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Les vers à soie

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    Les plus anciens documents retrouvés sur la sériciculture en France se rapportent à Anduze (30). Dès 1234, on expédiait à Marseille des ouvrages de soie provenant des Cévennes.

    C'est surtout sous le règne de Henri IV, sur les conseils d'Olivier de Serre que la sériciculture prit en France une importance considérable, et apporta une certaine richesse à la région. Les nobles et les prêtres désireux d'être agréables au roi, firent planter des mûriers sur leurs terres, en bord de route, et distribuèrent même des primes à ceux qui se distinguaient dans l'élevage des vers à soie.
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    [Après] La révocation de l'Edit de Nantes, ... la révolution, [les] guerres de la république et de l'empire ... à partir de 1820 [la sériciculture] fit de rapides progrès. Elle atteignit son apogée vers 1850.

    A partir de 1856, l'apparition d'une terrible maladie, la pébrine, décima les élevages.

(Faille Fertile, Saint-Paul-le-Jeune raconté ... 
M. Crégut Solignac - Monique Domergue - Jacqueline Tilly
2010 Médiathèque André Brahic, Saint-Paul-le-Jeune)

    Les industries de la soie eurent une très grande importance dans l'économie de l'Ardèche, tant en termes d'impôts payés que de mains d'oeuvre employée.  Il s'agissait principalement de chemineaux en provenance du nord de l'Ardèche pour la période de la cueillette qui durait à peu près 40 à 45 jours et de jeunes femmes (3000 en 1860) et enfants (2000 vers 1840) dans les filatures. Les ouvrières de Saint-Paul-le-Jeune travaillaient à la filature de Les Vans où elles étaient logées du dimanche soir au samedi midi.

    La création des textiles artificiels au XXe siècle a mis à mal la sériciculture qui a lentement mais inexorablement disparu dans les années '50.