test rome

Nous arrivons la veille de la course à Rome. Après une journée de transport entre voiture, bus, mini bus et avion, nous voici à notre appartement. Il est idéalement situé à un gros kilomètre du Colisée.

Après avoir réalisé quelques courses, nous reprenons le métro direction le palais des congrès situé en dehors de la ville (pas pratique !!!) pour aller récupérer nos dossards. Dans le mini bus qui nous a amené de l’aéroport à l’appartement, le chauffeur nous avait confié que le marathon était loin de faire l’unanimité parmi les Romains : ça bloque les rues, ça gêne la circulation…bref, ils s’en passeraient volontiers. Et bien nous avons pu constater qu’à la sortie du métro ce n’était pas faux : aucune indication, aucun balisage pour aller récupérer les dossards et dotations. Après quelques hésitations et une petite marche nous trouvons enfin le palais des congrès. C’est la fin d’après-midi, il y a encore beaucoup de monde.

 

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Retour à l’appart’ où Alain nous concocte une gamelle de pâtes carbo que même les italiens nous envieraient !

 

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Il est 21h30, la fatigue se fait sentir. Nous sommes debout depuis 5h ce matin et demain on attaque à 7h.

Réveil échelonné, petit déjeuner solide et préparation des affaires. Le temps passe vite. Il est 8h. Les sas viennent d’ouvrir et nous ne sommes pas encore partis…

 

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Après avoir déposé nos sacs au pied du Colisée, majestueux dans son écrin de ciel gris avec perles de pluie, nous nous glissons dans la foule et nous orientons dans la via dei fori imperiali pour rejoindre notre sas.

 

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Nous nous rejoignons dans le sas C en remontant le sas D… Le plus gros des coureurs s’y retrouve. Ça représente un sacré paquet de gens ! Nous nous avançons vers la ligne. Tout le monde est là. Sylvain décide de prendre le départ sans y croire vraiment, la douleur à la jambe est encore trop présente. Martine, ne prend pas le départ…du moins matériellement parlant. Disons qu’elle m’a collé au derrière toute la course. En effet, suite à quelques pépins de santé, il était plus raisonnable qu’elle ne court pas. Afin d’honorer notre doyenne, j’ai donc pris son dossard avec moi dans ma poche et j’ai couru avec.

10-9-8-…Il pleut, le speaker hurle dans son micro en italien et de temps en temps en français. 7-6-5,…Vient s’ajouter à ce brouhaha ambiant la musique de Gladiator à fond de cale. Sous nos sacs poubelles, les poils se dressent. C’est aussi pour ce genre de moment que tu te prépares plusieurs semaines. 4-3-2-1 Aventi !!!! Ave Cesar, morituri te salutant…bon, on n’ira pas jusqu’à mourir mais c’est plus élégant que de traduire ceux qui vont en chier pour toi te saluent !

Bruno :

Céline : Sur la ligne de départ, à côté de Pilou, de François et pas très loin de Nico et Rachel, je suis un peu triste de ne pas avoir mon binôme Martine…mais je suis ravie de me faire rejoindre sur la ligne de départ, au moment du coup de sifflet, par Sylvain,  Catherine et David ! D’ailleurs, David arrive à mon niveau tout juste et …n’a même pas eu le temps de lacer ses chaussures…. C’est parti, on trace dans la bonne humeur, avec David qui nous fait son show : bisous aux caméras, poses devant les photographes et quelques petits mots afin qu’on n’accélère pas trop (préservons ses genoux !)

Pilou : après avoir décidé d’accompagner François, j’étais ravi de pouvoir refaire un marathon plus tranquille et de retrouver la chaleur du peloton sans me douter que j’allais vivre une séance de selfies toute la matinée !

 

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Les Crétois : Un seul objectif pour nous ... les 4:00:00 !

Les Huard : Malgré un plan d’entrainement très perturbé nous décidons de prendre le départ avec comme objectif    le terminer.

Le 1er tiers de la course est sans saveur. Après nous avoir fait sortir du Rome historique en passant notamment par le cirque Maximus, les organisateurs nous font passer dans des rues désertes, au milieu de barres HLM moches. C’est longuet, et la pluie n’égaie pas le tableau. De plus, l’inquiétude commence à monter. Après 2 ravito, on ne voit pas de « solide ». Ils ne servent que du liquide (le ciel a semble-t-il pris la consigne au pied de la lettre). Arrive enfin le 15ème kilo et le 1er ravito digne de ce nom. C’est également à partir du 15ème que le parcours gagne en intérêt. On voit au loin le Castel Sant'Angelo,

 

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la coupole du vatican et plusieurs ponts et monuments qui commencent à nous faire oublier une 1ère partie de course tristoune.

 

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L’arrivée sur le vatican est saisissante.

 

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Quelles que soit les considérations religieuses des 1 et des autres, on ne peut contester l’intérêt historique et émotionnel du lieu. La 2ème partie de la course passe par le nord de Rome et le stadio olimpico précédent une longue descente vers le Rome historique. Cette 2ème partie n’est pas extraordinaire mais largement plus jolie que la 1ère !

Nous passons le semi tranquille sur des bases très honnêtes. 1h55. Les sensations sont très bonnes. La pluie nous laisse tranquille. Pilou est super confiant pour la suite. Le pauvre a des fourmis dans les pattes et est obligé de se trouver de vieilles excuses pour accélérer, s’arrêter et me récupérer….

Bruno :

Céline : Pour ma part, je passe le semi puis le 22 et le 23 avec Catherine et David…ensuite,  je décide de filer en essayant d’accélérer…Un petit mot à mes co-équipiers : on se donne RDV tout à l’heure pour boire une bière……

Pendant 15 kilomètres, je cours d’un bon rythme mais le tunnel me perturbe…il est long…il est tristounet….il est bruyant….alors, le moral ne suit pas et JE MARCHE !!!! au final les minutes perdues sont chères !!!Dommage qu’à ce moment je n’ai pas eu quelqu’un pour me booster !

Pilou : à ce moment de la course, j’étais rassuré sur l’état physique de François qui confirmait que sa préparation avait été particulièrement bien gérée. Sur son état psychologique, là aussi on pouvait constater une belle décontraction avec une volonté d’user des selfies pour graver dans le marbre le marathon de Rome.

 

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Les Crétois : 1:57:00 au semi, on est dans les temps mais les cuisses commencent à se faire sentir pour Nico.

Les Huard : Pour l’instant tout se passe bien, nous passons le semi en 2h08 tranquille mais toujours très concentré car il reste encore du chemin à parcourir…  

On arrive au 35ème kilomètre et le décor de la  course commence à prendre un tout autre intérêt. On enchaine les lieux hisotoriques piazza navona,

 

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piazza venezzia

 

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et une longue ligne droite vers la piazza del popolo.

 

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La multiplication des secteurs pavés fait mal aux articulations. La chaussée rendue parfois un peu glissante, n’en facilite pas l’usage. Un petit tour sur la piazza di spagna

 

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et on arrive sur la principale difficulté du parcours : le passage au traforo Umberto I, un tunnel très bruyant où se situe la plus grosse côte du parcours. On baisse la tête, rentre les épaules, on se penche en avant et on se concentre sur la montée. La descente vers la piazza venezzia au 41ème est vraiment sympa.

Une foule est là pour encourager les coureurs. Il faut bien ça pour surmonter la descente qui brûle les cuisses. Un léger raidillon et la ligne est franchie. Pilou est un homme de parole : à l’image de l’éthiopien Abebe Bikila, il finira pieds nus sous l’ovation des spectateurs qui l’ont remarqué.

 

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La ligne franchit, nous pouvons désormais apprécier l’effort devant le Colisée au milieu de tous les coureurs emmitouflés dans leur couverture de survie.

 

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Bruno :

Céline : Les tous derniers kilos, comme dans les autres marathons nous emmènent…fier de notre sort, on oublie qu’on est fatigué…et la ligne d’arrivée s’approche vite, avec les flots de supporters…j’ai donc franchi cette faneuse arrivée dans cette « ville-musée à ciel ouvert » et mis fièrement autour de mon cou ma médaille bien méritée !

Pilou : plus un mot dans le peloton. Les allures se font moins fluides et les foulées des coureurs viennent rythmer la fin de course qui s’annonce usante mais excitante. François montre des signes de fatigue mais reste réactif dès que je lui lance une parole. C’est bon signe pour la fin de course surtout que les selfies sont toujours de rigueur ! Je franchis la ligne d’arrivée pieds nus comme promis et « bras dessus, bras dessous » avec François qui réalise une course maitrisée et pleine d’espoir pour la suite.

Les Crétois : Après quelques moments difficiles où chacun notre tour nous devons soutenir et encourager l'autre, nous franchissons finalement la ligne d'arrivée, main dans la main en ...... 3:58:28. L'objectif est atteint, ça mérite bien un petit bisou !

Les Huard : Et bien voilà c’est fait    (4h30)

Nous sommes arrivées avec beaucoup d’émotion ; C’était GENIAL !!!!

David : heureux ‘ comme un pape ‘       

Veni, Vidi, Vici !!!

Finalement, le marathon de Rome est une sorte de feu d’artifice pédestre : les 1er coups de pétards éveillent ta curiosité, un long moment où il ne se passe pas grand-chose et enfin un bouquet final incroyable où on t’en met plein les mirettes ! Ce n’est pas un marathon spécialement difficile : pas ou peu de dénivelé. Par contre quelques secteurs pavés bien sadiques, des relances régulières et une chaussée pas toujours en bon état. L’intérêt touristique se limite quasiment aux 3 1er et 6 derniers kilomètres. Il n’en reste pas moins un chouette marathon surtout quand tu associes le public et les beaux monuments.

Sylvain : Je ne parlerai pas de la course..., mais juste d'un beau WE où nous avons vu des monuments historiques comme le Colisée et le Vatican, mais j'ai été aussi ravi de pouvoir goûter aux glaces tous les jours et de rencontrer des gens "attachants" comme les vendeurs de "Poncho".

Vivement l'année prochaine...

 

 

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