Construction d'un champignon à Thionne


Rétrospective de la construction.
Un vieux chêne centenaire situé à côté du stade à Thionne est brisé en sa moitié suite à un orage.
Ne reste alors que la tronc sur une hauteur de 2.40m.
C'est alors que la commune propose d'utiliser le tronc pour monter un "champignon" dessus.
Dans cette partie de l'Allier, on trouve par endroit des vestiges d'arbres recouverts de "chapeaux" imitants un parapluie ou un champignon.
La menuiserie ébénisterie Burlaud-Tablet est sollicitée pour réaliser cela.

La première étape a été de faire des plans pour connaitre l'allure donnée au "champignon".



Modélisation en 3D pour avoir une petite idée du rendu.






La construction


Après validation des plans par la commune de Thionne, un gabarit est créé pour connaitre un peu l'emplacement du champignon et préparer l'arbre pour qu'il puisse être travaillé.



Ensuite place à la fabrication.
Chaque arche est fabriquée dans un plateau de 54 de chêne.
L'architecture suit un système de parapluie.
Le creux de l'arbre n'étant pas utilisable, il a fallut trouver une autre solution.
D'où cette structure en parapluie sans mat central.



Un montage à blanc est effectué directement à la menuiserie pour ajuster les éléments entre eux et ainsi travailler plus aisément sur place.





Début du montage.
Mise en place d'un gabarit.
En effet les arches du champignon sont fixées sur 3 cercles métalliques avec des pattes toujours métalliques.
Pour que le cerclage rentre parfaitement autour du tronc, il a donc fallut retailler l'arbre.






Ensuite, le montage a enfin put commencer.
Ici la phase de soudage du cerclage.
Le principe de montage des arches:
Une arche principale puis les autres partent en croix alternativement.
Cela permet un équilibrage parfait de l'ensemble.




Une fois toutes les arches montées, début de la pose de l'habillage intérieur du champignon pour "cacher" le dessous de la toiture et mettre en valeur l'architecture.
Notez le temps menaçant.

L'architecture complexe vue de l'intérieur.

Sur cette photo, on prend note de la taille de l'ensemble.

Après la pose de l'habillage intérieur, préparation de  la toiture : mise en place de liteaux.


Début de la pose des tuiles en bois.
Du mélèze  est employé, les tuiles ont été retravaillées car initialement prévues pour des chalets..


Cette opération de couverture a été la plus longue.
C'est au total bien plus d'un millier de tuiles de placées une à une à la main avec chacune au moins une vis...






Comme on peut l'entre apercevoir sur la photo, chaque tuile ou presque a été retaillée avec un rabot électrique.
En effet, les tuiles devaient être plus fines et plus appointées en arrivant vers le sommet, pour bien donner la courbe souhaitée.




On note une légère différence de teinte entre les premières tuiles et les dernières posées.
Au départ, le bois est du mélèze et à la fin, c'est du cèdre.
Pourquoi, simplement parce que les tuiles commandées n'ont pas suffit
et qu'il était impossible d'avoir de nouvelles tuiles en cette période de grandes vacances.

Pour finir, une "bâtée" *  en zinc est posée au sommet.

Lors de cette construction, on a pu observer très nettement le travail du bois.
En effet, le bois travaille, gonfle ou sèche en fonction du temps.
On a pu constater sur la partie la plus exposée au soleil, que certaines tuiles ont perdu un bon centimètre de largeur.

Le champignon fini.





La nuit du 9 au 10 février 2009, une tempête s'est abattue sur une bonne partie de la France.
Le matin du 10 février, toutes les personnes ayant travaillé sur ce champignon se sont posées la même question:
" Le champignon est-il encore debout ? "

Et bien oui, le preuve en images, les photos ayant été prises le 10 février.


On voit bien sur cette photo la couleur prise par le champignon. Il faut savoir qu'après une bonne pluie,
il devient marron foncé puis redevient gris.
Et lorsqu'il fait très chaud, il devient blanc comme du papier.
Comme quoi le bois, même coupé, est bien vivant.









*(soucoupe des chercheurs d'or)


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