Pour les hommes survivants d'agressions sexuelles

 

Voici des articles , des liens et des références bibliographiques qui j'espère vous aideront dans votre rétablissement

Vous n'êtes pas seuls !

 

Dans le monde occidental, les statistiques le prouvent 1 homme sur 4 a été agressé sexuellement dans l'enfance. Il existe désormais des  organismes aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, en Angleterre...etc qui viennent en aide spécifiquement aux hommes survivants d'agressions sexuelles Il est malheureux de constater que certains mythes et préjugés empêchent toujours les hommes de rechercher l'aide dont ils ont besoin et qu'ils méritent absolument.

Parmis ces préjugés en voici quelques uns:

* Il est courant de penser qu’un homme victime deviendra un agresseur. Ce préjugé est infondé car si 79% des agresseurs sexuels ont été eux même victimes dans l’enfance, seulement 19 % des hommes victimes sont devenus agresseurs (études de Lisak et al sur 600 étudiants d’université, cité par R. Gartner « Betrayed as boys » p80).

* Une mère ne peut agresser sexuellement son fils/une femme ne peut être un prédateur sexuel. Dans la croyance populaire, la sexualité d’un garçon avec une femme plus âgée est toujours vue comme un rite de passage agréable pour celui-ci. De plus, une femme ne peut pas blesser un homme parce qu’elle n’a pas de pénis. La mère est naturellement bonne dépourvue de désir sexuel. Rien n'est plus faux et aujourd'hui plus de 5% des dévoilements d'agressions sexuelles par des hommes concernent des abus perpétrés par des femmes (mères, baby sitters ou nourrices, professeurs, médecins...etc)

* Un autre mythe concerne la réaction physiologique à l'agression. Il est courant de penser que si une érection et/ou une éjaculation ont suivi un attouchement ou un viol c'est parce que le garçon était consentant. C'est absolument faux ! Ce  n'est pas parce que le corps a réagi de façon naturelle à une stimulation  que cela signifie que l'enfant était consentant aux actes subis.