suis impressionné par la foule, sa diversité. La présence d’une forte communauté asiatique, des Japonais il me semble. Des hommes, des femmes de tous ages et de toutes nationalité. Le dortoir devient une ruche bourdonnante de mille dialectes.

Avec Bernard nous ne sommes pas encore concernés par ces petits travaux ménagers quotidiens et nous nous contentons d’observer.

La messe des peregrinos est donnée à 20 h, après le repas, notre premier repas du chemin : une soupe épaisse de haricots rouges, une truite et un yaourt.

La messe est dite en latin, presque tout le monde y assiste et l’officiant annonce la litanie des nationalités présentes puis bénie les pèlerins dans plusieurs langues (espagnol bien sur, français, anglais, allemand, italien, mais aussi japonais, à moins que ce ne fût du coréen.

Il pleut. Le « Kway » est de service à la sortie de l’église. Cà promet de la boue pour demain

21h, opération couchage et premier essayage des bouchons d’oreille. L’opération est moins simple que je ne le pensais : oreille gauche – tout va bien, le bouchon s’insère facilement dans le conduit auditif, gonfle, çà me gène un peu mais on l’oublie assez vite. Oreille droite, aie !  çà n’entre pas, je ne trouve pas la direction du conduit auditif. Il me faudra une bonne dizaine d’essais pour le mettre en place, et tous les soirs il en sera de même par la suite : Je suis mal foutu, en tout cas pas symétrique : voilà ma première découverte du pèlerinage.