Biographie

et démarche


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BIO

 

 

Née le 22 Août 55

à Carcassonne

Artiste libre, inscrite depuis 86 .

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Parcours artistique

 

1973 : découvre le tissage et devient une passionnée ..

1981 : décide de se consacrer uniquement à la tapisserie contemporaine .
Résolument matiériste : pense que le matériau est en lui-même expression et qu'on ne choisit pas impunément de travailler celui-ci plutôt que celui-là , surtout quand on travaille à plat .

1991-92 :devient membre de 2 associations  internationales de tapissiers , lissiers-créateurs ," Fils et Métiers "   Fil en Main ".

Expositions collectives en France et en  Europe avec elles .

1993 :Sélectionnée pour la Biennale des Beaux - Arts de Paris avec un trytique de tapisseries : " Evolution ". (Travaille aussi beaucoup le papier, aussi bien en tissage qu'en collage) .
Adepte des techniques mixtes … !

Après avoir fait beaucoup de reliefs dans les oeuvres tissées , décide de sauter le pas vers le volume 

1996 : débute dans la sculpture sur argile , technique différente du modelage car elle part du pain de terre et creuse , enlève , comme pour atteindre l'essentiel .
Toujours dans la tendance " matiériste ": ne peut s'empêcher de mélanger les matériaux, naturels ou non, de récupération ou non.

Travail de 2003-2004 : la série d'argiles intitulée " GENS " 6 pièces allant du bas-relief , à la sculpture , continuée en 2004 finalement , la nature humaine étant un sujet de recherche inépuisable !

 

 LES SPHÈRES : Démarche artistique

 

 

 

 

Toutes les boules sont en technique mixte à base de photos personnelles, numériques, composéesprincipalement grâce à la technique du collage.

J’ai toujours travaillé en rond, même en tissage et ce n’était pas facile !

J’ai fait beaucoup de courbes dans mes sculptures en céramique mais quand j’ai eu la proposition de faire 3 grandes sculptures pour Pom’Art en 2004,( Festival d’Art contemporain en Terre d’Aude) la sphère s’est imposée à moi immédiatement.

En 2005 j’ai franchi le pas de la sphère posée;

La sphère représente pour moi la forme parfaite, flirtant toujours avec le déséquilibre mais tenant toujours en équilibre par des points infimes.

C’est la forme ludique par excellence, même énorme, une pichenette peut la faire bouger.

C’est du personnel –le fœtus – à l’universel – le monde -

Pour le créateur c’est en permanence être à découvert et à couvert du regard de l’autre, encore une forme de jeu, exigeant celui-ci: la sphère ne se livre pas d’un seul coup d’œil, il faut tourner autour ou la faire tourner pour qu’elle se donne entièrement, elle ne supporte pas la passivité.

Elle est donc une invitation à la participation, à l’interaction, ce qui correspond totalement à ma conception de l’art. Pour apprivoiser, il faut toucher( c’est pour cette raison que j’ai abandonné la céramique..): l’action désinhibe et est un grand pas vers l’appropriation. La sphère qu’on peut toucher, qu’on doit toucher me semble être un accès facile à l’Art.

 Je prends beaucoup de photos, tout le temps, depuis très longtemps, j’ai eu mon premier appareil photo à 8 ans… mais je suis totalement autodidacte.

L’appareil numérique permet ce luxe, tout essayer car on peut trier ensuite, mais le luxe suprême c’est de retravailler à l’ordinateur et d’une belle photo de paysage, par exemple, extraire l’essentiel jusqu’ à  frôler l’abstrait, pour composer ensuite selon son désir en mêlant sur la même pièce les morceaux quasiment abstraits et les retours au réel très figuratifs, ou jouer sur les couleurs, ou sur les juxtapositions.

 J’ai toujours aimé déchirer, découper, assembler.

Un papier ou une photo déchirée est + doux qu’un papier découpé, rigoureux, intraitable. Deux techniques pour deux langages différents que j’utilise « au feeling «  suivant ce que je veux dire.

 

Puis après, construire un tout avec ces morceaux, faire une harmonie ou tenter de heurter mais créer une cohérence, qui implique aussi des respirations, que je crée avec des passages en pastels ou peinture ou collages d’objets.

Sur la sphère, c’est une gageure puisque je ne vois pas tout, que je construis pas à pas en la faisant tourner. C’est un jeu sensible et passionnant, que j’ai besoin de construire de A jusqu’à Z je n’envisage pas de travailler avec les photos d’autres personnes, à part des morceaux d’écriture  sur des journaux étrangers parfois.

 

 

"La boule ne supporte pas la passivité"...

La boule de EMY