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Après les attentats du mardi 22 mars 2016 à Bruxelles
Prise de position de l’archevêque Joris Vercammen et de l’évêque Dirk Jan Schoon 

Les vieux catholiques belges sont pris en charge par les évêques des Pays Bas. A la suite des attentats à Bruxelles, l’archevêque d’Utrecht, Joris Vercammen, qui est aussi le président de la Conférence Internationale des Evêques (CIE) et l’évêque de Haarlem, Dirk Jan Schoon, ont publié la déclaration suivante :

Choqués par les attentats qui, hier, ont à nouveau causé tant de victimes innocentes, toutes nos pensées vont vers les membres de leurs familles. Avec eux, nous sommes sans voix et nous pleurons la perte de ceux qu’ils aiment.

Nous sommes également choqués par la conviction (qui visiblement trotte dans la tête de certains) que la violence peut être considérée comme la solution de certains problèmes de société. La guerre n’a jamais été une solution pour quoi que ce soit, bien au contraire. Toujours ce sont d’abord des innocents qui paient l’addition de la soif de pouvoir de quelques uns.

Les attentats atteignent en plein cœur notre « vivre ensemble ». La tolérance et les liens qui nous unissent sont remis en question alors qu’ils sont les fondements de l’unité et de la paix. En outre, en tant que chrétien(ne)s, nous croyons que le respect et le dialogue sont le seul chemin valable qui permette à tous les êtres humains de jouir de leurs droits. C’est pourquoi nous nous estimons appelés à nous engager délibérement et durablement dans cette voie.

Au cours de cette semaine sainte, nous rappelons la passion et la mort de Notre Seigneur Jésus Christ, le juste devenu victime de la haine des hommes. Nous nous souvenons de son indéfectible confiance en Dieu son Père qu’il savait à ses côtés. Jésus nous a révélé Dieu comme celui qui est le compagnon de souffrances de toutes les victimes de la violence. Nous espérons et prions pour que les victimes des attentats, leurs familles et leurs amis ainsi que nous tous, nous puissions ressentir à quel point, aujourd’hui également, le Père de Jésus se tient aux côtés de ceux qui souffrent.
Que la lumière de Pâques puisse aussi se lever dans notre société.

Joris Vercammen, archevêque d’Utrecht
Dirk Jan Schoon, évêque de Haarlem


Faire des Ponts
A l'occasion du Congrès vieux-catholique international qui s'est tenu à Utrecht (Pays-Bas) du 18 au 21 septembre 2014, les quelques 500 participants ont pu célébrer les 125 ans de l'Union d'Utrecht. Le samedi 20 septembre, une eucharistie solennelle a commémoré cet anniversaire dans la cathédrale d'Utrecht (Dôme) avec une assemblée de plus de 700 personnes, dont l'ancienne reine des Pays-Bas, la Princesse royale Beatrix, et de nombreux invités du monde oecuménique. 

Les évêques vieux-catholiques ont signé conjointement une lettre pastorale à cette occasion. Ce texte résume la vision de l'Eglise vieille-catholique aujourd'hui : Etre une Eglise qui établit des ponts entre les chrétiens, entre les Eglises et avec le monde pour témoigner de l'Evangile. 

“L’Union d’Utrecht est une communauté d’Eglises et d’évêques placés à leur tête, qui sont décidés à préserver et à transmettre la foi, le culte et la structure essentielle de l’Église indivise du premier millénaire.” Ceci est la première phrase des statuts de l’Union d’Utrecht. Elle exprime l’idée des évêques qui se sont réunis le 24 septembre 1889 à la Maison Episcopale à Utrecht. Ils ont exprimé leur volonté d’être en communion et que leurs Eglises se considèrent comme des Eglises sœurs.

La base de cette union se fonde dans le concept de Vincent de Lérins : ”Nous nous tenons à ce qui a été cru partout, toujours et par tous ; car ceci est la vraie foi catholique”. Ainsi les évêques voulaient enseigner que des visions particulières ne peuvent pas être promulguées unilatéralement comme des vérités, car cela détruit la communauté de l’Eglise.

La vérité est une tâche commune et une recherche à mener en commun. Tous les baptisés sont appelés à cette recherche. Par l’Esprit Saint, Dieu met les croyants sur le chemin de l’imitation de Jésus pour qu’ils découvrent « l’amour vrai ». Cette recherche, c’est le chemin de l’Église en tant que communauté à laquelle, en principe, tous les humains sont appelés. L’Église en effet est d’abord une communauté. C’est pourquoi les séparations comme celles dont l’Eglise Vieille-Catholique est le résultat, sont toujours ressenties comme des blessures. Heureusement ces plaies ont pu être guéries au cours des siècles, tout en laissant quand même des cicatrices. Celui qui croit en la réconciliation que Jésus nous a montrée ne cherche pas la séparation mais bien la communion. C’est pourquoi au travers de la pénible réalité de la séparation, le Seigneur nous parle et nous invite à devenir malgré tout des témoins de la réconciliation et de la communion. 
Il y a 125 ans ceci était le but des évêques de l’Union d’Utrecht et c’est toujours aujourd’hui notre tâche. Cette donnée dirige notre vocation, notre mission et notre spiritualité.

Construire l’Union
La rupture avec l’Eglise n’était pas recherchée. Pourtant ces personnes avaient une vision de l’Église qui, finalement, est devenue la cause de la rupture. L’annonce de l’Évangile était le point de départ et le but ; et ils étaient convaincus que la réalité ecclésiale freinait cette annonce. Aussi bien la division entre les chrétiens que la peur des évolutions modernes faisait obstacle à cette prédication. Les évêques étaient convaincus que le retour à la foi de l’Eglise primitive était une possibilité de développer un chemin alternatif. A leur avis, il n’y a pas de chemin de salut en se retirant de la société, ni en niant les questions scientifiques et culturelles. En outre ces évêques et leurs bases se sont posés la question de savoir si les ruptures ecclésiales avaient toujours un sens. Ils représentaient un groupe important de chrétiens catholiques qui s’étaient ralliés au « mouvement vieux-catholique ». C’était un mouvement œcuménique avant l’heure. Immédiatement ce mouvement s’est engagé pour rechercher et réparer l’unité avec les Eglises orientales et la Communion anglicane.

C’était vraiment une question de survie pour le mouvement vieux-catholique au moment où il commençait à s’organiser comme Église catholique locale dans plusieurs pays. Ce fut d’abord le cas en Allemagne et en Suisse. Ces Eglises ont pris l’initiative d’un lien international entre les Eglises vieilles-catholiques : l’Union d’Utrecht. Elles l’ont fait ensemble avec l’Eglise Néerlandaise qui a une origine toute autre, mais qui s’est aussi reconnue dans le but de ce mouvement. D’autres Eglises se sont rallié ensuite à l’Union d’Utrecht. Il reste un triste constat que ceux-là même qui se sentaient concernés pour défendre l’unité se soient finalement séparés de l’Église qui leur était tellement chère. Voilà la raison pour laquelle ni ces Eglises ni l’Union n’ont jamais eu de vraies ambitions de pouvoir. Toujours nous avons tenté d’être des « forgerons » de communion et d’unité au sein de l’Eglise universelle. L’Union d’Utrecht a voulu faire des ponts et créer un centre de rencontre pour les chrétiens de toutes les traditions. De cette façon, cette Union a voulu coopérer à l’idéal œcuménique de l’unité de tous les chrétiens. L’Union d’Utrecht s’est toujours investie dans l’œcuménisme jusqu’à ce jour. A part le fait qu’elle reste toujours ouverte à l’accueil de nouveaux membres, elle continue à s’engager dans les dialogues avec les grandes traditions chrétiennes et elle veut être un point de rencontre pour les chrétiens recherchant la communion dans la perspective de la catholicité de l’Eglise primitive.

La vision sur l’Église
Concernant son identité et son programme théologique, l’Eglise Vieille-Catholique s’oriente sur les bases de l’Eglise primitive. Par ailleurs elle donne une grande importance au maintien de la continuité de l’origine apostolique de l’Église. Dans cet ordre d’idées, trois points sont vraiment importants : 

L’Eglise est une « communauté de salut ». Cela signifie qu’en son sein le salut divin peut être réalisé par les humains. Le salut est concret (autrement on ne peut pas parler de salut) et il est donc réel dans la vie concrète des personnes. C’est pourquoi l’Église est toujours une réalité. Il s’agit de la réconciliation comme elle nous a été donnée en Jésus par Dieu ; c’est la réconciliation de chaque personne avec soi-même, avec les autres et avec Dieu. En cela, l’ « Eglise » assure le service de la réconciliation que Dieu nous donne. C’est ce service qui détermine sa vocation missionnaire. La réconciliation crée la communion. L’eucharistie, pendant laquelle l’évêque, ou le prêtre comme représentant de l’évêque, préside, est la source et le symbole de l’Église, comprise comme communauté. Le ministère ecclésiastique relie l’Église locale concrète à son origine apostolique et il est aussi le signe de l’unité de l’Église.

Lors de la constitution de cette communauté ecclésiale, nous nous sommes fondés sur quelques convictions importantes de l’Eglise primitive. La signification universelle du message chrétien fait que l’Évangile peut être intégré dans toutes les cultures d’une façon spécifique. Cela signifie alors logiquement que dans l’Église universelle, en tant que communion des Eglises locales, nous pouvons vivre en même temps une certaine diversité culturelle et l’unité dans l’essentiel. L’acceptation de la différence des autres et d’autres cultures est une condition fondamentale pour le fonctionnement d’une « communauté solidaire » où le salut et la réconciliation deviennent concrets. Il en va de même concernant les processus d’échange et de communication tellement nécessaires. Ils sont indispensables pour le fonctionnement adéquat d’une communauté de foi où les Eglises locales et nationales ont les mêmes droits respectant l’égalité. La nécessité de cette communication, aussi bien au niveau de l’Église locale qu’au niveau de la communion des Eglises, ne pourra jamais être sous-estimée.

Un chemin spirituel
La catholicité de l’Église n’est pas d’abord une thèse théologique, mais une foi en l’Esprit Saint qui nous parle à travers les relations engagées mutuellement par les humains. Notre tradition ne nous propose pas seulement quelques principes idéologiques intéressants avec lesquels nous pouvons embellir notre Église superficiellement. Elle nous encourage au contraire surtout à oser nous engager dans la vie et dans le monde. Notre tradition nous invite à prendre l’humain et le monde pleinement au sérieux comme Dieu le fait lui-même. Dans la catholicité vieille-catholique, nous pouvons distinguer trois thèmes principaux : réceptivité, alliance et participation.

D’abord un mot sur la réceptivité. Nous pouvons la traduire comme le désir de l’authenticité qui est écrit dans le cœur des vieux-catholiques. Ceux-ci ne se contentent pas de quelques réponses faciles ; ils se sentent impliqués dans la vie comme elle est. C’est au cœur de cette vie qu’ils veulent entendre la Parole de Dieu. Ils veulent créer de la communication entre la Parole de Dieu et la situation de l’humain et du monde. Croire n’est pas un évènement sûr et isolé.
L’alliance est le deuxième thème principal. Le plus beau qu’un humain puisse vivre, c’est se sentir concerné par certaines questions qui demandent une réponse ; c’est se sentir uni avec les gens qui, eux aussi, cherchent des compagnons de route. Ainsi l’humain peut vivre l’alliance aussi avec Dieu. Dieu s’est complètement lié à l’humanité. L’alliance signifie aussi disponibilité. Celui qui est devenu compagnon des autres est aussi disponible pour chercher, ensemble avec l’autre, une nouvelle qualité de vie et il est disponible pour s’y investir. Ensemble avec Dieu, nous désirons à la fois que la vie des gens et le monde - reçoivent de plus en plus « la qualité du Royaume ». Cette qualité ne peut pas se réaliser sans le pardon et sans la réconciliation ; il faut y créer de l’espace pour les uns et les autres ; il faut donner des chances aux uns et aux autres dans l’unité et dans la paix. Dieu nous donne l’exemple, c’est pourquoi « croire » n’est rien d’autre que « coopérer avec Dieu ». Le Dieu Trinitaire est alliance en soi ; et croire, c’est accepter cette invitation à participer à cette alliance. Participation à la vie de Dieu en alliance : c’est croire. C’est une pure grâce : c’est un cadeau, un cadeau pour la vie! L’Église est l’expression de cette vie en alliance. C’est pourquoi l’Église est toujours inclusive, car l’invitation de Dieu s’adresse à tous les humains.
Le Seigneur ressuscité est la Tête de l’Église, car sans sa direction nous sommes à la dérive. C’est Lui dont nous apprenons l’amour. C’est l’Esprit qui ouvre nos cœurs à l’amour. L’Esprit donne à chacun des talents spécifiques qui ont leur importance dans l’élaboration du tout pour que l’Église témoigne de la « qualité du Royaume » dans le monde. Car nous ne l’avons pas de nous-mêmes. Nous la recevons chaque fois que nous rompons le pain et que nous partageons la coupe au nom de Jésus. Alors nous sommes « forgés » en un seul peuple qui peut vivre de l’Amour de Dieu. De l’Église, on peut attendre qu’elle raconte l’histoire de Jésus et que cette histoire puisse chaque fois revivre dans l’actualité du moment présent. C’est pourquoi la réceptivité est nécessaire car elle mène à l’alliance, à l’enthousiasme et à la coopération avec Dieu !

La signification actuelle de l’Union d’Utrecht
Les Vieux-Catholiques sont appelés à coopérer à la catholicité de l’Eglise. La condition principale pour réaliser cette vocation c’est de pouvoir vivre la force d’une « spiritualité de communion » au sein de sa propre paroisse et dans le diocèse. Seulement à cette condition que l’on peut devenir conscient de pouvoir prendre sa part à l’Église universelle. Nous pouvons nous-mêmes déjà sentir comment cette spiritualité de « réceptivité-alliance-participation » relie nos Eglises aux autres Eglises : aux Eglises sœurs de l’Union d’Utrecht, mais également aux Eglises anglicanes et orthodoxes, à l’Église indépendante des Philippines - et aussi par les dialogues avec l’Église catholique romaine, avec les Eglises orthodoxes avec l’Église vieille-catholique mariavite, avec l’Église Mar-Thoma en Inde et avec l’Église de la Suède. Cette spiritualité est une contribution à l’unité et à la catholicité de l’Eglise. Les vieux-catholiques existent pour que l’Eglise devienne « plus catholique » : cela signifie plus impliquée sur la terre comme au ciel !
Si l’on veut parler d’un « charisme vieux-catholique », cela signifie alors que la foi montre toujours l’alliance, vécue de tout cœur et de toute âme, avec l’humain et avec la Création, parce que, pour le salut des humains, Dieu même se rend vulnérable par une même alliance profonde. C’est l’essence de cette « trinité » de réceptivité-alliance-participation.

Nous pouvons constater que cette façon de relation croyante avec l’Eglise et le monde est aussi appréciée par d’autres chrétiens. C’est une preuve, qu’aussi dans le contexte de l’Eglise universelle, la vocation des vieux-catholiques est reconnue. C’est pourquoi non seulement notre coopération entre les Eglises sœurs de l’Union d’Utrecht est importante, mais sûrement aussi notre tâche œcuménique. Cela signifie que nous devons chercher activement d’autres « partnerships » (partenariats) avec d’autres Eglises ; nous devons essayer de faire des accords œcuméniques avec davantage d’Eglises. Cela demande que dans le cercle œcuménique, nous devons encore créer plus d’intérêt pour cette spiritualité afin qu’elle puisse intéresser et enrichir des chrétiens d’autres Eglises. Dans ce contexte, il est clair que notre « petite taille » est plutôt un avantage qu’un désavantage, n’étant pas une menace pour personne ! Si nous avons une certaine autorité, elle est alors basée sur notre témoignage désintéressé.
Nous avons déjà obtenu quelques résultats intéressants, et pourtant nous nous trouvons seulement au début du chemin qui nous mène vers l’avenir. Il est nécessaire que notre tâche œcuménique soit soutenue par un grand nombre de « co-croyants » et que beaucoup y participent. Nous vous invitons tous à soutenir cette tâche par votre sympathie et votre prière ; là où c’est possible, nous vous demandons d’y participer afin que cet engagement œcuménique soit porté par les paroisses.

En ce temps de division du christianisme par bon nombre de problèmes éthiques, il est plus que jamais nécessaire de faire des ponts entre « libéraux » et « conservateurs ». Ce serait une grande erreur, aussi bien dans la théologie que dans l’éthique, de nous engager dans un des deux partis. Il faut faire plutôt un effort pour réconcilier ces deux camps et essayer de trouver des possibilités pour bien étudier tous les points de vue. Aussi en ce domaine un « convocateur » a son rôle, il peut inviter à une consultation commune sur le chemin de notre vocation. Probablement l’autorité d’un siège épiscopal traditionnel comme celui d’Utrecht pourra jouer un rôle stimulant aussi en ce domaine.

“Ce qui a été cru, partout, toujours et par tous...”
Ce concept de Vincent de Lérins reste pour nous un stimulant pour construire des ponts et pour chercher la communion. Le moine de Lérins cherchait une issue pour ce christianisme multicolore qui risquait de devenir un chaos désordonné. En notre temps aussi, la polychromie du christianisme est bien large. C’est en même temps une opportunité et une menace. Il s’agit de rester unis aux autres pour que les divisions et les luttes ne l’emportent pas. Ce défi est de mise aussi pour le monde dans lequel nous vivons.

De plus en plus clairement Dieu appelle les chrétiens pour être signe de réconciliation, d’unité et de communion ; le monde en a tellement besoin. A l’occasion du 125ème anniversaire de notre communion ecclésiale, nous, en tant qu’évêques, nous exprimons clairement et à haute voix notre engagement à ce sujet. Notre spiritualité d’ouverture, d’alliance et de participation éveille en nous le charisme d’être des constructeurs de ponts et elle fait des Eglises de l’Union d’Utrecht, et de l’Union d’Utrecht même, des points de rencontre où – encore toujours – la communion et l’unité sont découvertes comme un don de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Que Dieu soit béni en cet anniversaire pour ce que nos Eglises ont pu réaliser au cours des 125 ans écoulés, et que Dieu soit loué et remercié pour tout ce que l’Esprit réalise en nous jusqu’aujourd’hui.

Utrecht, le 20 septembre 2014

Dr Joris A.O.L. Vercammen
Archevêque d’Utrecht, 
Président de la Conférence internationale des Evêques vieux-catholiques

Dr Harald Rein
Evêque de l’Eglise catholique-chrétienne de Suisse
Secrétaire de Conférence internationale des Evêques vieux-catholiques

Mag. Dusan Hejbal,
Evêque de l’Eglise vieille-catholique de Tchéquie

Dr John Okoro,
Evêque de l’Eglise vieille-catholique d’Autriche

Dr Matthias Ring
Evêque du Diocèse catholique des vieux-catholiques en Allemagne

Dr Dirk Jan Schoon
Evêque de Haarlem

Dr Wiktor Wysoczanski
Evêque de l’Eglise vieille-catholique de Pologne

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