Taches de naissance : héritages d’une précédente vie

    A l’instar de certaines pathologies, une marque corporelle peut s’avérer être la « cicatrice mémorielle » d’une blessure subie dans une vie passée ; au cours d’un acte particulièrement violent généralement. Profondément ébranlée par cette expérience, ou plus exactement par la souffrance physique et émotionnelle ressentie avant de quitter son corps, l’âme emporte avec elle ces sensations qui font alors, en quelque sorte, partie intégrante de son essence.

 

    Tout comme les défauts et qualités qu’elle transmet à sa nouvelle personnalité, elle peut alors transférer à cet autre corps des marques aux endroits mêmes où sa précédente enveloppe de chair a été blessée. Elle en exprime ainsi le souvenir sous forme de taches de naissance ; un peu comme si l’épiderme portait des stigmates dont l’origine serait d’ordre psychosomatique.

 

    Dans un de ses ouvrages, Patrick Drouot1 relate le cas étonnant d’un homme qui, dans une autre vie, avait péri sous la torture. Réincarné sans avoir évacué ni surmonté le traumatisme subi, il conserve au fond de son âme le souvenir résiduel de sa souffrance qui se manifeste, entre autres, par des taches de naissance là où son ancienne incarnation se révélera avoir été meurtrie au fer rouge.

 

    Outre le fait que la publication de ce phénomène attire ainsi l’attention sur la possibilité qu’une simple tache de naissance, en apparence si anodine, puisse être en fait la conséquence d’une blessure antérieure, elle dénote également combien la souffrance corporelle peut imprégner l’âme et la suivre dans ses vies futures. Le degré de douleur présagé par la présence de telles marques devrait par ailleurs inciter leurs « porteurs » à faire une régression. Ceci afin d’en retrouver l’événement karmique et à en surmonter ainsi le traumatisme ancré au fond d’eux, même si, en apparence, ils ne semblent pas en conserver le souvenir.

 

    Bien plus que de simples témoignages sur l’évidence des vies antérieures, de tels cas tendraient également à mettre en évidence qu’une âme ne se détache pas de ses tourments par le simple fait de se désincarner. Il semble au contraire qu’il lui faille surmonter ses blessures, voire se reconstruire, et ce au fil de ses expériences karmiques, d’où l’avantage certain de l’aider à s’en libérer par un travail de régression ; un peu comme le ferait une psychothérapie pour des troubles plus actuels.

 

    Il est bien évident que plus tôt l’âme se sera affranchie du poids qui l’oppresse, moins elle pâtira des conséquences de ces épreuves qui freinent, à l’évidence, son évolution ; son besoin d’extérioriser ainsi ces anciennes blessures montrant combien elle en est encore perturbée...

 

Références :

1. Patrick Drouot. Nous sommes tous immortels, p. 98, Editions Age du Verseau