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Jacques Coeur

Jacques Cœur : Grand Cœur ou Calculateur

http://www.chateaudelaverrerie.com/
Dans le cadre historique du Château de la Verrerie, Béraud de Vogüé, Président de la Route Jacques Cœur et l’Association « Livres en Scène » proposent un débat au sujet de Jacques Cœur, l'Argentier du roi Charles VII. Cette controverse sera  argumentée par deux protagonistes d’exception en la personne de l’Ecrivain – Académicien, Jean-Christophe Rufin et du Magistrat, Eric de Montgolfier, tous les deux personnellement attachés à la ville de Bourges et à son histoire. 
Effectivement deux versions s’affrontent, l’une sans doute plus romanesque qui met l’accent sur le précurseur, le chef d’entreprise ouvrant la France aux bienfaits du commerce international, l’autre factuelle, qui ne veut pas oublier le revers de la médaille, serait-ce au détriment de la légende.
En sa qualité d’auteur à  succès du  roman historique «  Le Grand Cœur »  paru chez Gallimard, Jean-Christophe Rufin, originaire de Bourges, a remis dans la lumière, pour notre génération, l'Argentier qui a marqué de son empreinte l’Histoire de France.  
 Eric de Montgolfier, l’ex Procureur de la République de Bourges pose un regard inlassablement dubitatif sur l’authenticité de la probité des hommes d’argent liés au pouvoir. Dans ce droit fil, il est l’Auteur du livre récent « Une morale pour les Aigles et une autre pour les Pigeons » édité chez Michel Lafon.

https://sites.google.com/site/livresenscene/home/jacques-coeur/Conf%C3%A9rence%20Jacques%20C%C5%93ur%20-%20WEB%20page%20Jacques%20Coeur.jpg
Cette belle rencontre est initiée par notre ami Béraud de Vogüé, propriétaire du château de La Verrerie. Il avait rencontré les deux Auteurs lors des soirées Livres en Scène à Paris. 
Chacun assure son transport et le covoiturage est encouragé.  Au programme :
Samedi 3 octobre : au Château de la Verrerie 18700  OIZON
     - 17h,  visite théâtralisée  du château
     - 18h30, débat puis dîner avec les Auteurs 
Hébergement possible au château www.chateaudelaverrerie.com ou dans des chambres d’Hôtes proches du château.
Dimanche 4 octobre 
    10 h30 : Visite du Palais Jacques Cœur à Bourges (45 km), déjeuner à Bourges au restaurant "Le Bourbonnoux" ; après midi, visite de la cathédrale.   
 
A découvrir derrière l'affiche le reportage photo de ce beau week end Berrichon.  


LE GRAND COEUR
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin. 
Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. 
Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. 
Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. 
Son nom est Jacques Cœur. 
Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Âge et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d'une biographie et le charme mélancolique des confessions.


UNE MORALE POUR LES AIGLES, UNE AUTRE POUR LES PIGEONS
En plus de trente-cinq ans d’une carrière judiciaire où il s’est souvent heurté à l’ordre établi, Éric de Montgolfier a eu tout le loisir de débusquer les mensonges des prédateurs de la démocratie qui tentent de nous courber sous leurs exigences de morale alors qu’eux-mêmes ne s’y plient pas. On se sentirait pigeon à moins…
Pressions du Pouvoir sur les magistrats, dossiers curieusement classés sans suite ou grâces surprenantes, traitements différents des affaires fiscales selon que vous êtes puissant ou misérable, influence ambiguë de la presse ligotée par ses annonceurs et ses connivences avec le monde politique, indélicatesses de certains avocats, enrichissement illégal de quelques notaires, aberrances de la législation sur les femmes, dévalorisation du travail dans les textes : oui, il s’agit de Justice ! Mais pas seulement de l’institution. Nous sommes tous concernés. Et parce que ce livre talentueux dont les anecdotes vécues soutiennent le discours respire l’intégrité, il donne à chacun de nous l’envie de s’y soumettre, pour être digne de l’exiger. Ceux qui seraient spontanément tentés d’adopter le plumage du pigeon comme une justification de leur passivité doivent se rappeler sans cesse que, plus qu’un droit, la citoyenneté est un devoir qui ne souffre pas de compromis.