TRAVAUX DES ELEVES sifgnificatifs dans notre démarche
 

COMPARAISON ENTRE: “Les yeux baissés” et “Carmen”.

 

Dans touts deux les textes traités le thème de la soumission de la femme et toutes les deux les femmes protagonistes des récits ont une personnalité determinée et forte, elles ne veulent pas etre soumises et elles veulent leur liberté et leur dignité. Pour ce qui concerne les différences entre les deux textes on peut voir que la gitaine de “Carmen”, qui a un esprit rebelle, qui est courageuse plutot que d’etre soumise et privée de sa liberté choisit la mort, au contraire la femme du texte “les Yeux baissés” meme si elle n’est pas d’accord pour ce qui concerne sa soumissiom de coté de son mari elle choisit de ne pas parler tout de suite pour contenter sa grand-mère (elle réagira seulement plus tard).

Un autre difference entre les deux femmes est que: la femme du première extract réagit parce qu’elle veut etre égale à l’homme, au contraire Carmen se lasse tuer parce qu’elle veut seulement être libre et pas pour l’égalité de toutes les femmes.

Je crois que cette diversité entre les deux femmes est déterminée par une diversité culturelle, en effet Carmen la gitane à été habituée dès sa naissance à vivre libre, en n’ayant pas une ville fixe où pouvoir vivre puisque elle appartient à un peuple qui mène une vie en changeant continuellement de pays.

Pour ce qui concerne les hommes des deux récits, celui de “Les yeux baissés” est un homme dominant, autoritaire et égoiste, il ne respecte pas la personnalité de sa femme qui est privée d’exprimer ses désirs et ses exigences et donc elle est portée au manque de sérenité et de harmonie. L’ex-brigadier de “Carmen” à mon avi est un homme plus faible par rapport à l’autre parce que pour amour il laisse sa carrière et il devient déserteur et puis il ne prive pas sa femme de sa personalité même si à la fin il commet un acte beaucoup plus grave que celui de faire baisser les yeux à sa femme, il la tue à cause d’une follie d’amour car elle voulait être libre et elle ne l’amait plus.

 Giulia F.

 

 

L'orribil giornata ( MANZONI "LES FIANCES")

Lucia stava immobile in quel cantuccio, tutta in un gomitolo, con le ginoc­chia alzate, con le mani appoggiate sulle ginocchia, e col viso nascosto nelle mani. Non era il suo né sonno néveglia, ma una rapida successione, una tor­bida vicenda di pensieri, d'immaginazioni, di spaventi. Ora, piu presente a se stessa, e rammentandosi piu distintamente gli orrori veduti e sofferti in quel‑
la giornata, s'applicava dolorosamente alle circostanze dell'oscura e formida­bile realtà in cui si trovava avviluppata; ora la mente, trasportata in una ragio­ne ancor piu oscura, si dibatteva contro i fantasmi nati dall'incertezza e dal terrore. Stette un pezzo in quest'angoscia; alfine più che mai stanca e abbat­tuta, stese le membra intormentite, si sdraiò, o cadde sdraiata, e rimase
alquanto in uno stato piu somigliante a un sonno vero. [...] L'infelice risve­gliata riconobbe la sua prigione: tutte le memorie dell'orribil giornata tra­scorsa, tutti i terrori dell'avvenire, l'assalirono in una volta [...].

 

 

 

 Ici on retrouve le symbole même de la femme fatale qui voue au mal un culte passionné dans le personnage de Gertrude et celui de l'innocente, Lucia, la vierge.

 

 

« La femme  une chimère redoutable ou séduisante ? »

 

GERARD DE NERVAL

(1808 - 1855)

LES CHIMERES

Poèmes publiés en 1854 à la suite des Filles du Feu, éd. Giraud.

MYRTHO

Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,
Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,
A ton front inondé des clartés d'Orient,
Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.

C'est dans ta coupe aussi que j'avais bu l'ivresse,
Et dans l'éclair furtif de ton oeil souriant,
Quand aux pieds d'Iacchus on me voyait priant,
Car la Muse m'a fait l'un des fils de la Grèce.

Je sais pourquoi, là-bas, le volcan s'est rouvert...
C'est qu'hier tu l'avais touché d'un pied agile,
Et de cendres soudain l'horizon s'est couvert.

Depuis qu'un duc normand brisa tes dieux d'argile,
Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile,
Le pâle Hortensia s'unit au Myrte vert!

Gustave Courbet

 

Nue sur le sable

 

C'est une des oeuvres du peintre Français Gustave courbet, Nue allongée sur le sable, qui à été réalisée en 1868.

 

 

Analyse :

·          Définissez l’atmosphère du premier  quatrain.

·          Deux images se superposent  aux vers 5 et 7 : lesquelles ?

·          Quelle note introduisent  les vers 7 et 8 ?

·          Que fait apparaître  la rupture de ton du vers 8 ?

·          Que signifie le vers 11 ?

·          En quoi le dernier vers s’oppose-t-il au deux tercets ?

·          Avez-vous un Idéal d’homme ou  de femme qui vous apparaît difficilement  accessible dans  la réalité et que vous voyez en rêve ? Le rêve est il un empêchement à atteindre la réalité ou au contraire une aide ?Expliquez vous.

 

 

 

Chateaubriand

Mémoires d'Outre−tombe

Ière partie,III,10   

 

Je me composai donc une femme de toutes les femmes que j'avais vues : elle avait la taille, les cheveux

et le sourire de l'étrangère qui m'avait pressé contre son sein ; je lui donnai les yeux de telle jeune fille du

village, la fraîcheur de telle autre. Les portraits des grandes dames du temps de François Ier, de Henri IV et

de Louis XIV, dont le salon était orné, m'avaient fourni d'autres traits, et j'avais dérobé des grâces jusqu'aux

tableaux des Vierges suspendues dans les églises.

Cette charmeresse me suivait partout invisible ; je m'entretenais avec elle, comme avec un être réel ;

elle variait au gré de ma folie : Aphrodite sans voile, Diane vêtue d'azur et de rosée, Thalie au masque riant,

Hébé à la coupe de la jeunesse, souvent elle devenait une fée qui me soumettait la nature. Sans cesse, je

retouchais ma toile ; j'enlevais un appas à ma beauté pour le remplacer par un autre. Je changeais aussi ses

parures ; j'en empruntais à tous les pays, à tous les siècles, à tous les arts, à toutes les religions. Puis, quand

j'avais fait un chef−d'oeuvre, j'éparpillais de nouveau mes dessins et mes couleurs ; ma femme unique se

transformait en une multitude de femmes, dans lesquelles j'idolâtrais séparément les charmes que j'avais

adorés réunis.

Pygmalion fut moins amoureux de sa statue : mon embarras était de plaire à la mienne. Ne me

reconnaissant rien de ce qu'il fallait pour être aimé, je me prodiguais ce qui me manquait. Je montais à cheval

comme Castor et Pollux ; je jouais de la lyre comme Apollon ; Mars maniait ses armes avec moins de force

et d'adresse : héros de roman ou d'histoire, que d'aventures fictives j'entassais sur des fictions ! Les ombres

des filles de Morven, les sultanes de Bagdad et de Grenade, les châtelaines des vieux manoirs ; bains,

parfums, danses, délices de l'Asie, tout m'était approprié par une baguette magique.

Voici venir une jeune reine, ornée de diamants et de fleurs (c'était toujours ma sylphide) ; elle me

cherche à minuit, au travers des jardins d'orangers, dans les galeries d'un palais baigné des flots de la mer, au

rivage embaumé de Naples ou de Messine, sous un ciel d'amour que l'astre d'Endymion pénètre de sa

lumière ; elle s'avance, statue animée de Praxitèle, au milieu des statues immobiles, des pâles tableaux et des

fresques silencieusement blanchies par les rayons de la lune : le bruit léger de sa course sur les mosaïques

des marbres se mêle au murmure insensible de la vague. La jalousie royale nous environne. Je tombe aux

genoux de la souveraine des campagnes d'Enna ; les ondes de soie de son diadème dénoué viennent caresser

mon front lorsqu'elle penche sur mon visage sa tête de seize années, et que ses mains s'appuient sur mon sein

palpitant de respect et de volupté.

 

Regard en  Correspondance thématique

 « La chimère » Dino Campana

« Dialogues avec Leuco » C.Pavese

 

LA CHIMERA Dino Campana

Non so se tra rocce il tuo pallido
Viso m’apparve, o sorriso
Di lontananze ignote
Fosti, la china eburnea
Fronte fulgente o giovine
Suora de la Gioconda:
O delle primavere
Spente, per i tuoi mitici pallori
O Regina o Regina adolescente:
Ma per il tuo ignoto poema
Di voluttà e di dolore
Musica fanciulla esangue,
Segnato di linea di sangue
Nel cerchio delle labbra sinuose,
Regina de la melodia:
Ma per il vergine capo
Reclino, io poeta notturno
Vegliai le stelle vivide nei pelaghi del cielo,
Io per il tuo dolce mistero
Io per il tuo divenir taciturno.
Non so se la fiamma pallida
Fu dei capelli il vivente
Segno del suo pallore,
Non so se fu un dolce vapore,
Dolce sul mio dolore,
Sorriso di un volto notturno:
Guardo le bianche rocce le mute fonti dei venti
E l’immobilità dei firmamenti
E i gonfii che vanno piangenti
E l’ombre del lavoro umano curve là sui poggi algenti
E ancora per teneri cieli lontane chiare ombre correnti
E ancora ti chiamo ti chiamo Chimera

 

 

 

LAMARTINE; analyse de : " Le lac" Giulia

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,  
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges                  
il voudrait rreter le temps

Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,              
le lac est un témoin de ce qui s’est passé

Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,      
il projette  son état d’me sur ce qu’il voit

Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés
.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère    
la voix n’est pas celle de la femme mais Laissa tomber ces mots :                                 celle d’une sorte de déesse  

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices 
elle veut rreter le temps
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ; 
c’est une sorte de prière parce qu’elle
Oubliez les heureux
.                                                  
s’adresse au temps en lui demandant  de les oublier   , de les                                                               laisser son homme et elle heureux avec leur amour.                

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons
!                                                  idée du « carpe diem »

L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "


Temps jaloux(
geloso della loro felicità), se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
  il y a des exclamations, il veut

Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !       exprimer l’idée que le temps

Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,              enlève les moments, les plus beaux

 Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?


Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,   
 tout est mort et le poète donne ses

Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,             mémoires à la nature la seule épargnée                                                     Au moins le souvenir !                                           par le temps ( cfr. Leopardi, « Natura Matrigna)
             
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

 

 

 

Legenda

 

Sujet

Le verbes : imparfait, présent

Image de la femme

Discours de la femme

 

Thème de la passion

 

 

AUTOUR DE CARMEN

 

La protagoniste est une femme gitane. Elle est libre parce qu’elle refuse le mariage et préfère le concubinage. Elle déclare ses intentions donc elle sera tueé  par Don José, son amant qui l’aime d’une passion égoïste et aveugle, il sait qu’il ne pourra jamais l’avoir. Il veut la changer mais elle revendique sa liberté sexuelle, en démontrant qu’elle n’a peur ni de la mort ni de l’homme qui va commettre ce geste insouciant et pas raisonnable.  Elle mourra en le regardant dans les yeux « fixement », parce qu’elle ne veut pas lui faire voir qu’elle souffre. Elle est passionnée, elle valorise son corps
(sensuelle parce qu’elle n’est pas influencée par la situation sociale)donc pour lui elle est folle (un démon)parce qu’elle ne veut pas se soumettre ; elle a le comportement d’un homme.Elle est courageuse et honnête parce qu’elle ne veut pas renoncer à son identité en se sauvant et elle ne lui dit plus de mensonges pour mépris. Elle veut choisir ce qu’elle veut donc elle meurt parce qu’elle ne veut plus l’  aimer. Les phrases les plus significatives sont à mon avis : « …mais Carmen sera toujours libre », « t’aimer encore, c’est impossible. Vivre avec toi, je ne le veux pas », « et elle tira de son doigt une bague… ». Le délit  est passionné, « la fureur me possédait. Je tirai mon couteau ».   

Alice

Carmen , femme et passion

 

Dans Carmen la passion est féminine; celle d’etre libre et de mourir plutôt que d’être soumise et la passion“masculine : posséder la femme et arriver à la tuer si elle le refuse.

Claudia

 

AUTOUR DE: "Le Lac" de Lamartine. (ANALYSE ET PRODUCTION PERSONNELLE)

Introdution A I'analyse.

 

Le LAc est un poème qui fait partie de : « I es Méditations poétiques » un recueil poétique publié en 1821 qui regroupe 24 poèmes.

Ce recueil a une valeur poét ique très importante, parce qu'il est le premier  manifeste_ du  romantisme français.

 

Ie recueil a des aspects classiques :

 

- les poèmes sont des quatrains écrits en alexandrins mais au même temps  il est aussi novateur parce qu' – il  y a l’évocation  et la sensibilité personnelle du poète.

 

Les deux aspects qui s’ opposent (classique-nouveau) sont de toute façon  en relation par          les quatrains  qui donnent une harmonie et un équilibre lent a la description des sentiments du poète.

 

Analyse thématique

Le lac est donc un poème représentatif du mouvement romantique parce qu' on y retrouve la confidence d'un souvenir amoureux àla nature perçue comme capable de vaincre le temps. Il est romantique donc parce quo le poète  transmet à la Nature  toute l’énergie de ses sentiments.

Lamartine se souvient de la femme aimée, Julie Charles ( dans un  endroit qui lui est Cher, près d’ un lac, qui a est le  témoin de  ses amours maintenant qu'il v revient sans la femme aimée.

II comprend que seulement . la Nature peut garder  la trace de son amour donc  il fait naître une nouvelle relation entre lui-même  et Ie  lac parce qu'il y retrouve la femme perdue.

 

La Nature a deux pouvoirs sur I'homme

 

vaincre Ie temps parce qu'elle peut garder  les traces  des sentiments humains donc elle peut évoquer des histoires passées

 

aider I'homme en lui faisant revivre sa vie : Ia Nature amène à l’âme .

 

La nature a donc deux  taches

rendre éternel I'homme a par la mémoire

être le  témoin de la fragilité de la destinée humaine.

 

Le  pouvoir de la Nature  s’alternent dans texte

 

Le titre du poème évoque un lieu aimé qui est  Ie refuge du poète  et de sa compagne : seule la nature peut  garder intacte  une trace du bon heur.

-     La nature en général et le lac en particulier sont le cadre du bonheur passé.


 

 

(6 : "des flots chéris", 16 : "flots harmonieux") et la métaphore du navigateur (3, 4, 35) renforce le sentiment d'impuissance puis le poète apostrophe ("o" vocatif invocation) tous les éléments de la nature pour qui témoignent du passe.

-        Correspondance entre le paysage et les sentiments du poète.

Relation entre le Temns et I'homme

Dans le poème de Lamartine, par rapport a I'homme, le temps devient un obsession en fait I'homme est « comme un marin qui navigue sur l'océan des ages tout en désirant jeter l'ancre pour 1' arrêter » .

 

 

1

Mais si cela n’est              pas possible et l’homme ne peut que prier: « O temps ! suspend ton vol........................................... Oubliez

les heureux» mais aussi  constater combien  le temps est jaloux du bonheur et donc que'~c'est lui qui décide la destinée humaine.

Dans le texte Lamartine réfléchit sur sa condition d'homme, sur sa faiblesse face a la fuite du temps : - Champ lexical du temps:

"la nuit", "le jour", "I'aurore", "le soir", "Ies heures", "l'année", "moments", "l'éternité" et présence d'adjectifs significatifs : "I'heure fugitive", "nuit éternelle". On observe la métaphore du temps "l'océan des ages" (21, 35-36) assimile a I'eau.

-           L'opposition des temps verbaux (passe / présent) :

Le poème est marqué par l'opposition des temps verbaux, le passe qui évoque le souvenir , 1'experience vécue et le présent qui correspond au temps réellement vécu, puis l'imparfait que lion retrouve dans le troisième quatrain "tu mugissais", "tu brisais", le vent jetait" qui insiste sur la continuité des actions du lac. Les participes passés, la voix passive soulignent la passivité et l'impuissance de l'homme face au temps II y a donc une relation entre les temps verbaux : le présent fait naître le souvenir.

Accent mis sur l'aspect fugitif

par le lexique : coulez (v26) ; fuit (v30) ; fugitive (v33) ; s'envolent (v39) ; par la métaphore de l'eau du lac La métaphore du temps comparé à l'océan des ages donne , par rapport à la petitesse du lac, une impression d'immensité, d'infini

Le temps hostile :

« jaloux >> (v37) menaçant : v45 force invincible v l

Nostalgie

L'association du temps au souvenir de l'aimée renforce cette nostalgie

 

 

-           La mesure du temps

L'allégorie temps -oiseau prend ici une importance particulière. "0 temps suspends ton vol", les heures de bonheur  réclamées par notre poète donne un accent épicurien au poème, rappelant le Carpe Diem d'Horace.


 

 

vll Q-A-0242Z

Relation entre les sentiments humains et la Nature

Dans le poème il y a une relation entre les sentiments humains et la Nature lorsque ('amour humain/fait la nature harmonieuse.

on le retrouve à la 3'"et a la 4emostrophe :

La tempête qui s'arrêtait aux pieds de la femme maintenant se trouve dans l'état d'âme de I'homme seul. Selon moi métaphoriquement 1'homme devient  un élément naturel du Lac parce que le lac e I'homme se calment quand  il y a la femme.

Relation entre la Nature e la femme

La femme est adorée par le lac qui s'arrête à ses pieds.

Elie est vue  comme une  déesse devant laquelle la Nature s'arrête : « le flot fui attentif» elle parle et la Nature reste en silence.                      uNe déesse

Même si la femme décrite n'est pas humaine elle fait une invocation humaine : elle prie le temps parce qu'elle aime et elle sait que sa nature n'a pas de pouvoir capable de faire revivre réellement le bonheur passe. Dans cette optique   il semble que Dieu même ne puisse pas commander le temps.

La fragilité de la destinée humaine

La fragilité de I'homme est mise en valeur et donne une tonalite élégiaque, lyrique, au poème. Le poème a la forme d'une plainte langoureuse, a 1'adresse du temps, soumis a son mouvement perpétuel.

Lamartine réfléchit et s'interroge sur sa condition d'homme a 1'aide de formules interro-negatives "ne pourrons-nous ?. S'il s'adresse au temps sous une forme impérative "suspends ton vol",parce qu' il sait que sa demande est vaine et sans espoir.

II en appelle alors a la nature, au lac, pour garder le témoignage de son existence passée.

Conclusion

Le poème "Le lac" est une réflexion 'sur le temps  par rapport à un amour qui semble fini.à jamais. On constate amèrement que la trace du passé a été effacée et qu'elle ne peut être pas restituée Seulement la nature qui a été le témoin vivant du passe du poète a pu garder la trace de ce moment . C'est le paysage qui garde  le souvenir, et qui peut dire «ils ont aimé>> et ce n’est donc pas  1'ecriture  qui fixe le temps comme chez proust..

Le temps est une notion subjective je crois.... les moments d'attente semblent interminables et ceux de bonheur trop courts. On demande au temps d'accélérer dans les moments difficiles et on lui demande de ralentir sa course pour rendre éternels  les instants de délices.

Le temps ne garde aucune trace et permet a 1'homme d'oublier les meilleurs moments comme les pires.

J'ai éprouvé cette sensation :la  sensation de vouloir arrêter le temps sur des moment pour moi importants, heureux...Cela  n'a pas été possible.

On sait que  la douleur  à cause d’un amour perdu est forte mail je pense, parce que je l'ai éprouvée, que savoir de perdre un amour avant de le perdre en réalité est encore  pire...

C'est pire parce qu’on ne demande pas seulement que le temps s'arrête aux instants heureux mais que l’on  soit capable de  nous réjouir complètement des instants  que l’on est en train de vivre.

On vit toujours avec le sentiment de la tache   de vivre un  amour qu’un jour n'existera plus...parce que le temps efface tout ce que l’on croit (.certes, seulement les souvenirs de tout ce que l’on a vécu  nous disent : « oui, tu I'as aimé vraiment

Et puis le temps efface les mots, le visages...1es certitudes et avec un  pouvoir magique que tu ne comprends pas il change les mots, le visages...et seulement dans tes souvenirs tu peux les retrouver encore mais toujours plus.. pales

Je sais que ce n'est pas  l’idée de penser au passé qui fait du mal mais c'est  de savoir qu'il ne  reviendra pas... C'est vrai ; une fleur, un parfum, de l'eau font revivre le passé dans nous -mêmes mais je pense que c’est  nous, notre volonté d’arrêter le temps, qui permettent aux éléments de la Nature de capturer le temps et de nous le rendre..

Quelques fois je me demande ce que signifierait pour moi   de me rendre de nouveau dans les lieux où j'ai  vécu cet amour ; cela  signifierait-il de  délivrer mes souvenirs ou  cela m’obligerait de continuer à les revivre ?

Claudia Moreli VB Ln LICEO CECIONI